27 septembre 2025 6 27 /09 /septembre /2025 12:01
MLC (55) - Pour vous, j'irai...

Pendant l’été 1924, les deux sœurs de mon mari vivant en Angleterre, nous rendirent visite. La plus jeune sœur avait entretenu une amitié platonique avec un homme pendant quarante ans, et lorsqu’il décéda, elle découvrit avec stupéfaction qu’il lui avait laissé en titres, ce qui équivalait à 100 000 dollars. 

Comme il n’avait rien laissé à sa famille, elle leur reversa 40 000 dollars de cette somme. 

Elles étaient trois sœurs célibataires, et les deux aînées ne laissaient pas la plus jeune se marier avec l'homme qu'elle fréquentait, bien qu’il fût quelqu'un de bien. Nous l’avions rencontré en 1914. Je lui avais écrit que je savais que la première chose qu’il aurait souhaité qu’elle fasse était de venir en Amérique rendre visite à ses deux frères. 

Elles acceptèrent notre invitation, et nous appréciâmes vraiment leur séjour chez nous. Nous vivions encore sur Peterboro Street dans un petit appartement, nous leur avons alors loué un appartement. 

Elles avaient acheté de nombreuses jolies robes, comme elles disaient, mais qui leur donnaient l’air de vieilles dames et qui étaient beaucoup trop lourdes pour l’été. Lorsque juin arriva, je leur proposai donc de se procurer des robes plus légères à porter. Bessie, l’aînée, répondit, Non, Louise, nous avons déjà trop dépensé. 

Cependant, quand la chaleur arriva, elles commencèrent à retirer un à un leurs sous-vêtements, jusqu’à ce qu’elles admettent qu'elles avaient besoin de sous-vêtements plus légers. 

Je les emmenai donc chez Jordan’s, les confiai à ma vendeuse et m'assis en arrière, les observant tenir entre leurs mains des combinaisons légères, qui étaient portées à l’époque. Je ris intérieurement, sachant qu'elles n’avaient jamais porté ni même peut-être vu de tels sous-vêtements. 

L’année précédente, j’avais commencé à me confectionner une robe en mousseline à pois violets, que je n’avais jamais terminée. Je dis à Bessie:  J’aimerais finir cette robe pour vous, et elle répondit: J’ai toujours désiré une robe de couleur mauve. Je la confectionnai pour elle, avec des manches courtes ornées de broderies blanches au col et aux extrémités des manches. 

Elle fût stupéfaite en se voyant dans cette création. Elle avait un cou, des bras et des mains magnifiques qui n’avaient jamais vu la lumière du jour, portant toutes des couleurs sombres, des cols hauts et des manches longues, et elle était ravie. 

La seconde des sœurs, elle aussi, désira une nouvelle robe. Elle portait du noir en raison du décès de son bien-aimé, je l’ai alors convaincue de me laisser lui confectionner une robe noire et blanche. Elle aussi fût transformée. elles durent acheter ensuite, des chapeaux assortis à leurs robes  légères, et j’eus du mal à leur faire porter des chapeaux qui devaient être inclinés sur le côté et non portés à la manière de la reine Mary, juste posés sur le dessus de la tête. 

Ainsi, pendant leur séjour, je leur ai confectionné plusieurs robes à emporter avec elles. Elles étaient arrivées en ressemblant à de vieilles dames, mais elles repartirent en ayant l’air de jeunes filles. Comme mon mari était heureux! Nous avons passé  tous ensemble trois mois très agréables. 

Elles visitèrent tout ce qu’il y avait d’intéressant dans le Massachusetts, puis nous nous rendîmes à New York pour voir les grandes lumières blanches pendant quelques jours, puis elles partirent à Cleveland pour un séjour de quelques semaines, avant de revenir chez nous. Elles reprirent ensuite repris la mer pour rentrer en Angleterre, début septembre.

 

La Loge était fermée pour l’été, de juillet à septembre, ce qui m'avait laissée libre de faire tout ce qui pouvait leur faire plaisir. 

