Après le succès du message consacré aux travaux prometteurs sur ce que nous pourrions appeler la "gamme rosicrucienne" et ses effets, (voir le "la 427", et le "secreto eterno"), les Habitués ne manqueront pas d'apprécier et certainement de réécouter plusieurs fois avec le plus grand intérêt cette vidéo aussi étonnante qu'instructive qui nous est offerte par le talentueux Gilles Louïse, un ami du Bistrot.
Elle est intitulée "comment compose-t-on un morceau de musique ?"
"Avec tous mes bons vœux de Paix Profonde,
Eternellement votre frère,
H. Spencer Lewis
Imperator"
Depuis le 18e siècle une formulation du rosicrucien Louis-Claude de Saint Martin est particulièrement appréciée ci et là...
"J'ai désiré faire le bien mais je n'ai pas désiré faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien et que le bien ne faisait pas de bruit."
A priori, il n'y a rien à redire et chacun devrait y trouver son compte...
Certes ceux qui œuvrent en sous-main pour une organisation soucieuse de sa propre promotion sont un peu gènés, mais les mystiques plus avancés comprennent qu'il est important d'agir en connexion avec l'Être intérieur et donc dans la discrétion sans attirer jamais le moindre bénéfice sur eux-même ou sur une organisation quelconque et, par conséquent, nul ne voit leur égo et il n'y a pas d'égrégore en action.
Mais si nous grattont un peu l'utilisation de la formule citée plus haut, nous nous apercevons que le Maître Rosicrucien que l'on nomme parfois le "Philosophe Inconnu" ou "l'Homme au Message", en raison de l'extraordinaire sagesse qu'il parvenait à transmettre à chacun, ne serait pas forcément en phase avec le sens que l'on donne généralement à sa formulation.
En effet ce silence devient parfois une "omerta"...
Une fois n'est pas coutume, le Bistrot va citer Wikipedia!
""Omerta vient de "omo" qui veut dire "homme" et "umirta" qui est la contraction de "umilita" qui veut dire "humilité". L'omerta relève donc des "hommes humbles", notion à rapprocher à la "societa onorata", "société des hommes d'honneur" comme se baptise elle-même la mafia.
Cela veut dire qu'il n'y pas de règle écrite dans la mafia, rien qui ne puisse laisser des traces, mais uniquement un comportement selon lequel on est digne ou pas d'être un homme et donc de vivre.
Quiconque trahit cette "règle de conduite", ce "code d'honneur", mérite donc la mort car il a dérogé avec la règle du silence, la loi du silence, qui veut que quand on voit un crime, on ne le répète pas, on ne réagit même pas, mais on laisse passer le temps (...)""
Naturellement, les Chercheurs de Lumière et aspirants aux Initiations que les véritables Illuminés transmettent de tous temps ne rentrent pas dans la mafia!
Mais ils débutent forcément leur quête par l'épreuve qui conduit à se faire piéger par des religions ou des sectes, lesquelles récupèrent, à leur manière au sein de leur égrégore, les notions de bien, d'amour, de fraternité, ou de connaissance tandis que le silence imposé vient sceller un processus de cohésion...
Ainsi, le Chercheur, le "vivant point d'interrogation à la recherche de la Lumière" perd le désir d'interroger, tandis que le silence devient selon la fameuse mise en garde rosicrucienne: "un masque pour le mal"...
Pendant parfois des années, le chercheur, mal à l'aise, peine à se positionner, entre les engagements qui ont lié au silence son égo et l'expression du véritable ressenti de son cœur libre, avant de s'apercevoir que le "germe" qui a été semé en lui a produit une mauvaise herbe qu'il a longtemps arrosé en la prenant pour son Être Intérieur...
Evidemment, nous avons l'éternité devant nous: il n'est jamais trop tard pour arracher les mauvaises herbes et larguer ce que par ignorance nous avons cru devoir adorer...
C'est ainsi que commence dans le silence la véritable Quête...
Après quelques vaines tentatives de conciliation, le Chercheur sincère finit par s'éloigner de la fausse joie affectée des faux initiés, lesquels, en fait, sont dépourvus d'humour et font planer une forme de mystère qui s'efforce de donner le change.
