3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 10:33

 

hsl-copie-1""De retour à mon hôtel, j'ai envoyé un coursier avec une note à l'éditeur originaire de Chicago.

  

J'avais vu, sur la table de la salle de lecture, un exemplaire de son quotidien que j'avais vivement analysé. Il essayait d'introduire le journalisme américain dans le Sud de la France.

 

La première page établissait que le train dans lequel voyageait mon ami étranger de Tarascon à Marseille avait été détruit et totalement brûlé. Rien n'était dit au sujet des pertes de vies et j'ai été très préoccupé pour mon ami.

 

J'avais dit à M. ......, que j'étais à Toulouse, et que j'apprécierais un entretien avec lui et que j'étais dans l'attente de ses indications. C'était tout. J'étais pour le moins discret...

 

Puis je suis rendu au boulevard. Je dirais bien son nom - mais ce serait en dire trop car cette histoire comporte des descriptions. Je ne peux dire ensemble le nom du boulevard et le décrire, ce serait raconter l'histoire trop publiquement.

  

Je me déplaçais en calèche. Ils ont à Toulouse des trolleybus supérieurs à tout, à ceux de Paris ou même d'Amérique mais aucun ne me ferait parcourir le boulevard.

  

Avant de réaliser que je devais observer quelque chose, j'ai roulé peut-être un mile (1,6km). J'ai donc entrepris une observation minutieuse de toutes les personnes, des lieux et des choses et j'ai roulé un autre mile.

 

J'étais en dehors du cœur de la ville, et j'étais en train d'aller dans une direction différente.

 

En fait, pratiquement, j'étais en train de contourner la ville. Je parle de vieilles églises, de bâtiments anciens, de vieux ponts romains sur la Garonne, de certains endroits en ruines - et - ah, au moins, la vieille tour...""

 

- à suivre

 

- épisode précédent

 

- début du Voyage

 

Version américaine:

Returning to my hotel I sent a messenger with a note to the editor from Chicago. I saw a copy of his paper on the reading-room table and analysed it keenly. He was trying to introduce American journalism in the South of France. On the first page was the statement that the train on which my foreign friend journeyed from Tarascon to Marseilles had been wrecked and completely burned. It said nothing of the loss of life, and I was greatly concerned for my friend.

I told. Mr. ...... that I was in Toulouse, and that I would appreciate an interview with him and would await his advice. That was all. I was at least discreet.

Then I went to the boulevard. I would to say its name - but that would be saying quite too much since I am submitting with this story some sketches. Together, the name of the boulevard and the sketch would tell a story I cannot tell so publicly.

I rode in a carriage. They have trolley-cars in Toulouse far superior to any in Paris or even America; but none would take me along the boulevard. I rode perhaps a mile before I realized that I must watch for something. So I kept a careful search of all persons, places and things. I rode another mile. I was out of the heart of the city, and was going in a different direction. I was, in fact, practically skirting the city. I say old churches, old buildings, some old Roman Bridges across the Garonne, some ruined places - and then - ah, at least, the Old Tower.

 

Commentaires:

Nous avons affaire à un texte ésotérique qu'il est donc impossible de suivre sans une démarche personnelle et les indications qui suivent ne sont donc destinées qu'à faciliter cette démarche...

  

- Naturellement toutes les recherches possibles ne font pas état du moindre incident de chemin de fer à cette époque entre Tarascon et Marseille... Il s'agit donc d'une métaphore. C'est donc le journal du rédacteur de Chicago qui annonce l'info. Il y a donc une opposition claire entre les forces représentées d'une part par la mouvance que convoie le rédacteur de Chicago, et d'autre part par celle de l'ami basané...

 

- Mais la narration développe l'idée que Lewis recherche une 3e voie...

 

- L'une des mouvance annonce la fin du "train" de l'autre...

 

- Un détail est facile à comprendre: il n'y a pas de transport public pour aller là où le narrateur le souhaite: c'est une démarche individuelle.

 

- Autre information utile: la "vieille tour" n'est donc pas "au cœur de Toulouse". Elle appartient à ce qui est "vieux" et périphérique.

 


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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 08:59


hsl-copie-1""Il souriait. Il ne pouvait pas comprendre ce que je disais, tandis que je me laissais aller rapidement et avec enthousiasme à exprimer l'impression profonde que la peinture m'avait procurée. 

 

Puis à nouveau il a écrit sur le papier: -"Je comprends, j'apprécie."

 

Puis mettant de côté le papier il m'a donné un papier plus officiel comportant une adresse.
 

