8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 23:29

hslLa suite du feuilleton...

A quoi correspond cette halte à Tarascon? Que représente le changement de wagon pour le curieux ami?... Que représente la suie sur les tasses. Que s'est-il passé à Montpellier que Lewis ne dit pas?... 

 

-"Allons sur le quai et faisons vite.

 

Sur d'autres trains que celui-ci vous auriez, comme on dit en Amérique, à changer de voiture.

 

Mais ce train part dans votre direction et c'est moi qui doit changer.

 

Je vais à Marseille et de là je prendrais le bateau pour Alexandrie, en Égypte.

 

Vous devez continuer jusqu'à ce que vous atteigniez Montpellier ".

 

Cet avis m'informait d'un certain nombre de faits importants. Il allait en Egypte. J'allais à Montpellier, cette chère vieille ville de..., mais non, il vaut mieux éviter de dire ces choses dans un document public comme celui-ci...

 

Nous avons parcouru la longueur du quai à ciel ouvert qui s'étendait jusqu'à la gare qui était abritée.

 

Les quais de nombreuses voies aboutissaient à une partie commune au centre de laquelle une longue table était dressée.

 

Tous ceux qui se hâtaient vers elle trouvaient des tasses dans leurs soucoupes, de grands paniers remplis de croissants et un réservoir de café...

 

- Nous n'avons pas le temps d'aller au buffet de la gare. Votre train repart dans quelques instants. D'habitude, il y a ici un arrêt de quinze minutes, mais lorsque le train a pris du retard, il s'arrête moins longtemps.

 

Nous avons dû nous frayer un chemin jusqu'à la table puis il a fallu s'emparer de nos tasses et les remplir puis à nouveau s'emparer d'un croissant, de la même manière que l'on voit des femmes s'assurer ce qu'elle veulent au comptoir de certains grands magasins typiques de New-York.

 

En douceur, les tasses s'étaient couvertes de suie provenant de la fumée du charbon des moteurs, l'une des ennuyeuses caractéristiques des voyages ferroviaires français...

 

A peine avions-nous avalé quelques gorgées de café et une bouchée ou deux de notre croissant, que la locomotive siffla. Mon ami laissa tomber sa tasse et sa soucoupe et me conseilla de me dépêcher de rejoindre mon compartiment.

 

Comme je commençais à le quitter, oubliant qu'il s'agissait de notre séparation, il me dit :

 

-"Adieu, mon ami. A Montpellier choisissez l'hôtel Métropole puis retirez vous dans votre chambre. Quelqu'un vous appellera pour vous voir. Observez qu'il vous fasse ce signe. Ensuite, suivez ses instructions. Assurez-vous de bien dormir ce matin entre 9 heures et midi.

 

Je vous reverrai... parfois.

 

Que la paix soit avec vous et si jamais vous voulez m'envoyer une pensée, ou appeler mon esprit, tenez devant vous le carré de papier et prononcez lentement les dernières mots."

 

(A suivre...)

 

- Episode précédent

 

- Début du Voyage

 

Version américaine:

Let us step out on the platform and make haste. On other trains except this one you would have to 'change cars', as they say in America. But this train goes on in your direction. It is I who must change. I am going to Marseilles and there take the steamer for Alexandria, Egypt. You shall continue on - until you reach - Montpellier."

In this wise was I made acquainted with a number of important facts. He was going to Egypt. I was going to Montpellier - that dear old city of - but, no, I shall not tell those things which are better left out of a public paper like this.

We walked along the unsheltered platform which extended beyond the covered station. The platform was between many tracks. In the centre of it was a long table to which many were making haste. It had upon it cups and saucers, large baskets filled with rolls, and a tank of coffee.

"you see we have not time to eat in the station restaurant. The train will leave any minute. Usually we have fifteen minutes' wait here, but whenever a train is a few minutes late in its running time, it makes it up by shortening its stop at those junctions."

We actually pushed our way to the table and grabbed at the cups and had them filled and then grabbed again for a roll, much like we see women engaged in securing what they want at a typical New York bargain counter. The cups were covered with cinders from the soft coal of the engines - one of the very annoying features of French railway travelling. We had time to take a few mouthfuls of coffee and a bite of two of the rolls, when the whistle of the engine blew. He dropped his cup and saucer and warned me to make haste to my compartment. As I started to leave him - forgetting our separation at this point - he said:

"Adieu, my friend. At Montpellier proceed to the hotel Metropole and retire to your room. Someone will call to see you. Watch for him to make this sign. Then follow his instructions. Be sure to take a good sleep between 9 and 12 this morning. I may see you again - sometime.

