Los Angeles fut notre étape suivante. Juste avant de partir pour ce voyage, j’avais rencontré une femme assez particulière qui vivait là-bas:
Je me rendais à la salle métaphysique de Boston pour y récupérer un livre que j'avais commandé. Tandis que je demandai à la bibliothécaire si The Brother of the Third Degree était arrivé, une femme dans mon dos, chuchota: Lorsque tu désires ce livre, il vient à toi.
Nous avons immédiatement engagé la conversation, et sommes devenues amies. Elle me fit promettre que, si je revenais à Los Angeles, je devrais le lui faire savoir, ce que je n’ai pas manqué de faire. Elle m’avait écrit qu’elle voulait être la première à me rencontrer à mon arrivée là-bas.
J’avais une nièce, Mme W. G. Patterson, à Pasadena, elles fûrent toutes deux à la gare pour nous accueillir. Mon amie voulait m’emmener visiter trois lieux particuliers. L’un était la Mission Inn, l’un des endroits les plus intéressants que l’on puisse souhaiter visiter.
Cela ressemble à un musée rempli d’antiquités, avec de nombreux bustes et statues de personnalités importantes. Il est à cinquante miles de Los Angeles.
Nous avons entendu l’orgue et nous sommes assises sur le même siège dans la chapelle où Clara Jacobs-Bond était assise lorsqu'elle écrivit The End of a Perfect Day. Je ne pourrais jamais oublier cette journée.
Elle souhaitait également m’emmener chez un théosophe connu, qui pensait tout savoir. Elle, pensant que j'avais plus de connaissances que lui, voulait qu’il me rencontre. C’était une idée insensée de sa part.
Le troisième lieu qu'elle souhaitait me faire découvrir était l’île de Catalina, pour admirer les beautés qui poussent sous l’océan et que l’on peut voir en montant sur des bateaux à fond de verre.
Nous manquâmes le bateau, ce dont nous fûmes profondément désolées et à son grand déplaisir.
Nous avions dormi trop longtemps le matin, et il nous fallut plus de temps pour arriver au bateau que prévu.
Auparavant, j’avais visité les Bermudes, où l’on peut découvrir les mêmes sites, de cette façon, cela m’importait moins, mais j’étais désolée pour mon amie qui n’avait encore jamais vu un si beau spectacle.
Nous avons passé une semaine à Los Angeles, ma nièce nous emmenant sur les plages et à de nombreuses promenades dans les montagnes.
Notre prochaine étape fût San Francisco. Le chef de l’organisation à laquelle nous appartenions toutes deux et son épouse nous ont accueillirent à la gare. Ils avaient trouvé des chambres pour nous.
Nous sommes restées deux semaines. Nous avons rencontré des gens très bien qui firent tout ce qui étaient en leur pouvoir pour rendre notre séjour agréable.
Nous avons visité une usine de chocolat et pu observer la préparation des fèves. La peau extérieure, (dont sont faits tous les cacaos et bonbons bon marché que l’on ne devrait jamais manger), leur était d’abord ôtée. Puis nous avons assisté à l'extraction de l'huile suite au broyage des fèves, et enfin dégusté le meilleur chocolat, une expérience tout à fait profitable.
Nous avons visité une usine de conserves et observé l’ensemble du processus de mise en boîte des pêches — des plus grosses aux plus petites — jusqu’à leur découpe en tranches et leur placement dans les contenants.
Nous sommes allées au village japonais de nuit et de jour. Nous avons visité le temple bouddhiste et tout le symbolisme de l’autel nous a été expliqué. Nous avons rencontré un vieux prêtre bouddhiste, âgé de quatre-vingt-seize ans. (Massimi Ananda qui avait transmis une initiation à Harvey Sencer Lewis. Note du Bistrot) C'était un médium d’un très haut développement. Il m’a demandé de lui rendre visite chez lui, disant qu'il avait beaucoup à me dire sur mes ancêtres . Une très grande partie de ses propos a été vérifiée par mes propres Maîtres et Enseignants de la Hiérarchie.
Il avait aussi le don de prévision. Il a remarqué qu’il voyait du sang lors de mon retour à la maison et a promis que si je lui faisais savoir où j’étais tout au long de mon voyage de retour, il demanderait aux Puissances qui sont au-dessus de nous de prendre soin de moi. Ce qu’il a vu, je l’expliquerai lorsque nous y reviendrons plus tard.
Notre séjour à San Francisco fut agréable à bien des niveaux, mais décevant sur d’autres. Je n’ai pas trouvé ce que j’espérais trouver; mais peut-être mes idéaux étaient-ils trop élevés pour être réalisés par ceux vers qui on m'avait envoyée chercher inspiration et aide. Mais j'ai pris conscience, en revanche, que les ordres des Maîtres n’avaient pas été suivis.
Nous avons néanmoins vu tout ce qu’il y avait à voir dans San Francisco et ses environs. Et nous avons poursuivi notre chemin vers la prochain étape, qui devait être Portland, dans l'Oregon.
L’année précédente, Boston avait été l’hôte de la Fédération des Clubs de Femmes venus de tous les États-Unis. J’avais été une hôtesse pour une femme très charmante de Portland. Elle m'écrivit que si je venais un jour dans sa ville, je devais le lui faire savoir, ce que je fis, ajoutant que nous serions à Portland à une certaine date.