Ses mains me mentionnèrent que je devais y aller - et marcher.

 

C'est tout ce que j'ai pu comprendre de sa gesticulation.

 

J'ai regardé l'adresse, il n'y avait que le nom d'un boulevard.

 

Je devais marcher le long de ce boulevard.

 

Puis il s'éjecta de lui-même et je fus de nouveau seul.""

 

(à suivre)

 

- Episode prédédent

 

- Début du Voyage

 

Version américaine:

He was smiling. He could not understand what I was saying, and I was going along rapidly, enthusiastically, as I recalled the deep impression the painting had made.

Then he wrote again on the paper: "I understand, I appreciate." Putting the paper away he gave me a piece of paper bearing an address. He motioned with his hands that I was to go there - and walk. That was all I could understand from his gestures. I looked at the address; it was only the name of a boulevard. I was to walk along that boulevard. Then he bowed himself away and I was alone again.

 

Commentaires:

Le manque d'aisance à communiquer de "Monsieur le Photographe" peut faire songer aux difficultés d'une personne inexpérimentée à communiquer dans l'invisible...

 

Le mot "boulevard" est en français dans le texte, ce n'est plus l'abréviation "B-l-v'd" du Boulevard St Germain du début, qui pouvait véhiculer l'idée de beloved (bien-aimé), concernant le Grand Maître Saint-Germain. Il convient donc de s'interroger sur le sens traditionnel particulier du mot "Boulevard" qui pourrait évoquer un "passage au dessus d'anciens remparts", c'est un détail à rapprocher du "tivolier" qui signifie le tuileur...

 

A l'évidence, la personne rencontrée n'a pas d'enseignement à transmettre, mais elle est le vecteur utile pour l'adresse du "boulevard" communiquée sur le second papier...

 

Si l'on se replace sur le plan physique l'adresse que peut communiquer le photographe est naturellement la sienne déjà imprimée sur le papier dans sa poche et qui peut constituer une clef...

 

Cela conduit à chercher l'adresse commerciale de Clovis Lassale, l'incontournable photographe de Toulouse...

 

La photo suivante issue du Didot-Bottin de 1909 (un document aimablement publié par le CRC) donne une clef...

 

didot-bottin-1909-lassalle.jpg

 

 

Et oui, dans le cadre de la Recherche de la Lumière, une "rue de l'Etoile" constitue une indication pour le "boulevard"...

 

Il est bon de préciser que par raport au soleil qui exprime l'illumination, ou à la lune qui exprime la connexion, si possible avec les mondes supérieurs, une étoile exprime la lumière d'un maître...

 

Il y a également une connexion directe avec le message de la "vache de Montpellier"...

 

Le photographe transmettrait donc à son insu le message de la direction à suivre pour trouver le maître...

 

Enfin une curieuse ambigüité est soulevée par le mot "bowed" dans la dernière phrase.

 

Pour mémoire, "bow" est un arc. Il y a donc le sens premier de se courber pour saluer et prendre congé. Mais ce n'est pas si simple... En effet, il y a "away" qui attire l'attention sur l'autre sens: l'utilisation de l'arc pour envoyer quelque chose. A cela s'ajoute "himself" qui indique que le photographe s'est, en quelque sorte, "éjecté", comme quelqu'un qui ne serait pas à sa place à un niveau vibratoire trop élevé pour lui... 

 

 

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 13:06

hsl-copie-1""Mais je ne devais pas perdre de vue ma commission. Ah oui, Monsieur le photographe! Il était là...

 

Il m'a observé, reconnaissant probablement qui j'étais par la différence d'habillement et l'apparence générale. Mais je ne l'ai pas reconnu jusqu'à ce que je vis l'étrange signe que le jeune homme m'avait fait à Montpellier.

 

Alors je me suis approché de lui. J'ai dit "Pardon Monsieur" (en français dans le texte), "mais je crois que je suis en train de m'adresser à un gentleman qui a quelques informations à donner à quelqu'un qui est entrain de chercher la Lumière."

 

Cela m'avait semblé être une manière très propice de m'adresser à lui. Sa réponse était en français et je n'ai pu comprendre qu'un seul mot: "yes".

 

Voyant mon embarras il a extrait de sa poche un papier et avec un stylo il a écrit quelques mots et me les a tendus à lire.

 

Je peux lire le français mieux que je ne le parle. En fait ce n'est pas la comparaison exacte. Je peux lire environ une centaine de mots français et je ne peux utiliser en langage parlé que 3 ou 4.

 

Ce qu'il a écrit disait cependant: "Pourquoi étudiez-vous tant ce qui a été peint dans ce renfoncement?"    

