12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:40

hsl-copie-1

J'espère que mon lecteur me visualise, ou se visualise, devant la lourde porte de bois vermoulue, aux ferrures rouillées, debout sur les marches de pierres glissantes, rendues vertes par l'herbe et par la mousse.

 

Je ne savais pas ce qu'était ce lieu, prison, cellule ou maison d'un fou. Pourtant, j'étais en train de demander à être introduit...

  

Enfin, j'entendis un craquement et je constatais que la porte s'était légèrement ouverte. J'attendais. Il faisait très sombre à l'intérieur et il n'y avait aucun signe de vie.

 

Alors j'ai ouvert en grand la porte et j'ai trouvé en face de moi un escalier ancien mais pas poussièreux. Je suis entré et la lourde porte s'est refermée et j'ai entendu derrière moi la chute du loquet de la serrure. J'étais vraiment enfermé mais je n'éprouvais aucune crainte.

 

Un son provint des étages supérieurs indiquant que quelque chose avait été déplacé. Tous les sons résonnaient en écho dans le bâtiment.

 

L'escalier circulaire et les paliers des étages était visibles au travers d'une large ouverture de la première volée. Les étages étaient sombres, ils ne mesuraient pas plus de 2,50 m de haut et chaque étage se composait d'une galerie donnant sur l'escalier.

 

J'ai regardé au travers de l'ouverture et j'ai crié "hello"... Ce n'était pas très approprié, je vous l'accorde. Je suppose que c'était une impulsion issue d'une habitude téléphonique qui se manifestait.

 

Mais cela suscita un doux mais distinct "-Entre, entre" depuis un étage supérieur.

 

(à suivre)

- Episode précédent

- Début du Voyage

 

Version américaine:

I trust that my reader will picture me - or picture yourself - standing before the heavy wooden, iron-bound, rusty, worm-eaten door, the stones in front of which were stained with green and between which moss and grass were growing. Whose place this was, what it was, prison, jail, home of a madman, or what, I did not know. Yet I was asking for admittance.

Finally I heard a creaking sound and noticed the door open a little way. I waited. It was very dark within and there was no sign of life. Then I pushed the door wide open and found an old - but not dusty - stairway in front of me. I stepped in and actually closed the heavy door behind me tightly, and heard the lock tumble into place. I was really locking myself in - and fearlessly doing it.

From up-stairs came a sound of something being moved. All sounds seemed to acho in the building. There was a great opening above the first flight and from there on upward the stairway was circular and each floor consisted of a gallery surrounding the stairway. The galleries were not more than 8 feet wide - and very dark.

I gazed upward through the opening and shouted "Hello". Not very appropriate, I grant you. It was the "telephone habit" manifesting itself on impulse, I suppose. But it brought forth a soft but distinct "entre, entre" from an upper floor.

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:53

maison-des-chevaliers-toulouse-bistrot.jpg
 

Voici la photo de Spencer Lewis publiée dans "the American Rosae Crucis" de décembre 1917, avec le titre "Le Premier Édifice des Chevaliers du Temple",  en expliquant que c'est là que Raymond VII avait déposé le corps de son père Raymond VI.

 

Cela correspond fondamentalement à l'Hôtel des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem au 32 rue de la Dalbade, évoqué dans le message récent sur le Globe de Coronelli.

 

Mais il convient d'être sur place pour voir si la photo ci-dessus correspond bien à une partie arrière cachée de l'édifice actuel car ce ne correspond pas du tout à la façade vue ci-dessous par Google Street...

 

32-rue-de-la-dalbade-google-street.jpg 

Voir aussi ce compte rendu officiel de l'histoire du bâtiment.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 05:10

globe-coronelli-toulouse.jpg 

Nos enquêtes toulousaines cherchant à approfondir certains éléments éparpillés par Spencer Lewis sur diverses pistes comme le "Voyage d'un Pèlerin vers l'Est", ou "l'Or de Toulouse", révèlent bizarreries sur bizarreries.

 

D'une manière générale, les buveurs et les buveuses s'interrogent sur la présence concrète de traditions rosicruciennes authentiques discrètes et généralement inconnues, mais dont l'une d'elle aurait pu être encore en activité au 19e siècle.

 

Nous nous souvenons de l'importance accordée par Spencer Lewis au mystérieux Globe de Nancy qui représente la Californie composée de 2 îles.