Nos amis qui avaient des voitures ont été très généreux pour les divertir. Nous avons fait de nombreuses excursions en mer à Nantasket Beach, à Plymouth pour voir l’endroit où les Pèlerins avaient débarqué, et nous avons passé deux jours sur le Cap Cod et à Provincetown. 

Fin septembre, nous avons rouvert les salles de la Loge, et j’ai repris les conférences du dimanche soir, en faisant de la publicité dans tous les journaux, ce qui attira de nombreux chercheurs de Lumière. 

Bientôt, nous eûmes une Loge plus prospère qu’auparavant. Stanley était heureux au Club Maçonnique, et j’étais occupée à effectuer de nombreuses guérisons parmi les membres et leurs amis. 

Une Sœur avait un cousin vivant à Lynn, dans le Massachusetts, qu’elle m’avait demandé d'aller visiter. Il était alité depuis deux ans. C’était un beau garçon, pas heureux en ménage, mais sa femme était aussi gentille que son cœur sans amour le lui permettait. 

Je réalisai en voyant son corps émacié que son cas était désespéré. Mais son âme avait besoin d’encouragement et du genre d’aide que je pouvais offrir pour ramener son corps à la normale et l’aider à régler ce qui devait être une dette karmique. 

Je me mis donc à lui rendre visite deux fois par semaine, lui apportant des mets délicats que j’avais préparés pour lui, car ils vivaient dans une pension et sa femme préparait ses repas dans la cuisine, ou lui achetait des plats de chez un traiteur. Il m’aimait tendrement, et mon cœur y répondait avec grande joie. 

C’était un excellent musicien, et son âme était hautement accordée. Il avait de magnifiques visions et des expériences surnaturelles qu’il aimait me raconter, car j’étais la seule à pouvoir en interpréter la signification pour lui. 

L’homme de la maison était un ivrogne. Un jour, alors que nous bavardions, son épouse me dit: Mme Clemens, j’aimerais que vous puissiez faire quelque chose pour mon mari, il est ivre depuis deux semaines et souffre maintenant de delirium tremens. Je lui promis de réfléchir à ce qui pouvait être fait. 

En rentrant chez moi, je me  renseignai auprès de différentes sources à propos d'un foyer pour de tels cas, et j’appris l’existence du Washington Home dans le South End, où des hommes de toutes conditions se faisaient soigner. J'allai donc visiter les lieux et m'entretenir avec directeur de ce cas, et pris des dispositions pour l’y emmener dès le lendemain, si je parvenais à le convaincre. 

Je prévins ensuite à sa femme et l'informai de ma démarche. J'appelai également le directeur de la banque à Lynn, et lui demandai de nous aider à transporter l’homme jusqu'à ce foyer. 

Bien sûr, dit-il, je ferai tout ce que je peux pour vous aider, si toutefois vous parvenez à le persuader d'y aller. Ce que je fis le lendemain. 

Dès mon arrivée à leur domicile, sa femme qui avait beaucoup de difficultés à le convaincre me conduisit à sa chambre. 

Sans que j'ai en le temps de prononcer le moindre mot il déclara: Je n'irai pas dans ce centre.  Je répondis, Écoutez, M. M., je ne vous blâme pas du tout. Vous avez pris une habitude difficile à briser. Vous avez perdu votre volonté, mais vous ne voulez pas rester ici ivre pour le reste de votre vie, n’est-ce pas? Cela prendra seulement trois semaines, et vous serez un homme libre et heureux. Warner, le jeune homme malade, vous supplie de venir avec moi. S’il vous plaît, faites le. J'ajoutai que mon ami, le directeur de la banque, nous y conduirait. 

Après quelques minutes, il dit: Pour vous et Warner, j’irai. 

Nous avons donc téléphoné à mon ami, et la femme de M. M. nous accompagna. Elle prit connaissance des lieux et il resta là-bas trois semaines au terme desquelles sa femme vint le chercher pour le ramener chez eux. 

Lorsqu’il me revit, il me remercia et dit: Si le Purgatoire est un lieu comme celui-là, je ne boirai plus jamais une goutte d’alcool. 

