7 octobre 2025 2 07 /10 /octobre /2025 08:59
MLC (57) - Le Voyage de 1929

Une semaine après leur départ, le Club m’appela pour me proposer de loger un couple qui cherchait deux chambres. Je répondis: Envoyez-les-moi. Un accord fut conclu pour les deux chambres avec accès à la cuisine et ils payèrent presque le double de ce que la Sœur nous réglait. 

Ils restèrent avec nous près de trois ans, tant que l’homme conserva son emploi ici. 

Une fois ce couple parti, nous eûmes toujours des locataires, et cela nous aidait à assumer les frais de la maison. En 1927 et 1928, je pris en charge des personnes pour les soigner. 

La Sœur qui avait aidé à l'achat de la maison emmena une autre sœur qui, après qu’un médecin lui eut administré des drogues, était devenue un cas psychiatrique. Elle avait souffert de dépression, et après ce traitement, la médecine fût impuissante à la guérir. 

Elle fut donc amenée ici, resta six semaines puis rentra chez elle parfaitement et durablement rétablie. 

Une jeune fille avec un bras paralysé me fut également emmenée. Je la gardai trois semaines, et elle rentra chez elle guérie. 

Une femme, Mlle Carr, qui travaillait au même endroit que la jeune-fille, souhaita venir elle aussi. Elle était alors en soin à l’hôpital. Je la pris en charge et la soignai. Elle n’avait aucun endroit où aller et demeura chez nous une année. 

Elle avait auparavant fait une demande de pension dans une maison de retraite pour femmes âgées où vivaient cent vingt pensionnaires. Lorsqu’elle fut enfin informée qu’une chambre était disponible, je l’y conduisis. 

Après une visite de la maison, elle me dit: Jamais je ne pourrai être heureuse dans une telle prison. Chaque résident disposait en tout et pour tout d'une petite chambre meublée d'un simple lit, d'une chaise et d'une petite table, le tout formant un ensemble triste et gris.

Après avoir vécu un an chez nous, elle ne pouvait envisager de s'installer dans un tel lieu. 

Au même moment, une femme lisant un journal nous interpela et nous appris qu’une maison de confession unitarienne pour femmes âgées ouvrait à Hyde Park, dans le Massachusetts. 

Elle découpa l'article, me le donna et j'écrivis au président de l’Old Colony Bank, qui avait été nommé trésorier de cette maison par les donateurs, et lui parlai de Mlle Carr, qui avait travaillé pendant quarante ans pour le Youth’s Companion et recevait une petite pension, insuffisante pour subvenir à ses besoins. 

Il me demanda de l’emmener afin qu'il s'occupât d’elle. Mais il fut appelé, entre-temps, à Los Angeles pour affaires et envoya ma lettre à cette femme. Celle-ci me demanda de venir la voir, ce que je fis. 

Elle était allongée sur un canapé. Elle me salua chaleureusement et déclara: 

J'ai beaucoup apprécié la lettre de votre mari. 

J’avais écrit la lettre sur du papier à en-tête portant son nom. 

Elle reprit: Je veux que Mlle Carr soit l’une des premières résidentes. 

La maison avait une capacité d'accueil de seulement huit femmes âgées, et elle nota que Mlle Carr n’avait pas de famille, seulement des amis. Elle ajouta que cela n’avait pas d’importance. 

Il avait été annoncé qu’un montant de 1 000 $ était requis pour l’admission. Nous étions en avril 1924. En mai, la maison fut ouverte et inaugurée. J’y emmenai Mlle Carr.  Elle y fut parfaitement accueillie, et prise en charge jusqu’à son décès en 1954. 

Par la suite, plusieurs années durant, j’accueillis des personnes recommandées par les membres de la Loge. 

L’une des sœurs emmena sa mère, qui avait un cancer derrière l’œil droit. Il s'agissait d'une affection incurable, mais je la rendis supportable, elle ne souffrit pas et n’eut jamais besoin d’opiacés. Le médecin s’en étonna. 

