6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 01:00
A travers le Premier Voile

Le texte précédant amorçait une exploration de la mémoire des incarnations passées. A présent, William Howard Rollins, devant le feu de sa cheminée entre en transe...

 

Tandis que sa concentration se fixait sur l’espace noir et ouvert au-dessus des flammes du feu, sa conscience pénétra également ce vide, comme s’il s’agissait d’un monde où l’on pouvait habiter et participer à ses possibilités infinies.

 

Lorsque cette étrange sensation d’entrer dans ce petit univers s’estompa, il sentit qu’il venait de franchir un grand voile séparant le passé du présent. Tourner ainsi une page du grand livre de la vie apportait une légèreté particulière de l’esprit et un état d’éveil de la réalité subconsciente.

 
Physiquement, son corps restait assis dans le fauteuil du présent, mais mentalement, dans son être profond, il se trouvait dans l’hier qui était en train de se recréer dans ce petit monde au-delà du voile.

 
Peu à peu, il prit conscience que l’histoire se déroulait autour de lui. Quelle chambre étrange, et pourtant si familière ! Le lit en acajou… Ah oui, la jeune femme, si jeune, et qui souffrait tant ! D’autres personnes étaient là : un homme avec une petite sacoche, une infirmière, une autre femme. On entendait des sanglots, de l’agitation, de l’attente. Que signifiait tout cela ? Soudain surgirent les cris déchirants de la jeune femme, ses supplications pour qu’on la soulage, les paroles calmes et douces de l’homme à la sacoche – oui, un médecin – plein de tendresse et d’attention. 

 

L’infirmière alla ouvrir la porte ; un grand jeune homme au beau visage entra, excité, posant mille questions, jetant précipitamment son chapeau sur une table avant de se ruer vers le lit. Le médecin le retint doucement, lui recommandant de se déplacer avec lenteur et prudence.
 

Des larmes coulèrent sur les joues du jeune homme : sa bien-aimée souffrait. Les mots qu’il murmura si doucement étaient empreints d’un amour infiniment tendre. L’épouse était secouée de douleurs atroces qui la soulevaient du lit en spasmes paralysants. Le médecin consulta sa montre et attendit. Ne pouvait-on rien faire? Cette question muette jaillissait de l’esprit de l’amant, du mari. L’infirmière répondit avec douceur : « Seul le temps y mettra fin. »
 

L’épouse était maintenant en proie à une frénésie ; la douleur était insoutenable, la souffrance dépassait toute raison, toute endurance humaine. Puis elle retomba épuisée sur son oreiller. Un calme relatif s’installa. Le médecin, à nouveau inquiet, lui prit la main gauche pour compter son pouls. Elle bougea encore. On l’aida à se lever ; elle tenta de marcher, mais elle était si faible. Elle cria : « Harold, Harold, si seulement j’avais su… Maintenant je veux mourir… Ce serait mieux… bien mieux que cela ! S’il te plaît, Harold, ne peux-tu pas m’aider ? Je suis si faible, je ne pourrai pas supporter la douleur une fois de plus ! »
 

C’est alors que Rollins se reconnut dans cette scène. Il éprouva le désir ardent d’aider cette pauvre femme et chercha à comprendre où il se trouvait et quel rôle il jouait dans cet événement d’un jour révolu, d’un hier de sa propre vie. Il n’était pas visible, pourtant il voyait, il entendait, il savait tout. Comment était-ce possible ? Il était présent dans chaque recoin de la pièce, mais les autres ne le voyaient pas. Il comprit soudain que son esprit, son moi profond, son âme – oui, son âme – était là, sans corps. Qui était-il donc ? Et où se déroulait cette scène, ou plutôt où s’était-elle déroulée ?
 

Il leva ses yeux d’âme pour observer davantage son environnement. Au-dessus de lui s’étendait l’espace, peuplé d’autres âmes semblables à la sienne, dépourvues de corps. Chacune se déplaçait dans une direction précise, tandis que lui planait ici. Où ? Au-dessus et à l’intérieur d’une petite maison à la campagne. C’était le petit matin ; le vent agitait les arbres en un murmure continu. Les champs étaient froids, les fleurs touchées par le gel ; un brouillard voilait les collines lointaines, et le soleil levant teintait à peine le ciel. Tout était calme et immobile dehors, tandis qu’à l’intérieur de cette humble demeure se mêlaient avec intensité douleur et souffrance, peur et espoir, anxiété et attente. À l’entrée de la vie, projetant son ombre immense, se dressait la grande figure noire de la mort.