Peace be with you and if ever you wish to send me a thought, or call me to mind, hold before you that square paper and pronounce slowly the last words."

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 12:10

hslVoici la suite de notre traduction inédite du "Voyage d'un Pèlerin vers l'Est" de Spencer Lewis.

 

Parmi les détails particulier de ce petit passage, nous pourrions relever la description de l'éclairage du compartiment: une forme "demi-sphérique" qui est donc "lunaire", le fait que le compartiment est un lieu dessiné par des "dormeurs" qui ne voient pas la "lumière du jour", et enfin l'omniprésence de ce personnage que Lewis appelle "mon ami" qui semble, lui, ne jamais dormir...

(à suivre)

 

Liens utiles:

 

- Début du Voyage

- Episode précédent

  

""Vers environ 6 heures, le mercredi matin, je me suis réveillé de ma position inconfortable dans le compartiment et j'ai commencé à voir à nouveau de belles scènes.

 

Les obturations sur les fenêtres du compartiment avaient été dessinées par ceux qui désiraient dormir et la petite lampe demi sphèrique au plafond avait été recouverte de son cache incurvé de sorte que le compartiment était sombre et que personne ne pouvait voir que le soleil s'était levé.

 

 

J'ai constaté que le train ralentissait pour s'arrêter, J'ai aussi constaté que mon ami m'attendait à l'autre bout du couloir.

 

Voici Tarascon me dit-il. Nous allons prendre le petit-déjeuner ici. J'espère que vous vous êtes bien reposé la nuit dernière, car après un petit somme ce jour, vous devez vous préparer à un lendemain très actif.""

 

Version américaine: "At about 6 o'clock Wednesday morning I aroused myself from my uncomfortable position in the compartment and proceeded to view again the beautiful scenes. The blinds on the windows of the compartment had been drawn down by those who desired to sleep and the little half-sphere lamp in the ceiling had been covered by its curved shade so that the compartment was dark and none could see that the sun had risen.

I found the train was slowing down to make a stop. I also found my friend approaching me from the other end of the hallway.

"This is Tarascon," he said. We will breakfast here. I hope you rested well last night, for after a little sleep this day, you must prepare for a very active morrow.

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 14:45

hslVoici un nouvel épisode de notre traduction inédite du Voyage vers l'Est.

 

Il est naturellement conseillé de prendre son temps à méditer ces différents messages qui transmettent allégoriquement certaines notions ésotériques.

 

Et, lorsque l'on prend conscience d'un nouveau niveau de communication ou d'une nouvelle finesse relationelle dans ce texte initiatique, il est judicieux de savoir prendre son temps d'en reprendre la lecture depuis le début...

 

Ainsi, depuis la traversée de l'Atlantique la scène pourrait se passer dans le monde subtil...

 

""C'est ainsi que nous avons passé une partie de la nuit à parler comme nous le faisions sur le bateau.

  

C'était sans concession...

 

Il était perse et non indien des Indes. Je le découvris, mais il était suffisamment habile pour me l'avoir permis.

 

J'ai aussi découvert qu'il vivait le plus souvent en Egypte et visitait annuellement sa Madame sur les rives de l'Hudson, où elle conservait sa villa américaine et dirigeait son travail caritatif américain.

 

Il était son agent de confiance. L'était-il aussi pour d'autres?


- "Savez vous, Monsieur P., que le carré de papier comportant vos nom et adresse, que vous m'avez donné, m'a bien servi, je l'ai donné à un homme à Paris..."


- "Vous l'avez donné à un homme à Paris?"

 

Son ton, son expression, ses mots, indiquèrent une surprise extrême, et il eut peut-être un recul.


-"Pourquoi? Oui, il a demandé à voir quelques papiers et je lui ai montré nonchalament... Il semblait très heureux et m'a conseillé de bien le garder."

 

-"Vous l'avez encore?"


-"Oui, bien sur."

 

Je l'ai rassuré en le lui présentant. Il était ravi.