Elle passa plusieurs semaines ici. Puis le médecin enleva l’œil, et elle rentra chez elle. Elle vécut encore plusieurs mois, et je lui rendis visite deux fois par semaine. Les trois derniers jours de sa vie, je restai à son chevet, lui tenant la main. Elle était dans le coma, et pourtant elle fût consciente jusqu'au bout. 

Je m’occupais de mes affaires et de ceux qui allaient et venaient, passant les jeudis soirs et les dimanches au Temple, donnant des consultations et des conférences. 

En 1929, on me demanda de me rendre à la convention de San Francisco pour donner une conférence. 

La jeune fille, dont la mère était décédée, me dit: Pourquoi ne viendriez-vous pas avec moi? Un voyage de quelques semaines vous ferait du bien. Elle vivait très mal le décès de sa mère. 

Nous avions un jeune homme qui vivait avec nous en pension, étudiant à l’université de Boston, et les obligations de Stanley au Club me permettaient de quitter la maison sans souci. 

Comme chaque été, la Loge ferma ses portes. Les directeurs votèrent pour me donner trois cents dollars pour le voyage, et j’eus des cadeaux dont la somme s'éleva à trois cents dollars supplémentaires, ce qui nous permit de visiter de nombreux sites que je ne connaissais pas. 

Mon vieil ami Charley Colney, au bureau des billets consolidés, organisa notre itinéraire. 

J’avais écrit à une amie vivant à Los Angeles pour lui faire part de ma venue à Los Angeles, en Californie,  à une date précise.

Elle reçut ma lettre le jour où elle se rendait à Boston, mais comme le trajet prendrait environ un mois, elle faisait le tour du monde, elle me demanda de récupérer son courrier à l’Express Office de New York.

J’écrivis donc pour lui réserver une chambre à l’Hôtel Sheraton sur Bay State Road, et lui assurai que Stanley s’occuperait d’elle, et que je la verrais à mon retour ici. 

Elizabeth Emerson et moi partîmes d’ici le 7 août 1929. Une trentaine de personnes étaient à la gare de Back Bay pour nous dire au revoir, avec des paniers de fruits, des boîtes de bonbons, et bien plus encore. 

Ma tante avait apporté trois douzaines d’orchidées Talisman. Nous avions un compartiment pour nous seules, avec des toilettes, un lavabo et tout le confort d’une maison. 

Le compartiment voisin était inoccupé et nous y déposâmes nos affaires. Nous utilisâmes le lavabo pour notre toilette. 

Ce petit arrangement perdura jusqu’à notre arrivée à Salt Lake City, dans l'Utah, où nous prîmes un bain en quittant le train. 

Nous avions transporté toute la nourriture nécessaire de Boston à Salt Lake City, et on nous apportait du café et des boissons quand nous en avions besoin. 

J’avais fait cuire un poulet de dix livres, et nous appréciâmes pleinement nos repas. 

Il y eût une escale de trois heures à Chicago, puis nous prîmes le train pour Salt Lake City, dans l'Utah, où nous passâmes deux jours. Nous nous rendîmes ensuite au parc national de Yellowstone. 

Chaque étape du voyage en train était magnifique. La vue était très impressionnante. 

À Yellowstone, où nous restâmes cinq jours, nous vîmes des geysers, des sources chaudes, des canyons, des lacs, des chutes d’eau, des glaciers, et le plus haut sommet connu. 

Elizabeth et moi fûmes submergées par la beauté de ce parc, un véritable pays des merveilles. 

À l’un des lieux où nous séjournions, le chauffeur du bus, en attendant le départ, commença à nommer les différents États. Quand il arriva au Massachusetts, Elizabeth et moi fûmes les seules à nous lever. Il dit immédiatement:  

Nous devrons faire attention à ne pas vous perdre! Il nous guida à travers le parc, notamment vers le geyser Old Faithful. 

A notre arrivée au parc, nous prîmes un bus. A côté de nous se trouvaient deux Japonais. L’un d’eux venait d’Osaka et voyageait à travers le monde à la recherche de partenariats fiduciaires. Il était employé par une banque de Boston. Il prit de nombreuses photos, dont certaines d’Elizabeth et moi, qu’il inséra dans un album. 