 

Rollins n’était plus qu’une âme, attendant et observant. Pourquoi attendait-il ? Les archives du passé ne pouvaient-elles répondre aux pourquoi et aux comment de cette scène tragique ? Soudain, une lumière apparut. Elle forma une porte, et au-delà s’ouvrait un canal. Le Canal de la Vie ! Ces mots étaient inscrits en lettres de sang sur son arche. Par ce passage entra la Lumière d’une petite âme.

 
La jeune femme fut à nouveau saisie de douleurs. Elle tomba à genoux, implorant un soulagement, puis s’effondra d’épuisement. On la souleva doucement pour la recoucher ; le médecin et l’infirmière caressèrent tendrement ses mains et son front. Les spasmes se succédèrent, accompagnés de cris déchirants, d’une souffrance qui brisait le cœur, heure après heure, jusqu’à ce que le soleil soit haut dans le ciel et que la journée soit bien entamée. Tout au long de cette épreuve, la petite âme attendit et observa, sachant, comprenant, espérant, désirant adoucir ces heures et ces minutes… mais la loi ! La loi devait s’accomplir!

 
Alors, baignée de lumière, la petite âme s’approcha davantage et entra en contact avec l’âme de la femme souffrante. Les deux âmes communièrent ; leurs esprits intérieurs exprimèrent ce que les mots ne pouvaient dire. L’âme de la jeune épouse aspirait au foyer rempli d’amour, au bonheur immense qu’elle voulait offrir à l’homme qu’elle chérissait – ce Harold qui avait toujours été un amant tendre et un mari attentionné. Ils avaient rêvé de passer leur vie ensemble, à partager joies et peines. Et voilà que peut-être tout allait s’achever. Le corps perdait lentement ses forces, l’esprit était terrifié par l’intensité de la souffrance physique, l’âme marchait dans la vallée de la mort tout en cherchant à apaiser le cœur brisé.

 
Pourtant, la jeune femme avait courageusement attendu cet instant où une joie plus grande entrerait dans leur vie, où leur maison résonnerait des cris et des rires d’un enfant. Le mari avait calmé ses angoisses, lui assurant qu’il serait à ses côtés lorsqu’il faudrait traverser cette terre inconnue de chagrin et de douleur. Mais à présent, il ne pouvait que poser un baiser sur ses lèvres et repousser doucement ses cheveux en désordre. Et si la mort mettait fin à tous leurs espoirs ? Même dans les moments de souffrance extrême, elle pensait à lui ; l’idée qu’il pourrait tout perdre si elle mourait lui donnait la force de supporter les épreuves et de rassembler ses dernières ressources pour affronter chaque nouvelle vague de douleur.

 
L’heure viendrait sûrement où l’épuisement et le soulagement lui permettraient enfin de se reposer, de rêver peut-être… Et alors, le cri tant attendu d’un nouveau-né deviendrait la plus douce musique, berçant la jeune mère dans le long sommeil réparateur de la maternité accomplie.

 
Puis la petite âme se fondit dans celle de la future mère, la vivifiant de sa vie divine. La jeune femme sentit que Dieu était proche et que l’instant suprême était arrivé.
Communiant, se consolant mutuellement, se fiant à leur foi réciproque, pleinement conscientes de l’infaillibilité de la loi, de la fragilité de la chair humaine et des tentations terrestres, les deux âmes restèrent étroitement unies durant les dernières minutes du travail. La petite âme regardait la femme, dans sa joie mêlée de tristesse, amener au monde un corps parfait qui servirait d’enveloppe matérielle à sa venue bienvenue dans ce foyer aimant. De son côté, la jeune femme tendait les bras vers la petite âme et, mue par l’instinct maternel déjà éveillé, cherchait à la réchauffer pour qu’elle reste, afin que son enfant ait une âme et une vie – même si elle-même devait s’en aller dans les brumes du ciel en offrant le sacrifice ultime.
Quelle relation sublime ! Nulle part dans les processus admirables de la nature, nulle part dans les principes de la création, la loi de Dieu et les merveilles de Ses voies n’étaient illustrées de manière aussi belle, sacrée et simple.