-"J'ai crains un moment", a-t-il dit, en partie pour s'excuser. "Vous voyez, mon ami, vos paroles ont été mal choisies. Vous avez dit: je l'ai donné à un homme à Paris. Vous auriez dû dire: je l'ai montré à un homme.

 

C'est juste une petite chose, je vous l'accorde, mais, dans tout ce pays, qu'il me soit permis de vous suggérer qu'en parlant à un étranger par le biais d'un interprète ou autrement, vous utilisiez une extrême prudence et un grand soin dans le choix de vos mots.

 

L'anglais, au mieux, ne donne pas toujours les nuances réelles et exactes de sens que vous désirez.

 

Lorsque l'anglais est utilisé imprudemment, ou lorsqu'un idiome est utilisé, vous pouvez vous causer du tort et déformer grandement vos pensées.

  

En fait, vous pouvez apporter de la défaite à vos projets.

 

Les mots créent des pensées, vous savez, et pensée signifie action.""

 

(à suivre...)

 

 (épisode précédentdébut du "Voyage")

 

Version américaine:

And so we spent part of the night talking as we had on the steamer. He was absolutely non-committal. I discovered - but surely he was just clever in permitting me to discover - that he was a Persian, and not an East Indian.

I also discovered that he lived in Egypt most of the time and made yearly visits to his Madame in the Banks of the Hudson where she maintained her American villa and directed her American charitable work. He was her confidential agent - and, was he also a confidential agent of others?

"You know, Mr, P., that square paper you gave me with your name and address upon it has served me well. I gave it to a man in Paris -"

"You gave it to a man in Paris?" His tone, his expression, his words, indicated extreme surprise - possibly rear.

"Why, yes, he asked to see some papers and I showed it to him casually. He seemed to be very pleased and advised me to preserve it for -"

"The you still have it?"

"Yes, most certainly." I assured myself and him by exhibiting it. He was delighted.

"I feared for a moment," he said, half apologetically. "You see, my friend, your words were not well chosen. You said 'I gave it to a man in Paris.' You should have said 'I showed it to a man.' Just a little thing, I grant you. But, may I be permitted to suggest that while in this country and when speaking to a foreigner through an interpreter or otherwise, you use extreme caution and care in the selection of your words?

English at best does not always convey the true and exact shades of meaning you desire. When carelessly used, or when the vernacular or American idioms are used, you may do very great injustice to yourself and your thoughts. In fact, you may bring defeat to your plans. Words create thoughts, you know. And thoughts mean action.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 15:40

hslDepuis les débuts du Bistrot, le sujet de l'initiation de Spencer Lewis à Toulouse fait l'objet d'une nouvelle traduction d'une version américaine alors qu'il en existe déjà plusieurs en langue française.

 

Pourquoi cela?

 

Simplement parce que le Bistrot a choisi l'option de considérer qu'il s'agit d'un texte ésotérique qu'il n'est possible d'appréhender qu'en fonction de son avancée sur le sentier.

 

Sous cet angle, il est important qu'en dehors de la narration profane de l'histoire qui constitue le premier niveau que l'on peut naturellement retrouver dans toutes les versions, il est estimé que les "buveurs" de langue française doivent pour la première fois avoir accés à une version, peut-être plus maladroite sur le plan littéraire, mais laissant transparaître les sens sous-jacents, expliquant qu'il ne s'agit pas d'un voyage physique mais d'un voyage psychique dans lequel tout est symbole.

 

En clair, Spencer Lewis a choisi parmi les faits réels, d'écarter certains faits anecdotiques secondaires et de ne raconter que les détails allégoriques permettant au lecteur d'intégrer le processus initiatique qui est universel.

 

Parfois un troisième niveau d'interprétation est possible permettant au chercheur d'identifier concrètement des personnages et des éléments physiques ou historiques vécus derrière le récit symbolique du processus initiatique.

 

Il y a donc à comprendre simultanément.

- un récit "profane",

- des informations concrètes sur la partie "historique",

- un périple initatique "ésotérique".

 

Nous sommes à l'équinoxe d'automne 2012 et le bistrot a déjà publié 19 épisodes du voyage qui commence avec ce lien ci.

 

Le texte qui suit est extrait de la fameuse "Confessio" de Spencer Lewis.