 

La photo ci-dessus a été prise en 2008 à Toulouse lors d'une journée porte ouvertes de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC Midi Pyrénées, 32 rue de la Dalbade à Toulouse)  qui accueille le SRA (Service Régional de l'Archéologie).

 

A  l'évidence nous sommes dans un bureau et la visiteuse mentionne sur son blog, "le journal d'une toulousaine" ce magnifique Globe de Coronelli dont l'existence n'est référencée nulle par ailleurs...

 

Nous remarquons tout d'abord sur la photo que la Californie se trouve représentée par une seule grande île et non par deux, ce qui correspond davantage à la description de Spencer Lewis que le Globe de Nancy...

 

Il est intéressant de suivre l'histoire connue des autres globes de ce Coronelli (1650-1718), devenus "Globes de Marly", qui furent en possession de Louis XIV pour apprécier qu'un autre globe inconnu se trouve dans un simple bureau à Toulouse... 

  

L'autre détail intrigant, c'est que la DRAC est installée à Toulouse dans l'ancien Hôtel des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem que Lewis avait évoqué par ailleurs au sujet du tombeau de Raymond VI (mort en 1222) et dont il avait ramené une photo comportant une vieille tour...

 

Coïncidence du calendrier, il semble qu'il soit possible de visiter gratuitement les jours prochains ce site habituellement fermé au public... 

 

Cela pourrait, au moins, permettre de lire l'indication écrite sur le globe en dessous de la Californie...

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 06:55

hsl-copie-1

La tour était devant moi, celle-là même dont j'avais vu l'image au magasin du professeur à Paris.

 

J'ai demandé au cocher de s'arrêter, je l'ai payé et l'ai libéré.

 

Partagé entre le ravissement et le doute, je me suis tenu devant la vieille tour (connue des rosicruciens comme "le Dongeon", Fr Donjon) avec dans mon cœur comme la sensation que le but était atteint.

 

Ma recherche avait pris fin.

 

J'avais ainsi le privilège de reproduire avec cette histoire, ce qui n'avait encore jamais été fait en Amérique, la première représentation de ce vieil endroit sacré.

 

the dongeon bistrotJe serais plus bref à présent...

 

Je ne voudrais pas vous lasser avec des détails.

 

Vous êtes comme moi impatients de voir la fin, de connaître l'aboutissement de cette recherche de la Lumière.

 

Ainsi j'approchais de la Vieille Tour, non sans appréhension, mais cartainement aussi bravement et audacieusement que j'avais approché par le passé des sites me semblant beaucoup moins insolites.

 

J'ai frappé à la porte de la Vieille Tour.

 

Puis j'ai découvet un cordon de sonnette que j'ai tiré.

 

Je l'ai entendu retentir quelque part dans les profondeurs du vieil édifice qui me semblait avoir été construit il y a mille ans.

 

En fait c'était le cas...

 

Et tandis que mourrait le bruit de la sonnerie, une question m'est venue à l'esprit.

 

Que devrais-je dire si je recevais une réponse?

 

(à suivre)

- épisode précédent,

- début du Voyage

 

Version américaine:

There, before me, was the actual tower itself, the one I had seen in the picture at the Professor's store in Paris. I notified the driver to stop, I paid and dismissed him. And, in rapture and doubt, I stood before that Old Tower (known to Rosaecrucians as "The Dongeon"- Fr. Donjon,) for many minutes with a feeling in my heart that, somehow this was the goal. My search was ended. So, I have taken the privilege of reproducing with this story the first picture of that sacred old place that has ever come to America.

"I will be more brief now. I do not want to tire you with details. You, like myself, are anxious to see the end, to know the outcome of this search of Light."

So I approached the Old Tower, - not without some misgivings, but certainly as bravely and boldly as I have approached many less weird looking places.

At the Old Tower door I knocked. Then I discovered a bell-cord and pulled it. I heard it ringing somewhere in the depths of the old structure, which seemed to have been built a thousand years ago. In fact it was.

As the ringing died away a question came to my mind. What should I say if I received any response?

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 14:33

Dans le récent message "à la Recheche de l'or de Toulouse", il semblait ne rester aucune trace de l'Observatoire de Garipuy de la Rue des Fleurs.

  

Et pourtant...

 

Voici une assiette en faïence de la Manufacture Fouques de Saint Gaudens qui représente l'observatoire en question vers 1840.