Le Chercheur authentique ne peut alors que fuir l'arrogance et la suffisance qui sont les signes majeurs d'un ego démesuré, le fameux super-ego que l'on nomme parfois le "Maître Intérieur" et qui est incompatible avec le véritable éveil.
Le Chercheur s'éloigne donc des individus persuadés d'être la voix de la vérité et que rien ne pourra faire admettre du contraire...
C'est ainsi que le Chercheur découvrira qu'il convient d'agir discrètement et c'est naturellement le premier degré d'une nouvelle écoute de sa sincérité, suivi rapidement du deuxième degré d'un magnifique travail de dissolution de l'égo.
"L'ego, à dissoudre", c'est naturellement celui des Rosicruciens, qui pourrait se définir simplement par "ce qui est à dissoudre", contrairement à l'affirmation profane et populiste qui soutient qu'il faut toujours en alimenter un morceau pour se protéger!
Et pour dissoudre, que trouver de mieux finalement que le vitriol nouveau du bistrot?...
Voici un temple d'inspiration rosicrucienne qui existait en Californie sur les hauteurs d'Hollywood en direction de Beverley Hill.
Il dépendait de l'Ordre du Temple de la Rose+Croix créé en 1912 par Annie Besant mais qui n'a pas survécu à la première guerre mondiale.
Le temple était dans une villa privée appartenant alors à Marie Russak avec laquelle Spencer Lewis aurait eu des contacts, tout au moins après la dissolution de l'OTRC.
La revue Sophia de 1912 révèlait que "le Conseil de l'Ordre était composé de 12 Frères profondément intéressés par tout ce qui se réfère à l'occultisme cérémonial et aux anciens mystères. Le but était de constituer un instrument utile, en vertu de la l'inspiration du Maître Rakoczi, de ressusciter les vieux mystères et de préparer l'arrivée du Maître du Monde ".
Evidemment nous sentons dans l'inspiration égyptienne une forte influence théosophique et nous remarquons dans le temple quelques détails qui donnent des indications sur le rituel pratiqué, pour lequel les officiers comme les participants portaient des robes blanches et se réunissaient 2 fois par semaine.
Nous notons à l'Est une étoile flamboyante, issue généralement de la tradition maçonnique et représentée curieusement avec des ailes protectrices égyptiennes.
Il y a aussi les portraits de Jésus et de Rakoczi (le Comte de Saint Germain) qui témoignent d'une référence à un égrégore de Maîtres Passés et suggérent qu'au centre, il s'agit d'un autel consacré au "Grand Architecte de l'Univers".

En 1913, il y a exactement cent ans, Spencer Lewis était donc un jeune veuf d'une trentaine d'année avec la charge de deux enfants de 9 et 5 ans.
(Voir le précédent message: "une femme dans l'Ombre du grand Homme."
Il lui arrivait de collaborer régulièrement avec une entreprise de publicité photographique du New Jersey.
Un jour, alors qu'il devait s'entretenir avec le directeur et que celui-ci était occupé avec ses employés à la mise au point d'une publicité, Spencer Lewis aurait normalement dû attendre dans la salle d'accueil...
Or il se trouva introduit dans le bureau de la secrétaire de direction...
Celle-ci dut logiquement lui proposer d'attendre dans son bureau...
La jeune femme se nommait Martha Morfier, c'était une personne effacée, sensible et discrète qui était alors, semble-t-il, fiancée avec le directeur de l'entreprise, ce qui semblait lui promettre une existence "normale" à l'abri du besoin...
Toutefois elle accepta facilement une invitation à dîner de Spencer Lewis...
Une autre fois ce fut une invitation à aller au théâtre, suivie de nombreuses autres...
Et, Spencer Lewis prit l'habitude d'aller régulièrement dans ce bureau...
Pour Martha Morfier, cette période de choix de vie fut agitée et marquée en plus par le décès de ses grands parents.
Toujours est-il qu'elle épousa Spencer Lewis le 27 juin 1914 dans la plus grande discrétion.
Il semble que certaines choses se mettaient en place pour l'avenir et Martha devait être la gardienne intérieure qui veille à ce que tout se passe bien, telle la Nephtys égyptienne que l'on retrouve dans les Marthe du christianisme...