Au début de leur traitement, il est donné aux malades tout l'alcool qu'ils demandent. Ceux-ci ont des visions horribles devant lesquelles les non-initiés rient mais ils pleureraient s'ils pouvaient voir ce que voient ces malades. 

Il n’a plus jamais bu.

J’ai continué à rendre visite à ce jeune homme deux fois par semaine, tout au long de l’hiver 1924-1925. Faire ce trajet pendant les froides journées d’hiver était très dur pour moi, et j’ai eu un gros rhume qui a évolué en pneumonie en février 1925. 

Ma vieille mère pensait que je ne survivrais pas, ma température était montée à 41°C.

Une infirmière vint pour des soins pendant trois semaines.

On me donna le choix : voulais-je partir, ou rester ici ?

Je répondis:

Là où je suis le plus nécessaire, c’est là où je veux être. 
Alors mon âme eût une nouvelle chance.

Il me fallut du temps pour retrouver toute mon énergie d’avant cette maladie. 

Les membres de la Loge me donnèrent toute l’attention possible, et continuèrent à gérer les affaires du mieux qu’on pouvait l’espérer.

Pendant que j’étais si malade, le jeune homme mourut.

La Loge ferma ses portes durant l’été, et je pris la vie aussi tranquillement que ma nature ambitieuse de Gémeaux me le permettait. Les Gémeaux, en effet, ne peuvent demeurer inactifs. ils se doivent d'être en activité permanente  avec leurs mains et leur esprit.

J'avais seulement à préparer le petit-déjeuner, car Stanley prenait toujours son déjeuner et son dîner au Club, ce qui    me laissait du temps pour méditer et préparer des conférences pour l’hiver à venir.

Des amis possédant des voitures m’emmenaient faire de belles promenades et des pique-niques.

Un membre du Club maçonnique, très riche, donna plusieurs petites fêtes dans sa luxueuse suite située à Fenway.

Une amie de Los Angeles nous rendit visite pour quelques jours. Un soir, elle proposa d'aller déguster quelque part un dîner de homard. Cet homme nous invita chez lui déclarant qu'il nous préparerait ce dîner de homard.

Il se rendit, auparavant, dans une poissonnerie proche et acheta tous les homards de la vitrine. Un par personne.

Nous allâmes dans sa suite, et je proposai de l'aider à préparer le dîner. Stanley, quant à lui, arriverait directement du Club.

Ce fut un dîner réussi dont nous avons gardé un joyeux souvenir.

Plus tard dans l’été, tous réunis en un groupe de six, nous allâmes en pique-nique. Nous avions invité cet ami qui avait préparé pour nous un merveilleux déjeuner. Ce fut  un très bon moment. 

Sur le chemin du retour, nous étions tous deux assis sur le même siège, et il me dit :

Tu sais, je n’ai plus envie de vivre. J’ai eu tout ce que cette vie peut offrir. J’ai fait tout le bien que j'ai pu, et j’ai eu plaisir à sortir avec vous, les enfants, c’est ainsi qu’il nous appelait.

Il avait quatre-vingts ans. 

Avant de partir, il nous fit part de son souhait de nous offrir un dîner. Il demanda:

Que souhaiteriez-vous déguster ? 

Toutes ont opté pour du poulet grillé et il arrêta la date du jeudi suivant. 

Nous fûmes toutes au rendez-vous le soir convenu. 

Tandis que je l’aidai à terminer les préparatifs du repas, je remarquai qu’il paraissait ne pas se sentir très bien. Si bien que, lorsque les hommes nous rejoignirent vers 21h30, je suggérai que nous laissions M.P se reposer et que nous nous retirions.

Il avait une épouse qui ne vivait pas avec lui mais venait assez régulièrement faire son ménage et s’occuper de sa suite.  Avant de partir, nous avons rangé toute la nourriture et empilé la vaisselle.

Le lendemain, sa femme me téléphona pour me dire que M. P. se sentait fatigué et désirait me voir. Je me rendis donc à son domicile et restai près de lui tout l’après-midi. Sa femme, pendant ce temps, sortit faire quelques courses pour lui. 