 

  assiette-observatoire-rue-des-fleurs-toulouse-bistrot.jpg

 

L'observatoire est vu depuis l'Allée Jules Guesde. Nous voyons tout en bas des vestiges de l'ancien rempart et un peu plus haut le Mur de la Sénéchaussée qui date du 16e siècle.

 

C'est amusant de penser qu'un édifice déclaré totalement rasé vers 1850 peut encore se retrouver visible sur une vieille assiette...

 

(Source: catalogue de l'exposition de 2002, "5 siècles d'astronomie toulousaine".) 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 10:55

the-dongeon-bistrot.pngDans son allégorie du "Voyage d'un Pèlerin vers l'Est", Spencer Lewis exprime a priori la transmission de la Tradition aux 3 niveaux que sont le Cheminement de l'Homme, l'Activité de la Fraternité Invisible et la Progression de l'Humanité.

 

Dans l'épisode du Voyage que le Bistrot traduit actuellement, afin d'attirer notre attention, Lewis utilise, comme sur son dessin ci-contre, le terme "The Dongeon" qui est un mot archaïque proche de l'ancien anglais qui connaît le mot "dungeon".

 

C'est une manière discrète d'attirer notre attention sur la nécessité de plancher sur ce mot, comme nous nous proposons de le faire ici, en commençant d'abord par le symbolisme de la "Chambre Haute"...

  

Dans la tradition rosicrucienne, "la Chambre Haute" est le lieu le plus élevé de la maison qui est réservé aux études mystiques, à la méditation et aux rituels lumineux permettant d'élever le taux vibratoire.

 

Ce n'est certainement pas révéler un secret que de dire que la chambre est haute, non pas par son altitude mais par la qualité de son niveau vibratoire!

 

Lorsqu'un Buveur ou une Buveuse établit donc chez lui un endroit réservé qu'il nomme "sanctum" ou "télesterion", où il pourra se recueillir et "s'élever", il reproduit et matérialise simplement le processus rituélique de la "Chambre Haute"...

 

5 bistrotLa Chambre Haute est donc le lieu permettant de se rapprocher de son Être intérieur et c'est une autre manière d'approcher le symbole du Premier Degré Néophyte: le point dans le carré.

 

De la même manière qu'un visiteur profane sera toujours tenu à l'écart de la Chambre Haute, en revanche le visiteur, en qui l'on reconnait un être élevé, sera invité à séjourner dans la Chambre Haute.

 

Dans toutes les traditions qui furent en relation avec la Tradition Primordiale, il doit être possible de trouver ci où là un rappel de ce processus.

 

Par exemple, l'Ancien Testament mentionne un passage du prophète Elisée, qui est "reconnu" et "invité" systématiquement dans la "chambre haute" créée pour cette occasion.

 

""Un jour Élisée passait par Sunem. Il y avait là une femme de distinction, qui le pressa d’accepter à manger. Et toutes les fois qu’il passait, il se rendait chez elle pour manger. Elle dit à son mari: Voici, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu. Faisons une petite chambre haute avec des murs, et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu’il s’y retire quand il viendra chez nous.""

 

Mais il est intéressant de constater que le symbolisme de la Chambre Haute rejoint celui du "Donjon".

 

Naturellement il ne s'agit absolument pas ici de ce détournement du mot "donjon" pour en faire une cave sombre ou un cachot sordides réservé à des parties fines ou à des rituels sado-masochistes...

 

Donnons plutôt un sens symbolique aux explications qui suivent sur le sens du mot donjon...

 

""Le donjon est, avant tout, la tour maîtresse d'un château fort, qui était la demeure du seigneur et de sa famille et le dernier retranchement de sa garnison.

 

Le donjon était prévu pour résister, quand bien même les murailles extérieures du château serait prises à la suite, par exemple, de la félonie de certains vassaux.

 

Dès le début de sa construction, le donjon était conçu pour comporter une ouverture secrète et cachée, débouchant à l'extérieur de l'enceinte du château.""

 

Examinons à présent le sens du mot donjon à la lumière de son étymologie.

 

Rappelons que l'approche traditionnelle de l'étymologie ne s'arrête pas à la recherche d'une racine latine ou grecque mais vise plutôt à approfondir le véritable sens symbolique d'un mot...

 

Avec des mots simples: il s'agit généralement de la recherche d'un sens élevé que l'usage profane a toujours eu tendance à dégrader...