À un endroit, il me photographia entre un ours et le bus. Je conseille à tout le monde de visiter le parc de Yellowstone. De tout ce que j’ai vu en Amérique, c’est le pays des merveilles par excellence.

Quand le Japonais d’Osaka vint à Boston pour visiter les banques, je l’emmenai à l’Old Colony Trust Company et l’accueillis chez moi. 

Il aimait la musique, alors Stanley lui offrit la soirée musicale de son choix. Il nous assura que cette maison lui avait offert le premier moment spirituel qu’il avait vécu depuis son arrivée en Amérique.

Nous restâmes cinq jours à Yellowstone, et je pourrais passer des heures à me remémorer les agréables expériences de ces cinq jours. J’aimerais pouvoir y retourner, mais à 89 ans, je ne pourrais pas faire toute la marche nécessaire pour tout voir. Une autre incarnation me ramènera peut-être là-bas.

De Yellowstone, nous nous rendîmes à San José, en Californie, pour assister à la convention, qui débuta le lendemain. 

Notre séjour dura une semaine, dans un charmant hôtel où nous fîmes la rencontre des personnes adorables, dont  certaines avec qui je corresponds encore aujourd'hui.

Une femme charmante, avec son fils et sa fille, nous fit visiter toute cette région de Californie. Le mardi soir, le banquet de clôture de la convention réunit deux cents personnes. Cette même dame était assise à ma gauche, le lendemain matin, 

Alors qu'Elizabeth et moi planifiions notre voyage dans la vallée de Yosemite, je lui proposai de se joindre à nous. Elle accepta. Elle possédait une belle voiture neuve, qu’elle avait utilisée pour voyager à travers le pays. Elle ajouta qu'elle emmènerait Betty et Kendrick. 

Nous prîmes donc la route le lendemain matin à six heures. Après un long trajet, nous avions très faim. Nous nous arrêtâmes pour manger seulement vers le soir. 

Nous nous rendîmes au bureau pour nous enregistrer et réserver une cabine. Quand je demandai le prix de la cabine, cette chère dame m’interrompit et déclara qu'elle prendrait en charge toutes les dépenses de notre séjour ici. Son jeune fils posa la main sur mon épaule comme un petit gentleman et dit:  Et je suis là pour m’assurer qu’elle le fasse.  

Mon amie prit une tente pour eux trois. Elizabeth et moi avions une cabine juste en face d’une magnifique cascade, trop belle pour être décrite, mais en raison du bruit, nous passâmes une nuit sans sommeil. 

Cependant, nous n’avions pas besoin de sommeil dans cette atmosphère céleste. Les Indiens de Yosemite avaient laissé une atmosphère unique dans cette vallée, très différente de tout autre endroit que j’ai visité. 

Nous n'avions pas envie de parler plus fort qu’un murmure, du moins, c’était mon ressenti. 

C’était une nuit de pleine lune. Il y avait probablement au moins cinq cents personnes sur le site, mais aucun bruit. La nuit, les lieux étaient faiblement éclairés. Le camp portait alors le nom de Camp Curry. 

Chaque soir, une réunion se tenait devant une grande cheminée, avec de la musique et des récits inspirants. À onze heures, une cascade de feu était projetée comme un voile depuis le sommet de la montagne, à une centaine de pieds de haut. Quelqu’un criait trois fois depuis le sommet, et chaque appel recevait une réponse d’en bas, créant une émotion indescriptible pour une âme sensible. Des instants inoubliables. 

Nous nous levâmes tôt le lendemain matin et fîmes une longue promenade autour et jusqu’au sommet de la montagne, d’où le voile de feu avait été projeté la veille. 

Nous passâmes la nuit à l’hôtel et le lendemain nous traversâmes la région des séquoias, où la route passe à travers les troncs de ces arbres gigantesques, avec des aires de repos aménagées autour. 