Alors que nous étions à San Francisco, elle m’écrivit qu’elle se trouvait dans les montagnes auprès d’une sœur malade, qu’il lui était impossible de quitter. Toutefois, elle avait pris soin d’écrire également à l’hôtel où elle résidait afin que nous puissions occuper sa suite durant notre séjour.
Elle avait demandé à son chauffeur de nous faire visiter tous les sites d’intérêt puis à une de ses amies d'être notre hôtesse et de veiller avec lui à ce que rien de ce qu’il y avait à découvrir à Portland et ses environs ne nous échappe.
Nous avons fait de magnifiques promenades le long de la rivière Columbia, et avons découvert le Mont Hood.
Entre San Francisco et Portland, nous avons aperçu le Mont Shasta, sur lequel de nombreuses légendes ont été écrites, nourries par ce que l’on raconte à son sujet puisque personne n’est autorisé à approcher la montagne.
C’est à cet endroit que le mouvement I AM a vu le jour, et où M. Ballard est censé avoir reçu son inspiration à travers son contact psychique avec le comte St. Germain, qui était, dans une incarnation précédente, Francis Bacon, à présent connu comme Maître R. et supposé avoir été un prince hongrois dans sa dernière incarnation.
De Portland, nous nous sommes rendus à Seattle et Washington, y sommes restées trois jours, et avons été accueillies par une famille nommée Redfield. J'avais rencontrée cette famille, à l’Hôtel Westminster pendant les mois d’hiver lorsqu'ils venaient à l’Est. Ils avaient autrefois vécu dans la partie sud du Massachusetts. M. Redfield était banquier à Seattle, et à fait le maximum pour rendre notre séjour agréable. Nous avons pu visiter tout ce qu’il y avait à visiter. Il faisait, en revanche, trop orageux pour nous rendre au Mont Rainier, l’un des lieux d’exposition très élevé près de Seattle.
La première question que M. Redfield me posa fut, Possédez-vous toujours ce bel ensemble en velours et dentelle que vous portiez durant notre séjour à Boston ? Je répondis que non, mais que je conservais une photographie de moi vêtue de cette tenue.
La robe, en dentelle noire, comportait un empiècement scintillant de sequins, encadré de velours panne rose. Cet hiver-là, je portais cette tenue chaque fois que j’organisais un whist de bridge ou une musicale au profit d’une œuvre de charité. Je passais généralement directement dans la salle à manger pour le dîner, car mon mari m’attendait dans le hall.
C’étaient des jours heureux. Cela ne me dérangerait pas de revivre chacun d'eux. J’étais occupée à apporter du bonheur à tous ceux qui avaient besoin de moi et j’étais entourée d’amour et d’affection qu’aucune somme d’argent n'aurait pu acheter. Cela me permettait de donner le meilleur que mon âme puisse offrir.
De Seattle, nous avons pris le bateau pour Victoria où nous passâmes une nuit.
Le lendemain, nous prîmes un bateau pour Vancouver. Une seule nuit était prévue là-bas, car nous devions prendre le train le lendemain matin à pour les Rocheuses canadiennes.
Alors que nous étions sur le chemin de la gare, le lendemain matin, un jeune homme de seize ans environ courut vers moi et me pris le bras, disant: Je dois retourner à l’hôtel. J’ai oublié quelque chose. S’il vous plaît, pouvez-vous me garder une place près de vous dans votre wagon ? Bien entendu, je le fis.
Quelques minutes après, entrant dans le wagon, il s'approcha et s'assit. Je dis: Pourquoi m'avez-vous demandé de garder ce siège pour vous? Il répondit: Votre sourire ...il m'a immédiatement rappelé celui de ma mère.
Il venait du Tennessee et était un parfait petit gentleman. Il prenait beaucoup de plaisir à s’occuper de moi, comme il l’aurait fait pour sa mère, m'offrant une boîte de chocolats achetée sur place, des boissons fraîches, etc. Il suivait ses études dans une école militaire de Minneapolis.
Nous n’avons rien visité de ces lieux magnifiques que sont les Rocheuses. Mon amie prit plusieurs instantanés d’un lac et des terres environnantes. Elle en prit également un de moi, qu’elle fit agrandir et coloriser par la suite. Il est toujours accroché à un de des murs de ma maison, en souvenir de ce lieu. Mon nouvel ami nous quittât à cet endroit, car il se rendait à Banff.
Ce soir-là, nous prîmes le train pour Chicago, passant par la vallée de Saskatchewan. Les fonds de voie étaient sur un sol très sablonneux, et les trains à cette époque n’étaient pas très stables. Vers quatre heures du matin, le train commença à tanguer, alors que nous allions à un rythme rapide. Je m'assis sur mon lit et dis à voix haute :
Arrêtez ce train. En quelques minutes, qui semblèrent interminables, le train s'immobilisa. Les trois wagons à la suite du nôtre avaient basculé, le notre s’étant juste légèrement incliné. Il y avait le sang que le vieux prêtre bouddhiste avait vu! Nous dûmes rester sur place presque toute la journée, aucune grande ville ne se trouvant à proximité.
Les secours finirent par arriver. Il n’y eut aucun mort, mais plusieurs personnes furent grièvement blessées ou contusionnées.
Anglais : A prediction by Massimi Ananda.
Allemand : Eine Vorhersage von Massimi Ananda.
Espagnol : Una predicción de Massimi Ananda.
Italien : Una predizione di Massimi Ananda.
Portugais : Uma predição de Massimi Ananda.
Grec (moderne) : Μια πρόβλεψη του Μαζίμι Ανάντα.
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