 

Le mot donjon se rattacherait au gallo-romain "dominio" qui exprime le seigneur. En latin "dominus" est le maître. Nous trouvons aussi en proto-germanique "dunghio" qui est un trésor, tandis qu'en indo-européen "dheng" signifie protéger, et l'islandais témoigne de l'utilisation du terme "dyngja" dans le sens de "chambre"...

 

Alors le message paraît clair: un profane assimile, sans en être conscient, le donjon à sa prison égotique.

 

En avançant sur le sentier il cherchera à remplacer son ego par son "maître intérieur" et ses charges psychiques par un trésor de sagesse accumulée...

 

Enfin, pour l'initié, le donjon prend le sens de protection naturelle de son Être intérieur, sa seule véritable richesse...

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 08:36

Nous reprenons les questions posées par le message sur la "Piste de l'Observatoire" à propos de cette gravure de l'Observatoire de Jolimont...

 gravure-observatoire-bistrot-rose-marquee.jpgobservatoire jolimontNous constatons en particulier que la coupole qui pouvait donner au bâtiment l'apparence d'un temple est absente sur le toit du bâtiment...

 

... et que la signature de l'auteur de la gravure est à l'envers.

 

De plus nous lisons à l'envers le mot "Rose"...

 

Ces détails intrigants nous conduisent à retourner la gravure.

 

observatoire-dessin-original-victor-rose.jpg 

Nous lisons donc à gauche "Victor Rose"...

 

tombe-victor-rose-cimetierre-batignoles.jpg

S'agirait t-il d'un signe subtil faisant allusion à une rose-croix victorieuse?

 

En fait non, Victor Rose a bien existé, c'était un polytechnicien et nous avons même retrouvé sa tombe à Paris au cimetière des Batignolles...

 

Son dessin a probablement été retourné afin de placer l'entrée à gauche et cela explique que le mur n'est pas visible sur la photo d'ensemble du site.

 

site-jolimont-carte-postale.jpg

 

Quant à l'absence de la coupole sur le dessin, elle ne figurait pas sur le projet initial et n'a été ajoutée qu'en 1875...

 


 

 


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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 12:08

observatoire-jolimont.jpg

 

Dans notre quête de l'or de Toulouse, il peut être utile, afin d'avancer sur la Piste de l'Observatoire, de se pencher un peu sur l'histoire...

 

Nous en étions au décès en 1782 de ce Garipuy, qui était à la fin de sa vie un notable toulousain, un Capitoul...

 

En raison de son observatoire, sa maison fut achetée par les Etats du Languedoc.

 

Et l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse gèra l'édifice pendant la période révolutionnaire et même pendant 25 ans jusqu'à un certain jour de 1808.

 

Du 24 au 28 juillet 1808, Napoléon et Joséphine, de retour d'Espagne, effectuèrent une visite à Toulouse...

 

Le maire, Raymond de Bellegarde, nommé auparavant par Napoléon, accueillit le couple avec un arc de triomphe égyptien...

 

L'histoire se souvient du spectacle d'une joute nautique réalisée en leur honneur, qui déboucha sur le commentaire de l'Empereur: "c'est beau, mais c'est bas..."

 

Le maire offrit à l'Empereur un trésor de Toulouse: l'Evangéliaire de Charlemagne, ce que les toulousains lui reprochèrent longtemps, et 3 ans plus tard, en 1811, le maire, devenu royaliste, démissionnera de son poste.

 

Mais de nombreuses décisions avaient été prises lors du passage de Napoléon et en particulier la charge de l'Observatoire était revenue à la Ville de Toulouse.

 

Jusqu'à la chute de Napoléon en 1815, la ville vécut une période assez violente et assez trouble, mais évita la guerre dans ses murs, puisque l'armée de Soult évacua Toulouse et préserva ses effectifs avant que l'armée de Wellington ne soit accueillie en triomphatrice par la population. 

 

frederic-petit.jpgNous retrouvons en 1841 l'observatoire de Garipuy, dans la rue des Fleurs, géré par un nommé Frédéric Petit (à droite) qui exerce en permanence des pressions sur le Conseil Municipal pour obtenir le transfert de l'observatoire en un lieu plus tranquille sans les vibrations des voitures et la proximité de personnes qui peuvent perturber le travail.