Il nous fallut trois jours pour faire ce voyage, puis nous retournâmes à San José, passâmes la nuit à l’hôtel, et prîmes le train pour Los Angeles. 

Elizabeth considéra ce voyage comme l’expérience la plus marquante de sa vie.

À notre arrivée à Los Angeles, ma petite-nièce, Mme W. G. Pattern, vint me chercher, et Elizabeth fut accueillie par des amis chez qui elle séjourna. 

Comme lors de ma précédente visite, je fus reçue dans le plus grand luxe. 

Mais la vie continue. J’avais rencontré des gens très agréables à la convention de San José, et ils m’offrirent de magnifiques promenades et dîners sur différentes plages. 

La famille de mon neveu fit le maximum pour rendre mon séjour mémorable. Nous restâmes une semaine et nous prîmes le train pour le Grand Canyon, une autre des merveilles dont l’Amérique regorge. Il faut y rester plus d’une journée, car, si l’on en est capable, il faut descendre au fond du Grand Canyon à dos d’âne. 

Au coucher du soleil, les Indiens divertissent les visiteurs avec leurs danses au soleil, une forme de culte qu’ils considèrent comme la première forme de religion sur Terre. 

De là, nous allâmes à Greeley, en Californie, pour rendre visite à mon cousin pour la dernière fois. 

Sa famille et lui vivaient dans un nouveau bungalow, aussi confortable que celui où ils vivaient lors de ma visite en 1920.

Ils nous emmenèrent à nouveau dans les montagnes, et Elizabeth était aussi terrifiée d’être emmenée au bord des précipices que l’amie qui m’avait accompagnée en 1920.

Nous restâmes trois jours, puis nous rendîmes à Chicago, où des amis nous accueillirent et nous divertirent avec des promenades, du tourisme, des déjeuners dans des clubs de campagne, etc. 

Puis, ce fut le retour chez nous. Elizabeth me quitta à Albany pour aller visiter d’autres amis. Le voyage avait duré six semaines. 

Un grand groupe de membres de la Loge m’attendait le samedi soir. Stanley m'avait apporté un dîner du Club. 

Les salles de la Loge rouvrirent le lendemain, et je fis un résumé de mon voyage aux membres présents. 

Pendant ce temps, mon amie de Los Angeles était arrivée et, suivant mes conseils, séjournait à l’Hôtel Sheraton. Stanley l’avait rencontrée dès son arrivée puis tenue informée de mon retour. Le lundi matin, elle me rendit visite. N'ayant rien à la maison pour préparer un repas, nous allâmes déjeuner au Club. 

Elle revint le lendemain, puis le jour suivant et me confia:    

Louise, je n'aspire pas à parcourir le monde, je cherche simplement de la compagnie. Vous avez quelque chose qui me manque et j’aimerais rester ici afin que vous puissiez, si vous le souhaitez, le partager avec moi. La Science Chrétienne m’a déçue! 

Elle ajouta:  Je souhaiterais vraiment venir vivre ici, avec vous. Je répondis:

J’aimerais beaucoup que vous veniez et je sais que Stanley serait ravi aussi de vous avoir avec nous. 

Elle fut la première amie de Stanley à son arrivée à Boston. Sa famille fréquentait l’Église de l’Avent, l’église épiscopalienne de haut rang sur Brimmer Street, où Stanley chantait, et c’était chez elle que nous allions le dimanche soir pour manger des haricots cuits au four. Pauvre Stanley, il n’aimait pas les haricots seuls et ne pouvait les manger que s’ils étaient accompagnés de viandes froides. 

Après une courte conversation il fut décidé qu'elle louerait les deux chambres de l’étage, et transformerait l’une en salon et l’autre, plus petite, en chambre à coucher. Puis nous aménageâmes les pièces du bas où j'accueillais des étudiants pour m’aider dans mon travail. 

Elle fit venir son chauffeur, acheta une voiture Stutz de 3 200 $ avec une radio intégrée. 

