2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:25

hsl

""Il y avait à l'évidence dans cette affaire du mysticisme à considérer...

 

Etant enfant, j'avais lu des histoires de détectives et des contes étranges auxquels cette situation mélodramatique me faisait penser...

 

Quand donc les faits surprenants et les aventures prendront fin?

 

Et si vous, mon lecteur, pensez que je suis en train d'injecter beaucoup trop de questions dans cette petite anecdote historique, je vous prie de penser aux mille et une questions qui me venaient constamment à l'esprit...

 

Quand j'y repense à présent, mon aventure fut une aventure de questions.

 

Et, pour tester ma patience, pour me décourager, me tenter d'une certaine manière d'agir inconsidérément ou d'être imprudent, ces merveilleux éléments furent choisis.

 

Ma sincérité était testée.

 

Le papier plié contenait un message en anglais: "voyager de nuit à Toulouse, signer le registre au Grand Hôtel Tivolier, visiter jeudi à 10 heures la Galerie des Illustres et rencontrer Monsieur........, l'éminent photographe, demeurer à l'Hôtel une semaine.  

 

Ne communiquer avec personne d'autre que vos parents et ne rien dire de vos plans. Communiquer avec Mr....., de Chicago , qui est éditeur à présent à Toulouse....... (un quotidien). Paix"!""

 

- à suivre...

 
 

- Episode précédent

 

Version américaine:

 Surely there was considerable mysticism about this affair. I thought of the melodramas I had seen as a boy, of some detective stories, of weird tales. When would the surprising features of the adventure end? And, if you, my reader, think that I am injecting too many questions in this little historical story, pray think of the thousand and one questions which were constantly coming to my mind. As I look back on it now, my adventure was one of questions. And all these mysterious elements were designed to tax my patience, to discourage me, to tempt me to be rash in some way. My sincerity was being tried.

The folded paper bore this message in English: "Journey to-night to Toulouse. Register at the 'Grand Hôtel Tivolier'. Visit the Gallery of the Illustrious at 10 A.M. Thursday morning and meet Monsieur ........., the eminent Photographer. Prepare to remain at the hotel one week. Communicate with no one but your relatives and say nothing of your plans. Communicate with Mr. ....., from Chicago, who is editor now of the Toulouse ........ (a newspaper). Peace!"

Commentaires:

Avec cet épisode nous pénêtrons plus avant (enfin!) dans le vif du sujet. Naturellement ce petit message est un bijou de symbolisme... et notre "sincérité" dans cette "aventure de questions" est, elle aussi, à tester! Que signifie "voyager de nuit"? Pourquoi le "Grand Hôtel Tivolier"? Qu'est-ce que la "Galerie des Illustres"? Que représente la "10e heure"? Qu'est-ce qu'un "éminent photographe"? Qui sont les "parents"? Que représente "Chicago"?  Qu'est-ce qu'un "éditeur"?

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 19:30

oceania-metropole-google-street.png 

Lorsque l'on prend conscience qu'un récit comporte un sens caché, qu'il est une "allégorie" du grec "ἄλλον ἀγορεύει" (allon agoreuein) littéralement: "d'autre chose parler en public", il convient d'être attentif aux petits détails...

 

Par exemple, lors de son Voyage vers l'Est, Spencer Lewis mentionne à notre intention un détail: à Montpellier, il descend à l'Hôtel Métropole...

 

Il est facile, au passage, d'imaginer à quel point, ceux, qui par principe ne veulent pas qu'il y ait quelque chose à voir, fustigent ce type de recherche par leurs plaisanteries...

 

C'est vrai qu'il est toujours possible qu'il n'y ait rien à voir et il est difficile de mener une enquête sans savoir ce que l'on recherche, mais nous admettrons que ce serait dommage de passer à côté d'une perle laissée à notre intention...

 

Grâce à l'amabilité de Frater I., un Buveur de Montpellier, nous découvrons cet hôtel, dont nous voyons ci-dessus (avec Google Street) les fenêtres des chambres donnant sur la rue et ci-dessous une vue un peu tronquée de la façade.

 oceania-metropole-montpellier.png 

L'hôtel est très central, il est situé dans la rue du Clos-René, à 2 minutes de la gare d'une part et de la place de la Comédie d'autre part.