 


observatoire-petit-copie-1.jpgMais l'incapacité de l'observatoire de la rue des Fleurs à accueillir du nouveau matériel fourni sous l'influence de François Arago de l'Observatoire de Paris, conduit au 
transfert des installations en périphérie toulousaine en un lieu élevé, nommé depuis la guerre "le coteau des redoutes" qui s'étendait sur "la colline de Jolimont" elle-même appartenant au "Plateau du Calvinet" (voir la notice ci-contre datant de 1843 et le dossier sur l'archipel des coupoles).

 

Le passage de la "rue des Fleurs" à Jolimont sur un nouveau site à 50m au dessus des brumes de la Garonne permettra la construction d'un véritable domaine scientifique qui n'aurait plus à "redouter les visites quotidiennes de nuées de désœuvrés qui abondent dans les villes populeuses".

 

Au passage, assez curieusement, les arguments suivants inspirés par Arago peuvent appuyer la démarche de l'astronome comme celle d'un mystique cherchant un site pour construire un temple:

 

Un observatoire ne doit pas "être assimilé à un musée, à une galerie de tableaux", (...) "l'astronome, entouré du public, ne peut se livrer à aucune observation utile" (...) "tels des anachorètes, ils souhaitent travailler à l’écart de la vie urbaine." (...) "L’orientation géographique du lieu est également importante." (...) "et le monument ne doit pas être établi sur le penchant d’une colline, mais à son sommet"...

 

C'est d'ailleurs amusant de relever d'une manière générale la belle inspiration d'Arago et de penser que l'expérience d'Arago de mesurer la vitesse de la lumière, démontrait déjà en 1810 ce qu'Einstein nomma plus tard la "relativité"..., mais ce n'est pas du tout le sujet de ce message...

 

Revenons au projet du site de Jolimont qui fut confié à l'architecte Urbain Vitry, lequel parvint à donner au projet scientifique une influence néo-classique.

 

La photo, tout en haut, représente la façade de l'Observatoire de Jolimont et la gravure ci-dessous est une curieuse représentation officielle du site qui contient d'intéressantes anomalies que ne manqueront pas de relever les buveurs et les buveuses... (Nous y reviendrons!).

 

observatoire-dessin-rose.jpg

 

Et voici enfin une vue d'ensemble du site de Jolimont, tirée d'une carte-postale datant de l'époque du passage toulousain de Spencer Lewis.

 

site-jolimont-carte-postale.jpg 

---

Voir les explications ici: "anomalies d'une gravure toulousaine".

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 08:29

En l'an 648 de la fondation de Rome (106 avant JC), on parlait déjà de "l'Or de Toulouse".

  

L'histoire raconte que la ville était alliée de Rome, mais que Toulouse était tombée au mains des Cimbres.

 

Et le Consul romain Servillus Cepion, qui était soupçonné d'avoir permis la chute de la ville était parvenu à s'en emparer à nouveau.

 

Il en profita pour la piller et faire main basse sur tous les trésors des temples qui furent placés dans des chariots et convoyés jusqu'à Marseille sous escorte.

 

Mais Cépion, afin de récupérer le butin à son seul profit, fit tuer ceux qui conduisaient le trésor et s'en empara...

 

Mais tout ne se passa pas comme prévu et Cepion et ses complices périrent misérablement, ce qui donna naissance à la formule que l'on attribua désormais à tous ceux dont les entreprises ne réussissent pas: "il s'est emparé de l'or de Toulouse".

 

Naturellement, notre quête ne consiste pas à nous emparer de "l'or de Toulouse" comme un Cépion, mais d'en hériter le plus légitimement possible!

 

En nous appuyant sur les nombreuses données que le Bistrot a déjà publiées sur le sujet, et en nous appuyant sur la technologie de Google Street View, nous pouvons imaginer que Spencer Lewis a bien quitter l'Hotel Tivolier et remonter la rue de Metz pour se rendre rue de l'Etoile à l'adresse commerciale du photographe.

 

Certes le photographe était un "profane" mais son adresse "rue de l'Etoile" avait quelque chose d'inspirant...

 

chariot-lame-7-marseille.jpgLa manière dont le profane est utilisé comme "factor luminis" fait songer à la 7e lame du tarot, "le chariot"...

 

Lewis nous donne sans doute cette clef en précisant: "I rode in a carriage", qui a été traduit par: "je me suis déplacé en calèche"...

 

Comme on le constate, le conducteur du chariot sait diriger son véhicule en utilisant à son avantage les forces contraires comme les deux chevaux dont l'un cherche à aller à gauche et l'autre à droite...

