9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:37

hsl- "Et vous avez ici votre carte de visite...", dit-il alors que j'en extrayais une de mon portefeuille.  

"Ceci est typiquement américain, ou ... des citoyens des USA. Leur carte est considérée comme un passeport, leur lettre d'introduction, leur lettre de crédit, leur mot de passe dans la socièté, leur admission au ciel et la clef de tout ce qu'ils désirent.

Je crois même qu'elles peuvent être imprimées par centaine pour quelques francs."

Il n'a pas daigné regarder ma carte, et, embarassé par ses remarques, je la replaçais dans mon portefeuille. Il contenait d'autres papiers qui constituaient pour moi un intérêt considérable. Ceux-ci avec ma carte m'avaient bien servi dans des affaires terrestres, mais je sentais instinctivement qu'ils n'avaient aucune valeur à présent... Et certainement pas auprès du professeur!  Je fermais donc mon portefeuille et j'allais le replacer dans ma poche. Mais il retint le mouvement de mon bras et, me regardant d'un regard chargé de sens, il me dit:

- "Et vous n'auriez pas un papier qui ne ressemble pas aux autres?"

Je réfléchis un moment et tentais de discerner sa pensée, l'étrange lumière dans ses yeux était reconnaissable entre toutes.

Il me signifiait que j'avais précisément dans mon portefeuille ce qu'il s'attendait à recevoir. Qu'est-ce que c'était? Je pensais rapidement..., ce fut comme un résumé de tout ce qui avait bien pu m'être donné durant ma vie entière. Mais, en un éclair, une chose surgit devant moi: le carré de papier que l'étranger m'avait donné sur le paquebot. 

- "J'ai ceci", répondis-je, en le tirant de mon portefeuille. "C'est seulement une adresse, et quelques lignes supplémentaires", ajoutai-je, tandis que je remarquais pour la première fois que l'écriture sous le nom et l'adresse constituait une sorte de sentence. "Peut-être est-ce à ceci que VOUS pensez." Je ne pouvais pas contribuer à l'impressionner par le fait que j'avais relevé son évidente référence à un certain papier particulier...

-"Oui, c'est ce que je demandais. Cela signifie peu pour vous, sans doute guère pour moi. Mais pour d'autres cela signifiera une grande affaire quand le moment sera venu.  
Je vous suggère seulement de bien le préserver, de le garder toujours à portée de main et de ne le montrer que lorsque vous serez INDIRECTEMENT sollicité pour le faire. Si vous voulez bien demander à me voir à nouveau lundi matin, vers midi, je serai très heureux de répondre à votre seule question! C'est une journée magnifique... Je pense que vous aviez vécu une agréable traversée de la mer!  Vous aimez notre Paris?"

(à suivre)

Episode précédentdébut du Voyage

Version américaine:

 

"And you have there your business card," he said, as I drew one from my wallet. "That is typically American, or rather of the United States citizen. His card he considers as his passport, his letter of introduction, his letter of credit, his pass-word into society, his admission into heaven and his key to all that he desires. Yet I believe they can be printed for a few francs per hundred."

He did not offer to look at my card, and, abashed at his remarks, I returned it to my wallet. There were other papers there of considerable interest to me. They - with my card - had served me well in worldly matters, but I felt instinctively, that they were of no value now. Certainly not to the Professor. So I closed my wallet and made to place it in my pocket. He detained my arm in its movement, and looking significantly at me said:

"And have you not a paper there which does not resemble the others?"

I thought a moment - and I seemed to discern his meaning; for the strange light in his eyes was unmistakable. It meant that I did have - that I could take from my wallet that which he fully expected to receive. What was it? I thought rapidly - it seemed like a resume of my whole life and all that had ever been given to me. But, in a flash, one thing stood out before me - the square piece of paper which the foreigner had given me on the steamer.

"I have this," I replied, as I drew it from my wallet. "It is only an address, and a few lines of other writing," I added as I noticed for the first time that the writing below the name and address was in the form of a sentence. Perhaps this is what YOU mean." I could not help impressing him with the fact that I had noticed his evident reference to some particular paper.