Son chauffeur, nommé Sexto, était un homme merveilleux qu’elle avait ramené des montagnes des Philippines, un Igorot. Il portait un uniforme de chauffeur gris clair de la meilleure qualité pour l’été. Il présentait une belle image empreinte de dignité. Les policiers en ville, lorsque nous nous arrêtions, chuchotaient: Où l’avez-vous trouvé? Mon amie avait un revenu de vingt mille dollars par an. Elle était veuve, son mari anglais était décédé seize ans plus tôt. 

Elle avait fait trois fois le tour du monde, vécu deux ans au Japon, deux ans aux Philippines, où elle s’était intéressée aux montagnards. 

Ceux-ci étaient autrefois païens, et elle et un ami avaient construit une église de la Science Chrétienne pour eux dans les montagnes. 

Elle avait emmené vingt d’entre eux aux États-Unis avec l’autorisation du gouvernement américain, dans le but de les former à différents métiers et professions, afin qu’ils puissent retourner éduquer leur peuple après un séjour de cinq ans ici. 

C’était une personne très cultivée, dotée de nombreux talents. Elle était une excellente musicienne et peignait  magnifiquement sur de la porcelaine. Elle m'offrit plus tard plusieurs de ses créations.

Elle était également une hôtesse charmante. Elle et sa mère avaient fondé le Dickens Club à Boston. 

Lors de mon arrivée ici en tant que jeune mariée, elle avait organisé un déjeuner en mon honneur, où chaque plat servi était une référence aux œuvres de Dickens. Elle avait conçu le menu en noir et blanc, et sur la couverture, elle avait écrit: Elle commença sa vie conjugale comme la créature la plus attachante qui soit. 

Stanley et moi étions tous les deux très heureux de cet arrangement entre nous. 

Je faisais beaucoup de soins parmi les membres de la Loge et il m’était difficile de me déplacer quand on avait besoin de moi ailleurs. 

Son objectif en achetant sa voiture était de me permettre de me rendre là où j’étais appelée. Un jour où mon avocat était présent, elle lui dit: 

J’ai toujours souhaité témoigner mon amitié en aidant à nettoyer la maison de quelqu’un. Cet hiver, Sexto et moi allons prendre en charge le ménage de Mme Clemens afin de lui permettre de consacrer davantage de temps à son travail spirituel.

Ce soir-là, pendant le dîner, elle dit à Sexto, son chauffeur : 

Sexto, je t’ai transmis le meilleur de mes connaissances, mais j’ai rencontré une personne qui en sait davantage que moi. J’ai décidé de la suivre, et j’espère que tu feras de même.

A la suite de cela, elle alla donner une conférence au Dickens Fellowship dans le sous-sol de l’église d’Arlington Street. Alors qu’elle terminait, elle se sentit étourdie et s’assit, incapable de se relever. J’avais un autre engagement et n'avais pu l’accompagner, mais Sexto et moi partîmes la chercher. Elle me dit :  

Louise, je ne peux pas me tenir debout. Je répondis qu'elle se sentirait mieux dehors à l’air libre. 

Tout en la soutenant, nous la conduisîmes à la voiture. 

Arrivés à la maison, je dus demander à des jeunes gens d’une fraternité poche de chez nous de la porter jusqu'à l’étage. Ils la portèrent sur une chaise. Je commençai à la déshabiller,  elle leva les yeux et dit :  

Louise, je ne peux plus faire un mouvement. Ce furent ses derniers mots. 

J’appelai un médecin en urgence, qui fit venir une infirmière. Nous découvrîmes qu’elle avait eu un cancer du sein et avait subi une opération, ce qui expliquait pourquoi elle disait que la Science Chrétienne l’avait déçue. 

L’infirmière m'appris qu’elle avait vomi toute la journée. Elle ne m’en avait rien dit. 

Elle décéda le lendemain, à midi. 

Quand elle était arrivée, elle m’avait emmenée à l’Old Colony Trust Company, qui gérait ses revenus. Elle avait dit au vice-président et à leur avocat: 

Louise est ma seule amie en qui j’ai pleinement confiance. Tout ce qui se dit ici et tout ce qui se passe entre nous, je souhaite qu’elle en soit informée afin de pouvoir m'aider dans ma succession.

