28 novembre 2025 5 28 /11 /novembre /2025 11:46
MLC (70) - La Fabrication des Fleurs en Papier

Au printemps 1945, j'étais complètement épuisée. Cela faisait à présent trois ans que Stanley était parti. Entre les tâches du foyer, la correspondance de la Société astrologique Athéna qu’il me fallait maintenir, et la maison pleine de marins et de soldats pendant près de trois ans, avec toutes les complications que cela entraînait , ma santé a fini par céder.

J’eus une grave crise de jaunisse et restai très souffrante durant trois semaines, juste au moment de Pâques. J’eus la chance d’avoir à mes côtés, à ce moment-là, deux marins et leurs épouses, qui disposaient de la cuisine. Personne n’aurait pu me prodiguer davantage de soins et d'attentions qu’eux durant ces trois semaines où je restai clouée au lit. Ils ont non seulement veillé sur moi, mais aussi sur toute la maison. Ils m’appelaient Maman.

Je me remis de cette crise, mais toutes les deux ou trois semaines, une douleur atroce me saisissait au niveau de la vésicule biliaire. J’appelais alors le médecin qui venait me faire une piqûre et repartait aussitôt. Cela dura huit mois. Finalement, à Noël, je résolus de connaître la cause exacte de ces souffrances. Je me rendis donc à la clinique Lahey, pour y subir tous les examens nécessaires, radiographies et autres, on me prescrivit un régime strict. Pendant un an et quatre mois, je le suivis scrupuleusement, tout en continuant à souffrir par intermittence.

En raison de mon âge, on refusa de m’opérer. Le jeune médecin qui me suivait ne m’envoya donc pas chez un chirurgien, mais ce fut une erreur. Si j’avais été adressée à un médecin plus expérimenté, celui-ci aurait immédiatement perçu le genre de femme que je suis et  aurait compris que j’étais parfaitement capable de supporter une intervention, car je n’ai peur de rien.

Mon état empira au point que j’avais recours au  médecin deux ou trois fois par semaine. J’étais passée de 64 kg à 55 kg.  Le médecin finit par m'envoyer à un chirurgien qui, après examen, déclara: 

Il faut opérer, et cela doit être fait dans les dix jours.  

Il me fallu donc trouver quelqu’un pour veiller sur ma maison. Je fis appel à une amie qui m’avait été fidèle durant les périodes les plus éprouvantes des vingt dernières années, et aussi à une petite-nièce, Mme Stephen Smith, qui vivait à Burlington, dans le Vermont, et qui m’avait rendu visite l’année précédente m'assurant que je pouvais compter sur elle en cas de besoin. Elle me répondit immédiatement par écrit qu’elle viendrait, et que son mari étant en vacances, se joindrait à elle. 

Je fus donc admise à l’hôpital Deaconess, et après trois jours d’investigations, l’opération eut lieu. C’était un cas d’école, car les radios ne montraient rien. Ma vésicule biliaire avait été enlevée quarante ans plus tôt, si bien que le chirurgien ignorait ce qu’ils allaient trouver. Ils  découvrirent cependant deux gros calculs dans le canal qui relie la vésicule aux intestins, ce qui expliquait ces vives douleurs.

Je demeurai quatre semaines à l’hôpital. Comme à leur habitude, mes amis emplirent ma chambre de fleurs magnifiques. J’aurais dû y rester encore une semaine, mais, comme je vivais tout près de la clinique, on estima que je pourrais y retourner en cas de besoin.
 
Je rentrai un samedi. Mon amie, qui était demeurée quatre semaines chez moi pour veiller sur la maison, fut dans l'obligation de repartir. Ma petite-nièce, avait été également contrainte de regagner son foyer la semaine précédente. Nous téléphonâmes donc à mon neveu et à son épouse, dans le Vermont, pour leur demander  de venir.

Tous deux âgés étaient âgés de soixante-quinze ans et en assez mauvaise santé, ils sont néanmoins venus et sont restés à mes côtés jusqu’à ce que je trouve une domestique. 

Le chirurgien avait exigé que je revienne à la clinique le mardi suivant ma sortie. Contre mon intuition, je m’y rendis. Il faisait très froid. Je dus patienter deux heures avant d’être appelée et je pris froid. Le chirurgien souhaita me revoir le vendredi. J’y retournai, je pris froid à nouveau et contractai une bronchite. 

