Comme je n'avais pas encore retrouvé mon état spirituel, j'avais décidé d'emporter avec moi Science et Santé de Mary Baker Eddy.
Étant sujette au mal de mer, j’avais préféré rester au calme dans ma cabine pendant toute la traversée. J’en profitai pour lire Science et Santé, que je parcourus à trois reprises avant de conclure qu'il ne me correspondait pas et de l'écarter définitivement.
Nous avons débarqué à Liverpool. Nous nous sommes dirigés tranquillement vers le Devonshire, faisant escale à Chester et à divers autres endroits.
À notre insu, Charley Clemens, le frère de Stanley, alors installé dans l'Ohio, comme directeur musical à l'université de Cleveland et organiste de la principale église presbytérienne, nous avait rejoints et accueillis à l'arrivée du bateau.
Ce fut un joyeux moment partagé. Un autre de ses frères, qui vivait à Sierra Leone, en Afrique de l’Ouest, était également présent.
Nous fîmes de nombreux voyages intéressants à travers le Devonshire et la Cornouailles puis jusqu'à Land’s End.
Quiconque s’est déjà rendu à Marblehead, dans le Massachusetts, remarquera une ressemblance frappante avec Land’s End en Cornouailles.
Nous montâmes jusqu’au point culminant de l’Angleterre et, à un endroit, nous avons pu apercevoir les anciennes mines d’étain.
Nous y avons rencontré un homme accompagné d’un jeune garçon, occupés à ramasser une fine poussière de charbon qu’ils rangeaient dans de petits sacs.
Intrigués, nous leur demandâmes quelle en était l'utilité. Ils nous expliquèrent que les Allemands leur achetaient cette poussière à raison de cinquante dollars le baril afin de durcir l’acier. Selon eux, les Anglais n’en avaient pas l’usage, mais les Allemands en faisaient grand cas, notamment pour l’employer contre les Anglais.
Nous eûmes de nombreux pique-niques familiaux, des soirées musicales et des thés.
Mi-juillet, nous nous rendîmes à Londres pour être reçus par quelques uns des délégués que j'avais rencontrés lors du Congrès international de la Chambre de Commerce en 1912.
Le 4 août 1914, jour de la déclaration de guerre, nous nous trouvions à Buckingham Palace. À neuf heures du matin, nous assistions au changement de la garde, un spectacle toujours saisissant.
Soudain, nous vîmes une dizaine d’hommes surgir devant l'entrée du Palais. Ils étaient vêtus de redingotes et coiffés de chapeaux de soie. Intriguée, je demandai à Stanley: À ton avis, pourquoi ces hommes sont-ils ici à une heure aussi matinale ?
L'après-midi nous prîmes le thé avec une Anglaise furieuse au sujet de la réunion convoquée par le Roi au Palais.
Elle soutenait qu’une telle réunion n’avait jamais eu lieu auparavant à Buckingham Palace et que cela était totalement contraire à la constitution.
Elle supposait que cela concernait la question de l’Ulster en Irlande, un sujet qui était au cœur des préoccupations des Anglais à cette époque.
Lorsque nous rentrâmes à notre hôtel, la nouvelle de la déclaration de guerre contre l’Allemagne s’était déjà répandue. Tous les trains avaient été réquisitionnés, et les vacanciers étrangers présents à Londres devaient partir sans délai.
Nous retournâmes donc à Plymouth où nous dûmes attendre jusqu'à fin septembre que notre petit Sachem nous ramène à la maison.
Charley, n’ayant pas obtenu de ticket, le Capitaine me céda sa cabine, et le frère de Stanley prit ma place aux côtés de mon mari.
Une fois de plus, je réalisai à quel point la Providence était merveilleuse en pourvoyant à mes besoins.
Jamais je ne me suis trouvée dans une situation difficile sans qu’une aide ne vienne à mon secours. Le Capitaine s'était montré très généreux en offrant sa cabine.
Pendant sept ans, j’avais persévéré, cherchant à subvenir à mes besoins et à ceux de Stanley par tous les moyens qui se présentaient à moi. Puis, j’ai décidé de lui montrer en quoi il échouait en ne prenant pas sur lui la responsabilité de pourvoir à ses propres besoins ainsi qu’aux miens.
Il avait un cœur très tendre, et je ne voulais pas blesser ses sentiments, mais je devais le pousser à agir.
Le lendemain, il prit le Herald du matin et y découvrit une annonce où un comptable et gestionnaire de bureau était requis.
Il se rendit à son entretien de recrutement et revint, sourire aux lèvres, en déclarant: cent hommes attendaient pour le poste.
Il fut le troisième interviewé et obtint le poste, qu'il occupa pendant sept ans, jusqu'à ce que l'entreprise fasse faillite.
Avant de partir pour l'Angleterre, j'avais démissionné des deux œuvres caritatives qui avaient occupé tellement de mon temps au cours des douze dernières années, la crèche du South End et le Frances Willard Settlement, je sentais que j'avais accompli la tâche assignée.
J'ai commencé à réaliser que mes ambitions et réalisations, bien que louables, puisqu'elles aidaient ceux qui avaient besoin de moi, ne pouvaient être l'œuvre de ma vie.
Mon esprit semblait se rebeller contre l’idée de poursuivre des entreprises mondaines. Il semblait me signifier qu’une tâche plus grande m’attendait et que je devais m’y consacrer sans tarder.
Instinctivement, je savais que j'avais un message à transmettre au monde avant le moment de ma transition.
J'avais donné un bon exemple toute ma vie, dans la mesure où le meilleur de moi me guidait. J'avais mené une vie de service dans tous les milieux, encouragée par tous ceux qui venaient à moi pour de l'aide, dans la mesure de mes capacités, mais cela ne suffisait pas.
Anglais :
I knew I had a message to share with the world before the time of my transition.
Allemand :
Ich wusste, dass ich eine Botschaft an die Welt zu übermitteln hatte, bevor der Moment meines Übergangs kam.
Espagnol :
Sabía que tenía un mensaje que transmitir al mundo antes del momento de mi transición.
Italien :
Sapevo di avere un messaggio da trasmettere al mondo prima del momento della mia transizione.
Portugais :
Eu sabia que tinha uma mensagem para transmitir ao mundo antes do momento da minha transição.
Grec :
Ήξερα ότι είχα ένα μήνυμα να μεταδώσω στον κόσμο πριν από τη στιγμή της μετάβασής μου.
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