 

Ce testament, traduit par Jean Noël Witz, et révélé au public français par le Cénacle de la R+C, une organisation totalement indépendante du "bistrot". Il donne quelques éclaircissements précieux sur la partie historique du cheminement de Spencer Lewis.

 

""Donc sachez, vous qui avez le privilège de lire cette Confession, que depuis le moment même où je commençai ma recherche de l’Ordre en France, je fus soupçonné, par ceux auprès de qui je fis mon enquête, d’être intéressé par l’un des mystères de la Fraternité maçonnique de France que l’on me prêta de vouloir sonder.

 

Ceci n’est encore pas très clair pour moi à présent et ne le sera peut-être jamais, et il est évident qu’à l’époque je ne savais pas que tel était le cas, mais il semble qu’en France les vestiges de l’ancien Ordre Rosae Crucis avaient été absorbés par une certaine section de la Fraternité maçonnique française, cette absorption ayant été arbitraire, sans droit légal ni vraie autorité.

 

De plus, il semble, d’après tout ce que j’ai pu apprendre, qu’il y a plusieurs, sûrement plus de deux, sortes ou formes de maçonnerie dans ce pays, chacune d’elles n’ayant que peu de rapport, sinon aucun, avec les autres et une forme seulement ayant sans doute été reconnue par le Corps maçonnique Anglais et Américain.

 

Je ne prétends pas savoir comment tout ceci peut être: cela me concerne très peu; mais tel était l’état des choses en France, et le fait, que des Américains, avant moi, avaient essayé d’apprendre ce qu’il en était de la maçonnerie Française, fit apparaître comme suspect mon intense intérêt pour la “Rose+Croix” car, hélas ! il semble que beaucoup de grades supérieurs des rites secrets d’abord en usage en France (parmi lesquels les rites des différentes Loges de Perfection de France et la Rose Croix de France qui constitue le 18e degré de la Maçonnerie anglaise et américaine) et que la branche de la Maçonnerie Française qui avait outrepassé ses pouvoirs en prétendant à tout ce qu’avait laissé l’Ordre Rosae Crucis avait peur qu’un Américain représentant quelque forme de maçonnerie en Amérique n’essaie de s’emparer de certaines de ses possessions pour les ajouter aux rites d’Amérique.

 

Mon vieux fournisseur de livres, auprès de qui j’avais d’abord orienté mon enquête à Paris, était un officier de cette branche de la maçonnerie Française qui détenait de façon abusive et jalouse toutes les possessions matérielles de l’Ordre Rosae+Crucis comme d’anciens manuscrits (sous forme d’archives, non d’enseignements), d’antiques accessoires de Loge provenant des anciens temples R.C. maintenant en ruine, de joyaux, de sceaux, etc.

 

S’ils possédaient certains des rituels, je n’ai jamais eu la possibilité de le savoir.

 

En contactant ce fournisseur de livres, j’avais approché le pire informateur possible si j’avais désiré garder ma mission secrète ou si mon objectif avait été qu’il en vînt à me soupçonner, mais ses soupçons et son désir de me mettre à l’épreuve, et de me soumettre à celle d’autres personnes, l’amenèrent à me diriger vers les hommes-mêmes qui pouvaient me dire exactement ce que je voulais savoir.

 

J’ai par conséquent toujours eu l’impression d’être vraiment guidé par mes Maîtres, en m’adressant au seul homme que d’autres auraient évité.

 

C’est ainsi qu’on arriva, après m’avoir surveillé pour voir si je n’étais pas en communication par courrier ou par télégraphe avec quelque groupe ou individu en Amérique, à me permettre de m’adresser au vieil homme de la tour de Toulouse.

 

On lui avait envoyé mon nom, ma description, ma date de naissance, etc., car il était réellement l’Archiviste, non seulement de ce qui restait de l’Ordre Rosae+Crucis, mais de ce petit groupe de Francs-Maçons français qui me soupçonnaient d’avoir d’autres mobiles.

 

Mon entrevue avec lui et ses suites furent essentiellement telles que je les ai rapportées dans le récit de la revue à laquelle je me suis référé plus haut.