Il me fallut être hospitalisée, là, j’ai toussais à m’en déchirer la poitrine, tout en recevant des soins pour le moins inadaptés.

Il aurait fallu qu'un bandage serré soit placé afin de maintenir l’incision bien fermée, mais cela ne fut pas fait, par conséquent, la plaie interne, qui n’avait pas cicatrisé, s’est rouverte, et je me retrouve aujourd'hui avec une hernie dont je souffrirai toute ma vie, contrainte de porter un corset très ajusté le jour et une ceinture herniaire la nuit. Tout cela par suite de soins post-opératoires inadéquats. Sans cette négligence, je serais à présent parfaitement rétablie, comme neuve. 

Je n’avais pas eu à porter de corset depuis quarante ans, or avoir la taille ainsi comprimée nuit et jour représentait une gêne continuelle qui me pesait beaucoup.

Lorsque je compris que mon neveu et sa femme allaient devoir regagner leur domicile, je pris le Herald du matin et tombai sur une annonce: une infirmière praticienne recherchait à s’occuper d’une personne âgée. Je l’appelai aussitôt, elle vint me voir dès l’après-midi même. Je l’engageai sur-le-champ. 

Elle resta à mon service pendant un an et demi et se révéla précisément ce dont j’avais besoin. Au terme de cette période, j’étais redevenue capable de me suffire à moi-même et, lorsque mon neveu et son épouse vinrent me rendre visite pour Noël, je laissai partir Catherine. Ce fut la première et la seule domestique à demeure que j’aie jamais eue. Comme je voudrais pouvoir m’en offrir une semblable aujourd’hui...

Durant ma convalescence, je ne savais que faire pour occuper mes heures creuses. Un Gémeaux a besoin d'avoir constamment les mains et l’esprit occupés. 

Ma petite-nièce, Irma Henry, qui fabriquait autrefois de très jolies fleurs en papier, me proposa de m’en apprendre le savoir-faire. Elle m’enseigna d’abord à réaliser des roses et des cornouillers, puis, grâce au livre d’instructions publié par la Dennison Manufacturing Company, je parvins à créer toutes sortes de fleurs. Je fus très surprise de découvrir que j’avais un véritable don pour cet art: mes fleurs en papier étaient si réalistes que les gens ne parvenaient à les distinguer des vraies qu’en les touchant.

À cette époque, une amie de Troy, dans l’État de New York, vint me rendre visite. Lorsqu’elle découvrit toutes les fleurs que j’avais réalisées en cinq mois à peine, elle resta stupéfaite et s’écria :

J’ai apporté mon appareil photo, je vais photographier toutes tes créations et  essayer de te rendre aussi célèbre pour tes fleurs que Grandma Moses l’est pour ses peintures. 

À cette époque, d’autres personnes se trouvaient auprès de moi, toutes se mirent à rassembler les nombreuses fleurs que j’avais réalisées et à les disposer autour du piano, dans le salon de musique.

Pendant que mon amie prenait les photos, quelqu’un s’écria:
  :
Il faut prévenir le Boston Herald! C’est une histoire extraordinaire: une dame de quatre-vingt-neuf ans qui se met à ce loisir et réalise tant de variétés aussi réalistes. 

Tout le monde, d’une seule voix, m’incita à téléphoner au journal. Comme il m’arrive souvent d’écrire au Hérald à propos de différents sujets lorsqu’une occasion se présente, c’est tout naturellement que je composai le numéro de la rédaction pour leur exposer ce dont nous venions de convenir. Le rédacteur me répondit immédiatement :

Parfait, je vous envoie quelqu’un tout de suite, il sera chez vous dans une demi-heure. 

Un photographe arriva donc et prit plusieurs clichés des fleurs, me plaçant au milieu d’elles pour poser. Il en résulta un bel article accompagné d’une grande photographie, paru dans le Sunday Herald du 18 décembre 1949, sous le titre suivant: 

Une femme de Back Bay, 88 ans, excelle dans la fabrication de fleurs en papier.

Franchir le seuil de la maison de Mme Marie L. Clemens,  au 198 Bay State Road, donne l’impression d’entrer chez un fleuriste: toutes les pièces sont littéralement envahies de fleurs d’une beauté saisissante.

