Le message "A travers le Premier Voile" était très émouvant, surtout pour les mamans, avec la description de cette transition de l'âme dans un nouveau véhicule. Beaucoup de personnes ont le souvenir de ce passage... Voici la suite du message de Harvey Spencer Lewis.
Rollins n’arrivait pas à dormir. Il se tournait et se retournait dans son lit, nerveux, sans être vraiment fatigué. Son esprit ne cessait de revivre la scène qu’il venait d’expérimenter : la naissance de son propre corps et l’entrée de son âme en lui.
Les rideaux transformaient les rayons de lune en fins dessins sur le tapis sombre. Dans un coin de la chambre, un grand miroir ancien reflétait un seul rayon qui tombait sur l’abat-jour blanc d’une petite table. En fixant cette tache lumineuse dans le miroir, Rollins crut voir un visage pâle et beau. Tantôt il souriait, tantôt il se crispait de douleur et des larmes coulaient. La maternité, l’arrivée d’une petite âme… Ces pensées l’obsédaient. Elles l’empêchaient de trouver le repos nécessaire au sommeil. Il avait pourtant vu naître son propre corps et son âme y entrer.
Ce souvenir rendait cet hier plus important que toutes les journées des vingt dernières années passées dans les affaires. Cela surprenait Rollins, homme si pragmatique. Jusqu’alors, il pensait que seule la vie active comptait, celle qu’il notait soigneusement dans ses journaux. La naissance et la mort n’étaient pour lui que le début et la fin ; l’entre-deux seul avait de la valeur.
Cette nuit-là, tout changea. Allongé, de plus en plus agité, il sentit qu’il existait quelque chose de plus grand que les affaires. Le début de la vie le fascinait. La fin, peut-être aussi. Tout dépendait de cette première heure où l’âme entre dans le corps du bébé. Et si l’âme n’était pas entrée ? Il se rappelait l’angoisse de la mère en train d’accoucher, craignant que l’âme toute proche ne parvienne pas à animer l’enfant. Tous ses espoirs reposaient sur ce mystère : l’âme, venue de l’espace, se transplantait dans le corps préparé. Ce corps, nourri du sang de la mère, devenait alors vivant, parfait.
Une vraie transmutation, comme celle dont parlaient les anciens alchimistes : transformer une matière grossière en or pur grâce à un esprit supérieur. Et si l’âme avait échoué ? Elle aussi devait craindre de ne pas accomplir sa mission. Sans cette union, Rollins n’existerait pas. Le médecin aurait simplement dit : Né sans vie. Et cette âme serait repartie… Où ?
Rollins était maintenant tout à fait réveillé. Ces questions lui semblaient aussi importantes que ses plus grandes affaires. Il se redressa, passa la main dans ses cheveux et soupira profondément. En bas, l’horloge sonna un coup. Il était tard, mais il ne pouvait dormir tant que la réponse manquait. Son regard revint au miroir. Le visage de la mère y apparaissait, priant pour l’âme de l’enfant. D’une voix ferme, il demanda : Dis-moi : où serait allée mon âme si elle n’était pas entrée dans mon corps à la naissance ? Un long silence. Puis une voix intérieure murmura : Qui ignore que la main du Seigneur a tout fait ? Dans sa main sont l’âme de tout vivant et le souffle de l’humanité. (Livre de Job).
Pour Rollins, cela signifiait : toutes les âmes attendent leur heure auprès de Dieu. L’âme serait retournée auprès de Dieu, parmi les autres âmes, et elle aurait attendu. Rollins n’existerait pas, mais son âme ne serait pas perdue. Cela le réconfortait, sans qu’il sache vraiment pourquoi. Avant cette expérience, seule sa personnalité comptait. À présent, il se sentait apaisé à l’idée que son âme aurait survécu même si lui, Rollins, n’avait jamais vu le jour. Il se recoucha, ferma les yeux. Deux parties de lui cohabitaient : son corps, venu de sa mère, et son âme, venue de Dieu.