Pour situer le contexte extérieur de l'époque, notons rapidement que le lendemain du mariage, en Europe, à Sarajevo, l'Archiduc François-Ferdinant était assassiné, ce qui allait déclencher la 1ère guerre mondiale.
Martha ressentait profondément l'aspiration de Spencer Lewis et elle était sensible à son enthousiasme pour le développement du rosicrucianisme en Amérique.
C'est tout naturellement qu'elle eut sa place, le 1er avril 1915, parmi les 5 membres du Conseil Suprême de l'ordre naissant et qu'elle décida généreusement de mettre au service de la Rose+Croix l'héritage de ses grand parents.
Martha prit particulièrement à cœur ses nouvelles activités et, en particulier, elle s'entendait très bien avec les enfants de Spencer Lewis.
Mais sa période troublée de 1913-1914 n'avait pas fini de créer des difficultés...
En 1917 Spencer Lewis avait adhéré à la Franc Maçonnerie dans le New Jersey et il avait été reçu comme Apprenti et comme Compagnon, or alors qu'il devait logiquement devenir Maître Maçon, il fut blackboulé, ce qui mit fin à sa carrière maçonnique "normale"...
La raison est naturellement difficile à deviner, mais un document maçonnique de 1934 met clairement en évidence qu'un nommé Saunders avait contribué à contester l'honorabilité et les bonnes mœurs de Spencer Lewis et de son épouse Martha...
Voici quelques passages d'une traduction de ce curieux texte tardif (20 ans après) qui est censé réhabiliter Lewis (et son épouse):
"Parlant de votre aimable épouse, il est possible que les allégations de Saunders aient été fondées" (...) "quoi qu'elle ait pu être, vous êtes la personne avec qui elle doit vivre, du moment que vous, vous pouvez la supporter"(...), "nous savons qu'elle a fait une bonne épouse"(...), "si ses origines étaient humbles, elle n'en a que plus de mérite" (...).
Il semble que Martha ait toujours évité d'être sur les photos et la photo ci-dessus n'est pas si évidente à trouver, il convient de chercher dans les photos officielles du "Suprem Council" (Conseil Suprême) pour trouver celle-ce datant de 1952.
Spencer Lewis était décédé en 1939 et Martha fit naturellement partie du Conseil jusqu'à sa mort en 1966.
Il est amusant de constater l'étonnant rôle des entreprises de photographies dans les amours de Spencer Lewis, puisque les deux femmes de sa vie y furent rencontrées et, nous aussi pourrions mettre en parallèle l'intérêt de Ralph, le fils de Spencer, pour une carrière de photographe ou de cameraman...
Ajoutons que Martha devint, le 22 juillet 1915, la mère du 3e enfant de Spencer Lewis, Earle Cromwell (à ne pas confondre avec le frère d'Harvey Spencer Lewis: Earle Lewis, né en 1885).
Elle fut également mère du 4e enfant de Spencer Lewis, Madeleine Colombe le 18 avril 1917.
(à suivre...)
Dans l'ombre d'un grand homme il y a toujours une femme!
Un habitué du Bistrot nous faisait remarquer que nous n'avons que rarement parlé de l'épouse de Spencer Lewis et même des épouses, puisqu'il y en a eu deux...
Voici donc une première approche, que certains buveurs ne manqueront pas de considérer comme un aspect du culte lewisien rendu par le Bistrot!
En 1902 Mollie Goldsmith, âgée de 20 ans, s'était fait photographier avec sa soeur, Lilian, son aînée de 2 ans, dans une boutique de photographie d'Atlantic City, une ville festive du New Jersey où elles étaient en vacances.
Dans la boutique officiait un jeune photographe de 18 ans nommé Spencer Lewis qui avait éprouvé pour la blonde et réservée Mollie un intérêt plus que professionel et que l'exubérante Lilian s'attachait à neutraliser...
Après avoir échangé de nombreux courriers, ils se marièrent en mars 1903, leur fils Ralph Maxwell naquit en février 1904 et une fille, Vivian Sybil, naquit en 1909, seulement quelques mois avant le "Voyage vers l'Est" en France.
Nous avions publié un extrait de la lettre que Spencer Lewis avait envoyée de Toulouse à Mollie que l'on voit ci-dessus en compagnie de Spencer Lewis.