 

Ce que j'ai lu m'a déçu. J'ai pensé en premier qu'il s'agissait d'un constat. Avec ma connaissance limitée du français, c'est seulement le point d'interrogation à la fin qui m'a permi de comprendre que c'était une question.

 

Et après tous ces espoirs, une telle question... 

 

-"Parce que Monsieur", dis-je, "cela paraît si magnifique, si merveilleux et exprime tout ce à quoi je crois. J'ai vu en cela une très mystérieuse signification, un symbole de -".""

 

(à suivre...)

- Episode précédent

- Début du voyage

 

Version américaine:

But I must not forget my errand. Ah, yes, Monsieur the photographer! He was there. He watched me, probably knowing who I was by difference in clothing and general appearance. But I did not know him until I saw that some strange sign which the young man had given me in Montpellier. Then I approached him. "Pardon Monsieur," I said, "but I believe I am addressing a gentleman who has some information for one who is seeking Light." That seemed to be a very proper way of addressing him. His reply was in French - and I could understand but one word, - "yes." Seeing my embarrassment he took from his pocket a paper and with a pencil he wrote some words and handed it to me to read. I can read more French than I can speak. In fact that is not the proper comparison. I can read about one hundred French words - and can speak only three or four. What he wrote, however, said: "Why did you so study that one painting in the alcove?" I was disappointed at what I read. At first I thought it was a statement. It was only the question mark that enabled me to realize - with my limited knowledge of French - that it was a question. And such a question after all the expectations. "Because, Monsieur," I said, "it seems so beautiful, so wonderful and expresses what I believe. I see in it a very mysterious meaning, a symbol of -"

 

Commentaires:

La grande question soulevée par ce passage est de se positionner par rapport au photographe.

  

Fondamentalement un photographe établit une expression identique à la réalité. Le symbole est donc celui du peintre qui réalise une œuvre exprimant ce qu'il capte dans la conscience cosmique.

 

Sous cet angle, les œuvres rosicruciennes que Lewis apprécie dans la Salle des Illustres, à savoir, "l'Apparition de Clémence Isaure aux Troubadours" et la "tradtion" transmise par Raymond VI montrent un travail de "photographe"...

 

Sous cet éclairage, le photographe rencontré qui "déçoit" le narrateur et ne parvient pas à se faire comprendre sans écrire est naturellement un profane. Cela n'empêche pas, comme pour le jeune homme de Montpellier (qui faisait le même signe "étrange" [= venant d'un étanger] de reconnaissance) , de suivre les indications transmises qui peuvent une fois correctement décodés se révéler des messages allégoriques malgré tout issus "d'en haut" et utiles pour la quête...

 

Il semble que le photographe (profane) soit Clovis Lasalle, le photographe de Toulouse auquel Spencer Lewis n'a pas manqué de faire appel pour photographier les deux œuvres qui l'intéressaient. Pour la petite histoire certains font audacieusement de ce Clovis Lasalle un grand Maitre caché de la Rose+Croix... Voir également à ce sujet ce lien sur une discussion intéressante du forum du crc  

 

- Nous avons déjà vu que le "français" est allégoriquement, dans le Voyage vers l'Est, la langue du monde invisible et Spencer Lewis nous fait une révélation qui peut s'appliquer à des symboles magiques en expliquant qu'il peut en déchiffrer une centaine, mais ne peut en utiliser que 3 ou 4. C'est une formulation qui caractérise remarquablement bien l'utilisation rosicrucienne des symboles de la Haute Magie...

 

- Naturellement la phrase en suspens ne dit pas au profane que les œuvres à photographier décrivent le fonctionnement ésotérique de la Rose+Croix...

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:44

hsl-copie-1""En suivant les instructions, j'ai visité la "Salle des Illustres". C'est un bâtiment public, mais l'admission nécessite un ticket spécial.

 

Elle fut construite par des architectes et des bâtisseurs qui firent don de leur travail. A l'intérieur également, la décoration, les pièces rares murales, les sculptures, les statues et les merveilleuses peintures furent également données.

 

C'est la seule aspiration de chaque grand Artiste du Sud de la France d'être un jour suffisemment méritoire pour offrir une pièce maitresse de son rayon à la "Salle des Illustres".

 

Et certains d'entre eux y ont consacré la plus grande partie de leur temps de vie en produisant un seul panneau peint à l'huile sur l'un des murs de cette salle. Telle est la satisfaction qu'ils retirent de leur art.

 

L'art dans le Sud de la France est nettement différent du travail à Paris.

