Ces écrits ne sauraient être complet sans dire quelques mots au sujet de Mme Catherine Thompson.
Elle et moi avons été les instigatrices de l’organisation de la branche de Boston de la Baconian Society of America, qui fut fondée le jour de l’anniversaire de George Washington, le 22 février 1926, à 20 heures.
Willard Parker, président de la Bacon Society of America, vint de Philadelphie pour cette occasion.
J'en fus tout d’abord la vice-présidente, puis, lorsque le Dr William H. Prescott nous quitta, je devins présidente.
Dimanche 12 décembre 1926, M. Parker revint et donna une conférence dans la Salle de réunion de la Bibliothèque.
La première réunion ouverte au public se tint à la Bibliothèque Athena, le 1er février 1927, la salle était comble et l’auditoire très enthousiaste.
Mme Prescott suggéra que la Société adopte la citation suivante comme devise :
Il n’y a rien de vrai dont j’aie peur de connaître l’existence, il n’y a rien de faux que je souhaite croire.
La baronne A. M. von Bloomberg donna une conférence en mai 1927, à la bibliothèque Athéna, réfutant la fausse accusation, un complot politique, contre Francis Tudor (Bacon), le vrai Shakespeare.
Je pourrais écrire plusieurs pages sur mon expérience avec la Baconian Society, car beaucoup de nos personnalités les plus éminentes de Boston étaient profondément intéressées et prêtes à consacrer d’importantes sommes d’argent pour promouvoir la Société dans toute son ampleur. Mais le président national, M. Willard Parker, nous quitta, suivi du Dr Prescott, puis enfin de Mme Thompson. Et c’est entre mes mains que se trouvent aujourd’hui les manuscrits ainsi que les comptes rendus des réunions.
Mme Thompson occupait la fonction de secrétaire. A son décès, en 1934, l’intégralité de ce qu'elle possédait me fut remis. Comme plus personne ne s’intéresse aujourd’hui à la question Bacon/Shakespeare, je me vois contrainte de les détruire.
À présent, je voudrais dire un mot au sujet de Mme Thompson. Ce fut la femme la plus cultivée que j’aie jamais rencontré ou souhaité rencontrer.
Fille d’un riche Anglais, elle perdit sa mère alors qu’elle était encore très jeune. Elle reçut une éducation des plus complètes: d’abord en Allemagne, puis à Paris et enfin en Angleterre, où elle bénéficia du meilleur enseignement dans toutes les disciplines, musique, littérature, arts, et bien d’autres encore.
Elle épousa un homme très riche, le couple s’installa en Amérique et fit édifier de luxueuses résidences à New York et à Newport
On disait que, ni à New York ni à Newport, personne n’avait jamais donné de dîners aussi somptueux que ceux offerts par Mme Thompson.
M. Thompson s’engagea dans les affaires boursières à l’époque de Jay Gould.
Il commença par déclarer: Je vais ruiner Jay Gould. Mais ce fut finalement Jay Gould qui le ruina.
Incapable de supporter cette chute, il abandonna sa femme et ses deux enfants sans ressources, puis disparut à jamais. Nul ne sait ce qu’il advint de lui, seul Dieu le sait.
Mme Thompson se vit contrainte de vendre une grande partie de ses biens les plus précieux afin de subvenir aux besoins de ses deux enfants. Il va sans dire qu’elle s’était fait de nombreux amis prêts à lui venir en aide.
Je n’entrerai pas dans tous les détails: elle plaça sa fille dans un couvent, tandis que son fils fut élevé par certains de ses amis. Elle accepta un poste d’hôtesse auprès d’un sénateur veuf à Washington, qui recevait beaucoup et s’y fit rapidement un nom.
Elle était capable de s’asseoir au piano et d’interpréter de mémoire les pièces les plus ardues. Elle se tourna finalement vers l’astrologie, et devint célèbre dans ce domaine, ce qui la conduisit à Boston.
Elle était une grande érudite en matière de Bacon/Shakespeare. Elle affirmait être la réincarnation de la reine Élisabeth; et, au vu de toutes les connaissances que j’ai pu réunir sur la vie de cette souveraine, je suis convaincue qu’elle l’était véritablement. Francis Bacon et le comte d’Essex étaient les fils de la reine Élisabeth, qui les traita à peu près de la même façon que Mme Thompson traita ses propres enfants.
J'étais l'un des Rois de France pendant le règne de la Reine Elizabeth, et j'eus beaucoup à faire avec elle durant ces temps agités, au moment où les deux pays, l'Angleterre et la France, étaient constamment en guerre avec les pays environnants.
J'étais un Huguenot essayant d'amener des négociations pacifiques afin que les Catholiques et les Protestants puissent vivre ensemble en harmonie. La reine Élisabeth et le roi de France entretenaient des relations amicales et essayaient de coopérer, mais la reine Élisabeth voulait toujours davantage que ce que le roi était prêt à donner.
Catherine Thompson et moi fûmes réunies dans cette vie, probablement pour effacer un certain ajustement Karmique de ces moments-là.