 

Il fut construit en 1898 par l'architecte Thomas Piétri, sur le modèle des grands Palaces de la Côte d'Azur.

 

Les chambres furent agencées avec des cheminées, Piétri conçut un jardin d'hiver avec des palmiers, et installa un ascenseur hydraulique, encore en activité. 

 

Il imagina une terrasse intérieure ombragée invisible de l'extérieur et suffisamment grande pour que s'y ajoute bien plus tard une piscine...

 

Cet hôtel Métropole fut toujours luxueux,

 

Pour la petite histoire, nous savons qu'en fait Spencer Lewis et son père réalisaient une enquête généalogique pour le milliardaire Nelson Rockefeller soucieux de vérifier ses origines liées à la famille Roquefeuil et tout le déplacement était donc préalablement financé, mais ce détail anecdotique ne fait pas partie de la narration symbolique du voyage d'un Pèlerin vers l'Est...

 

L'hotel Métropole est rentré dans l'histoire bien après 1909 et le passage de Lewis en accueillant, en permanence entre 1950 et 1952, Hélène de Montenegro, la Reine d'Italie.

 

Plus tard l'Hôtel Métropole fut acquis par la chaîne Holliday Inn avant d'intégrer il y a tout juste quelques années le groupe Océania.

 

Donc finalement rien d'exceptionnel du point de vue historique...

 

Mais en revanche, ce nom de Métropole est intriguant...

 

"Métropole" suggère l'idée d'une capitale, d'un chef-lieu, en bas latin c'est une capitale provinciale, mais en grec "μητρόπολις" (metropolis) véhicule un sens très particulier...

 

En effet il y a "polis" qui est la "ville et "métro" qui est le même mot que "mater", et métropole signifie initialement "cité mère".

 

En Grèce, par exemple, Athènes était la cité mère par rapport à ses colonies.

 

Mais en connexion avec la femme, la vache, et la "mater" des rosicruciens, nous commençons à entrevoir l'idée...

 

Nous avions déjà constaté que Montpellier exprime le Mont des Pèlerins, et sous un angle rosicrucien une cité universitaire...

 

La nouvelle indication suggère donc de trouver la "mater" et la traditionnelle formulation des temples rosicruciens précise son fonctionnement en orientant ses "enfants" vers la Lumière:

 

-"Mes enfants, tout comme une rivière qui, près de sa source dans la montagne, étincelle davantage encore lorsqu'elle se trouve exposée aux rayons du soleil, de même notre conscience sera illuminée davantage si nous la dirigeons vers la Lumière. Je demande donc solennellement que nous nous consacrions à ce travail en ce Temple sacré." 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 08:49

etoile-17.jpg 

La rencontre de Spencer Lewis avec la vache de Montpellier suscite légitimement parmi les Buveuses et les Buveurs de nombreuses interrogations...

 

En effet, que représente cette vache qui naturellement produit du lait, mais qui, détail amusant, s'est toute équipée pour fournir spontanément de l'eau, et n'offrir son lait qu'à ceux qui parviennent à le lui demander?

 

Il est relativement facile d'imaginer que le lait exprimerait une certaine nourriture des initiés là ou les profanes se contenteraient de l'eau?

 

Nous pourrions relever dans la transmission chrétienne de la Tradition une amusante inversion sémantique lorsque Paul affirme dans une certaine "Epître aux Corinthiens: "je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide car vous ne pouviez pas la supporter".  

 

En effet, c'est le lait qui prend alors la place de l'eau, et il est suggéré d'une manière trompeuse, et au grand dam des végétariens, que le lait laissera la place à une nourriture plus carnée... 

 

Il conviendrait de se rappeler de la traditionnelle vache Hathor, "la mère des mères qui vivifie le Double Pays" en répandant en particulier le Nil rouge de l'inondation aux "hommes desséchés" et c'est peut-être l'occasion de lire ou de relire le message du Bistrot: "Les Secrets de l'Oudjat".

 

Dans la tradition médiévale, la référence était la 17e lame du Tarot: "l'Etoile" dont nous voyons ci-dessus une représentation.

 

C'est particulièrement intéressant de voir ces deux amphores déverser leur contenu, l'une dans la rivière et l'autre sur la rive.

 

La femme nue est naturellement un symbole de pureté, sa "canalisation" est parfaite, c'est le propre d'une divinité qui ne garde rien pour elle et qui déverse ses liquides sous le regard très concerné d'un volatile ressemblant à un ibis qui surveille la scène...