L'art parisien est généralement vulgaire.

Dans les travaux, aux Sud, j'ai vu peu de nudité, mais plutôt de la spiritualité.

 

Ils m'ont informé que les artistes du Sud n'ont jamais de figurations dénudées sauf s'il est nécessaire de dépeindre l'histoire pour la révéler.

 

Comme c'est différent avec Paris et le Nord!

 

Là, il semble que la figuration déshabillée est peinte et une sorte de titre ou d'histoire est concoctée pour s'adapter à l'image.

 

Il s'agit simplement d'une différence de point de vue, une différence dans la salubrité de la pensée.

 

Les œuvres d'art dans la "Salle des Illustres" n'ont jamais été photographiées pour une reproduction publique, elles n'ont jamais été copiés sur des cartes postales et vendues, et un appareil photo est toujours interdit.

 

Mais, parce que deux des chefs-d'œuvre de cette salle m'ont intéressé (étant strictement rosicruciens et d'intérêt pour tous les rosicruciens qui pourraient ne jamais visiter cette galerie), j'ai été en mesure d'obtenir la permission des autorités les plus élevées, même du maire de Toulouse, de copier par photographie les deux pièces de travail pour moi.

 

Un jour peut-être, les seules reproductions dans le monde adoreront la bibliothéque de la Grande Loge Suprème de la Rose+Croix.""

 

(à suivre...)

 

- épisode précédent

 

- début du voyage

 

Version américaine:

I visited the "Hall of the Illustrious" as instructed. It is a public building, but admission is by special tickets. It was built by architects and builders who donated their work. Inside the decorations, the rare mural work, the carvings, the statuary and the wonderful paintings are likewise donated. It is the one aim of every great artist of the South of France to some day be worthy - in his line - of donating a masterpiece to this "Hall of the Illustrious." And some there are who have spent the greater part of their life-time in producing just one panel in oils on one of the walls of that Hall. Such is the pride they take in their art.

The art in the South of France is distinctly different from the work in Paris. Parisian art is usually vulgar. I saw little nudity, but rather spirituality, in the work in the South. They informed me that the artists in the South never have a figure undraped unless it is necessary to tell the story being depicted. How different from Paris and the North. There, it seems, the undraped figure is painted - and some sort of title or story is concocted to fit the picture. It's merely a difference of view-point; a difference of the wholesomeness of the mind.

The art work in the "Hall of the Illustrious" has never been photographed for public reproduction, has never been copied on Post-cards and sold, and a camera is always forbidden. But, because two of the masterpieces in that Hall interested me (being strictly Rosaecrucian and of interest to all Rosaecrucians who may never visit that gallery) I was able to secure permission from the very highest officials, even the Mayor of Toulouse, to have a photographer copy the two pieces of work for me. Some day the only copies in the world, perhaps, will adore the Rosae Crucis Supreme Grand Lodge Library.

 

Commentaires:

Le Maire de Toulouse de mai 1908 à mai 1912 fut Raymond Leygue (1850-1929), capitaine au long court puis homme politique, membre de la Loge maçonnique "l'Encyclopédique" de Toulouse (créée en 1787).

 

Spencer Lewis donne à "illustre", le sens d'artiste reconnu (l'Art consistant à exprimer Râ...). Il s'agit donc de maîtres s'efforçant de canaliser la lumière dans leurs œuvres et ainsi la "Salle des Illustres" correspond au niveau de conscience où l'on trouve leurs œuvres.

 

La différence entre le "Sud" et le "Nord" décrite ici, révèle la différence symbolique entre deux mondes invisibles, comme la "Haute et la Basse Egypte", opposait la rectitude sereine du Sud et l'effervescence du Delta.

 

L'admission à cette "Salle" est donc possible à tous ceux qui ont un "ticket" et c'est naturellement une invitation à méditer et à découvrir en quoi consiste ce "ticket"...

 

Le passage révèle également que "copier" est interdit et que pour placer dans une "bibliothèque" il convient d'avoir l'autorisation des plus hautes autorités en l'occurence, symboliquement, du "Maire de Toulouse"...

 

C'est naturellement la révélation discrète d'un processus que ne peuvent apprécier ceux qui diffusent de "mauvaises copies" sans la moindre "autorisation" et s'autorisent eux-mêmes à les mélanger dans leur "library" à d'autres "œuvres" sans valeur ce qui a malheureusement pour effet de maintenir un goût faussé chez les "jeunes chercheurs"... 