"Yes, this is what I sought. It means little to you - perhaps little to me. It will mean a great deal to others at some time. I merely suggest that you preserve it, keep it always at hand and show it only when you are INDIRECTLY asked to do so. If you will call to see me again on Monday morning - about noon - I will be very glad to answer the one question for you. It is a beautiful day. I trust you had very pleasant trip across the sea. Do you like our Paris.?"

 Commentaires: 
 "américain ou des citoyens des USA": petite nuance pour faire sentir l'impérialisme américain...  
 Le carré de papier revêt une importance symbolique. Il apparaît comme une "sentence"... Le terme sentence est ambigü et suggère à la fois un formulation et un jugement. après un procés. La rencontre de "l'indien" était donc bien une "épreuve"..   
 Après la recherche astrale du temple, ce premier entretien avec le professeur représente naturellement le passage du "premier degré du Temple". Il n'est possible de le vivre dans son étégralité que si l'on est en possession du "carré de papier"... Quel est donc ce "carré de papier"?  
 "VOUS" et "INDIRECTEMENT", les mots en majuscules transmettent naturellement un sens complémentaire caché... C'est un procédé que Lewis utilisait dans certaines monographies pour transmettre un sens ésotérique à l'aide d'une phrase à reconstituer en fouillant le texte..  
 "Cela signifie peu pour vous et pour moi... " Lewis et le Guide ont naturellement passé le niveau psychique du "premier degré", mais pas forcément le lecteur. L'épreuve concerne les rosicruciens qui suivent le cheminement initiatique.  
 "Vous avez vécu une agréable traversée de la mer" . Naturellement cette formulation arriverait comme un cheveu sur la soupe si la rencontre ne se situait pas dans le monde astral... et le "je répondrais à votre seule question" est naturellement la "promesse" des Guides de la Rose+Croix au premier degré du temple.  
 "Vous aimez notre Paris?"... "Paris" constitue donc le nom de code qui correspond dans le "voyage du Pèlerin" aux premières étapes du cheminement rosicrucien.  

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commentaires

fm 11/02/2011 01:01



@ Geb,


Le modèle egyptien véhicule généralement 3 sens pour les hiéroglypes: un sens profane, un sens abstrait, un sens ésotérique. C'est
ce modèle qui sert dans les monographies rosicruciennes. (vois par exemple pour la plume de Maat, c'est assez parlant).


Il faut une certaine capacité intellectuelle pour passer du sens profane au sens abstrait, et une autre capacité pour passer au sens
ésotérique. Il n'y a rien de secret en fait, il n'y a que nos limitations.


C'est ce modele primordial qu'il est utile d'avoir présent à l'esprit. 


Les religions découlent d'un enseignement ésotérique profané.(Vois par exemple Lazare ressucité) Imaginer Lewis chercher à plagier une religion est une hypothèse amusante... Pour ma part elle est totalement erronée!


Il n'y a pas à "décoder" fondamentalement. Il y a surtout un travail à faire sur soi pour se libérer de croyances et de
conditionnements divers; pour passer à l'expérimentation rosicrucienne si on souhaite vraiment déboucher sur la Connaissance!


Bien fraternellement.



Geb 10/02/2011 22:32



Et parlant de sens religieux, Lewis écrivait des histoires qu’il fallait décoder, ce n’est pas vouloir copier la religion catholique?
 Car Jésus lui parlait en parabole.. Une idée comme ça.



Geb 10/02/2011 16:48



@ FM.


Merci beaucoup Frater,


 


Je ne parlais pas de pénitence dans le sens (faire pénitence) de façon religieuse, mais punition dans le sens,  (punition donné par un juge, ou, si tu préfères, une peine venant d’un jugement). Si tu remarque, dans mon commentaire, j’avais jumelé aussi le mot jugement. Et
un jugement peut-être bon ou mauvais, un personne peut vouloir te punir, te juger, et sans le vouloir, car il ne te connait pas, te donner une punition qui est pour toi positive.


Et c’est exactement ce qui arrive dans ce texte.


Mais là, tu vois, tu as fait le rôle de professeur, et de bonne manière, tu as expliqué l’autre sens du texte, le message que Lewis,
possiblement voulait passer.


Ce qui pour moi est important, car je me dis que si il y a d’autres néophytes qui sont au bistrot, peut-être même atablé de
façon silencieuse


Il est important qu’ils comprennent aussi.   