Mollie était née à Boston et elle avait la délicate fonction d'interface entre son mari et sa famille de commerçants du Massachusets qui ne comprenaient pas et rejetaient fortement les centres d'intérêts mystiques peu lucratifs...
Mais elle admettait, sans vraiment en comprendre les détails, que l'intérêt de son mari pour sa quête mystique se traduisait par certaines difficultés matérielles pour le couple, alors que l'intelligence de Spencer Lewis aurait pu lui permettre de se consacrer à des activités moins mystiques et plus rentables...
Nous comprenons donc mieux un aspect de la lettre citée précédemment et l'intérêt pour Spencer Lewis de justifier à son épouse qu'une vision avait débouché sur une rencontre concrète sur le bateau...
Mollie était une jeune fille simple qui aimait les animaux.
Spencer Lewis lui avait offert avant la naissance de Ralph un fox-terrier (smooth en anglais qui signifie également fureter), il avait pour nom Snooky (on songe à snooker et donc à l'idée de fureter au ras du sol).
Snooky s'était révélé jaloux et dangereux pour le bébé lorsqu'il commença à marcher à 4 pattes.
Il se séparèrent donc de Snooky en se promettant de le remplacer par un autre chien lorsque le moment serait plus favorable.
Mais à l'évidence, Mollie prenait beaucoup sur elle...
Un jour elle se plaint de violentes douleurs intestinales: son appendice s'était rompue et elle fut opérée en urgence.
Le chirurgien évita la péritonite et Mollie sembla s'être rétablie, mais elle demeurait très faible et bien qu'elle évite de se plaindre, son état perturbait la vie familiale, la vie professionnelle et la quête mystique.
Mollie souffrait de maux de tête: à l'évidence, une septicémie poursuivait son œuvre...
En mai 1913, elle fut hospitalisée une nouvelle fois et décéda à l'hôpital, elle avait donc 31 ans.
Spencer Lewis se retrouva donc, en dehors de ses préoccupations rosicruciennes, à 29 ans, veuf, avec 2 enfants à charge.
Il éprouvait donc la souffrance de l'absente, une situation de manque affectif et une difficile épreuve à comprendre et à surmonter...

Voici une représentation de la "Dive Bouteille" à laquelle Rabelais faisait allusion au 16e siècle.
Peut-être est-il besoin d'expliciter le sens de ce "ne diffère" qui signifierait dans un langage actuel "ne change pas et continue à m'abreuver, même si j'ai tendance à m'égarer".
La "Dive Bouteille" représente l'accés à la Connaissance intuitive que les rosicruciens développent par leur formation.
Elle peut s'identifier à diverses représentations comme par exemple les "Archives Akashiques" que Spencer Lewis nommait "les Archives Secrètes" ou encore "les Archives de l'Ordre".
Les Archives Akashiques constituent naturellement les authentiques "Livres Sacrés" qui sont différents de ceux que les religions s'efforcent d'amener le monde profane à considérer comme tels.
Elle nécessitent parfois des connexions affinées qui portent alors des noms particulier.
C'est le cas de certains "livres" dont nous avons pu parler comme le "Liber T", le "Liber M", le Liber 777, le Liber 333...
Nous trouvons aussi parfois d'autres noms variés comme par exemple les "Archives GT" (GT = "Golden Thread" = "fil d'or") lesquelles répondent à certains questionnements soulevés par le christianisme.
Naturellement, il ne faut pas croire que cet accés est définitivement et exclusivement réservé à quelques prophètes célèbres que les doigts d'une main suffirait généralement à compter...
L'accès est progressif et à la disposition de chacun, encore faut-il que notre quête parte dans la bonne direction.
Le message de Rabelais (en fait il s'agit seulement du début du message) est une forme de "supplique" pour exprimer l'idée que tant que le chercheur conservera son oreille intérieure bien connectée, la source continuera à l'alimenter et l'aidera à maintenir un niveau vibratoire élevé.
Naturellement, celui-ci doit donc écouter et laisser le divin breuvage agir en lui...
L'erreur serait de croire que ce que le chercheur "reçoit" est destiné à être exprimé aux autres comme une sorte d'éclaboussure qui rebondit sur son ego alors qu'au contraire cela doit agir à l'intérieur de lui même et s'exprimer par un effet rayonnant...