Je le suppliai de demander l'assistance d'une infirmière, mais il refusa.

Je retournai le voir l’après-midi suivant, et, lorsque je fus sur le point de partir, je lui dis:

Je reviendrai demain à la même heure. 

Il me répondit:

Si je suis parti lorsque tu viendras, je veux que tu saches que j’ai beaucoup d’estime pour toi. 

Le lendemain matin, sa femme me téléphona pour m’annoncer son décès.

J’ai toujours eu le sentiment qu’il avait pris quelque chose pour mettre fin à ses jours.

Sa femme était bien plus jeune que lui, et vivait à Paris. 

Il disait avoir eu tout ce que l’argent pouvait acheter. Il était l’un des inventeurs et propriétaires du dictaphone.  

Il m’avait confié, en revenant du pique-nique, la semaine précédente, qu’il était fatigué de vivre.

Sa belle-sœur, qui était décédée, m’avait aidée à financer ma Loge lors de sa fondation en 1917.
 

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- début des Confidences de Marie-Louise

MLC (55) - Pour vous, j'irai...
  • Anglais : Where I am most needed is where I want to be.

  • Allemand : Dort, wo ich am meisten gebraucht werde, dort will ich sein.

  • Espagnol : Donde más se me necesita es donde quiero estar.

  • Italien : Dove sono più necessario è dove voglio essere.

  • Portugais : Onde sou mais necessário é onde quero estar.

  • Grec : Εκεί όπου είμαι πιο αναγκαίος, εκεί θέλω να βρίσκομαι.

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Nos Enseignements Rosicruciens

Le Bistrot de la Rose+Croix propose un continuum de 6 ouvrages couvrant correctement le début de l'Enseignement Rosicrucien. <cliquer ici>

Les Trésors De La Cave...