Et je  t’en remercie.  



fm 10/02/2011 16:07



@ Geb,


Merci frater.


Mais pourquoi lier le mot sentence à une punition? C'est très religieux comme approche!


Souviens toi de la rencontre de l'épisode 4 du feuilleton:


http://www.lebistrotdelarosecroix.com/article-euilleton-58417885.html


L'interlocuteur de Lewis bien qu'il soit décrit avec des mots positifs est une sorte de glandeur de l'astral.
Une entité psychique relativement sombre qui peut se rencontrer sur le plan incarné comme un faux guide. Un être qui fait redescendre le niveau vibratoire quand nos aspirations élevées lui sont
soumises...


C'est le fait de vouloir s'élever au dessus de ce type de rencontre qui constituait une épreuve préalable à l'entrée dans la "fraternité de la rose+croix"


Lewis montre qu'il a passé ce cap. Le jugement de cette épreuve est la sentence...


La sentence est révélée précisément sous la forme de l'invitation de cette entité à laquelle Lewis ne donne pas suite! Aux yeux du maitre (représenté par le professeur) le fait de ne pas s'être
fait pièger par ce qui peut le rabaisser est la preuve formelle que Lewis a su se montrer au dessus de type de sollicitation. C'est plus important pour le "professeur" que tout ce que lewis a pu
faire d'autre durant toute sa vie! Lewis est donc digne de recevoir les enseignements suivants.


Tout celà n'est il pas une sentence?


Le premier degré du temple, dans son sens absolu, consiste à témoigner que l'on est au dessus des solicitations et des tentations du "monde d'en bas", et de pouvoir le prouver, après quoi le
professeur fait LA promesse...


N'est-ce pas une journée magnifique!!! 


Bien fraternellement.



Geb 10/02/2011 14:44



Rien pour un texte en général (nouvelle, publicité, etc.), mais quand tu traduits un texte écris comme celui de Lewis, qui ce veut être un
texte porteur de message, souvent à double interprétation ou profondeur,  tu perds un bonne partie de la porté et de l’essence même du message, ainsi
qu’une bonne partie de sa pensée qu’il veut ou voudrait nous exprimer.  Ce genre de texte ne se traduit pas vraiment de façon intégrale, car tu perds
sa valeur et une bonne partie de « L’âme » Lewis. (Âme dans le sens message).


Mais ce n’est que mon opinion, dans ce que j’ai traduit ou devrais-je dire compris du texte original,  pour moi, il y a une grosse différence entre des mots qui forme une sorte de phrase, et des mots qui forme une sorte de sentence, car une sentence peut-être un jugement une punition etc.
tandis qu’une sorte de phrase, les mots porte
un message.  Pour moi les deux définitions (sentence=jugement et Phrase=message), non pas la
même signification, ou la même porté dans le texte. Et c’est pareil à d’autre endroit dans la traduction texte. Mais, comme il n’y a pas deux personnes qui lisent et comprennent un texte de la
même manière, c’est là que je pense que le rôle du professeur doit intervenir. Il doit l’enseigner sans perdre l’essence de la pensée du message original. Ce qui n’est pas évidant, car il doit se
mettre le plus possible dans la peau et dans la tête de Lewis pour l’enseigner à ceux qui ne connaissent pas Lewis. Car n’oublions pas que le professeur n’enseigne pas des mathématiques aux
autres matières avec une logique concrète, mais, qu’il enseigne une philosophie spirituelle et mystique, ce qui est complètement dans l’abstrait. Tout est une question de croyance. Le travail du
professeur devient donc, pour moi, très important et compliqué, car il doit véhiculer continuellement un message et une philosophie originale en évitant le plus possible de dévier de la pensée
qu’il y a dans la tête de Lewis.              



fm 10/02/2011 10:49



@Geb "la forme d'une phrase" . Ça veut dire quoi? Qu'est-ce que ça apporte au professeur?


Bien fraternellement



Geb 10/02/2011 05:32



ajoutai-je, tandis que je remarquais pour la première fois que l'écriture sous le nom et l'adresse constituait une sorte de sentence.


Je traduirais plus par: J'ai ajouté que j'ai remarqué pour la première fois que le nom et l'adresse qui suivent (ou en dessous) sont sous la forme d'une
phrase (et non une sorte de sentence.)   



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