Le récent article sur Isfet mettait en évidence un oiseau à éliminer pour être Maat...
Certains d'entre nous l'ont deviné, cet oiseau maléfique est notre ego...
Voici d'abord une intéressante citation de Harvey Spencer Lewis:
"L'une des premières et des plus importantes leçons à apprendre du deuxième degré des Neophytes est l'élimination de l'ego.
De cette formulation, un certain nombre d'interprétations différentes et erronées peuvent être apportées.
Mais cela ne signifie pas l'élimination du moi intérieur, ni la suppression totale de l'expression de la personnalité humaine.
Elle signifie : l'oubli des théories trompeuses et exagérées concernant l'individualité elle-même. (...)
Ce qui est réel dans le corps, fait partie de façon indestructible et inséparable de la grande âme, de la conscience universelle qui pénètre tout l'espace et qui est en tous les hommes.
Ce corps, qui est fait de la poussière de la terre, nous a été donné comme un temple dans lequel le maître doit demeurer et dans lequel le cosmique et la nature ont placé une parcelle de la grande âme.
Il est la demeure temporaire d'un segment, d'une partie, d'une petite partie, de la grande âme afin que cette partie puisse se manifester sur terre et y remplir la haute mission qui lui a été assignée.
L'expression de l'âme peut être différente d'un corps à un autre, par suite des habitudes, de l'éducation et des obstacles qui, chez certains, empêchent sa libre expression.
Cette expression de l'âme, constitue la personnalité mais elle ne confère pas l'individualité qui est matérielle, transitoire, qui peut changer avec le temps et que l'âme laisse derrière elle au moment où elle quitte le corps."
Comme on le comprend, l'ego au sens lewissien est quelque chose dont on peut et doit se débarrasser, n'est pas l'ego au sens psychanalytique...
Voici des exercices proposés pour éliminer l"ego:
"En premier lieu, chaque fois qu'en parlant de vous-mêmes vous aurez la tentation d'employer le mot "je"; essayez de le faire en changeant la tournure de votre phrase. Dans vos conversations, efforcez-vous d'éviter l'emploi de la première personne du singulier. Par exemple, au lieu de dire : « J'aime ceci ou cela.», dites « Ceci ou cela est bon ».
En parlant de ce que vous avez fait ou accompli, ne dites pas : « J'ai fait ceci ou cela », dites simplement « Ceci ou cela sera fait » ou encore : « Il m'a été permis de faire ceci ou cela ».
Vous pouvez dire aussi : « Ceci a été accompli grâce au pouvoir cosmique qui s'écoule par mon mental et mes mains », ou « Le cosmique m'a permis ou me permettra de faire ceci ou cela ».
En second lieu, cessez de penser que quelque chose puisse vous appartenir.
Comme vous l'apprendrez dans la prochaine monographie, vous ne possédez rien en propre, vous n'avez un droit exclusif à rien.
Tout ce qui est dans ce monde, tout ce qui existe, tout ce qui a été ou qui sera, peut être à votre service momentanément, peut vous avoir été prêté, mais ne vous appartiendra jamais. Et même ce que vous avez temporairement, bien qu'entre vos mains pour le moment, n'est pas à vous, mais est la propriété de TOUS, car tout ce qui est a été fait cosmïquement et personne n'a encore pu ACHETER quoi que ce soit au cosmique.
N'interprétez pas mal ces remarques.
Nous ne défendons aucune conception radicale, politique ou économique. La nature mystique de ce principe vous sera expliquée plus en détail dans la prochaine monographie.
En troisième lieu, souvenez-vous que vos souffrances et vos joies sont partagées-par tous ceux qui sont en harmonie, en résonance avec vous, et ceux-là peuvent se chiffrer par milliers et même par centaines de milliers.
Souvenez-vous aussi que vous n'êtes pas seuls, séparés ou distincts des millions d'autres êtres dont l'âme est votre âme, dont la pensée et la conscience sont votre pensée et votre conscience, et dont la vie même dépend de la façon dont vous menez la vie qui vous a été prêtée.
Cela, fratres et sorores, est notre leçon de ce soir. C'est la première leçon du second degré, et elle constitue votre entrée dans la chambre mystique de communion cosmique.
Vous trouverez le mot de passe de ce degré dans le rituel d'initiation au second degré. Ce mot est Maat.
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Certains passages sont extraits d'une monographie du 2ème degré Neophyte des années 60.
Les rosicruciens nomment "Prière du Chapelain", un texte fondamental qui accompagne l'activation de la shekinah dans le rituel basique du rosicrucianisme lewissien.
Le processus d'Eveil de l'Être intérieur se trouve évoqué et l'écoute régulière de ce texte, au rythme de la transformation alchimique du chercheur lui communique une portée toujours différente.
Il commence ainsi: "L'Être n'a jamais eu de commencement, car le néant ne peut donner naissance à quelque chose."
La portée de cette première phrase repousse quelques limites.
La remise en question du "néant" oblige à rechercher autrement toutes les théorie humaines qui s'appuient sur le concept erroné de "néant"...
Il est amusant de remarquer la proximité phonétique entre le mot "néant" et le "nouou" des égyptiens.
On se souvient qu'Atoum surgit hors du Nouou et qu'à diverses occasions il est possible de rechercher cette énergie du nouou que les égyptiens représentent par des petits pots de "nou".
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La Prière du Chapelain
Voici le texte que prononce le chapelain dans la loge rosicrucienne pendant que la Vestale allume les 3 bougies de la Shekinah:
L’être n’a jamais eu de commencement car le néant ne peut donner naissance à quelque chose.
L’obscurité emplissait tout avant que la Lumière ne fut, mais la Lumière ne vint pas des ténèbres, car les ténèbres sont l’absence même de la Lumière.
La Lumière est un attribut de l’Etre, car l’Etre est toujours lumineux en raison du rayonnement de son énergie qui résulte de ses efforts incessants pour conserver son existence.
La Lumière était sans chaleur et l’Etre était lui aussi insensible.
La Lumière ne se réfléchissait pas et l’Etre par conséquent était sans forme.
L’Etre dans son mouvement et dans son progrès éternel s’étendit de plus en plus.
Multiples devinrent ses formes et complexe sa nature.
La complexité croissante de l’Etre donna naissance à la densité et la densité fit sortir la chaleur de la Lumière; alors les choses vivantes commencèrent d'exister.
Avec la Vie vint la sensibilité de l’Etre évoluant vers la splendeur de la réalisation de Soi.
Dans la conscience de l’homme se reflétèrent les gloires de l’univers, l’Etre prit au fond de lui-même une forme sensible et l’Esprit lui assigna ses dimensions.
Alors la Lumière se mit à briller car pour la première fois elle réfléchissait sa propre nature.