Il revécut le moment où son âme, sans forme mais consciente, flottait dans l’espace, attendant de passer dans le corps. Où était-elle avant ? La veille de sa naissance ? Il aurait voulu remonter encore plus loin, voir le jour précédent. Il ne sut pas s’il s’endormit avec ce désir. Au réveil, une page nouvelle semblait tournée dans le grand livre de la vie. Une lumière intense brillait près du plafond. Le plafond avait disparu, les murs aussi ; tout n’était qu’espace infini. Sur lui pesait le grand livre de sa vie.
Une page s’ouvrit : Hier, 31 décembre, la veille de sa naissance. La lumière était faite de milliers de petites lumières unies en une seule masse. Elles bougeaient en rythme harmonieux. Certaines se détachaient, partaient dans différentes directions, suivies d’un rayon qui les guidait. L’une s’approcha de lui. Elle grandit, devint plus brillante, plus intime. Son corps frissonna, son cœur ralentit. Il se sentit plus léger. Soudain, sa conscience quitta son corps. La masse de lumière devint un grand ovale vibrant.
Une voix douce et masculine en sortit – sa propre voix d’âme.
- Dans ta Lumière nous verrons la Lumière. Au commencement, Dieu créa la Lumière. La Lumière est la vie des hommes. Je suis une partie de cette Lumière divine. L’âme humaine est Lumière. Vous êtes tous enfants de la Lumière. Voici mon monde, le monde infini de Dieu. Au-delà sont mes frères et sœurs, tous enfants de Dieu. La Lumière fut divisée en douze demeures célestes pour préparer les âmes à descendre sur terre.
Quand l’heure vient, Dieu souffle la vie et l’homme devient une âme vivante. Chaque lumière a son moment et son lieu pour chasser les ténèbres et donner la vie abondante. Quand l’homme pèche, la Lumière ne peut plus briller à travers lui. Elle retourne alors dans les cieux, auprès des siens. L’homme détruit son corps ; il retombe en poussière. Lumière = vie. Ténèbres = mort.
Les âmes revenues voient tout, entendent les prières, connaissent les espoirs et les peines des hommes. Elles aident, guident, renforcent la lumière intérieure souvent étouffée. Quand une mère met au monde un enfant, une âme prête descend. Elle apporte avec elle sa personnalité et ses souvenirs passés.
Beaucoup d’hommes n’écoutent pas cette voix intérieure et se perdent. Mais ceux qui l’écoutent trouvent Dieu, la Vérité et la Vie. Je dois partir maintenant. Je viens te parler pour éclairer ton esprit. Mon heure est venue : je vais auprès de la jeune mère qui, dans quelques heures, souffrira pour donner la vie.
Ce corps sera le mien. Il vivra les expériences dont j’ai besoin pour évoluer. J’attendrai près d’elle, je veillerai au passage. Quand j’entrerai avec le souffle de vie, je verrai par les yeux du bébé : ta mère, ton père, votre maison. Viens, conscience, suis-moi. Demain sera ton jour de naissance sur terre.
La Lumière s’éloigna doucement. La conscience de Rollins rentra dans son corps. Il s’endormit profondément. Au matin, sa mère l’appela comme d’habitude. Le soleil illuminait la chambre. Le monde s’éveillait. C’était aujourd’hui. L’hier d’une vie précédente était passé – ce jour où son âme se préparait à naître. Une fois encore, il avait franchi un voile et contemplé un hier plus ancien.
suite : dans les ombres du passé
Anglais
When a mother gives birth to a child, a ready soul descends. It brings with it its personality and past memories.
Allemand
Wenn eine Mutter ein Kind zur Welt bringt, steigt eine bereite Seele herab. Sie bringt ihre Persönlichkeit und ihre vergangenen Erinnerungen mit.
Espagnol
Cuando una madre da a luz a un niño, desciende un alma preparada. Trae consigo su personalidad y sus recuerdos pasados.
Italien
Quando una madre mette al mondo un bambino, discende un’anima pronta. Porta con sé la propria personalità e i ricordi passati.
Portugais
Quando uma mãe dá à luz uma criança, uma alma pronta desce. Ela traz consigo a sua personalidade e as suas memórias passadas.
Grec
Όταν μια μητέρα φέρνει στον κόσμο ένα παιδί, κατέρχεται μια έτοιμη ψυχή. Φέρνει μαζί της την προσωπικότητά της και τις μνήμες του παρελθόντος.
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