 

Et ce fut en m’informant auprès de lui de ceux que je pourrais rencontrer, susceptibles de se rappeler avoir eu des parents appartenant à l’Ordre originel, que je fus dirigé vers le vieux château à l’extérieur de Toulouse et y fus reçu dans l’ancien Ordre Rosae+Crucis.""


bistrooo

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 10:36

hsl

Il existe déjà deux traductions françaises de ce voyage symbolique. Mais celle-ci, qui est inédite, s'efforce de conserver des mots très proches du vocabulaire anglais du texte initial afin de sauvegarder le plus possible les associations d'idées de l'auteur, quitte à donner la sensation d'une traduction très littérale...

 

""Je craignais de regarder autour et de lever les yeux du document... 

 

J'avais appris des expériences passées que lorsque l'esprit voit et entend, une simple distraction balaye tout au loin.

 

Pourquoi regarder loin du point de concentration, quel autre chemin pourrait donner autant. Un aperçu objectif ne donnerait rien, d'autant que maintenant le soleil s'était couché.

 

Mais il me semblait ressentir la présence de quelqu'un, une présence étrange, une présence particulièrement reconnaissable, et je levais mon regard de ma carte pour fixer droit la contenance souriante de mon ami l'étranger du navire.

  

-"Oh, c'est vous, pourquoi cela, j'étais en train d'étudier la carte. Je vois que nous atteignons Lyon," dis-je, ne cachant rien de ma surprise. "Je ne vais pas à Lyon, pas maintenant, mais je pourrais m'arrêter ici à l'occasion. Je vais à Avignon et là, je rencontrerai..."

  

M'arrêter? Rencontrer qui? Où allais-je réellement? J'avais quitté Paris avec une telle certitude de rencontrer quelqu'un et que tout irait bien, que j'en avais oublié que je ne savais même pas qui était ce quelqu'un...

 

-"Non, vous ne rencontrerez pas qui que ce soit à Avignon.

 

Vous n'aurez même pas à quitter le train à Avignon. En fait, je vais vous rencontrer à nouveau pour le petit déjeuner à Tarascon et puis je dirai où et quand vous quitterez ce train.

 

Entre temps, joignez vous à moi par une de ces cigarettes persanes, je sais que ce sera un régal, car elles ne sont pas vendues en Amérique ".""

 

(à suivre)

(épisode précédentdébut du "Voyage")

Version américaine:

I feared to look around; I feared to take my eyes from the paper. I had learned from past experiences that when the mind sees and hears, distraction often wipes it all away. Why look away from the point of concentration, which way yielding so much, for an objective glimpse of that which could yield nothing, now that the sun had set? But I seemed to feel the presence of some one - a strange presence - an almost recognizable presence, and I did look up from my map to gaze right into the smiling countenance of - my foreign friend from the steamer.

 

"Oh, you, why, I was just studying the map. I see we reach Lyons," I said, certainly with no denial of my surprise. "I am not going to Lyons, now, but I may stop there sometime. I am going to Avignon and there I will meet -" .. I stopped. Meet whom? Where was I really going? I had left Paris with so much certainty that I would meet someone and all would be well, that I had forgotten that I did not even know that someone.

 

"No, you will not meet any one at Avignon. You will not even leave the train at Avignon. In fact, I will meet you again for breakfast at Taraseon and then I shall tell you when and where you will leave this train. In the meantime, join me in one of these Persian cigarettes; I know it will be a treat, for they are not sold in America."

 

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:10

hslCela fait plus de trois mois que nous avions laissé Spencer Lewis dans son train... Voici un nouvel épisode de notre traduction inédite!

  

Nous approchions de Lyon.

 

La lle heure était légèrement dépassée, j'étais fatigué et je me suis retrouvé soudainement face à face avec mon vagabondage.

 

Par une faible lumière, j'étudiais ma carte.

 

J'examinais les environs de Lyon. Belle ville que Lyon!

 

Je savais qu'à une certaine époque le rosicrucianisme y avait fleuri.

 

Je savais aussi que les premières églises protestantes y avaient été organisées.

 

Je savais encore que c'était une vieille, vieille ville.  

 

Alors que je regardais ma carte, les lignes et les mots disparurent et je vis se développer une étrange image de temples antiques avec une procession d'hommes et de femmes vêtus de blanc entrant par les portes d'un des plus grands temples.

 

Je pouvais presque entendre les chants et le carillon des cloches.

 

J'étais entré dans la scène, c'était un ravissement.