Elle expliqua qu’en Angleterre, son frère avait signé un document stipulant que, si elle décédait avant lui, ses biens lui reviendraient directement. Elle ajouta que, sans signature de sa part, il pourrait tout de même récupérer ses biens, car leur père, décédé, avait précisé que si les épouses de son fils n’avaient pas d’enfants, elles pourraient hériter de son argent.

Le frère était décédé, et sa femme, sans enfants, était à ce moment là dans un hôpital à New York. 

Les responsables de la banque ne sachant rien de cette clause, avaient planifié de l’annuler. 

Le mardi suivant, nous nous rendîmes chez l’avocat, et elle lui fit part de toute l'affaire, ce dont je fus témoin. 

A son décès, je m’assurai que tout ce qu’elle avait décidé soit exécuté. Tout fut donc réglé pour sa cousine, une femme, et un jeune homme qu’elle avait adopté à l’âge de huit ans et qui sert aujourd'hui dans l’armée, aux Philippines.

A l’âge de dix-huit ans, elle lui avait révélé son adoption  et le garçon s'était ensuite engagé dans l’armée. 

La cousine et son avocat à Los Angeles se chargèrent de la part d'héritage du jeune homme adopté. Cependant, l’avocat, qui gérait la succession, écrivit à Washington pour demander une dispense en sa faveur jusqu’à ce que tout soit entièrement réglé. Il vint vivre avec nous pendant cet intervalle.

Une partie de l'argent fut transmit aux vingt Igorots qu’elle avait ramenés des Philippines, pour leur retour chez eux. 

Elle avait acheté la voiture Stutz pour moi, mais celle-ci étant à son nom, elle fut incluse dans la succession, tout comme ses diamants. 

Mais le jeune homme, que j’avais aidé à obtenir sa part, acheta les diamants de l’héritage. Il dépensa environ deux mille dollars sur les dix-sept mille qu’il avait reçu, et la Sœur qui avait prêté l’argent pour acheter la maison fut remboursée.

Cela ressemblait bien à une dette karmique issue d’une incarnation passée. Les actes de la vie de mon amie ayant déclenché la loi du karma afin de le régler. 

Quand elle mourut, ses comptes bancaires étaient presque vides, et je devais veiller sur Sexto et organiser son retour à Los Angeles. Je me rendis à la banque et leur exposai la situation. Ils me répondirent d’envoyer Sexto comme prévu et de leur communiquer les détails des frais, m'assurant qu’ils prendrait en charge tout dépassement. 

Je choisis un cercueil argenté magnifiquement sculpté. J’habillai mon amie d’une robe bleue lavande et d’un bonnet qu'elle l’aimait. Je fis laver et coiffer ses cheveux comme elle le faisait de son vivant. Si elle avait pu se voir, elle aurait été satisfaite. Son visage semblait aussi frais que celui d’une jeune femme malgré sa maladie. 

Je fis ramener son corps chez moi et y organisai le service funèbre, avec quatre de mes amis de la Loge pour rendre hommage à la défunte. La maison était entièrement éclairée de bougies. Stanley chanta un air magnifique, touchant les cœurs. 

J’avais fait aménager une salle à la manière d’un temple, ornée de quatre pierres et d’un autel central, avec quatre officiants vêtus de blanc descendant l’allée. L'ensemble offrait une vision très impressionnante. Ce fut le service le plus angélique qu’ils aient jamais contemplé. 

Elle était si belle qu’on aurait cru qu’elle venait de s’endormir.

Je possédais une grande urne, de quatre pieds de haut, décorée de roses rouges. Elle avait souhaité que son corps soit incinéré et ses cendres dispersées dans la rivière Charles. Stanley et moi avions prévu un tel voyage, mais après sa mort, il jura de ne plus jamais permettre à son enthousiasme de le pousser à un tel point, car la douleur était trop grande, et j’étais très malade à ce moment-là.