Il est difficile de croire qu’il s’agisse de fleurs en papier, tant elles paraissent vraies. Il faut finalement les toucher pour se convaincre qu’elles sont entièrement réalisées en papier.

Depuis le mois de mai dernier, Mme Clemens s’est lancée dans la création de fleurs en papier. Elle en a, depuis, réalisé plus de deux cents variétés différentes, reproduites avec grand soin jusqu’aux moindres détails, notamment dans le choix des couleurs. Ce passe-temps l’occupe intensément, car elle reçoit régulièrement de nouvelles fleurs qu’on lui demande de reproduire.

Elle a déjà envoyé certaines de ses fleurs en papier à des amis en Angleterre et dans l’Ouest américain. Elle envisage également d’en offrir un grand nombre en guise de cadeaux de Noël.

À la suite de cet article, je reçus un grand nombre de lettres. Plusieurs dames âgées, qui vivent dans des hôtels aux alentours de Boston, me téléphonèrent pour me demander si elles pouvaient venir me rendre visite, ainsi qu’à mes fleurs, ajoutant qu’elles espéraient que je pourrais peut-être leur suggérer une activité susceptible d’occuper leurs longues heures de solitude.

Un jour, quelqu’un fit parvenir un exemplaire de l’article du Herald à la Dennison Manufacturing Company, à Framingham, l’entreprise qui me fournissait tout mon papier crépon, si bien que le rédacteur de What Next, la publication qu’ils adressent à tous leurs clients aux États-Unis, m’écrivit pour me demander s’ils pouvaient venir prendre des photos et rédiger un article à leur tour. 

Bien entendu, je répondis que j'en serais ravie. Le rédacteur, un charmant jeune homme, vint accompagné d'un photographe professionnel. Ils prirent plusieurs photos dans les différentes pièces où j’avais disposé les fleurs, et me firent poser au milieu d'elles. Ils publièrent un dossier de deux pages, avec photographies et article, dans les numéros de mai et juin 1951 de leur revue What Next. Le photographe lui-même était émerveillé: il lui fallut toucher les fleurs pour se convaincre qu’elles étaient bien en papier.

Voici une partie de l’article de la Dennison Manufacturing Company :

"Une manière de répandre le bonheur

Le jour le plus heureux que j’aie vécu depuis de longues années fut celui où j’ai commencé à fabriquer des fleurs en papier crépon. 

C’est en souriant que Mme Marie L. Clemens, âgée de 89 ans et demeurant au 198 Bay State Road à Boston, désigne les innombrables fleurs qu’elle a disposées en bouquets sur les tables et les cheminées de son chaleureux intérieur.

Il ne manque plus que le bourdonnement des abeilles et le parfum des corolles pour se croire au cœur d’une serre luxuriante.

Depuis mai 1949, date à laquelle elle a découvert ce passe-temps captivant, Mme Clemens a réalisé plusieurs centaines de fleurs, reproduisant fidèlement toutes les variétés connues ainsi que de nombreuses espèces rares venues du monde entier.

Son loisir a prospéré et ses proches n’ont cessé de louer la beauté de ses créations. Mme Clemens a vite compris que son talent procurait également de la joie à autrui.

A présent, elle offre ses fleurs pour les anniversaires et les présents de Noël. Elle enseigne également à de nombreuses personnes l’art de réaliser des fleurs en papier.

À 89 ans, Mme Clemens reste une femme particulièrement active, fidèle à cette habitude de toute une vie: venir en aide à autrui. Je fais tout mon possible pour proposer aux dames âgées et solitaires une occupation qui emplisse leurs journées. Travailler ainsi au plus près de la nature est une merveille, cela m’a apporté du bonheur, à moi comme à tant d’autres. 

Infatigable, elle continue de créer de nouvelles fleurs. 

Lorsqu’on lui demande comment elle obtient des coloris si réalistes, elle répond avec malice:  Eh bien, les fleurs sont féminines, vous savez... Alors j’utilise du rouge à lèvres, du fard à joues et de la poudre dans toutes les teintes possibles!