 

Alors, issue des profondeurs, j'entendis une voix sonore:

 

-"Le conclave annuel de Lyon, allez-VOUS là-bas?"

 


(à suivre).

  

(épisode précédentdébut du "Voyage")

 

 

Version américaine: We were approaching Lyons. It was something after II o'clock and I was fatigued when I was suddenly brought face to face with my errand. I had been looking at my map by the weak light. I was examining the environs of Lyons. Beautiful Lyons! I knew that Rosicrucianism hat at one time flourished there. I knew also that the early Protestant churches were organized there. I also knew that it was an old, old city. As I looked at my map the lines and words faded away and I saw developing there a strange picture of ancient Temples with a procession of white garbed men and woman entering through the gates of one of the largest Temples. I could almost hear the chants and chimes. I was lost in the scene, enraptured by it. And then in a deep, sonorous voice I heard the words: "The Annual Conclave at Lyons, - are YOU going there?"

 


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 18:41

Voici un nouvel épisode inédit, retraduit par le Bistrot, du texte initiatique écrit par Harvey Spencer Lewis. hsl

 

  

""Il y avait plusieurs autres passagers dans le même compartiment, conçu pour asseoir confortablement huit personnes.

 

D'un côté, était une porte ouvrant sur des marches conduisant hors du train, et sur le côté opposé, une porte similaire conduisait à un couloir étroit qui parcourait toute la longueur du train.

 

Ce couloir pouvait se révéler un excellent poste d'observation, car la partie externe était intégralement vitrée.

 

Le pays par où le train devrait passer (j'avais sécurisé une carte de mon voyage) était nouveau pour moi et promettait des visions intéressantes.

 

Dès que nous avons quitté les environs de Paris, je me suis mis à parcourir de long en large le couloir étroit en regardant le soleil couchant à l'ouest au-delà de magnifiques collines et de plaines.

 

Les trains en France fonctionnent sur la voie de gauche en allant vers le sud plutôt que sur le côté droit comme en Amérique, et parfois ma vue a été arrêtée lorsque des trains circulaient sur l'autre voie.

 

Le train dans lequel j'étais, était un express très rapide.

 

Entre le soir et le matin, il couvrit une grande partie du trajet.

 

Je le comparais à nos express américains et ne pouvais m'empêcher de sourire à la pensée que si la vitesse était la même et peut-être même plus rapide, les voitures construites si légèrement, étaient si courtes et d'une forme si curieuse qu'elles se traînaient derrière le petit, mais puissant moteur, un peu comme un enfant déplace sur le sol les wagons d'un train miniature avec un petit moteur sur une piste d'étain.

 

Lorsque nous avons accéléré,nos voitures ont été secouées et se sont mises à trembler de gauche à droite, d'une manière saccadée, menaçant de quitter les rails à tout moment. Mais elles ne le firent pas...

 

Je comprends qu'elles ne le fassent que rarement!

 

Demeurer immobile dans le couloir était difficile, mais les scènes sont tellement intéressantes que l'on oublie la difficulté...

 

J'ai vu les collines surmontée de magnifiques châteaux, parfois en ruines.

 

J'ai vu des plaines d'une verdure si verte que, même au soleil couchant, elles semblaient plus vivantes, et j'ai compris pourquoi les images de l'Orient sont toujours aussi vivement colorées.

 

En se rapprochant de la Méditerranée, les colorations du ciel, de l'eau, des rochers, de l'herbe, des bâtiments et des arbres deviennent resplendissantes.""

 

(à suivre). 

(épisode précédentdébut du "Voyage")

 

Version américaine: There were several other passengers in the same compartment - designed to comfortably seat eight persons. On one side was a door leading to the step which runs on the outside of the train, and on the opposite side was a similar door leading to a narrow hallway which ran the full length of the train. This hallway was really a sort of observation place, for its outer side was lined with glass.

The country through which the train would pass (I had secured a map of my journey) was new to me and promised to be replete with interesting sights. As soon as we left the environs of Paris I strolled up and down the narrow hallway watching the sun setting in the West beyond the beautiful hills and plains. The trains in France run on left side tracks going south instead of on the right side as in America, and occasionally my view was blocked by trains standing on the other track.

