En 1933, la dépression arriva. Le club où Stanley était employé dû fermer ses portes, le nombre de 2 700 membres qu'il comptait chuta rapidement à seulement 300 et cette baisse significative entraîna la fermeture du club.
Stanley se retrouvait une fois encore sans emploi et ne devait plus jamais en retrouver. Il souffrait de perte auditive qui empirait avec le temps. D'une manière générale les hommes perdaient leur emploi dans toutes sortes de secteurs.
Je gérais ma maison, la maison voisine, la Loge, et le 192 Bay State Road, qui était devenu vacant. Très imprudemment, je m'étais laissée convaincre de le reprendre, le meubler pour y accueillir de locataires.
Comme je l’ai déjà mentionné, ma nature de Gémeaux me portait à ne point refuser, bien que mes mains et mon cœur fussent déjà bien plus engagés que je ne pouvais raisonnablement l’assumer.
Je dus assurer la gestion du 192 jusqu’en 1935, où un jeune homme qui résidait avec nous proposa de le reprendre. Je fus soulagée de le lui céder.
Entre 1933 et 1935, mon temps était partagé entre la Loge, le 192, le 196 et ma maison. Stanley étant sans emploi, je dus maintenir le dernier étage de notre maison occupé par des jeunes femmes, qui prenaient leurs repas au 196.
À Noël, chaque année, nous organisions un grand arbre de Noël pour les membres de la Loge et leurs enfants.
Le 25 mai, jour de mon anniversaire, une grande fête m’était toujours offerte. Ma maison, dotée d’une ouverture donnant sur la cour du 196, permettait, grâce à cette disposition et aux deux jardins, d’accueillir parfois jusqu’à cent cinquante invités. Des rafraîchissements étaient servis dans le jardin, suivis d’un concert en soirée.
Nous possédions un piano électrique, que je conserve encore aujourd’hui, ainsi que deux gramophones. Nous avions, et avons toujours, une collection de dix disques d’opéra ainsi qu’une vaste sélection des meilleures œuvres orchestrales disponibles.
Stanley nourrissait une profonde passion pour la musique, il ne fréquentait jamais les salles de cinéma, mais grâce à des relations, nous obtenions toujours des places pour l’opéra lors de ses passages à Boston. Durant nos premières années dans cette ville, nous bénéficiions également d’abonnements aux concerts symphoniques.
Cependant, la surdité de Stanley s’aggravant avec les années, nous prîmes dès lors plaisir à accueillir des amis chez nous, où nous organisions des réceptions.
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- début des Confidences de Marie-Louise
Anglais :
My house, with an opening overlooking the courtyard of number 196, could, thanks to this layout and the two gardens, sometimes host up to one hundred and fifty guests.
Allemand :
Mein Haus, das eine Öffnung zum Hof des Hauses Nr. 196 hatte, konnte dank dieser Anordnung und der beiden Gärten manchmal bis zu hundertfünfzig Gäste empfangen.
Espagnol :
Mi casa, con una abertura que daba al patio del número 196, podía, gracias a esta disposición y a los dos jardines, acoger a veces hasta ciento cincuenta invitados.
Italien :
La mia casa, dotata di un’apertura sul cortile del numero 196, poteva, grazie a questa disposizione e ai due giardini, ospitare talvolta fino a centocinquanta invitati.
Portugais :
A minha casa, com uma abertura para o pátio do número 196, podia, graças a essa disposição e aos dois jardins, receber por vezes até cento e cinquenta convidados.
Grec :
Το σπίτι μου, με ένα άνοιγμα που έβλεπε στην αυλή του αριθμού 196, μπορούσε, χάρη σε αυτή τη διάταξη και στους δύο κήπους, να φιλοξενεί μερικές φορές έως και εκατόν πενήντα καλεσμένους.
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