 
Puis vint le moment décisif. La vie semblait s’éteindre dans le corps de la jeune femme. La souffrance était pitoyable. Le mari, le médecin, l’infirmière, l’amie et la petite âme en attente ressentaient tous la tristesse immense qui emplissait la pièce. Les yeux étaient humides, les cœurs lourds, tandis que la jeune femme, impuissante, s’efforçait courageusement de coopérer avec la nature pour accomplir le décret divin : c’est dans la douleur et la souffrance que la femme enfante le fruit de l’amour.

 
Soudain, un halètement! La jeune femme fut comme élevée au sommet de la montagne voisine de la vallée de la mort. L’espace d’un instant, elle entrevit le Ciel de Dieu ; Dieu Lui-même et les Anges lui apparurent. Elle sut… le cri du bébé… il vivait ! Puis elle retomba dans la vallée, endormie. Là où régnaient les ombres dansaient maintenant des rayons de soleil qui perçaient le feuillage des arbres verts ; ils jouaient sur les pelouses comme des fées au printemps, rayonnants de la joie de vivre.

 
La petite âme ne reposait plus dans l’aura de celle de la mère. Lorsque les lèvres de chérubin du précieux nouveau-né s’ouvrirent pour aspirer leur premier souffle d’air vivifiant, les poumons expirèrent l’air qui retenait l’âme. Par une inspiration immédiate, un nouveau décret divin s’accomplit : Dieu souffla dans l’homme le souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante. La petite âme se sentit irrésistiblement attirée vers le corps de l’enfant et se retrouva dans la Chambre de l’Âme, le Royaume de l’Homme Intérieur.
 

Le petit corps pulsait, chaud, empli d’une vie vigoureuse. La petite âme était désormais intronisée sur terre dans son palais propre, appelée à guider, suggérer, dicter, inciter, pousser, tenter ; à être la conscience de l’homme, l’esprit de Dieu, le Maître intérieur du Temple sacré.
 

Elle écouta. La mère dormait paisiblement ; l’infirmière vaquait à ses tâches sur la pointe des pieds ; le médecin veillait avec attention. Tout près, dans un petit berceau, se balançait le corps du nourrisson tandis que l’âme intérieure observait et se réjouissait. À côté du berceau, le mari s’agenouillait, les larmes aux yeux, le cœur battant plus vite : la paternité était si nouvelle, si merveilleuse. Il se releva doucement, se pencha avec tendresse et humilité sur l’enfant et le couvrit de la petite couverture au crochet que la jeune mère avait confectionnée durant ses heures d’attente pleine d’espoir. Il prit une des menottes potelées, la baisa avec révérence – elle représentait tout ce qui était divin, sacré, tout l’amour qu’il portait à la femme endormie dans le coin de la pièce. Puis il reposa la petite main, la recouvrit et murmura : « Petit homme, nous te bénirons comme Dieu l’a fait, et ton nom sera William Howard Rollins ! »
 

Soudain tiré de sa transe, Rollins reprit conscience de lui-même et du lieu où il se trouvait. L’image dans la cheminée s’effaçait rapidement ; il se retirait de la scène. Il n’appartenait plus à cet hier dont les événements lui avaient été si étrangement révélés. Il était redevenu l’homme d’aujourd’hui, agité, moderne, pragmatique. Mais il savait désormais. Il avait feuilleté à rebours le journal de sa vie jusqu’au jour de sa naissance ; c’était son âme qui était entrée dans le corps du nouveau-né.
 

Quel prix terrible payait la maternité! Sa petite mère, qui en cet instant même dormait paisiblement à l’étage… Un homme pourrait-il jamais rembourser la souffrance qu’une femme endure courageusement pour que l’enfant à naître reçoive l’essence même de sa vie – et, si nécessaire, sa vie elle-même ? Quel amour suprême ! Amour divin ! Seul l’amour de Dieu pouvait l’égaler… Oui, c’est l’amour de Dieu.
 