The train I was on was one of the very rapid expresses. It covered a great distance in that short ride - from evening until morning. I compared it to our American expresses and could not help smiling at the thought that though the speed was the same - perhaps even greater - the cars were so lightly built, so short and so oddly shaped that they trailed behind the small, but powerful engine much like a child's train of cars trails behind the little engine on a tin track on the floor. As we sped on our cars rocked from side to side, trembled and jerked, threatening to leave the tracks at any moment. But they did not. I understand they seldom do. Standing in the hallways was difficult - but the scenes were so interesting that one forgot about the difficulty.

I saw hills topped with beautiful castles and occasionally a ruin. I saw plains with verdure so green it seemed more vivid - even in the setting sun - that I realised why pictures of the Orient are always so vividly coloured. The nearer the Mediterranean we travelled the more beautiful the colouring of the sky, water, rocks, grass, building and trees.

 

Commentaires:

On aura compris que l'expérience qui se poursuit passe par une transe qui est décrite par ce banal voyage en chemin de fer... 

 

Il reste à comprendre et à ressentir ce à quoi correspondent le paysages, les sorties du wagon, le couloir, la carte sécurisée, etc.  

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:30

Voici un nouvel épisode, retraduit par le Bistrot, du texte initiatique écrit par Harveyhsl Spencer Lewis.

 

Tout est fait pour raconter au premier degré un voyage initiatique en terre toulousaine, mais pour ceux qui sont sensibles au deuxième degré, le cheminement se passe sur le plan psychique après avoir quitté le monde matériel (l'Amérique) pour atteindre "l'Europe"...

 

Après avoir "éveillé le temple rosicrucien" à "Paris", et subi quelques épreuves pour partir dans la bonne direction, la prise du train pourrait représenter la fameuse "expérience de la spiritualité"...  

 

""Je m'organisais pour le train. Prendre le train à la grande gare P.L.M (Paris Lyon Marseille) est un exploit difficile. Vous achetez des tickets, un petit dossier contenant quelques pages, certaines d'entre elles sont des tickets et d'autres contiennent d'importantes instructions.

  

Si vous n'êtes pas capable de lire correctement les instructions vous découvrez que chaque déplacement que vous entreprenez pour parvenir à votre train est une erreur ou la violation d'une loi.

  

Si vous achetez des tickets de première classe, vous avez ainsi le privilège de voyager dans la classe que vous voulez, ou d'être laissé pour compte dans le labyrinthe des trains, des plates-formes et des portes...

 

Vos tickets ne sont examinés que lorsque vous entrez dans la gare, mais jamais dans le train.

 

Vous n'êtes jamais absolument sur d'être ou non dans le bon train, alors vous vous abandonnez à la loi des probabilités et restez confiant que vous parviendrez là où vous espérez aller.

 

Naturellement, c'est uniquement un point de vue américain. Peut-être les français sont plutôt satisfaits de leur systême ferroviaire.

 

M'étant assis dans un des compartiments du train, j'attendais le départ. 

 

Il devait y avoir une nuit entière de voyage et il n'y avait pas de couchette disponible.

 

Pour un petit supplément, un oreiller proprement couvert était fourni qui permettait de se reposer paresseusement sur les sièges ornés de dentelle.

 

Le mouvement du train était précédé par la sonnerie d'une cloche et par un drôle de coup de ces sifflets stridents qui équipent les trains français.""

 

(à suivre)

  

 (épisode précédentdébut du "Voyage")


Version Américaine:

I made my train. Making the train in the great P.L.M.R.R. station is a difficult feat. You buy tickets - a folder or book containing many pages, some of which are tickets and others having printed thereon important instructions. Not being able to correctly read the instructions you find that about every other move you make in getting to your train is an error or a violation of some law. You buy firstclass tickets and then have the privilege of riding any class you like - or being left behind in the maze of trains, platforms and doorways. Your tickets are examined as you enter the station and never on the train. You are not quite sure whether you are on the right train or not and you simply give up to the law of averages and trust that you will reach where you expected to go. Of course, this is only an American viewpoint. Perhaps the French are quite satisfied with their railway system.

Seating myself in one of the compartments of the train I awaited its departure. It was to be an all-night ride and sleepers were not available. For a little extra charge one secured a cleanly covered pillow and with this one could rest by lounging in the lace-bedecked seats. The movement of the train was preceded by the ringing of a bell and the blowing of one of those funny shrill whistles with which the French trains are equipped.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 06:11

hslOn se souvient que dans le "Voyage vers l'Est", Harvey Spencer Lewis a dressé une liste d'officiers du Temple en les cachant sous des appellations pittoresques et humoristiques.