Dès lors, je reçus du courrier venu de tout le pays, ce qui me valut de nombreuses nouvelles amitiés. La semaine dernière encore, un couple habitant près de Boston m’a écrit pour me dire qu’un de leurs amis, résidant à Lewiston, dans l’Idaho, leur avait vivement conseillé de venir me rendre visite, ajoutant qu’il était certain que je devais être exactement le genre de personne qu’ils aimeraient connaître. Cet homme de l’Idaho m’adressa lui-même plusieurs lettres. Son hobby à lui consiste à collectionner des salières et poivrières, il en possède plus de deux mille cinq cents ensembles différents.

De nombreuses personnes m’ont demandé pourquoi je ne les fabriquais pas pour les vendre, mais je n'ai aucune envie de transformer cet art en commerce. Je l’ai développé précisément au moment où ma nature de Gémeaux réclamait une occupation à sa mesure, et je préfère de loin les offrir aux nombreux amis qui me témoignent tant de délicates attentions. 

Cette expérience m’a une fois de plus démontré ce que la vie m’a appris depuis toujours: lorsque j'étais dans un véritable besoin, la réponse juste m’était envoyée. Je n’ai jamais convoité les biens matériels terrestres, pourtant les choses nécessaires sont venues à moi de manière inattendue, je les ai alors accueillies en comprenant intimement la raison de leur venue.

La publicité autour de mes fleurs en papier m’a valu d’autres contacts très agréables.

Le lendemain de la parution de l’article de la Dennison Manufacturing Company, le photographe se rendit à Thompson’s Island afin de photographier l’établissement pour garçons placé sous la direction de M. et Mme W. Meacham. Il relata qu’il s’était trouvé la veille à mon domicile pour photographier mes fleurs ainsi que mon superbe chat persan argenté, Fluffy, et mentionna que j’étais originaire du Vermont.

Mme Meacham, secrétaire correspondante des Filles du Vermont, m’écrivit immédiatement pour me demander pourquoi je n’étais pas membre des Filles du Vermont, et j’ai répondu à sa gracieuse note en l’invitant à venir me voir, ce qu’elle fit la semaine suivante. 

En conséquence, elle proposa mon nom à la réunion suivante, je fus élue, et j’appartiens à présent à la Société des Filles du Vermont. 

 

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- début des Confidences de Marie-Louise

- à suivre
MLC (70) - La Fabrication des Fleurs en Papier

Anglais :
His talent brought joy to others.

Allemand :
Sein Talent bereitete anderen Freude.

Espagnol :
Su talento daba alegría a los demás.

Italien :
Il suo talento dava gioia agli altri.

Portugais :
O seu talento dava alegria aos outros.

Grec :
Το ταλέντο του έδινε χαρά στους άλλους.

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commentaires

L
On pourrait dire que vers la fin de sa vie, elle a su transmuter ses charges émotionnelles pour que son corps psychique rayonne en bouquets ...<br /> Mine de rien, MLC utilise à merveille la métaphore !
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Nos Enseignements Rosicruciens

Le Bistrot de la Rose+Croix propose un continuum de 6 ouvrages couvrant correctement le début de l'Enseignement Rosicrucien. <cliquer ici>

Les Trésors De La Cave...