 

Naturellement les subtilités des deux niveaux, du lait blanc et de l'eau rougeatre tels le Roi et la Reine de l'Atlantide d'un récent message, font naturellement songer au mystérieux "Noùs" des Rosicruciens évoqué ci et là au Bistrot...

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 09:07

hsl

Réalisant soudain, que je devrais boire un verre de lait lorsqu'il me le serait proposé, j'ai fait appel à la femme, qui avait conduit la vache à mon siège.

 

Devant moi, elle a trait la vache et m'a offert le lait chaud dans le verre qu'elle avait nettoyé avec le bidon d'eau.

 

Pas un mot ne fut échangé entre nous.

 

Ensuite, j'ai entrepris de payer et je lui tendis un franc.

 
Elle me rendit la monnaie et elle était sur ​​le point de repartir sans un signe ou un mot de reconnaissance.

 

Qu'est-ce que cela signifiait?

 

Je lui ai alors parlé...

 

-"Pardon", dis-je avec un accent français léger.

 

Elle se tourna rapidement en état d'alerte et je vis qu'elle était surprise.

 

Elle avait reconnu mon accent étranger, un accent américain dans ce seul mot.

 

Elle m'a regardé gravement de la tête aux pieds, extrayant doucement des plis de sa robe un porte monnaie duquel elle retira un papier plié, qu'elle me remit et poursuivit son chemin.

 

 
 

- Episode précédent

 

Version américaine:

Realizing, suddenly, that I was to have a drink of milk when it was offered me, I called to the woman, who drove the cow to my seat. She milked the cow before me and offered me the warm milk in the glass she had cleaned in the can of water. Not one word passed between us. Then I offered to pay. I handed her a franc. She passed the change to me - and was about to pass on without a sign or word of recognition. What did it mean? The I spoke. "Pardon," I said with a slight French accent. She turned about so quickly and alarmed, that I saw she was surprised. She had recognized s foreign accent - an American accent - in that one word. She looked at me critically from head to foot, slowly withdrew from the folds of her dress a wallet from which she took a folded paper, passed it to me, and went on her way.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 11:05

hsl

Le bistrot poursuit la traduction inédite du "Voyage"...

 

""J'ai réalisé à quel point c'est curieux, à présent, pour la pensée courante, de lire ceci...

 

Mais, mettez vous à ma place, en associant tout cela à ce qui s'était passé et vous pourrez croire comme je le fis que cela avait une portée symbolique.

 

Le jeune homme s'éloigna sans dire un mot et je me dirigeais vers mon hôtel. Rien de plus n'était-il prévu pour ce jour là?

 

Je marchais le long de la rue ou du boulevard qui était surplombé d'arbres magnifiques, et je me suis arrêté pour me détendre à nouveau à l'ombre. Je me suis senti comme téléporté parmi les statues de Central Park.

 

Rapidement je fus conscient de l'appel d'une forme particulièrement bizarre...

 

Il ne m'est pas possible (et si je le pouvais, je ne voudrais pas le faire) de vous transmettre le curieux son de voyelle que quelqu'un entonnait.

 

Il semblait provenir d'une voix féminine dans le lointain.

 

Et bientôt, parut à ma vue une vieille femme conduisant une vache.

 

La vache tirait quelque chose sur deux roues sur lequel reposait un petit bidon d'eau et une petite desserte.

 

Un certain nombre de verres étaient sur la desserte.

 

Tandis qu'elle se dirigeait vers moi en chantant les sons de voyelle elle me jeta un regard et prit un verre.

 

Je restais assis silencieusement, amusé par la vue de la pauvre vieille vache qui devait non seulement produire le lait mais également porter les verres et l'eau tandis que la femme était sur ​​le point de passer sans m'accorder davantage d'attention.""

 

 
 

- Episode précédent

 

 

Version américaine:

I realised how oddly this reads now - especially to the average mind. But associate it with all that had occurred, put yourself in my place, and you will believe as I did, that it was meant symbolically. The young man walked away without saying a word. I walked towards my hotel. Was this to be all for the day, or what?

Walking along the street or boulevard which was overhung with beautiful trees, I stopped again to rest in the shade. I seemed to be transplanted to the Mall in Central Park.