Le Carrousel des Livres

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Mando exprime traditionnellement la première approche vers la Rose+Croix, centrée sur le concept de Mando (« je demande » en latin), symbolisé par la mandorle (l’amande) de la couverture. Cet ouvrage familiarise le chercheur avec les connaissances antiques et traditionnelles des rosicruciens.
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Un éclairage rosicrucien permet de comprendre facilement que le Reiki est, ni plus ni moins, la forme japonaise de la Rose+Croix. Il existe des formes profanes et une forme ésotérique du rosicrucianisme.
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Lorsque la situation était difficile, Harvey Spencer Lewis, avec humour, déclarait qu'il allait récupérer son "Brown Casket" et se retirer. Brown Casket a été traduit ici par coffret brun.
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Richelieu déclarait: -"Pour la Rose+Croix, je m'en remets au père Gautier"… C'était difficile de trouver des traces de cet homme dont le nom pouvait s'écrire Gauthier ou Galtier. Intellectuellement, c'était une grosse pointure qui pouvait enseigner la théologie, le latin, le grec ou l'hébreu. Par ses écrits, il mit sur la piste de la "Croix de Roses" des milliers d'étudiants de la Contre Réforme. Il avait l'envergure pour rédiger le pendant catholique du Rituel germanique des Chevaliers de l'Aigle noir Rose-Croix: le rituel de commémoration rosicrucienne qui devint celui des Francs Maçons des Hauts-Grades.
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Le titre de ce livre, à la fois provocateur et engageant, fait écho au Bistrot de la Rose+Croix, le site riche de milliers d’articles dédiés aux chercheurs de vérité, et abordant une multitude de sujets mystiques. Un jour, un Habitué du site a entrepris de rassembler les textes consacrés à Louis-Claude de Saint-Martin, le célèbre Philosophe Inconnu. Cette initiative remarquable a été enrichie par une présentation détaillée, mêlant sympathie et esprit critique, de la manière dont ce personnage fascinant a marqué la vie du bistrotier. L’ouvrage dévoile également des aspects inédits et méconnus de la vie et de l’œuvre de Saint-Martin, offrant ainsi une perspective nouvelle et captivante.
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Cette monographie révèle pour la première fois l'influence de la déesse Sechat, la parèdre de Toth. C'est "celle qui écrit"! Elle rédige les archives Akashiques qui retiennent de notre vie les efforts au service de la Lumière. Dans ce deuxième degré, celui des theorici, tout gravite autour d'elle depuis sa manière claire de raisonner, sa structuration du temple, sa manière de s'élever au-dessus du monde matériel comme l'exprime son arc. La couverture conserve le symbole que lui avait accordé Harvey Spencer Lewis, faisant disparaître le tôle tentateur des feuilles de cannabis. Entre autres processus, l'ouvrage détaille la clé de la "Voûte de Séchat" dont certains ont fait l'Arche Royale...
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Inspiré par les brochures Cromaat publiées en 1918 par Harvey Spencer Lewis, abordant des sujets écartés de ses enseignements rosicruciens, l'objectif était de traduire en français la Géomancie Cosmique, dont la Cromaat E servait de guide. Or, une erreur majeure, la permutation de certaines planches non numérotées, rendait l'ouvrage inutilisable. Sans le moindre correctif de Lewis, cette erreur a créé une passerelle pour les chercheurs sincères et zélés, qui contactaient l'auteur directement. Un siècle plus tard, le traducteur, confronté à cette erreur, a repris et approfondi le sujet, révélant que l'approche initiale de Lewis, volontairement profane, méritait un autre développement. Ce livre en est le fruit.
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Le lecteur découvrira sans doute ici des choses qu'il ne pensait jamais trouver dans un livre. Il accompagne une personnalité invisible où il se sent curieusement accompagné dans une lecture qui se lit de bout en bout comme un roman dans lequel tout semble magique même si tout se produit dans la vraie vie. Naturellement il reviendra sur sa lecture pour approfondir des pistes esquissées. Il fera même de cet ouvrage son livre de chevet d'ailleurs le chevet n'est-il pas le fameux ours, le symbole du livre? C'est la carte routière d'une aventure mystérieuse que chacun conduit à son rythme et qui commence par le passage du seuil et se poursuit jusqu'à la Chambre Secrète d'Akhenaton.
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Le livre explore le monde de la résurgence rosicrucienne allemande du XVIIe siècle, centrée sur le Cénacle de Tübingen, en marginalisant le rôle de Valentin Andreae qui n'était à 16 ans qu'un prête nom de Francis Bacon. D'autre figures clés sont mises en lumière comme Daniel Mögling, Christophe Besold, Tobias Hess, Johann Arndt, Tobias Adami ou Samuel Hafenreffer.