La cousine arriva, mais en retard et visiblement bouleversée. Elle s’installa à l’Hôtel Sheraton, où elle séjourna trois jours avant de m’informer de son arrivée. Entre-temps, elle s’était rendue à la banque pour se renseigner sur l’héritage.

La banque m’informa que Mme Eager s’était présentée et avait déclaré que j’étais sa seule amie de confiance, insistant pour que les informations lui soient transmises uniquement par moi. Elle m’appela donc et me demanda de la rejoindre, ce que je fis.

Elle avait appris qu’elle devait s’acquitter d’impôts dans le Massachusetts, mais, étant étrangère, elle ne connaissait personne sur place. Elle me demanda si je pouvais lui indiquer un avocat. Je lui suggérai le nôtre, qui gérait également nos affaires. À sa demande, je le contactai, et il se rendit à son rendez-vous. Elle l’engagea pour régler l’ensemble de la situation et lui demanda de se coordonner avec son avocat à Los Angeles.

Elle séjourna quelques jours ici, récupéra les affaires de mon amie avant de rentrer chez elle. Elle me demanda si je désirais garder certains vêtements de Mme Eager. Je lui répondis que j'accepterais volontiers tout son linge blanc. Cependant, tout ce qu’elle portait ce jour-là était conservé dans un coffre à la banque et, faisant partie de l’héritage, je ne pus le récupérer.

Son avocat de Los Angeles lui versa quatre mille dollars correspondants à sa part et remit deux mille dollars à l’avocat du Massachusetts pour sa participation et son aide. 

Ainsi, tout fut réglé, et l’argent fut envoyé à un ami, à Los Angeles afin qu'il prenne en charge le retour aux Philippines des vingt Igorots.

Ma tâche était terminée. Tout fut fait en parfaite conformité avec la loi. Si mon karma avec cette amie était réglé, j'en ressentis une profonde gratitude quand tout fut terminé. Après ces longs mois consacrés à tout organiser, je me sentais prête pour un peu de repos, mais pour moi, il n’y a pas de repos possible tant que je peux me déplacer dans cette incarnation. 

Je n’ai jamais eu de nouvelles de ses associés, ni du jeune homme qui, ayant reçu sa part, acheta immédiatement une voiture, de nouveaux vêtements, et partit à Los Angeles, avec dans sa poche la totalité de ce qu'il avait reçu en espèces. Le demi-frère était alcoolique, et le jeune homme adopté prévoyait de s’occuper de lui tout en gérant les fonds. 

La cousine, quant à elle, voulait divorcer et vivre comme elle l’entendait. 

Je n’entendis qu’une seule fois parler de l’amie de Mme Eager, à qui l’argent pour les Igorots avait été envoyé. 

Quand mon amie avait quitté Los Angeles pour venir s'installer chez nous, elle avait laissé sa maison à l’un des anciens étrangers, comme on les appelait, et le quartier huppé où elle avait vécu s’opposait à sa présence, ce qui la préoccupait beaucoup, avant son décès. 

Mes pensées me ramènent à ces jours et à tout ce qu’elle m’a confiée sur sa vie et ses tourments. Je ne peux m’empêcher de penser que son âme, en quête de paix, a été guidée jusqu'à moi afin que je l'aide à clore ses affaires dans cette incarnation de manière juste. 

Après tout, il y a une limite à ce qu’une âme sensible peut endurer dans ce monde matériel. Son cœur l’avait conduite à assumer trop de responsabilités pour que son esprit puisse les porter. Elle n’aurait jamais pu accomplir ce qu’elle avait envisagé pour ces vingt Igorots qu’elle avait fait venir ici pour les éduquer avant leur retour chez eux.
 
Elle vivait bien au-delà de ses moyens. Sexto m’avait confié qu’elle empruntait régulièrement de l’argent en mettant ses bijoux en gage, et nul ne savait combien de diamants elle avait ainsi engagés. 

En examinant ses diamants avec Sexto, nous avons remarqué que de nombreuses pièces de valeur manquaient, sans qu’aucun ticket de prêteur sur gages ne soit trouvé. Peut-être étaient-ils conservés dans son coffre-fort à Los Angeles.