Soon I was conscious of a most weird form of calling. I cannot (and if I could, I would not) give you the odd vowel sounds that someone was chanting. It seemed to be a feminine voice in the distance. Soon there came within my vision an old woman driving a cow. The cow was pulling a two-wheel something upon which rested a small can of water and a little shelf. There was on the shelf a number of glasses. As she came towards me singing the odd vowels she glanced toward me and held up a glass. I sat so still, amused at the sight of the poor old cow who had to not only furnish the milk but carry the glasses and water as well, that the woman was about to pass on without giving me any more attention.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 00:11

hsl

Notre traduction inédite se poursuit... Un lecteur contemporain éprouve naturellement beaucoup de peine à "lire" ce type de texte et certains buveurs ne comprennent pas notre acharnement à retraduire ce type d'écrit de Spencer Lewis...  

 

En effet, c'est la même difficulté qu'éprouve un matérialiste à imaginer que la partie physique du corps n'est que l'enveloppe d'un corps psychique qui vit dans une, voire plusieurs autres dimensions...

 

Ce récit factuel est, au premier degré, un conte qui, sur une autre dimension, transmet un message, et il est important pour un être conscient d'éveiller en soi une dimension mystique de recherche d'évolution, une dimension intellectuelle qui permet de se représenter l'interpénétration des mondes et une dimension ésotérique au sujet de laquelle rien ne peut être dit...

 

Après la longue attente du dernier message, il y a de quoi méditer cette fois-ci sur le symbole du jeune messager qui apparaît enfin et sur celui de la femme qui offre une "opportunité de boire un verre de lait frais"...

 

""Cela faisait peut-être trente minutes que j'étais perdu en rétrospection, lorsqu'un jeune homme passa avec un panier.

 

Il semblait que c'était un livreur mais je jugeais qu'il occupait une meilleure position dans la vie car son visage montrait un certain raffinement.

 

Ses vêtements conçus pour ressembler à ceux d'un paysan me firent penser à un costume de scène.

 

Se détournant de sa marche, il s'approcha, vint directement devant moi et il me fit un signe que je reconnus.


Je réagis, mais i
l attendit que je lui donne de toute évidence la certitude que j'avais remarqué son signe inconscient.

 

Alors il me tendis un papier sur lequel il était écrit en anglais mais calligraphié à la française: "Lorsque vous aurez une opportunité de boire un verre de lait frais permettez à la femme de vous le servir".""

  

 
 

-  Episode précédent  

 

 

Version américaine: 

I was lost in retrospection for perhaps thirty minutes when a young man passed by with a basket. He was a delivery clerk it seemed, but I judged him to be of better position in life for his face showed refinement. His clothes, made to look like those of a peasant, impressed me as being part of a stage costume. And he approached me by turning about in his walk. He came directly in front of me and, making a sign that I recognized, I arose. He waited until I gave every evidence of having seen his very unconscious sign. Then he handed me a paper upon which was written in English (with French penmanship): "When you have an opportunity to drink a glass of fresh milk, permit the woman to serve you."

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:32

hsl

Ce nouvel épisode nous invite à partager une transition particulière du voyage. Spencer Lewis, le narrateur, se plonge dans une introspection et évoque la confiance qui guide le Rosicrucien dans sa quête... Nous nous souvenons que le passage entre l'Amérique et l'Europe pouvait représenter le passage du plan matériel à un plan plus subtil et nous sommes désormais à Montpellier, un endroit dans la Lumière...

 

""Je me suis assis à côté et j'ai attendu.

 

Pour quoi?...

 

Avez vous déjà attendu sans savoir ce que vous êtes en train d'attendre?

 

Je me souviens bien que, tandis que j'étais assis là, j'ai essayé de m'observer moi-même comme un passant l'aurait fait.

 

J'étais un jeune homme de New-York, mais ici, sans plus d'occupation, sur la surface de la terre, qu'un simple vagabond...

 

J'ai regardé mon costume bleu, mes chaussures en cuir tanné, mon chapeau de paille new-yorkais, mon appareil photo à mon côté, ma montre et la chaîne.

 

C'était en tout cela des choses de l'Amérique et il m'a semblé être assis sur l'un des bancs de Riverside Drive le long de l'Hudson observant les bateaux privés qui étaient à quai.