Le Carrousel des Livres

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Mando exprime traditionnellement la première approche vers la Rose+Croix, centrée sur le concept de Mando (« je demande » en latin), symbolisé par la mandorle (l’amande) de la couverture. Cet ouvrage familiarise le chercheur avec les connaissances antiques et traditionnelles des rosicruciens.
Image 2
Un éclairage rosicrucien permet de comprendre facilement que le Reiki est, ni plus ni moins, la forme japonaise de la Rose+Croix. Il existe des formes profanes et une forme ésotérique du rosicrucianisme.
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Lorsque la situation était difficile, Harvey Spencer Lewis, avec humour, déclarait qu'il allait récupérer son "Brown Casket" et se retirer. Brown Casket a été traduit ici par coffret brun.
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Richelieu déclarait: -"Pour la Rose+Croix, je m'en remets au père Gautier"… C'était difficile de trouver des traces de cet homme dont le nom pouvait s'écrire Gauthier ou Galtier. Intellectuellement, c'était une grosse pointure qui pouvait enseigner la théologie, le latin, le grec ou l'hébreu. Par ses écrits, il mit sur la piste de la "Croix de Roses" des milliers d'étudiants de la Contre Réforme. Il avait l'envergure pour rédiger le pendant catholique du Rituel germanique des Chevaliers de l'Aigle noir Rose-Croix: le rituel de commémoration rosicrucienne qui devint celui des Francs Maçons des Hauts-Grades.
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Le titre de ce livre, à la fois provocateur et engageant, fait écho au Bistrot de la Rose+Croix, le site riche de milliers d’articles dédiés aux chercheurs de vérité, et abordant une multitude de sujets mystiques. Un jour, un Habitué du site a entrepris de rassembler les textes consacrés à Louis-Claude de Saint-Martin, le célèbre Philosophe Inconnu. Cette initiative remarquable a été enrichie par une présentation détaillée, mêlant sympathie et esprit critique, de la manière dont ce personnage fascinant a marqué la vie du bistrotier. L’ouvrage dévoile également des aspects inédits et méconnus de la vie et de l’œuvre de Saint-Martin, offrant ainsi une perspective nouvelle et captivante.
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Cette monographie révèle pour la première fois l'influence de la déesse Sechat, la parèdre de Toth. C'est "celle qui écrit"! Elle rédige les archives Akashiques qui retiennent de notre vie les efforts au service de la Lumière. Dans ce deuxième degré, celui des theorici, tout gravite autour d'elle depuis sa manière claire de raisonner, sa structuration du temple, sa manière de s'élever au-dessus du monde matériel comme l'exprime son arc. La couverture conserve le symbole que lui avait accordé Harvey Spencer Lewis, faisant disparaître le tôle tentateur des feuilles de cannabis. Entre autres processus, l'ouvrage détaille la clé de la "Voûte de Séchat" dont certains ont fait l'Arche Royale...
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Inspiré par les brochures Cromaat publiées en 1918 par Harvey Spencer Lewis, abordant des sujets écartés de ses enseignements rosicruciens, l'objectif était de traduire en français la Géomancie Cosmique, dont la Cromaat E servait de guide. Or, une erreur majeure, la permutation de certaines planches non numérotées, rendait l'ouvrage inutilisable. Sans le moindre correctif de Lewis, cette erreur a créé une passerelle pour les chercheurs sincères et zélés, qui contactaient l'auteur directement. Un siècle plus tard, le traducteur, confronté à cette erreur, a repris et approfondi le sujet, révélant que l'approche initiale de Lewis, volontairement profane, méritait un autre développement. Ce livre en est le fruit.
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Le lecteur découvrira sans doute ici des choses qu'il ne pensait jamais trouver dans un livre. Il accompagne une personnalité invisible où il se sent curieusement accompagné dans une lecture qui se lit de bout en bout comme un roman dans lequel tout semble magique même si tout se produit dans la vraie vie. Naturellement il reviendra sur sa lecture pour approfondir des pistes esquissées. Il fera même de cet ouvrage son livre de chevet d'ailleurs le chevet n'est-il pas le fameux ours, le symbole du livre? C'est la carte routière d'une aventure mystérieuse que chacun conduit à son rythme et qui commence par le passage du seuil et se poursuit jusqu'à la Chambre Secrète d'Akhenaton.
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Le livre explore le monde de la résurgence rosicrucienne allemande du XVIIe siècle, centrée sur le Cénacle de Tübingen, en marginalisant le rôle de Valentin Andreae qui n'était à 16 ans qu'un prête nom de Francis Bacon. D'autre figures clés sont mises en lumière comme Daniel Mögling, Christophe Besold, Tobias Hess, Johann Arndt, Tobias Adami ou Samuel Hafenreffer.