Rollins méditait ainsi, les larmes coulant abondamment, le cœur battant la chamade. L’amour qu’il portait à la petite femme de l’étage allait le pousser à monter s’agenouiller à son chevet en adoration muette, lorsque la porte de son bureau s’ouvrit soudain. Là se tenait la petite dame aux cheveux gris, un châle rose jeté sur les épaules, le plus doux des sourires aux lèvres. Surprise de le voir encore éveillé, elle dit d’une voix pleine de tendresse maternelle :
 

« Viens, William, mon petit homme, il est très tard. J’étais inquiète que tu te sois endormi ici. Demain c’est ton anniversaire, et je pensais justement au jour où Dieu nous t'a donné. Veux-tu monter maintenant? Ton lit est prêt. Allons-y ensemble, c’est bien, mon grand garçon. »
 

Et côte à côte, bras dessus bras dessous, l’homme fort, grand et imposant et la petite vieille aux cheveux gris, parfois faible et tremblante, quittèrent la pièce éclairée seulement par la pâle lumière de la lune. Ils passèrent devant la fenêtre du vestibule, puis gravirent le large escalier. Tandis qu’ils s’enfonçaient dans l’ombre plus profonde et disparaissaient, on aurait dit que des anges veillaient sur eux – la petite mère et son grand bébé d’homme.

 

Suite: au delà du premier voile...

A travers le Premier Voile

Anglais
Have you relived your birth?

Allemand
Haben Sie Ihre Geburt noch einmal erlebt?

Espagnol
¿Ha revivido su nacimiento?

Italien
Ha rivissuto la sua nascita?

Portugais
Você reviveu o seu nascimento?

Grec
Έχετε ξαναζήσει τη γέννησή σας;

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commentaires

R
Allégorie intéressante, qui me fait penser à un certain travail du 2eme degré Reiki !<br /> <br /> Y aura-t-il une suite?
Répondre
L
Hello Romain, <br /> Comme tout le monde n'est pas initié au reiki et encore moins éveillé au reiki ésotérique il faut peut être préciser que tu fais allusion à un fameux "travail sur le passé pour libérer le présent".<br /> Oui je pense poursuivre l'adaptation/traduction du texte de Lewis, histoire de voir où il veut aller!<br /> Merci d'être là!<br /> Cordialement<br /> Le bistrotier

Nos Enseignements Rosicruciens

Le Bistrot de la Rose+Croix propose un continuum de 6 ouvrages couvrant correctement le début de l'Enseignement Rosicrucien. <cliquer ici>

Les Trésors De La Cave...