 

Pourquoi étais-je là? Ma famille était à la maison, mes intérêts commerciaux bien éloignés, mes amis occupés à leurs tâches quotidiennes et j'ai commencé à me sentir bien solitaire.

 

Si j'avais seulement pu entendre ma maison, mais personne ne connaissait mon adresse.

 

Personne ne savait exactement quand je reviendrais, ou même si jamais je reviendrais un jour... Et par quel chemin passait ma quête? Un simple fantasme?

 

J'étais en train de chercher quelque chose au sujet duquel je savais si peu. Des hommes voyageaient loin pour chercher de l'or. Beaucoup parcouraient de grandes distances afin de trouver des choses dont l'existence était déjà connue. Mais moi, je croyais seulement qu'il en était ainsi, quelque part, de certaines choses que je désirais...

 

J'étais un chercheur de Lumière. "Pour la Lumière"! Ces mots me revenaient encore.

 

Mes amis, et certainement beaucoup d'entre eux, auraient souri s'ils avaient pu me voir ici, au Chateau de l'Eau, leur répondre que j'avais tout laissé derrière moi, quittant famille et foyer, amis et affaires, tout ce qui m'était cher, et j'étais venu ici, au Sud de la France, dans un endroit inconnu pour voir des personnes inconnues, "pour la Lumière"!

 

C'était un prix élevé que je consacrais à cette confiance...""

 

 
 

- Episode précédent        

 

Version américaine: I seated myself at its side and waited - for what? Have you ever waited and knew not what you were waiting for? I remember well that as I sat there I tried to look at myself as a passerby might do. There I was, a young man from New York City with no more actual business there than a mere wanderer on the face of the earth. I looked at my blue suit, my tan shoes, my New York straw hat, my camera at my side, my watch and chain; all were things from America and I seemed to be sitting on one of the benches at Riverside Drive along the Hudson viewing the private yachts at anchor. Why was I there? My family at home - my business interests far away, my friends busy at their daily tasks - I began to feel lonesome. If I could only hear from home - but none knew my address. None knew exactly when I would return - or if ever I would. And what way my quest? A mere fantasy? I was seeking that of which I knew so little. Men had travelled far for gold. Many had gone great distances for that which was known to exist. But I - I only believed there was some - thing somewhere that I wanted. I was a seeker for Light. For Light! Again those words came to me. How my friends - many of them perhaps - would smile at my answer if they could see me there at the Château of Water, replying that I had left all behind, left family and home, friends and business, all that was dear, and had come to France, so its South, to an unknown place to see unknown persons - for Light! I was giving a great price - and all for faith.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:40

chateau-d-eau-montpellier-nuit.jpg 

Il n'a suffi que de quelques minutes pour que Frater Isidore qui est né à proximité du Château d'eau se manifeste à la suite du dernier message pour nous communiquer cette magnifique photo...

 

Cet endroit est particulièrement cher à notre Frater.

 

Il ressort que ce secteur se situe à l'ouest du centre ville de Montpellier. (Montpellier signifiant "Mont des Pèlerins", comme étape pour Saint Jacques de Compostelle).

 

Le secteur est devenu un parc: la Promenade du Peyrou. Un Peyrou étant un endroit pierreux, ou une grosse pierre servant de support à un oratoire.

 

Le Château d'Eau est relativement récent: construit en 1768 mais classé Monument Historique. Il était alimenté par un acqueduc que les montpellièrains nomment "les arceaux" et qui allait chercher les eaux du Lez à 14km.

 

Voici le lien d'un blog avec de magnifiques photos et celui de wikipedia sur la Promenade du Peyrou.

 

Tous ces détails semblent coincider avec les éléments que décrit Spencer Lewis, mais expliquent t-ils totalement la formulation "the Château of Water"?

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 23:15
hsl
Puis Montpellier!
 
Ici, je n'ai pas le temps de parler de mes errances.
 
Dormir? Je me souvenais des mots de mon bienveillant conseiller et ils me revenaient précisément à ce moment là.
 
Mais qui pourrait dormir à Montpellier le premier jour où l'on voit cette ville?
 
Le soleil était très chaud, si chaud que tous les immeubles -même les boutiques- avaient pris soin de fermer leurs volets.
 
La ville semblait sans vie.
 
Les bâtiments comme les trottoirs étaient construits de cette magnifique et légère pierre blanche qui abonde dans cette partie du pays.
 