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Les traditions rosicruciennes et maçonniques attribuent à Arnaud une réputation légendaire. Il est parfois nommé Arnaud de France parce qu'il lui est attribué l'introduction du rosicrucianisme en France au 9e siècle. Il faut préciser que les informations historiques officielles, disponibles sur ce personnage, sont des plus limitées. Cela n'empêche pas le lecteur d'accompagner, dans un périple akashique, Arnaud d'abord au Moyen-Orient puis dans la transmission d'un courant spirituel dans la Maison de Charlemagne et plus généralement en région toulousaine.
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C'est l'Histoire d'un architecte niçois, par ailleurs thérapeute et parfaitement bilingue, et dont Lewis reconnut la grande maîtrise au point de le nommer précisément Grand Maître des USA. Quand ce livre est paru, on ne trouvait que 2 lignes à son sujet dans les ouvrages spécialisés. Le livre est le produit d'une enquête passionnante qui s'appuie sur des informations enfouies dans diverses archives rosicruciennes et révèle le fameux "secret des laitues" pour reconnaitre les rares monographies qui sont l'œuvre de Clément Lebrun.
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Il est généralement connu que quelques siècles avant notre ère, les chercheurs grecs allaient en Égypte pour accéder à la Connaissance. L'ouvrage révèle l'épreuve discrète à laquelle ils étaient soumis à Saou (Saïs). Certains retournaient ensuite dans leur pays, tandis que d'autres poursuivaient leur quête autour du fameux bassin comme un certain Champollion. Ce petit ouvrage unique, fruit de dizaines d'années de travail, fournit les éléments pour que de nos jours encore les chercheurs sincères de la Rose+Croix remontent de Saou à Iounou (Héliopolis).
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Le titre "Une monographie du Premier Degré Néophyte" déploie une triple intention. D’abord, il ancre la monographie dans l’étude traditionnelle d’un unique symbole hiéroglyphique, écartant toute partition. Puis, il invite à une exploration respectueuse, l’emploi de "Une monographie" laissant le sujet ouvert à d’autres perspectives. Enfin, il encourage chaque étudiant à composer sa propre monographie, offrant un espace libre à sa compréhension et à sa pratique personnelle du Degré. Après Mando, fascicule préparatoire aux études rosicruciennes, cette monographie propose une approche originale qui éclaire d’un jour nouveau les enseignements traditionnels en introduisant Desheret, la couronne rouge, symbole de la Basse-Égypte. Ce symbole, plus aisément appréhendé dans un premier temps à travers le « Point dans le Carré » utilisé par Harvey Spencer Lewis dans la résurgence américaine du début du 20e siècle, représente par le carré le monde matériel et les quatre éléments (terre, eau, air, feu), et par le point l’Être intérieur ou la conscience cosmique. Le texte met l’accent sur un travail introspectif, que l’alchimie médiévale sentait par le concept de l’Œuvre au Noir, visant à purifier le carré des influences superflues pour révéler l’Être intérieur. Ce processus exige humilité intellectuelle et discernement. La monographie éclaire la dualité des consciences – objective, liée au carré, et subjective, liée au point – et la nécessité de leur harmonisation, guidée par des exercices et des études telles que la Loi du Terrain.
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Une Monographie du 2e Degré Néophyte s’inscrit dans la tradition rosicrucienne, après "Mando" et "Une Monographie du Premier Degré Néophyte" L’ouvrage s’appuie sur le symbole égyptien de la couronne Hedjet et sa forme simplifiée par le point dans le cercle pour faciliter l'étude qui passe de l’effervescence mentale du premier degré à la contemplation sereine du deuxième. L'objectif concret du degré est de parvenir à un état de développement et de détachement des égrégores qui permet l'accès à la "Chambre de Communion Cosmique". Pour cela, des concepts clés sont explorés tels que l’Âme-Personnalité que les égyptiens nommaient "Ba", et l’individualité qu'ils nommaient "Ka", et la dissolution de l’ego à travers un pratique que l'alchimie médiévale désignait comme le "solve". Le processus du 2DN met en avant l’importance de l’écoute intérieure, de la méditation dans un sanctum personnel, et de la recherche d'harmonisation avec la Conscience Cosmique, en proposant des exercices pratiques comme la respiration consciente, la vocalisation de sons sacrés et le renforcement de l’aura, en vue d'une plus grande maîtrise de la Force Vitale. Des références à la déesse Maât, symbole de vérité de pureté et d’harmonie, aboutissent à revisiter l'approche profane de la Confession de Maât, pour une compréhension plus profonde. Le livre aborde également des notions comme le Nirvana, vu comme un état de Paix Profonde, et des cycles de vie en lien avec la réincarnation.