Alors rayonnement ou éclaboussure?
C'est un test de sincérité finalement...
Voici par exemple, une dizaine de questions sur le sujet:
1- Utilisons-nous parfois volontairement des mots inconnus de nos interlocuteurs au lieu de nous placer discrètement à leur portée?
2- Nous arrive t-il d'étaler nos messages comme des romans alors que nous pourrions faire un effort d'épuration?
3- Restons-nous attachés à défendre une tradition alors que nous avons constaté qu'elle a dégénéré?
4- Continuons nous d'utiliser un symbole ou un simple mot dans un sens que nous savons pollué?
5- Restons-nous adhérent d'une organisation dont la plus haute autorité est à l'évidence manipulatrice, malhonnète ou mercantile?
6- Cautionnons-nous une organisation qui s'attribue la Lumière?
7- Lorsque nous découvrons une anomalie symbolique témoignant d'une incompétence, est-ce que nous nous éloignons de cette source ténébreuse ou est-ce que nous reportons cette décision grave à une date ultérieure?
8- Relayons nous des informations sans préciser que nous ne les avons pas vérifiées?
9- Nous cachons-nous derrière le prestige de telle ou telle personnalité reconnue ou de telle organisation prestigieuse pour camoufler l'ignorance de notre ego?
10- Avons nous l'honnèteté de rectifier l'impact des informations tandencieuse ou erronées que nous avons diffusées une fois que nous avons pris conscience de notre erreur ou de nos erreurs?
Cette représentation typiquement rosicrucienne se trouve sur la page-titre d'un ouvrage paru à Londres en 1661 intitulé "Collection of Apothegmes New and Old, by the Right Honourable Francis Bacon, Baron of Verulam, Viscount St. Alban".
C'est à dire: "Collections d'anciennes et de récentes sentences par le très honorable Francis Bacon, Baron de Verulam, Vicomte de St Alban."
Les habitués du bistrot reconnaîtront une composition du "point dans le carré" symbole du Premier Degré des Néophytes rosicruciens, et du "point dans le cercle" symbole du Deuxième Degré.
La rose représente naturellement l'éveil de l'Être intérieur, le "Dieu de Notre cœur".
Le talent de Louis de Funès dans le film "Rabbi Jacob" pourrait nous laisser croire qu'il est aisé pour un étranger de se plonger dans une tradition religieuse et d'en appréhender toutes les finesses.
Tout au long de leur cheminement, les mystiques, généralement sollicités de nos jours par la mouvance New-Âge, sont tentés par des approches superficielles de traditions comme l'hindouïsme, le lamaïsme, le taoïsme...
Il en est de même de l'approche de la kabbale hébraïque que l'on suggère parfois à des goy (des non-juifs) et il leur apparaît rapidement que "l'étude" sérieuse est incontournable.
"L'étude",en hébreu (תַּלְמוּד) c'est le "Talmud"...
C'est ainsi qu'un chercheur vient demander à un rabbi:
- "Voudriez-vous m'enseigner le Talmud"?
-"Vous êtes un goy et vous n'avez pas le cerveau d'un juif, il n'y a aucune chance pour que vous réussissiez jamais à comprendre le Talmud."
Mais le chercheur insiste, et le rabbi finit par accepter:
-"Je vous enseignerais le Talmud, si vous répondez à cette question: deux hommes tombent dans une cheminée. L'un sort sale et l'autre propre. Lequel des deux va se laver?"
-"Et bien celui qui est sale va se laver et celui qui est propre ne va pas se laver".
-"Vous ne réussiriez jamais à comprendre le Talmud! C'est le contraire : le propre voit l'autre sale et pense qu'il est également sale et va se laver. Le sale voit l'autre propre, pense qu'il est également propre et donc ne va pas se laver".
-"Je n'ai pas pensé à cela, s'il vous plaît posez moi une autre question."
-"Deux hommes tombent dans une cheminée. L'un sort sale et l'autre propre. Lequel des deux va se laver ?"
-"Et bien, celui qui est propre voit l'autre sale, pense qu'il est également sale et va se laver. Le sale qui voit l'autre propre, pense qu'il est également propre et donc ne va pas se laver".