Quand, sur elle, le soleil brille, elle semble aussi blanche que la neige.
 
Il existe dans cette région une période de sécheresse qui dure quelque mois et nous y étions précisément.
 
Bien que les sols soient irrigués, les rues de la ville étaient si sèches que les attelages et les automobiles soulevaient dans l'air une poudre blanche qui décorait les arbres verts, les barrières et les palissades d'une fine couche de blanc.
 
L'hôtel vers lequel j'avais été dirigé était le plus moderne de cette partie de la ville et je découvris que le propriétaire pouvait parler anglais, un talent rare dans cette partie de la France...  
 
Je me retirais dans ma chambre et attendis.
 
Une note me fut remise me convoquant à la fontaine "le Château de l'Eau".
 
Si c'est possible, j'aimerais reproduire dans ces pages une photo de cet endroit.
 
Une tour haute dressée à partir d'une base large à laquelle on accèdait par des escaliers de pierre, ressemblant beaucoup au tombeau de Grant à New York.
 
Elle surmontait un petit lac et à tous égards elle ressemblait à un ancien ouvrage d'art, ce qu'elle était. 
 

Version américaine:

Then - Montpellier. I have not the time to speak of my wandering there. Sleep? I recall the words of my kind adviser and I recalled them then. But who can sleep in Montpellier the first day you see it? The sun was very warm, so warm indeed that all the buildings - even the stores - had their shutters closely drawn. The city seemed lifeless. The buildings as well as the sidewalks were made of that beautiful, soft, white stone which is so abundant in that part of the country. When the sun shines upon it it is as white as snow. They have a dry-spell for many months in that part of the country, and this was its time. The fields were well irrigated, but the city streets were so dry that carriages and automobiles threw into the air the white powder and it had decorated the green trees, fences and other wooden structures with a sprinkling of white. The hotel to which I was directed was the most modern in that part of the country; and I found that the proprietor could speak English - a rare talent in that part of France. I retired to my room and waited. A note was delivered to me to call at the fountain - "The Château of Water." If it were possible I should like to reproduce in these pages a photograph of that spot. A high tower set upon a broad base, approached by stone stairs, much like Grant's Tomb in New York. It overlooked a small lake and in every respect it had the resemblance of an ancient work of art, which it was.

Finesses de traduction:

 

Le texte semble relativement facile à traduire à l'exception de ce "Château de l'Eau". Evidemment, on est tenté de traduire "the Château of Water" par un château d'eau, mais en anglais un château d'eau se dit "water tower", alors pour quelle raison symbolique ou subtile Lewis a utilisé cette formulation.

 

Ceci étant, il semble bien qu'il s'agisse du Château d'eau à Montpellier.

chateau-d-eau-montpellier.jpg 

La comparaison avec le tombeau de Grant à New-York permet de se faire une opinion.

 

tomb grant new york

 

Mais, à Manhattan, il faut grimper pour accèder par derrière au tombeau de Grant à New York comme le montre ce tableau ci-dessous et il faudrait vérifier l'équivalent à Montpellier...

 

acces-tombeau-grant-new-york.jpg

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 19:40
hslAprès une mise en veilleuse de quelques mois, voici enfin l'épisode suivant du fameux "Voyage d'un Pèlerin vers l'Est" de Spencer Lewis. La retraduction complète et inédite de cet ouvrage par le Bistrot est de peu d'utilité pour qui lit le "Voyage" rapidement en diagonale... En revanche pour ceux qui ressentent au delà des apparences, il y a différents niveaux de lecture et l'expérience initiatique décrite sur le plan psychique fait de ce modeste texte un des plus importants de l'aventure humaine dans lequel le choix de chaque mot cache un enseignement d'une richesse inestimable... Par exemple le "café" n'est peut être pas du café, le "train" n'est peut-être pas un train et le "personnage" qui vient de disparaître n'est pas forcément un être incarné comme chacun d'entre nous... 
 
--- 
""Et... il s'en alla.
 
Je le vis encore dans la gare traverser la foule et il disparut de ma vue. 
 
Je ne l'ai jamais matériellement revu depuis. 
 
Mais, je le vois souvent... et lui parle.     
 
Mon bon vieil ami. 
 