 

En effet, si nous pouvons reconnaître assez facilement le "Maître de Loge" et le "Candidat", certains autres nécessitent une connaissance plus poussée du fonctionnement du Temple Rosicrucien. Certes la "Colombe", décrite longuement auparavant, est facilement identifiable, d'autres enfin, comme "le Marchand de Fruits" nécessitent une maîtrise assez poussée de l'initiation au premier degré du Temple, bien que Lewis fasse tout son possible dans le paragraphe pour faciliter son identification!

 

Voici donc à nouveau la liste des 11 officiants décrits allégoriquement dans le texte:

- Le propriétaire de l'hôtel,

- un client de l'hôtel (un français fortuné),

- le visiteur d'un couvent à Paris,

- deux chauffeurs de taxis,

- un conducteur de tramway,

- deux agents de police,

- un marchand de fruits,

- un vendeur de journaux ("Newsboy")

- une femme de ménage,

 

Et 9 noms d'officiers proposés dans la liste. Qui sont les autres ?

- le Chanteur,

- la Chanteuse,

- le Chapelain,

- la Colombe,

- Le Conducteur,

- le Gardien Extérieur,

- le Gardien intérieur,

- le Héraut

- le Maître

 

Bons succès avec ce quizz rosicrucien en espérant que vous l'apprécierez comme il se doit!

___

Voir l'article "le Fonctionnement du Temple Rosicrucien"

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 23:09

hsl""Et sur ce, j'étais sorti à nouveau dans la rue et sur les vieux murs qui bordent la Seine où les bouquinistes fermaient leurs échoppes et où des colporteurs d'arts proposaient des œuvres brutes de diverses sortes réalisées par des étudiants.

 

J'aurais pu passer des heures, là, dans ce royaume de félicité auquel j'ai si souvent songé en Amérique.

 

De vieux livres et de vieilles peintures, alléchantes en effet, en d'autres temps, mais maintenant aussi utiles que l'enseigne qui annonçait dans quelques jours un carnaval aquatique et des réjouissances populaires à Saint-Cloud.

 

Je ne pouvais seulement penser qu'à Avignon - et à la vieille tour.""

 

(à suivre Voyage d'un Pèlerin vers l'Est (16) - Feuilleton

(Episode précédent) - (Début du Voyage)

 

 

Version Américaine:

And so I passed out again into the street and over to the old wall around the Seine where booksellers were closing up their stands and peddlers of students' art-work were offering crude sketches of various kinds. I might have spent hours there - in the realm of bliss that I often sought in America. Old books and old prints, enticing indeed at other times, but now as passable as the signboard which announced that a few days hence there would be a water carnival and feature events at St. Cloud. I could only think of Avignon - and the old tower.

 

Commentaire:

Le style de Lewis se caractérise par des expressions ambigües dont on comprend très facilement le sens général car tous les mots sont connus, mais leur usage présente un aspect ambivalent ouvrant la porte à un accés subtil...

 

Par exemple "I passed out", a été traduit par "j'étais sorti". Mais il y a une nuance supplémentaire que l'on traduit parfois par "je m'étais évanouis", qui indique une sorte de changement d'état... 

 

Quel est cet état astral dans lequel on peut rencontrer des personnes pouvant transmettre des "vieux livres" ou des "vieilles peintures". C'est naturellement un état fournissant un accés akashique...

 

D'où cette formulation qui apparaît très exagérée, voire très conne, pour une simple narration au premier degré: "un royaume de Félicité".

 

On notera que les colporteurs présentent des dessins d'étudiants, et à la ligne suivante, Lewis parle de "old print". L'ambiguité est encore là: soit "old print" se rapporte aux vieilles impression (donc les vieux livres) et il oublie les dessins, (ce qui rend la logique du texte un peu bancale) soit il déclare que les étudiants sont des vieux peintres du passé, ces vieux maîtres dont les œuvres sont disponibles dans les mémoires akashiques.

 

Lewis, laisse entendre que désormais il va passer à un plan encore plus élevé que celui des Archives Akashiques, ce plan est évoqué par "Avignon et la vieille tour."  

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