Elle vint me rendre visite en 1945, à peine deux semaines avant qu'elle n'ait le choc qui finalement l'emporta.
Elle vivait dans un hôtel, où elle était redevable de plusieurs mois de loyer, en conséquence, elle se voyait contrainte de quitter les lieux au premier janvier.
J'avais une maison pour jeunes filles près de chez moi, et elle me demanda de la laisser venir y habiter. J’étais alors occupée à décorer l’arbre de Noël pour une centaine de personnes. J’avais fermé pour un mois la maison voisine, car la gouvernante et les pensionnaires avaient des difficultés à s’entendre. La maison était froide et j'ignorais comment la rendre confortable. Je lui promis néanmoins qu’après le premier janvier, je prendrais les dispositions nécessaires pour l’accueillir.
Une fois la maison à nouveau prête, j’allai la voir, mais entre-temps, son avocat lui avait trouvé une chambre au Home of Truth. Avant qu’elle n’ait pu faire le moindre préparatif pour s'y rendre, elle fut victime d’un choc.
On la transporta à l’hôpital Peter Bent Brigham, où je lui rendis visite. Elle ne pouvait cependant plus parler, le choc avait atteint sa faculté de parole, bien qu’elle s’efforçât désespérément de me dire quelque chose. Elle passa par la Transition dans la Salle des Indigents de l'hôpital.
Deux semaines avant l’accident vasculaire cérébral qui l’emporta, Mme Thompson m’avait confié qu’elle me léguait ses livres. Son avocat m’informa ensuite, après son décès, que j’étais désignée comme l’une des exécutrices testamentaires. On me pria d’assister à la lecture du testament, mais voilà qu’un jeune homme, qui avait collaboré avec Mme Thompson à un horoscope destiné à être vendu à bas prix dans un magasin, produisit un testament entièrement nouveau, par lequel il se nommait lui-même exécuteur testamentaire et unique héritier de tous ses biens.
J’étais si choquée que je restai sans voix. J’aurais dû, sur le moment, demander à l’avocat ce qu’était devenu l’autre testament, celui dans lequel il avait indiqué que j’étais désignée comme l’une des exécutrices. Néanmoins, Mme Thompson avait exprimé le souhait d’être vêtue de sa robe de soirée en satin blanc, d’être incinérée et que ses cendres fussent dispersées depuis le Longfellow Bridge dans la Charles River. Je veillai à accomplir ses volontés à la lettre.
Elle appartenait à ma Loge, et j'étais la seule qui pouvait accomplir les Rituels funéraires sur ses cendres, la voir vêtue comme elle l’avait ordonné dans son testament, et jeter ses cendres depuis le Longfellow Bridge. Tel est le cours de la vie sur ce plan matériel. Il n’y avait personne d’autre parmi ses associés qui puisse le faire.
Elle fut une grande âme. Elle a souffert assez pour plusieurs incarnations en une seule. À présent, des gens qui n’ont jamais rien fait pour elle causent des ennuis à ceux qui ont aidé sa fille; et, une fois de plus, on me demande de venir en aide en fournissant les faits que moi seule suis en mesure de produire.
Je rencontrai son fils et sa fille quand Mme Thompson fit sa transition, et sa fille et moi devînmes de grandes amies. Celle-ci possédait une belle résidence d'été à environ douze miles de Plymouth, dans le Massachusetts, où nous allions pour le week-end et pour une promenade.
Sa fille, Maud Doane, fut victime d'un choc et fut retrouvée par ses voisins allongée sur le sol de sa salle à manger. Ils avaient remarqué la lumière allumée jour et nuit et pressentaient que quelque chose était arrivé. Sa mère possédait un service de vaisselle Crown Derby valant 4000$, et elle en détenait la moitié, l'autre moitié se trouvant à Chilicothee, dans le Kansas.
Maud en légua la moitié à l’épouse et à la fille de mon avocat. Il avait beaucoup fait pour elle, ainsi qu’elle me le confia elle-même. Mon avocat nous quitta à l’époque de Noël, et aujourd’hui, des difficultés sont faites à son épouse au sujet de cette vaisselle. On a une nouvelle fois fait appel à moi pour que je témoigne de ce que je sais de toute l’affaire.
Quand, oh quand, les gens cesseront ils de se disputer pour les jouets terrestres d'autres personnes, après qu'elles soient parties ?
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- début des Confidences de Marie-Louise
Anglais
When will people stop arguing over other people’s earthly possessions after they have passed away?
Allemand
Wann werden die Menschen aufhören, sich um die irdischen Besitztümer anderer zu streiten, nachdem diese gegangen sind?
Espagnol
¿Cuándo dejarán las personas de disputarse los bienes terrenales de otros después de que hayan partido?
Italien
Quando smetteranno le persone di litigare per i beni terreni altrui dopo che questi se ne sono andati?
Portugais
Quando as pessoas deixarão de disputar os bens terrenos de outros depois que eles se forem?
Grec
Πότε θα πάψουν οι άνθρωποι να διαπληκτίζονται για τα γήινα υπάρχοντα των άλλων, αφού εκείνοι έχουν φύγει;
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