En 1948, après mon opération, dès que je me sentis suffisamment remise pour songer à la propriété de Canton, je pris la décision de la vendre et passais une annonce.
Je reçus de nombreuses réponses et, lorsque finalement j’acceptais de céder la propriété à une famille. Or, leur avocat, après examen de mon titre de propriété, me révéla que je n’étais pas en mesure de transmettre un titre parfaitement clair. En réalité, la propriété n’avait jamais appartenu à l’homme qui me l'avait donnée: il était au nom de son épouse, laquelle était décédée sans avoir laissé de testament.
Il est aisé d'imaginer ma déception après tant d'efforts comme l'avoir fait réaménager, en avoir acquitté les taxes pendant seize années, et découvrir que l’État aurait fort bien pu la revendiquer. L’avocat qui avait défendu mes intérêts lors du décès de l’épouse n’avait donc pas vérifié tous les détails comme il l’aurait dû.
Nous avons par conséquent été contraints de régler la succession comme si la défunte venait tout juste de nous quitter, soit publier des avis pour rechercher d’éventuels héritiers de sa famille, et accomplir toutes les formalités requises. Il fallut trois mois avant que je n’obtienne enfin un titre parfaitement clair et que je puisse remettre l’acte à l’acheteur potentiel.
L'homme qui m'avait donné la propriété ne pouvant plus y résider, les autorités de la ville s'occupèrent de lui et le prirent en charge. Je finis par la vendre en disant adieu à ce lieu que Stanley et moi avions appris à aimer et où nous avions projeté de passer le reste de nos jours.
Une leçon que ma longue vie m’a enseignée, c’est que l’on ne peut rien planifier à l’avance en étant certain que les plans se réaliseront comme prévu. Nous ignorons toujours quelle quantité de Karma nous attend au bord du chemin. Seule l’âme peut voir se dérouler le parchemin qu’elle a préparé avant de s’incarner et en payer le prix au fur et à mesure qu’elle avance sur le chemin de la vie.
Mon meilleur choix a été de toujours essayer de me préparer à affronter tout ce que les circonstances pourraient placer sur ma route, sans jamais m'en étonner mais en accueillant chaque évènement comme inévitable.
Le fardeau est toujours proportionné à la force de celui qui le porte et, à mon sens, la meilleure manière d’y faire face consiste à demeurer équilibrée et sereine, et à laisser la loi accomplir son œuvre. Il ne sert à rien de s’agiter et de se tourmenter si les choses ne se passent pas comme on le voudrait, car l’esprit cérébral et la conscience de l’Âme sont en désaccord tout au long de la vie.
Il y a très peu d’Âmes éveillées qui marchent aujourd’hui sur la terre, mais beaucoup de cerveaux purement objectifs qui luttent et trébuchent tout au long de la vie sans aller nulle part. Comme le dit la chanson du film La Mélodie du Bonheur (Blue Skies): tourner en rond et n’arriver nulle part.
Lorsque l’Âme s’incarne, elle forme un vœu précis: elle perfectionnera une vertu particulière et se verra donc confrontée à des circonstances qui lui offriront l’opportunité d'éprouver sa force pour perfectionner cette vertu.
Comme le vœu est pris en tant qu’unité, il couvre généralement toute la vie. C’est sans doute à cela que saint Paul faisait référence lorsqu'il parlait de regimber contre l’aiguillon.
L’Âme dispose de soixante-trois ans pour perfectionner cette vertu. Sept fois neuf font soixante-trois. Si cela n’est pas accompli d’ici là, la personne passe soit par la transition, soit quelque chose arrive qui l’éveille au fait que quelque chose ne va pas dans son mode de vie, et elle commence à réfléchir plus sérieusement à la vie et à son sens. Ou du moins elle le devrait.
Lorsque j’ai parlé de cette loi à Stanley, il m’a dit que, jeune, il répétait sans cesse: sept fois neuf font soixante-trois, si bien que son âme devait être consciente de cette loi avant de s’incarner. Depuis que je connais cette loi, j’ai observé de nombreuses personnes passer par la transition ou avoir une grave maladie à cet âge.
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Anglais :
There are very few awakened Souls walking on the earth today.
Allemand :
Es gibt heute nur sehr wenige erwachte Seelen, die auf der Erde wandeln.
Espagnol :
Hay muy pocas Almas despiertas que caminan hoy sobre la tierra.
Italien :
Ci sono pochissime Anime risvegliate che camminano oggi sulla terra.
Portugais :
Há pouquíssimas Almas despertas que caminham hoje sobre a terra.
Grec :
Ελάχιστες Αφυπνισμένες Ψυχές περπατούν σήμερα πάνω στη γη.
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