  

La rue de Metz conduit au Boulevard Lazare Carnot qui est construit à l'emplacement des anciens remparts démolis.

 

Après avoir pris à gauche le Boulevard Carnot, on découvre la Rue de l'Etoile sur la droite.

 

Mais comme, a priori, il n'y a rien de particulier à voir dans cette rue, la seule piste consiste à se demander ou à demander quelle est l'origine de cette rue de l'Etoile qui poursuit si bien l'allégorie de la "vache de Montpellier"...

 

Le nom de l'étoile provient d'un ancien observatoire astronomique situé à proximité...

 

Cela nous conduit pas très loin, à l'angle du Boulevard Carnot et de la Rue des Remparts Saint-Etienne.

 

C'est là que, dans une ancienne tour des remparts, un observatoire avait été construit en 1733 par un nommé Garipuy...

 

Mais la construction des boulevards a conduit à raser le rempart et la tour, ce qui fait qu'il n'en reste rien en 1909...

toulouse-tour-integree-immeuble.jpg 

Mais la piste se poursuit...

 

Lorsqu'en 1761, l'observatoire devait être démoli, Garipuy le transfèra sur le toit de sa propre maison.

 

Etais-ce une tour de l'ancien rempart intégrée à un immeuble comme celle-ci?

 

Toujours est il que cela conduit, pas très loin, au 16 rue des Fleurs, à la recherche de la maison de ce Garipuy derrière laquelle se trouvait une tour d'un rempart de l'ancienne fortification romaine...

 

Mais de nos jours, un immeuble est construit à l'emplacement de la maison de Garipuy avec une plaque installée en 1946...

 

plaque-garipuy.jpg 

 

C'est plus difficile de savoir ce qui était visible en 1909 à cet endroit, lors du passage de Lewis...

 

Il est facile d'apprendre que l'observatoire fonctionna encore à cet endroit après la mort de Garipuy en 1782, et même beaucoup plus tard...

 

Mais on apprend aussi qu'avant le passage de Lewis, durant la deuxième moitié du 19e siècle, un immeuble avait déjà été construit au 20 allée Jules Guesde de l'autre côté de la maison de Garipuy...

 

En juiller 2012 si l'on en croit Google Street, l'Allée Jules Guesde est devenue un vaste chantier de construction...

 

(à suivre...

---

Voir aussi: une assiette raconte l'histoire...

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 08:29

 

charles-9.jpgLa recherche de "l'Or de Toulouse" suggérée par le Voyage d'un Pèlerin vers l'Est passe naturellement par quelques errements au cœur de la tradition rosicrucienne et de l'histoire...

 

Tout cela peut sembler très disparate, mais c'est le principe même de l'enseignement rosicrucien: rien n'est imposé mais le chercheur se retrouve familiarisé avec un certain terrain d'une fertilité propice à l'éveil intérieur, comme la Croix permet l'épanouissement de la Rose ou comme le "Nedj" permet au "Petit Pot de Nou" de surgir...

 

Derrière des apparences qui paraissent très fantaisistes ou futiles au profane, lequel s'en lasse assez vite, c'est une formation hyper précise qui est délivrée au mystique: un trésor...

 

Avant de proposer une reconstitution concrète du périple toulousain de Spencer Lewis selon les indications déjà publiées ci et là au Bistrot, voici un petit aparté historique issu d'un intéressant document du 17e siècle: "Le grand dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane" de Moreri.   

  

""En 1565, le jeune roi Charles IX est accueilli à Toulouse et 7 arcs de triomphe sont dressés en un lieu de la ville appelé la Pierre.

 

Dans une nuée, un globe s'ouvre et une jeune fille vétue en nymphe en descend.

 

Naturellement, elle représente Clémence Isaure...

 

Elle porte entre les mains 3 fleurs qu'elle offre au roi.

 

Elle dit au roi, 3 vers en "françois" et elle lui offre les 3 fleurs avant de disparaître dans le globe comme elle est venue...""

 

Clémence Isaure représente Isis, les "3 fleurs" sont un outil de transformation et la "pierre" suggère naturellement une représentation matérielle: la "pierre brute" que les francs-maçons s'efforcent de "polir", tandis que les Rosicruciens poursuivent, comme nous l'avons développé avec les messages sur le "Premier degré Néophyte", une démarche plus directe et totalement différente...    

 

 

charles-9-toulouse.jpg

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