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Les traditions rosicruciennes et maçonniques attribuent à Arnaud une réputation légendaire. Il est parfois nommé Arnaud de France parce qu'il lui est attribué l'introduction du rosicrucianisme en France au 9e siècle. Il faut préciser que les informations historiques officielles, disponibles sur ce personnage, sont des plus limitées. Cela n'empêche pas le lecteur d'accompagner, dans un périple akashique, Arnaud d'abord au Moyen-Orient puis dans la transmission d'un courant spirituel dans la Maison de Charlemagne et plus généralement en région toulousaine.
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C'est l'Histoire d'un architecte niçois, par ailleurs thérapeute et parfaitement bilingue, et dont Lewis reconnut la grande maîtrise au point de le nommer précisément Grand Maître des USA. Quand ce livre est paru, on ne trouvait que 2 lignes à son sujet dans les ouvrages spécialisés. Le livre est le produit d'une enquête passionnante qui s'appuie sur des informations enfouies dans diverses archives rosicruciennes et révèle le fameux "secret des laitues" pour reconnaitre les rares monographies qui sont l'œuvre de Clément Lebrun.
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Il est généralement connu que quelques siècles avant notre ère, les chercheurs grecs allaient en Égypte pour accéder à la Connaissance. L'ouvrage révèle l'épreuve discrète à laquelle ils étaient soumis à Saou (Saïs). Certains retournaient ensuite dans leur pays, tandis que d'autres poursuivaient leur quête autour du fameux bassin comme un certain Champollion. Ce petit ouvrage unique, fruit de dizaines d'années de travail, fournit les éléments pour que de nos jours encore les chercheurs sincères de la Rose+Croix remontent de Saou à Iounou (Héliopolis).
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Le titre "Une monographie du Premier Degré Néophyte" déploie une triple intention. D’abord, il ancre la monographie dans l’étude traditionnelle d’un unique symbole hiéroglyphique, écartant toute partition. Puis, il invite à une exploration respectueuse, l’emploi de "Une monographie" laissant le sujet ouvert à d’autres perspectives. Enfin, il encourage chaque étudiant à composer sa propre monographie, offrant un espace libre à sa compréhension et à sa pratique personnelle du Degré. Après Mando, fascicule préparatoire aux études rosicruciennes, cette monographie propose une approche originale qui éclaire d’un jour nouveau les enseignements traditionnels en introduisant Desheret, la couronne rouge, symbole de la Basse-Égypte. Ce symbole, plus aisément appréhendé dans un premier temps à travers le « Point dans le Carré » utilisé par Harvey Spencer Lewis dans la résurgence américaine du début du 20e siècle, représente par le carré le monde matériel et les quatre éléments (terre, eau, air, feu), et par le point l’Être intérieur ou la conscience cosmique. Le texte met l’accent sur un travail introspectif, que l’alchimie médiévale sentait par le concept de l’Œuvre au Noir, visant à purifier le carré des influences superflues pour révéler l’Être intérieur. Ce processus exige humilité intellectuelle et discernement. La monographie éclaire la dualité des consciences – objective, liée au carré, et subjective, liée au point – et la nécessité de leur harmonisation, guidée par des exercices et des études telles que la Loi du Terrain.
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Une Monographie du 2e Degré Néophyte s’inscrit dans la tradition rosicrucienne, après "Mando" et "Une Monographie du Premier Degré Néophyte" L’ouvrage s’appuie sur le symbole égyptien de la couronne Hedjet et sa forme simplifiée par le point dans le cercle pour faciliter l'étude qui passe de l’effervescence mentale du premier degré à la contemplation sereine du deuxième. L'objectif concret du degré est de parvenir à un état de développement et de détachement des égrégores qui permet l'accès à la "Chambre de Communion Cosmique". Pour cela, des concepts clés sont explorés tels que l’Âme-Personnalité que les égyptiens nommaient "Ba", et l’individualité qu'ils nommaient "Ka", et la dissolution de l’ego à travers un pratique que l'alchimie médiévale désignait comme le "solve". Le processus du 2DN met en avant l’importance de l’écoute intérieure, de la méditation dans un sanctum personnel, et de la recherche d'harmonisation avec la Conscience Cosmique, en proposant des exercices pratiques comme la respiration consciente, la vocalisation de sons sacrés et le renforcement de l’aura, en vue d'une plus grande maîtrise de la Force Vitale. Des références à la déesse Maât, symbole de vérité de pureté et d’harmonie, aboutissent à revisiter l'approche profane de la Confession de Maât, pour une compréhension plus profonde. Le livre aborde également des notions comme le Nirvana, vu comme un état de Paix Profonde, et des cycles de vie en lien avec la réincarnation.
