Dans un précédent message le Bistrot avait évoqué l'ouvrage de Jean François Lecompte, l'Affaire Dolet.
L'auteur aurait pu choisir un autre titre comme par exemple:
- Dolet, l'imprimeur hérétique,
- Etienne Dolet, du privilège royal au supplice
- Dolet et l'Inquisition
Le choix, l'Affaire Dolet se justifiait par une subtile contrepèterie qui, échappant à la majorité des lecteurs, se trouvait glissée comme un bouteille jetée à la mer...
Pour la décoder, il convenait de connaître un verbe archaïque, oublié de nos jours: redoler.
Il vient du latin redolerer (redolerer vinum = sentir le vin) red, indiquant un retour en arrière et olerer, exhaler une odeur.
En ancien français, redoler signifie sentir un parfum, embaumer. Et le re ajoute une nuance de retour, comme une odeur qui, après s'être estompée, ressort à nouveau.
La finesse du jeu de mots saute alors aux yeux: l'ouvrage l'affaire Dolet transmet au chercheur zélé la présence de quelques subtilités ésotériques qu'il a réactivées, comme un message oublié et l'auteur l'a fait redoler.
Anglais :
A Rabelais of our time.
Allemand :
Ein Rabelais unserer Zeit.
Espagnol :
Un Rabelais de nuestra época.
Italien :
Un Rabelais dei nostri tempi.
Portugais :
Um Rabelais do nosso tempo.
Grec :
Ένας Ραμπελαί της εποχής μας.
/image%2F1411453%2F20251218%2Fob_03b388_couverture-l-affaire-dolet.jpg)
/image%2F1411453%2F20251218%2Fob_fc9172_am.jpg)
/image%2F1411453%2F20250816%2Fob_08c800_bimbo-grok.jpg)

/image%2F1411453%2F20150809%2Fob_4194c5_bistrot-sante-6-180.jpg)