Le Carrousel des Livres

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Mando exprime traditionnellement la première approche vers la Rose+Croix, centrée sur le concept de Mando (« je demande » en latin), symbolisé par la mandorle (l’amande) de la couverture. Cet ouvrage familiarise le chercheur avec les connaissances antiques et traditionnelles des rosicruciens.
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Un éclairage rosicrucien permet de comprendre facilement que le Reiki est, ni plus ni moins, la forme japonaise de la Rose+Croix. Il existe des formes profanes et une forme ésotérique du rosicrucianisme.
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Lorsque la situation était difficile, Harvey Spencer Lewis, avec humour, déclarait qu'il allait récupérer son "Brown Casket" et se retirer. Brown Casket a été traduit ici par coffret brun.
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Richelieu déclarait: -"Pour la Rose+Croix, je m'en remets au père Gautier"… C'était difficile de trouver des traces de cet homme dont le nom pouvait s'écrire Gauthier ou Galtier. Intellectuellement, c'était une grosse pointure qui pouvait enseigner la théologie, le latin, le grec ou l'hébreu. Par ses écrits, il mit sur la piste de la "Croix de Roses" des milliers d'étudiants de la Contre Réforme. Il avait l'envergure pour rédiger le pendant catholique du Rituel germanique des Chevaliers de l'Aigle noir Rose-Croix: le rituel de commémoration rosicrucienne qui devint celui des Francs Maçons des Hauts-Grades.
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Le titre de ce livre, à la fois provocateur et engageant, fait écho au Bistrot de la Rose+Croix, le site riche de milliers d’articles dédiés aux chercheurs de vérité, et abordant une multitude de sujets mystiques. Un jour, un Habitué du site a entrepris de rassembler les textes consacrés à Louis-Claude de Saint-Martin, le célèbre Philosophe Inconnu. Cette initiative remarquable a été enrichie par une présentation détaillée, mêlant sympathie et esprit critique, de la manière dont ce personnage fascinant a marqué la vie du bistrotier. L’ouvrage dévoile également des aspects inédits et méconnus de la vie et de l’œuvre de Saint-Martin, offrant ainsi une perspective nouvelle et captivante.
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Cette monographie révèle pour la première fois l'influence de la déesse Sechat, la parèdre de Toth. C'est "celle qui écrit"! Elle rédige les archives Akashiques qui retiennent de notre vie les efforts au service de la Lumière. Dans ce deuxième degré, celui des theorici, tout gravite autour d'elle depuis sa manière claire de raisonner, sa structuration du temple, sa manière de s'élever au-dessus du monde matériel comme l'exprime son arc. La couverture conserve le symbole que lui avait accordé Harvey Spencer Lewis, faisant disparaître le tôle tentateur des feuilles de cannabis. Entre autres processus, l'ouvrage détaille la clé de la "Voûte de Séchat" dont certains ont fait l'Arche Royale...
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Inspiré par les brochures Cromaat publiées en 1918 par Harvey Spencer Lewis, abordant des sujets écartés de ses enseignements rosicruciens, l'objectif était de traduire en français la Géomancie Cosmique, dont la Cromaat E servait de guide. Or, une erreur majeure, la permutation de certaines planches non numérotées, rendait l'ouvrage inutilisable. Sans le moindre correctif de Lewis, cette erreur a créé une passerelle pour les chercheurs sincères et zélés, qui contactaient l'auteur directement. Un siècle plus tard, le traducteur, confronté à cette erreur, a repris et approfondi le sujet, révélant que l'approche initiale de Lewis, volontairement profane, méritait un autre développement. Ce livre en est le fruit.
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Le lecteur découvrira sans doute ici des choses qu'il ne pensait jamais trouver dans un livre. Il accompagne une personnalité invisible où il se sent curieusement accompagné dans une lecture qui se lit de bout en bout comme un roman dans lequel tout semble magique même si tout se produit dans la vraie vie. Naturellement il reviendra sur sa lecture pour approfondir des pistes esquissées. Il fera même de cet ouvrage son livre de chevet d'ailleurs le chevet n'est-il pas le fameux ours, le symbole du livre? C'est la carte routière d'une aventure mystérieuse que chacun conduit à son rythme et qui commence par le passage du seuil et se poursuit jusqu'à la Chambre Secrète d'Akhenaton.
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Le livre explore le monde de la résurgence rosicrucienne allemande du XVIIe siècle, centrée sur le Cénacle de Tübingen, en marginalisant le rôle de Valentin Andreae qui n'était à 16 ans qu'un prête nom de Francis Bacon. D'autre figures clés sont mises en lumière comme Daniel Mögling, Christophe Besold, Tobias Hess, Johann Arndt, Tobias Adami ou Samuel Hafenreffer.