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Qui n'apprécierait pas de participer à un dîner dynamisé par Harvey Spencer Lewis et inspiré par un invisible maître cosmique, le Maître Ramater ? Après le dessert, à la 11e heure, la conversation s'orienterait irrésistiblement sur les rosicruciens. Et Lewis exprime les idées sensibilisant au rosicrucianisme son auditoire étonnamment varié. Et avec le recul, chacun s'aperçoit que les mots employés peut devenir le début d'une piste conduisant à un éveil mystique.
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C'est Lewis qui racontait, dans le document Cromaat D (le mot Khrou-Maat signifiant en égyptien une "pagaie de vérité") un étrange périple cevenol en marge de son "initiation toulousaine". Il précisait que cette histoire qui débute à Montpellier est un mélange de faits, de fictions et de traditions. Lorsqu'il est évoqué Albane et Berthe, les lecteurs rosicruciens sont tentés de penser aux deux polarités du Noüs que Lewis désignait parfois par les lettres A et B.
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Une jeune amie rosicrucienne insistait pour que le bistrotier se livre d'une manière instructive sans se cacher derrière le voile de l'impersonnalité... Le résultat n'est pas une autobiographie, mais un simple partage d'expériences, tant dans le monde physique que dans le monde invisible. Mais l'impersonnalité demeure... Le tout est présenté de manière à écarter ceux à qui l'on ne souhaite pas s'adresser. Les autres apprécieront peut-être le partage discret en 4 parties: SAVOIR, VOULOIR, OSER, SE TAIRE.
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Ecrit au départ pour accompagner le challenge d'un stage d'un week-end de familiarisation au rosicrucianisme, ce fascicule développe une méthode simple. 1/ proposer des règles de comportement pour faire monter le niveau vibratoire, 2/ familiariser avec la tradition héliopolitaine qui a inspiré la Rose+Croix. 3/ décrire le cheminement précis des degrés rosicruciens traditionnels. 4/ fournir une piste inédite pour progresser.
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Ce livre explore l'intégration du rosicrucianisme du XVIIe siècle dans la Franc-Maçonnerie, en particulier à travers le grade de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté. Basé sur des manuscrits du XIXe siècle issus du fonds Gaborria de la Médiathèque d'Alençon, l'ouvrage dévoile des rituels initiatiques inédits, dépourvus d'influences néo-chrétiennes, et met en lumière leur symbolisme alchimique, comme le Dragon Roux, lié à l'eau régale et à la quête de la Pierre Philosophale. Il retrace également l'histoire peu connue d'Armand Gaborria, figure maçonnique clé, et son rôle dans la diffusion des rites de Misraïm et Écossais.
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Conformément à la volonté de Profundis (Harvey Spencer Lewis), le Bistrot a mis, en circulation gratuite, le pdf de la traduction française du texte de 1918 de Symbolisme Mystique dans les Confraternités Ancestrales. L'édition papier comporte en parallèle la version américaine initiale et la version française. Le lecteur peut ainsi vérifier certains points de celle-ci. Mais il s'ajoute le descriptif de toute la quête autour du document qui permettra au lecteur de se familiariser avec l'approche ésotérique du sujet qui fait songer à la fameuse recherche du livre de Toth... - Pourquoi le document a t-il disparu pour réapparaitre sous une forme encyclopédique commercialisée 26 ans plus tard?
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L'ouvrage révèle des secrets généralement oubliés de ce degré si incompris. Partant de la Double Couronne égyptienne qui est davantage que la somme des deux autres, il suivra cet enseignement chez les gnostiques, puis chez les templiers et même en Inde. Des clés lui seront fournies, comme celles du fameux « maord-maorc », qui a heurté tant de rosicruciens. Il expérimentera l'enseignement par de passionnantes expériences paranormales ou alchimiques. Et ce n’est que le début : la rencontre du Gardien du Seuil est au programme, et l’étudiant comprendra pourquoi la majorité refoule ce sujet. Parmi les révélations, un mystérieux document déposé par Harvey Spencer Lewis dans une librairie new-yorkaise livrera un mystérieux secret inattendu. Une Monographie du 3e Degré des Néophytes Rosicruciens restera le livre de chevet qui incite à reprendre les Études...

Une Sentence de Sextus

 

Les Buveurs en Ligne

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Hymne Rosicrucien de 1916

Let There Be Light

 

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Le Bistrot de la Rose+Croix est un site indépendant unique. 
Créé en 2010, il propose régulièrement ses "boissons" aux Chercheurs de Lumière. 
Ce sont des milliers de messages exclusifs en accès libre, inspirés par la mystérieuse pensée rosicrucienne. 
Les Habitués du Bistrot apprécient généralement d'en retrouver des traces dans l'Antique Egypte héliopolitaine, mais pas seulement...