Quand je découvre jour après jour ce qu'il fit pour moi à cette époque, il devient un ami de plus en plus cher.
 
J'espère qu'il lit cela et y trouve l'évidence de mon appréciation sincère.
 
Alors que mon train avançait et passait à côté des tables du petit déjeuner, je vis le propriétaire revider dans la fontaine à café les tasses inutilisées par ceux qui avaient dû hâtivement se retirer.  
 
Le café était sans sucre et sans lait et je compris qu'il était vendu et revendu à nouveau toute la matinée.  
 
On devait le payer avant d'être servi et ensuite régulièrement saisir les chances de boire davantage qu'une gorgée de liquide noir.
 
Les croissants aussi étaient selectionnés et ceux qui étaient entiers retrouvaient leur place dans la corbeille.
 
A partir de Tarascon, le voyage est rempli de scènes magnifiques.
 
Le train parcourt le sud-ouest et traverse cette partie de la France qui fut à une certaine époque le lieu de grandes guerres de religions, de chansons de troubadours et d'un avancement précoce dans tous les arts.
 
Par les fenêtres de la voiture, on voit s'étendre de longs vignobles dont les raisins sont utilisés pour les nombreux vins.
 
Les voies publiques qui serpentent au travers de ces plaines vertes sont si blanches qu'elles ressemblent à une carte dessinée à la craie blanche sur un tissu vert.
 
Au loin des collines sont généralement surmontées de châteaux blancs ou gris ou de villes fortifiées. 
 
Puis la scène va changer et montrer une petite rivière qui s'étend sous un vieux pont romain, ou alors des tours et des remparts en ruine vont border ses rives. 
 
Lorsque le train approche d'une bourgade ou d'une ville, on remarque à sa périphérie beaucoup de vieux monuments correctement signalés par le guide touristique pour avoir joué une part importante dans les affaires de la nation.
 
Dans toutes les directions, les couleurs sont superbes.
 
On éprouve paix et joie intérieure.
 
L'atmosphère est légère, douce, tonique et engageante.
 
Ceux que vous rencontrez sont cordiaux, simples, sains et sincères.
 
Le Sud de la France est un endroit charmant à vivre, c'est à dire pour vivre spirituellement et honnêtement.""
 
(à suivre...)    
Version américaine:
And . he was off! I saw him pass through the crowds into the station and out of sight. I have never seen his actual material from since then. But - I do see him often - and talk to him. My good old friend. He has grown to be a dearer friend, for day by day I discover the value of what he did for me in those days. I trust he reads this - and finds in it evidence of my sincere appreciation. As my train moved on and passed by the coffee-table, I saw the proprietor pouring back into the coffee-tank the undrained portions of coffee left in the cups by those who had to retreat hastily. The coffee was unsweetened and without milk - and I understand it is sold over and over again during a morning. All pay before being served, and then take chances on even drinking more than a mouthful of the black fluid. The rolls too were being selected - the whole ones finding their places again in the basket. The journey from Tarascon is replete with beautiful scenes. The train travels to the southwest and crosses through that part of France which was at one time the stage of great religious wars, of Troubadors' songs and the early advancement in all the arts. Looking out of the car window one sees at times great stretches of green fields from which the grapes are taken for the many wines. Winding through these plains of green are the public roads so white that they look like a map drawn with white chalk on a green dais. In the distance are hills, usually surmounted with white or gray castles or walled cities. Then the scene will change and show a small river across which extends an old Roman bridge, or towers and walls in ruins lining its shores. As the train approaches a city or town one will notice on its outskirts many very old buildings, which the guide-book correctly points out as having at one time played an important part in the affairs of the nation. The colouring in every direction is superb. The feeling is one of peace and contentment. The atmosphere is soft, mild, invigorating and enticing. Those you meet are cordial, plain, wholesome and sincere. The South of France is a charming place to live - that is, to live spiritually and honestly.
 
 
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  • : Le Bistrot de la Rose+Croix est un site indépendant unique. Créé en 2010, il propose régulièrement ses "boissons" aux Chercheurs de Lumière. Ce sont des milliers de messages exclusifs en accès libre, inspirés par la mystérieuse pensée rosicrucienne. Les Habitués du Bistrot apprécient généralement d'en retrouver des traces dans l'Antique Egypte héliopolitaine, mais pas seulement...
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Hymne Rosicrucien 1916

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