21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 13:23

hslTôt, un matin, j'ai rendu visite au Professeur X et découvert qu'il était propriétaire d'une boutique dont la seule marchandise était de rares et magnifiques estampes et des photographies de "monuments de France".

 

Je vais vous donner aux mieux de mes capacités un bel enregistrement de notre conversation du 7 août 1909:

 

"Êtes-vous le professeur X?". Je parlais en anglais sans réaliser que j'étais en train de parler à un français. En fait je craignais naturellement de m'aventurer en français avec ma connaissance extrêmement limitée de cette langue, et durant mon séjour à Paris, j'avais trouvé beaucoup de personnes qui avaient parlé très bien en anglais.

 

"C'est moi Monsieur". Il me répondit avec une courtoisie très appuyée.
"Et je présume que vous êtes un..."

-Un américain.

"Je parle bien l'anglais, c'est un de mes délices et je suis heureux de m'adresser à vous dans votre propre langue. Qu'est-ce qui vous ferait plaisir?"

 

"J'étais dirigé vers vous", ai-je répondu, "et je vous ai écris une lettre qui vous informait que je vous appellerais cette semaine. Je suis un total étranger pour vous, mon domicile est à New-York. Je ne sais même pas comment vous pourriez m'aider, mais je suis venu avec une question à poser qui pourrait mener à d'autres." 

 

Je comprends votre tribulation Monsieur, et j'ai été informé de vos désirs par Monsieur l'éditeur du ........., il y a quelques semaines. Je suis dans l'attente de vos questions.

 

Il m'introduisit dans un petit bureau aménagé à l'arrière de son magasin. En traversant la boutique, je remarquais que les murs étaient recouverts du sol au plafond de rangements en acajou et des vitrines dans lesquelles étaient suspendues des estampes, des photographies et une opportune aquarelle. Il y avait encore d'autres postes de travail avec des tiroirs dans lesquels, je l'appris plus tard, des centaines d'exemplaires similaires étaient classés comme des parcelles d'un pays. Je me souviens n'avoir vu qu'une seule fois, une autre boutique exclusivement vouée à une ligne d'art comme l'était celle-ci.

(à suivre)

(Cliquer pour relire les épisodes précédents)

 

Version américaine:

I visited the Professor early one morning and found that he was the proprietor of a store whose sole merchandise was rare and beautiful etchings and photographs of the "monuments of France". I will give, to the best of my ability, a fair record of our conversation on August 7th 1909:

"Are you Professor "X"? I spoke in English without realising that I was speaking to a Frenchman. In fact I naturally feared to venture into French with my extremely limited knowledge of it, and during my stay in Paris had found many who spoke English very well.

"I am, sir", he replied with a very profuse courtesy. "And I presume that you are an - an American: I speak English well - it being one of my delights - and I am happy to address you in your own tongue. What is your pleasure?"

"I have been directed to you", I answered, "and wrote you a letter that I would call sometime this week. I am a total stranger to you, my home being in New York City. I do not know just how you can assist me, but I have come with one question to ask which may lead to others."

"I understand your errand, sir, and was informed of your desires by Monsieur, the editor of the ---------, some weeks ago. I await your questions."

He ushered me into a small office partitioned at the rear of his store. As I walked the length of the store I noticed that the walls were banked from floor to ceiling with beautiful mahogany and glass cases within which hung very beautiful etchings, fine photographs and an occasional water-colour. There were other cabinets too, with drawers, in which, I afterward learned, were hundreds of similar prints classified as to sections of the country. I recall having ever seen but one other store devoted exclusively to one line of art as was this.


Commentaires:----

 

Plusieurs termes sons suceptibles d'une inerprétation mystique. Par exemple:

"sole" pour seule marchandise véhicule une idée "solaire" qui se perd en français.

"etchings" transmet l'idée d'estampes réalisées par une gravure à l'eau forte (acide nitrique) 

 

Il est utile de s'interroger sur quel plan se situe la scène. Est-ce une rencontre physique ou psychique?

La langue "anglaise" est pour Lewis le symbole de la langue naturelle, dans laquelle se produit les échanges légitimes. Le guide apparaît donc authentique et légitime. A l'inverse une personne qui ne serait pas au niveau parlerait un "français" incompréhensible.

Lewis insiste par certains mots comme "profuse", sur la générosité énergétique du guide, montrant ainsi sa disponibilité pour le chercheur sincère.

Lewis reste ambigü: "une question qui peut conduire à d'autres". D'autres quoi? D'autres questions ou d'autres guides?

La boutique apparait comme une représentation d'archives akashiques. Une sorte de bibliothèque d'informations disponibles pour ceux qui se placent dans la juridiction du guide.

On peut s'interroger sur le sens de "monuments de France". Sont-ces les œuvres traditionnelles des rosicruciens ? Quelles différences entre les estampes et les photographies. Les estampes correspondent t-elles aux œuvres du passé et les photographies au présent?

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commentaires

Sulfate2Cuivre 03/12/2010 15:53



@Percy:Et la belle déesse c'est la mère ika???? -lolEuh.., tu  penses à qui pour le personnage du porcinet et du roi singe?



Lu Xun 03/12/2010 13:47



Fragment d'une lettre datant de 1912 d'un éditeur chinois adressée à un "Monsieur Ach Esel" (non identifié)


 


Illustre frère, 


Le manuscrit "Voyage d'un pelerin à l'Ouest" que vous avez bien voulu nous confier est tellement remarquable que si nous l'éditons l'Empereur donnerait sur le champ l'ordre de brûler tous les
autres livres existant. Devant cette pénible éventualité vous comprendrez que (...)



Lu Xun 03/12/2010 13:28



Il faudrait éviter les provocations qui témoignent d'une grande malhonneteté intellectuelle. Il est notoire que Wu'shengen n'a fait que plagier Wu Yuantai,  Yu Xiangdou et Yang Zhehe. Bref
au sujet de Wu'Shengen, je ne peux qu'exprimer mon désaccord.



Perceval 03/12/2010 12:40



N’avez vous jamais fait le parallèle entre « le voyage d’un pèlerin vers
l’est » de l’inénarrable HSL et le livre (roman) de WuCheng’en (traduit sous le titre de « le voyage en occident ou la périgrination vers l’ouest ») Si le roman du Wucheng’en est
un conte fantastique, il y a des parallèles troublants entre les deux livres. Dans les deux cas il est question de « réaliser son potentiel » , dans les deux cas on découvre un
syncrétisme « mystique »… Pour autant, le roman de Wucheng’en a été écrit au 16ème siècle. Y a-t-il eu plagiat (au moins dans la forme ?). Je ne sais. Mais certains
parallèles sont troublants. Et je pense sincèrement qu’HSL n’était pas à cela près…



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