 

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 21:25

hsl-copie-1""Approchant de l'Hôtel Tivolier, j'ai trouvé que beaucoup de rues de la ville étaient très anciennes, malgré beaucoup de changements.

 

Les remparts originaux qui entouraient la ville avaient étés abattus et la ville s'était étendue au delà de ses limites.

 

Les fondations des anciens remparts étaient clairement visibles entre les pavés en parcourant certaines rues de la ville, et on pouvait aisément franchir les remparts sur le chemin du Grand Hôtel Tivolier.

 

J'ai trouvé qu'en début de soirée, un grand nombre de véhicules d'anglais et d'américains en tournée à travers la France pour l'Espagne arrivaient à cet hôtel.

 

Il s'arrêtaient pour la durée de la nuit. Leurs véhicules étaient bien pris en charge, le contenu des coffres était déposé dans les chambres d'hôtes et leurs affaires étaient nettoyées pour le dîner de longue durée qui commençait à 8 heures et finissait à 11 heures.

 

La principale attraction pour ces touristes était de bien manger et de bien dormir. En conséquence, la salle de restaurant, un magnifique "hall", ainsi qu'ils l'appelaient, était bien fréquenté la nuit et absolument vide au matin quand, avec les bonnes manières américaines, je voulais y aller pour le petit déjeuner.

 

Les touristes étaient toujours levés et déjà partis. Il étaient déjà en route vers le sud lorsque le soleil brillait.

 

Il n'y avait rien d'étrange et c'était même un plaisir de rencontrer autant de personnes parlant anglais et aussi quelques américains à Toulouse.

 

Mais à aucun d'entre eux, je n'ai parlé de mes affaires.

 

C'était parfois tentant de parler de certaines choses étranges qui se produisaient mais, par CONFIANCE, je résistais à toutes ces tentations.""

 

(à suivre...)

 

- Episode précédent

 

- Début du Voyage

 

Version américaine:

Approaching it I found that many of the streets of the city were very old despite the many changes. The original wall which surrounded the city has been levelled to its foundation and the city has spread beyond these limits. In passing through some of the streets the foundations of the old wall is plainly seen between the cobblestones of the street, and one walks over this wall on the way to the Grand Hótel Tivolier.

I found that at this hotel arrived, early every evening, a great many English and American automobile parties, touring through France to Spain. They stop here over night. Their automobiles are well taken care of, their trunks automatically delivered from the garage to the guests' rooms, and all of the parties 'clean up' for the long course dinner which begins at 8 and ends at 11. The principal amusement in Toulouse for these tourists is to dine well and sleep well. Consequently the dining-room - a beautiful "Hall" as they call it - was well crowded at

night, and absolutely empty in the morning when I, American fashion, would go there to breakfast. The Tourists were always up and off and on their way South at sunrise.

It was not strange - and it was certainly a pleasure to meet so many English speaking people, and a few Americans, in Toulouse. But to none of them did I tell my business. It was tempting, at times, to speak of some of the strange things which occurred, but I resisted all such temptations, - for FAITH.

Commentaires:

Ce type de texte contient en filigrane un enseignement caché et en conséquence il est important de méditer à partir des mots dont nous comprenons le sens voilé pour que le reste du "paysage" nous apparaisse.

Par exemple, si nous savons que l'hôtel représente le "vieux temple", les rues qui y conduisent représentent naturellement des cheminements (comme pourrait l'être par exemple le catharisme). Le fait que le rempart soit détruit possède évidement un sens particulier, l'idée qu'un "cercle extérieur", la ville tout autour, s'est étendue "au delà de ses limites" et donc que la tradition a été déformée et a pu prendre un sens religieux...

Mais "le temple" a toujours une activité... Les "touristes" y voient leur "véhicule" régénérés. Il est possible de leur parler, mais comme ils ne sont pas en mesure de "comprendre", en conséquence il faut mieux se taire...

Les "touristes" vivent dans l'obscurité et ils sont partis avant l'aube...  

Notons que Lewis place également dans son récit quelques mots en majuscules qui, comme parfois dans certaines monographies, en les séparant de leur contexte peuvent constituer une phrase et un message supplémentaire...

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 13:33

hsl

""Pour ma part, je constatais: "celui d'où provient ces instructions connait beaucoup de personnes que je devrais connaître, mais il n'est absolument pas concerné par les coûts qui sont engagés dans les déplacements.

 

C'est très gentil de me diriger ici et là, sans aucune promesse de rencontrer ou de voir quelque chose ou quelqu'un sinon un "éminent photographe" ou "l'éditeur d'un journal".

 

Ne vous seriez vous pas interrogé de la même manière?  