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Les traditions rosicruciennes et maçonniques attribuent à Arnaud une réputation légendaire. Il est parfois nommé Arnaud de France parce qu'il lui est attribué l'introduction du rosicrucianisme en France au 9e siècle. Il faut préciser que les informations historiques officielles, disponibles sur ce personnage, sont des plus limitées. Cela n'empêche pas le lecteur d'accompagner, dans un périple akashique, Arnaud d'abord au Moyen-Orient puis dans la transmission d'un courant spirituel dans la Maison de Charlemagne et plus généralement en région toulousaine.
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C'est l'Histoire d'un architecte niçois, par ailleurs thérapeute et parfaitement bilingue, et dont Lewis reconnut la grande maîtrise au point de le nommer précisément Grand Maître des USA. Quand ce livre est paru, on ne trouvait que 2 lignes à son sujet dans les ouvrages spécialisés. Le livre est le produit d'une enquête passionnante qui s'appuie sur des informations enfouies dans diverses archives rosicruciennes et révèle le fameux "secret des laitues" pour reconnaitre les rares monographies qui sont l'œuvre de Clément Lebrun.
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Il est généralement connu que quelques siècles avant notre ère, les chercheurs grecs allaient en Égypte pour accéder à la Connaissance. L'ouvrage révèle l'épreuve discrète à laquelle ils étaient soumis à Saou (Saïs). Certains retournaient ensuite dans leur pays, tandis que d'autres poursuivaient leur quête autour du fameux bassin comme un certain Champollion. Ce petit ouvrage unique, fruit de dizaines d'années de travail, fournit les éléments pour que de nos jours encore les chercheurs sincères de la Rose+Croix remontent de Saou à Iounou (Héliopolis).
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Le titre "Une monographie du Premier Degré Néophyte" déploie une triple intention. D’abord, il ancre la monographie dans l’étude traditionnelle d’un unique symbole hiéroglyphique, écartant toute partition. Puis, il invite à une exploration respectueuse, l’emploi de "Une monographie" laissant le sujet ouvert à d’autres perspectives. Enfin, il encourage chaque étudiant à composer sa propre monographie, offrant un espace libre à sa compréhension et à sa pratique personnelle du Degré. Après Mando, fascicule préparatoire aux études rosicruciennes, cette monographie propose une approche originale qui éclaire d’un jour nouveau les enseignements traditionnels en introduisant Desheret, la couronne rouge, symbole de la Basse-Égypte. Ce symbole, plus aisément appréhendé dans un premier temps à travers le « Point dans le Carré » utilisé par Harvey Spencer Lewis dans la résurgence américaine du début du 20e siècle, représente par le carré le monde matériel et les quatre éléments (terre, eau, air, feu), et par le point l’Être intérieur ou la conscience cosmique. Le texte met l’accent sur un travail introspectif, que l’alchimie médiévale sentait par le concept de l’Œuvre au Noir, visant à purifier le carré des influences superflues pour révéler l’Être intérieur. Ce processus exige humilité intellectuelle et discernement. La monographie éclaire la dualité des consciences – objective, liée au carré, et subjective, liée au point – et la nécessité de leur harmonisation, guidée par des exercices et des études telles que la Loi du Terrain.
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Une Monographie du 2e Degré Néophyte s’inscrit dans la tradition rosicrucienne, après "Mando" et "Une Monographie du Premier Degré Néophyte" L’ouvrage s’appuie sur le symbole égyptien de la couronne Hedjet et sa forme simplifiée par le point dans le cercle pour faciliter l'étude qui passe de l’effervescence mentale du premier degré à la contemplation sereine du deuxième. L'objectif concret du degré est de parvenir à un état de développement et de détachement des égrégores qui permet l'accès à la "Chambre de Communion Cosmique". Pour cela, des concepts clés sont explorés tels que l’Âme-Personnalité que les égyptiens nommaient "Ba", et l’individualité qu'ils nommaient "Ka", et la dissolution de l’ego à travers un pratique que l'alchimie médiévale désignait comme le "solve". Le processus du 2DN met en avant l’importance de l’écoute intérieure, de la méditation dans un sanctum personnel, et de la recherche d'harmonisation avec la Conscience Cosmique, en proposant des exercices pratiques comme la respiration consciente, la vocalisation de sons sacrés et le renforcement de l’aura, en vue d'une plus grande maîtrise de la Force Vitale. Des références à la déesse Maât, symbole de vérité de pureté et d’harmonie, aboutissent à revisiter l'approche profane de la Confession de Maât, pour une compréhension plus profonde. Le livre aborde également des notions comme le Nirvana, vu comme un état de Paix Profonde, et des cycles de vie en lien avec la réincarnation.