-"Vous avez tort à nouveau! Vous ne comprendrez jamais: le propre se regarde dans le miroir, voit qu'il est propre et, par conséquent, ne se lave pas. Le sale se regarde dans le miroir, voit qu'il est sale et, par conséquent, va se laver".
-"Mais vous n'avez pas dit qu'il y avait un miroir!"
-"Je vous ai prévenu qu'avec votre cerveau vous ne réussirez jamais à comprendre le Talmud. Pour comprendre le Talmud, vous devez envisager toutes les possibilités".
-"OK, laissez-moi essayer une fois de plus et posez moi une autre question. "
-"Pour la dernière fois, deux hommes tombent dans une cheminée. L'un sort sale et l'autre sort propre. Lequel des deux va se laver ?"
-"OK. Je pense que c'est clair à présent: s'il n'y a pas de miroir, le propre verra l'autre sale, et il pensera qu'il est également sale et ira se laver. Le sale verra le propre, pensera qu'il est également propre et donc n'ira pas se laver. S'il y a un miroir, le propre se regardera dans le miroir, verra qu'il est propre et, par conséquent, ne se lavera pas. Le sale se regardera dans le miroir, verra qu'il est sale et, par conséquent, ira se laver".
-"Je vous ai prévenu qu'avec votre cerveau vous ne réussirez jamais à comprendre le Talmud. Vous disposez d'un cerveau non-juif... Dites-moi, comment est-il possible que deux hommes tombent dans une cheminée, et que l'un sorte sale et l'autre propre ?"
Cette gravure est une œuvre du hollandais Hendrick van Cleeve qui vécut au 16e siècle.
Le curieux édifice central, construit au milieu du lac, dégage un symbolisme qui devrait séduire les habitués du Bistrot...
En effet, il est surélevé par 3 marches géantes et nous devinons que le bâtiment circulaire comporte vraisemblablement 12 alvéoles.
Comment ne pas songer aux 3 Degrès Néophytes et aux 12 Degrés du temple?
L'œuvre porte le nom de "Lacus Nemorensis sive Ariciae".
Le mot "lacus" est généralement traduit par un étang ou un lac, mais son sens est plus vaste.
Il peut être un bassin artificiel, une fosse, un trou, un réservoir et pourquoi pas la "tombe" de Rosenkreutz...
"Nemorensis" est relatif au bois ou à la forêt.
"Sive" fournit une précision complémentaire: "ou plus précisément".
"Lac de la forêt et plus précisément d'Aricie"
"Ariciae" pourrait évoquer la maison de campagne de César.
En fait, la référence est plus ancienne: Aricie, est une princesse, fille de Pallas qui était détrônée et vivait cachée dans la forêt.
La tradition en fait parfois une nymphe associée à Diane que l'on nomme alors Diane Aricie, tandis que le temple central avait la réputation d'abriter un curieux sacerdoce: le prêtre du temple devait être toujours vigilant et s'attendre à être tué pour être remplacé par son successeur...
Là aussi, une interprétation rosicrucienne du symbolisme nous permet de deviner que si une tradition rosicrucienne dégénère, elle meurt lorsqu'une nouvelle résurgence surgit...
En tout cas le symbole d'un lac caché au milieu de la forêt abritant un temple est magnifique et inspirant...
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Le Bistrot de la Rose+Croix propose un continuum de 8 ouvrages couvrant correctement le début de l'Enseignement Rosicrucien. Cela commence par le Mando, suivent les 3 Monographies des Degrés Néophytes et 4 Monographies des Degrès du Temple. <cliquer ici>
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Dans ce nouvel opus, des documents qui circulaient auparavant sous le manteau sont diffusés comme le fameux Nodin 2 ou le manuscrit d'Alden. Un éclairage particulier est projeté sur l'AGLA, cette mystérieuse confraternité. Enfin, le titre de Philosophus prendra tout son sens avec la découverte de la divinité égyptienne tutélaire du Degré qui se révèlera après une rotation... quadrangulaire autour de la shekinah!
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Créé en 2010, il propose régulièrement ses "boissons" aux Chercheurs de Lumière.
Ce sont des milliers de messages exclusifs en accès libre, inspirés par la mystérieuse pensée rosicrucienne.
Les Habitués du Bistrot apprécient généralement d'en retrouver des traces dans l'Antique Egypte héliopolitaine, mais pas seulement...