 

 

En poursuivant mon moyage, j'avais déjà parcouru la moitié de la France et pourquoi? Rien de plus qu'un espoir!

 

Et le mercredi après midi me trouvait dans le train en route pour Toulouse.

 

Je passais au travers d'un pays magnifique.

 

J'espère être en mesure, en un autre temps, de décrire à mes lecteurs, à mes Frères et Soeurs, les magnifiques panoramas que j'ai vus.

 

Mais je voudrais maintenir à présent le niveau rapide de déplacement du train et vous emmener à Toulouse sans arrêt.

 

Vous savez que Toulouse est l'une des villes les plus anciennes de France.

 

Elle est sur les rives de la Garonne, c'est la rivière sur laquelle les hommes venus du Nord naviguèrent afin de porter des attaques sur Toulouse et le Sud de la France.

 

Je suivis les instructions et trouvais le Grand Hôtel Tivolier qui était un emplacement grand et unique, un lieu vraiment grandiose et organisé pour assurer une grande qualité de services.""

 

- à suivre...

 

- Episode précédent

 

- Début du Voyage

 

 

Version Américaine:

"My," I though, "but whoever issues these instructions know many people that I may know is absolutely unconcerned as to the costs which are involved in moving about. It is very kind to direct me here and there, with no promise of meeting or seeing anything or anyone but an 'eminent photographer' and a newspaper editor." Would you not have soliloquized in the same manner? I was about to complete a journey half-way around the country of France - and for what? Hope! That was all. Wednesday afternoon found me again in the train en route to Toulouse. The country through which I passed was beautiful. At some other time I hope to be able to describe to my readers - my Brothers and Sisters - the many wonderful sights I saw. But just now I will try to keep pace with the rapidly moving train and take you to Toulouse without a stop. Toulouse, you know, is one of the very old cities of France. It is on the banks of the Garonne - the river up which the Norsemen sailed to make their attacks on Toulouse and the South of France. I did as I was instructed and found that the Grand Hôtel Tivolier was a very large and exclusive place - really grand and elaborate in its appointments.

 

Commentaires:

Voici encore un épisode fantastique dans lequel Lewis s'appuie sur un sens profane pour exprimer métaphoriquement le message caché qui nous intéresse évidemment en priorité.

 

Nous avons vu dans un récent message que le "tivolier" cache le "tuileur" et en conséquence l'Hôtel Tivolier cache évidemment "le Temple" dont nous sommes avides de connaitre les "appointements" c'est à dire, dans le langage ésotérique, le "salaire" que reçoit le chercheur en fonction de son développement.

 

Avant de lire la suite, nous imaginons que le "photographe" est symboliquement l'être avancé qui retransmet les "photos" de ce qu'il voir en haut, tandis que le "rédacteur du journal" qui cherche à appliquer en France les "méthodes de Chicago" pourrait représenter l'activité astrale d'égrégores chargés se considérant naturellement comme l'élite du monde ésotérique.

 

Dans le codage du Voyage vers l'Est, alors que l'Amérique correspond au monde profane et l'Europe au monde invisible, on peut s'interroger sur ce que pourrait représenter Chicago...

 

(Il ne peut s'agir de la pègre contrôlée par Al Capone, lequel n'a que 10 ans à l'époque du "Voyage vers l'Est", et encore moins de l'invention de la bombe atomique attribuée à Fermi dont les travaux à Chicago ne commencérent que bien plus tard en 1939. En revanche nous pouvons constater que le site de Chicago est construit sur les marais au bord du Lac Michigan et le nom de Chicago provient du mot Checagou" des indiens Potawatomis qui signifie "marécage" ou encore "oignon sauvage", faisant référence à une odeur délétère qui se dégageait toujours du site avant qu'il ne soit totalement assaini et qui suscita encore des épidémies de choléra et de typhus à la fin du 19e siècle. Sur le plan journalistique, la fin du 19e siècle est aux USA une époque de quotidiens à très forts tirages atteignant parfois le million d'exemplaire et véhiculant une information populiste plutôt douteuse mais qui étaient consultés pour le business des petites annonces.)


 Le début du message est intéressant en montrant que les Êtres du monde invisibles qui transmettent les informations ne se préoccupent pas fondamentalement des obtacles matériels et des frais occasionnés...

 

Font-il confiance au chercheur pour qu'il surmonte de lui-même les obstacles, ou bien l'énergie qu'ils transmettent permet-elle précisément de les balayer?

 

C'est une question cachée du message.  