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Qui n'apprécierait pas de participer à un dîner dynamisé par Harvey Spencer Lewis et inspiré par un invisible maître cosmique, le Maître Ramater ? Après le dessert, à la 11e heure, la conversation s'orienterait irrésistiblement sur les rosicruciens. Et Lewis exprime les idées sensibilisant au rosicrucianisme son auditoire étonnamment varié. Et avec le recul, chacun s'aperçoit que les mots employés peut devenir le début d'une piste conduisant à un éveil mystique.
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C'est Lewis qui racontait, dans le document Cromaat D (le mot Khrou-Maat signifiant en égyptien une "pagaie de vérité") un étrange périple cevenol en marge de son "initiation toulousaine". Il précisait que cette histoire qui débute à Montpellier est un mélange de faits, de fictions et de traditions. Lorsqu'il est évoqué Albane et Berthe, les lecteurs rosicruciens sont tentés de penser aux deux polarités du Noüs que Lewis désignait parfois par les lettres A et B.
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Une jeune amie rosicrucienne insistait pour que le bistrotier se livre d'une manière instructive sans se cacher derrière le voile de l'impersonnalité... Le résultat n'est pas une autobiographie, mais un simple partage d'expériences, tant dans le monde physique que dans le monde invisible. Mais l'impersonnalité demeure... Le tout est présenté de manière à écarter ceux à qui l'on ne souhaite pas s'adresser. Les autres apprécieront peut-être le partage discret en 4 parties: SAVOIR, VOULOIR, OSER, SE TAIRE.
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Ecrit au départ pour accompagner le challenge d'un stage d'un week-end de familiarisation au rosicrucianisme, ce fascicule développe une méthode simple. 1/ proposer des règles de comportement pour faire monter le niveau vibratoire, 2/ familiariser avec la tradition héliopolitaine qui a inspiré la Rose+Croix. 3/ décrire le cheminement précis des degrés rosicruciens traditionnels. 4/ fournir une piste inédite pour progresser.
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Ce livre explore l'intégration du rosicrucianisme du XVIIe siècle dans la Franc-Maçonnerie, en particulier à travers le grade de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté. Basé sur des manuscrits du XIXe siècle issus du fonds Gaborria de la Médiathèque d'Alençon, l'ouvrage dévoile des rituels initiatiques inédits, dépourvus d'influences néo-chrétiennes, et met en lumière leur symbolisme alchimique, comme le Dragon Roux, lié à l'eau régale et à la quête de la Pierre Philosophale. Il retrace également l'histoire peu connue d'Armand Gaborria, figure maçonnique clé, et son rôle dans la diffusion des rites de Misraïm et Écossais.
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Conformément à la volonté de Profundis (Harvey Spencer Lewis), le Bistrot a mis, en circulation gratuite, le pdf de la traduction française du texte de 1918 de Symbolisme Mystique dans les Confraternités Ancestrales. L'édition papier comporte en parallèle la version américaine initiale et la version française. Le lecteur peut ainsi vérifier certains points de celle-ci. Mais il s'ajoute le descriptif de toute la quête autour du document qui permettra au lecteur de se familiariser avec l'approche ésotérique du sujet qui fait songer à la fameuse recherche du livre de Toth... - Pourquoi le document a t-il disparu pour réapparaitre sous une forme encyclopédique commercialisée 26 ans plus tard?
Image 21
L'ouvrage révèle des secrets généralement oubliés de ce degré si incompris. Partant de la Double Couronne égyptienne qui est davantage que la somme des deux autres, il suivra cet enseignement chez les gnostiques, puis chez les templiers et même en Inde. Des clés lui seront fournies, comme celles du fameux « maord-maorc », qui a heurté tant de rosicruciens. Il expérimentera l'enseignement par de passionnantes expériences paranormales ou alchimiques. Et ce n’est que le début : la rencontre du Gardien du Seuil est au programme, et l’étudiant comprendra pourquoi la majorité refoule ce sujet. Parmi les révélations, un mystérieux document déposé par Harvey Spencer Lewis dans une librairie new-yorkaise livrera un mystérieux secret inattendu. Une Monographie du 3e Degré des Néophytes Rosicruciens restera le livre de chevet qui incite à reprendre les Études...

Une Sentence de Sextus

 

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Le Bistrot de la Rose+Croix est un site indépendant unique. 
Créé en 2010, il propose régulièrement ses "boissons" aux Chercheurs de Lumière. 
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Les Habitués du Bistrot apprécient généralement d'en retrouver des traces dans l'Antique Egypte héliopolitaine, mais pas seulement...