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Qui n'apprécierait pas de participer à un dîner dynamisé par Harvey Spencer Lewis et inspiré par un invisible maître cosmique, le Maître Ramater ? Après le dessert, à la 11e heure, la conversation s'orienterait irrésistiblement sur les rosicruciens. Et Lewis exprime les idées sensibilisant au rosicrucianisme son auditoire étonnamment varié. Et avec le recul, chacun s'aperçoit que les mots employés peut devenir le début d'une piste conduisant à un éveil mystique.
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C'est Lewis qui racontait, dans le document Cromaat D (le mot Khrou-Maat signifiant en égyptien une "pagaie de vérité") un étrange périple cevenol en marge de son "initiation toulousaine". Il précisait que cette histoire qui débute à Montpellier est un mélange de faits, de fictions et de traditions. Lorsqu'il est évoqué Albane et Berthe, les lecteurs rosicruciens sont tentés de penser aux deux polarités du Noüs que Lewis désignait parfois par les lettres A et B.
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Une jeune amie rosicrucienne insistait pour que le bistrotier se livre d'une manière instructive sans se cacher derrière le voile de l'impersonnalité... Le résultat n'est pas une autobiographie, mais un simple partage d'expériences, tant dans le monde physique que dans le monde invisible. Mais l'impersonnalité demeure... Le tout est présenté de manière à écarter ceux à qui l'on ne souhaite pas s'adresser. Les autres apprécieront peut-être le partage discret en 4 parties: SAVOIR, VOULOIR, OSER, SE TAIRE.
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Ecrit au départ pour accompagner le challenge d'un stage d'un week-end de familiarisation au rosicrucianisme, ce fascicule développe une méthode simple. 1/ proposer des règles de comportement pour faire monter le niveau vibratoire, 2/ familiariser avec la tradition héliopolitaine qui a inspiré la Rose+Croix. 3/ décrire le cheminement précis des degrés rosicruciens traditionnels. 4/ fournir une piste inédite pour progresser.
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Ce livre explore l'intégration du rosicrucianisme du XVIIe siècle dans la Franc-Maçonnerie, en particulier à travers le grade de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté. Basé sur des manuscrits du XIXe siècle issus du fonds Gaborria de la Médiathèque d'Alençon, l'ouvrage dévoile des rituels initiatiques inédits, dépourvus d'influences néo-chrétiennes, et met en lumière leur symbolisme alchimique, comme le Dragon Roux, lié à l'eau régale et à la quête de la Pierre Philosophale. Il retrace également l'histoire peu connue d'Armand Gaborria, figure maçonnique clé, et son rôle dans la diffusion des rites de Misraïm et Écossais.
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Conformément à la volonté de Profundis (Harvey Spencer Lewis), le Bistrot a mis, en circulation gratuite, le pdf de la traduction française du texte de 1918 de Symbolisme Mystique dans les Confraternités Ancestrales. L'édition papier comporte en parallèle la version américaine initiale et la version française. Le lecteur peut ainsi vérifier certains points de celle-ci. Mais il s'ajoute le descriptif de toute la quête autour du document qui permettra au lecteur de se familiariser avec l'approche ésotérique du sujet qui fait songer à la fameuse recherche du livre de Toth... - Pourquoi le document a t-il disparu pour réapparaitre sous une forme encyclopédique commercialisée 26 ans plus tard?
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L'ouvrage révèle des secrets généralement oubliés de ce degré si incompris. Partant de la Double Couronne égyptienne qui est davantage que la somme des deux autres, il suivra cet enseignement chez les gnostiques, puis chez les templiers et même en Inde. Des clés lui seront fournies, comme celles du fameux « maord-maorc », qui a heurté tant de rosicruciens. Il expérimentera l'enseignement par de passionnantes expériences paranormales ou alchimiques. Et ce n’est que le début : la rencontre du Gardien du Seuil est au programme, et l’étudiant comprendra pourquoi la majorité refoule ce sujet. Parmi les révélations, un mystérieux document déposé par Harvey Spencer Lewis dans une librairie new-yorkaise livrera un mystérieux secret inattendu. Une Monographie du 3e Degré des Néophytes Rosicruciens restera le livre de chevet qui incite à reprendre les Études...

Une Sentence de Sextus

 

Les Buveurs en Ligne

(Si les bloqueurs de publicité le tolèrent)promotion et affiliation

Hymne Rosicrucien de 1916

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Le Bistrot de la Rose+Croix est un site indépendant unique. 
Créé en 2010, il propose régulièrement ses "boissons" aux Chercheurs de Lumière. 
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Les Habitués du Bistrot apprécient généralement d'en retrouver des traces dans l'Antique Egypte héliopolitaine, mais pas seulement...