 

Autre détail intéressant, "les hommes du Nord" est une traduction littérale de "Norsemen", qui aurait du être traduit par les normands, mais l'idée qu'il s'agisse des "hommes du Nord" est une manière d'exprimer les ignorants (rappelons que dans un temple rosicrucien les nouveaux admis se tiennent au Nord).

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 10:45

Raymond-VI-american-rosae-crucis-1917-copie-1.jpg

 

Ce document extrait de la revue "American Rosae Crucis" de 1917 nous montre après l'Apparition de Clemence Isaure aux Troubadours, l'autre œuvre qui avait retenu l'attention de Spencer Lewis dans la Salle des Illustres du Capitole de Toulouse.

 

Voici la traduction du texte: 

 

""Le seigneur Raymond VI, qui, comme Comte de Toulouse, refusa de persécuter les mystiques hérétiques fut également un martyr mystique, et on refusa à son corps l'inhumation en "Terre Sainte".

 

Mais son corps fut préservé pendant 600 ans dans la Maison des Chevaliers du Temple, construite par ses ancètres. 

 

Cette statue est dédiée à sa mémoire par les mystiques de France et se trouve dans la "Salle des Illustres" à Toulouse.

 

Cette photographie fut faite par l'auteur avec la permission spéciale des autorités de Toulouse, et c'est la seule photographie jamais permise de cette statue dans cette salle.""

 

raymond VI annonçant la mort de simon de montfort
Si l'on se fie à Wikipedia, Raymond VI, sur cette statue annonce à son peuple la mort de Simon de Montfort...

 

Naturellement, se réjouir de la mort, même d'un adversaire n'a rien de très mystique, il y a donc évidemment "autre chose" à trouver, comme peut-être l'idée de transmettre la Tradition qui pourrait être représentée ici par un messager céleste tenant un message sur un rouleau et assurant une protection sous la forme d'un bouclier.

 

Pour mémoire, le persécuteur des mystiques, Simon de Montfort mourut curieusement frappé par une pierre tombée du ciel et certains virent en cela un signe du ciel, mais Simon de Montfort fut rapidement remplacé par son fils Amaury...

   

Autre détail intéressant, suscitant diverses pistes de recherches, la mention, curieusement ambigüe, faite par Spencer Lewis, au sujet du corps de Raymond VI...

 

L'histoire actuelle nous fournit un éclairage en expliquant que le corps physique de Raymond VI avait été inhumé dans l'Hôtel des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, pour lui éviter la fosse commune.

 

Mais nous pourrions aussi considérer que la "Terre Sainte" est une manière discrète d'exprimer la "Conscience Cosmique" et qu'il s'est alors agit pour certains d'une tentative destinée à empêcher dans le futur la reconnaissance psychique d'un de ces êtres avancés que la tradition rosicrucienne nomme parfois un Prophète Voilé, un "Sâr", un "Seigneur"...

 

C'est naturellement à chacun de se forger son opinion...

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:30



 

Voici l'occasion de visiter la Salle des Illustres du Capitole de Toulouse vers laquelle nous emmène Spencer lewis dans son Voyage vers l'Est...

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 14:00

Pourquoi ne parle t-on jamais de la femme du Bon-Dieu demande Toto?

Mais il n'a pas de femme le Bon-Dieu!

Alors pourquoi dit-on toujours le Bon-Dieu et sa Grande Clémence?

 

henri-martin-clemence-isaure.jpg 

Et bien voilà la Grande Clémence...

 

Ce tableau d'Henri Martin représente l'Apparition de Clémence Isaure aux Troubadours.

 

Les troubadours, en occitan "troubador", sont ceux qui ont trouvé l'or, ceux dont l'aura, la "coque aurique" est dorée...isis-et-le-nebw.jpg

 

Sur le tableau, ils ne sont pas encore dorés, mais d'un rouge très matériel.

 

Ils sont symboliquement au nombre de 7 ce qui indiquerait qu'ils ne font qu'un, et Isaure qui leur apparaît est finalement une expression de la divinité Isis leur apportant l'or.

 

L'inspiration est naturellement de la même source cosmique que cette représentation d'Isis agenouillée sur le "nebou" dont nous avons déjà parlé.  

 

"Neb" signifiant maître et nous voyons Isis tenant le "Ren", le nom de sa personnalité animique qui apparaît à l'initié...

 

Ce nom d'"Isaure" est également à rapprocher du prénom "Isidore" qui véhicule aussi cette idée d'Isis dorée...

 

Avec Clémence Isaure, nous touchons à "l'or de Toulouse" et il s'agit naturellement du thème à décortiquer autour de "l'initiation toulousaine" et du Voyage vers l'Est de Spencer Lewis...

 

Dans son "Histoire du Languedoc", Dom Vaissette décrit Clémence Isaure comme une dame riche et généreuse aimant la poésie, "Dama Clamenssa"...

 

Une possible origine historique est le Collège de la Gaye Science qui devint L'Académie des Jeux Floraux qui décernait chaque année, vraisemblablement le premier mai, aux poètes une violette d'or, une rose d'or et un souci d'or dans l'Eglise toulousaine de la Daurade (la "Dorée", "El Dorado")...

 

Cette Académie des Jeux Floraux reprend selon certains auteurs la "Companhia dels Mentenedors del Gay Saba" (Compagnie des Mainteneurs du Gay Savoir) dont on trouve une vague trace en 1323 où 7 notables se réunissaient sous l'orme de Saint Martial...

 

Il semble également que cette Académie des Jeux Floraux ait été controlée par le "Conseil des 14", un groupe maçonnique, que certains associent rapidement à la "Rose+Croix de Toulouse" et parmi lesquels on retrouve le Comte de Lapasse et Firmin Boissin, dont la transmission était revendiquée par Joséphin Péladan...

  

Toujours est-il que Spencer Lewis obtint l'autorisation de photographier différentes œuvres de la "Salle des Illustres" de Toulouse, parmi lesquelles ce tableau d'Henri Martin et un Chevalier à la Rose...  

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 17:00

hotel-thivollier-vue-exterieure-google.png 

 

L'Hôtel Tivollier était le lieu de séjour à Toulouse de Spencer Lewis lors de son "Voyage vers l'Est".

 

Naturellement, si l'on a compris que dans le fameux récit, tout est allégorique il convient d'étudier ce qui se cache derrière les détails...

 

Tout d'abord Lewis écrit "Tivolier" alors que l'hôtel toulousain comporte deux "ll".

 

Pour le profane c'est une occasion supplémentaire de hausser les épaules, mais pour les Buveurs et les Buveuses ce serait plutôt un signe confirmant l'idée qu'il y a quelque chose à trouver...

 

C'est l'architecte Barthélémy Guitard qui établit des plans en 1899 pour la "Société du Grand Hôtel" et l'hôtel commença à accueillir des clients en 1901 au 45 rue de Metz.

 

Emmanuel Tivollier était un entrepreneur déjà propriétaire d'un autre hôtel dont il vendit les murs pour participer au nouveau projet qui devint "Grand Hôtel et Tivollier" avant de devenir rapidement et plus simplement "Grand Hôtel Tivollier"...

 

Lors du passage de Spencer Lewis en 1909, financé par le milliardaire Rockefeller, l'hôtel était parfaitement achevé et les chambres de grand luxe comportaient des lits à baldaquins et des salles de bain en marbre. 

 

L'hôtel ferma ses portes en 1974 pour être acquis par la Préfecture qui y installa divers services pendant une quinzaine d'années.

 

Un collectif d'artistes "Mix-Arts Myris" vint ensuite squatter l'édifice...

 

hotel-thivollier-cour-interieure.png

De nos jours l'hôtel est en travaux pour accueillir magasins, bureaux et logements, comme le montre la photo ci-dessus issue de "Google Street", tandis que la photo ci-contre de la même source montre un aspect, de la cour intérieure, moins connue des toulousains qui sera sauvegardée au même titre que certaines splendeurs du lieu, telle la magnifique verrière

 

Mais il n'y a, semble t-il, rien de spécial à glâner pour nous dans l'édifice proprement dit, tandis qu'en revanche, le nom de "Tivolier" est particulièrement intéressant...

 

Ce nom est dauphinois et plus particulièrement drômois où les mots "tivola, tievola" qui correspondent à "tiola" en occitan, ont le sens de "tuiles ou de briques" et on trouve de nombreuses variantes de ce patronyme: "tivol, thivolet, thivoley, thivollier...

 

 

Cette explication se révèle naturellement une clef pour certains d'entre nous...

 

En effet le "tuilier" ou le "tuileur", voire le "couvreur" est un terme qui circule beaucoup dans les millieux ésotériques: c'est celui qui ferme hermétiquement le temple pour le mettre à l'abri des regards profanes...

 

Spencer Lewis etait donc convié "à ajouter son nom au registre de l'Hôtel Thivolier"...

 

-"Vénérable maître, tous ceux qui sont ici présents sont pleinement autorisés à participer à nos travaux et notre Temple est dûment tuilé"...

 

 

 

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