 

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- début des Confidences de Marie-Louise

MLC (57) - Le Voyage de 1929

Anglais : When everything was over, I felt a deep gratitude from the deceased woman.

Allemand : Als alles vorbei war, spürte ich eine tiefe Dankbarkeit der Verstorbenen.

Espagnol : Cuando todo terminó, sentí una profunda gratitud de la difunta.

Italien : Quando tutto fu terminato, sentii una profonda gratitudine dalla defunta.

Portugais : Quando tudo terminou, senti uma profunda gratidão da falecida.

Grec : Όταν όλα τελείωσαν, ένιωσα μια βαθιά ευγνωμοσύνη από τη νεκρή.

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Nos Enseignements Rosicruciens

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Les Trésors De La Cave...

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Lorsque la situation était difficile, Harvey Spencer Lewis, avec humour, déclarait qu'il allait récupérer son "Brown Casket" et se retirer. Brown Casket a été traduit ici par coffret brun.
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Richelieu déclarait: -"Pour la Rose+Croix, je m'en remets au père Gautier"… C'était difficile de trouver des traces de cet homme dont le nom pouvait s'écrire Gauthier ou Galtier. Intellectuellement, c'était une grosse pointure qui pouvait enseigner la théologie, le latin, le grec ou l'hébreu. Par ses écrits, il mit sur la piste de la "Croix de Roses" des milliers d'étudiants de la Contre Réforme. Il avait l'envergure pour rédiger le pendant catholique du Rituel germanique des Chevaliers de l'Aigle noir Rose-Croix: le rituel de commémoration rosicrucienne qui devint celui des Francs Maçons des Hauts-Grades.
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Le titre de ce livre, à la fois provocateur et engageant, fait écho au Bistrot de la Rose+Croix, le site riche de milliers d’articles dédiés aux chercheurs de vérité, et abordant une multitude de sujets mystiques. Un jour, un Habitué du site a entrepris de rassembler les textes consacrés à Louis-Claude de Saint-Martin, le célèbre Philosophe Inconnu. Cette initiative remarquable a été enrichie par une présentation détaillée, mêlant sympathie et esprit critique, de la manière dont ce personnage fascinant a marqué la vie du bistrotier. L’ouvrage dévoile également des aspects inédits et méconnus de la vie et de l’œuvre de Saint-Martin, offrant ainsi une perspective nouvelle et captivante.
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Inspiré par les brochures Cromaat publiées en 1918 par Harvey Spencer Lewis, abordant des sujets écartés de ses enseignements rosicruciens, l'objectif était de traduire en français la Géomancie Cosmique, dont la Cromaat E servait de guide. Or, une erreur majeure, la permutation de certaines planches non numérotées, rendait l'ouvrage inutilisable. Sans le moindre correctif de Lewis, cette erreur a créé une passerelle pour les chercheurs sincères et zélés, qui contactaient l'auteur directement. Un siècle plus tard, le traducteur, confronté à cette erreur, a repris et approfondi le sujet, révélant que l'approche initiale de Lewis, volontairement profane, méritait un autre développement. Ce livre en est le fruit.
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Le lecteur découvrira sans doute ici des choses qu'il ne pensait jamais trouver dans un livre. Il accompagne une personnalité invisible où il se sent curieusement accompagné dans une lecture qui se lit de bout en bout comme un roman dans lequel tout semble magique même si tout se produit dans la vraie vie. Naturellement il reviendra sur sa lecture pour approfondir des pistes esquissées. Il fera même de cet ouvrage son livre de chevet d'ailleurs le chevet n'est-il pas le fameux ours, le symbole du livre? C'est la carte routière d'une aventure mystérieuse que chacun conduit à son rythme et qui commence par le passage du seuil et se poursuit jusqu'à la Chambre Secrète d'Akhenaton.
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Le livre explore le monde de la résurgence rosicrucienne allemande du XVIIe siècle, centrée sur le Cénacle de Tübingen, en marginalisant le rôle de Valentin Andreae qui n'était à 16 ans qu'un prête nom de Francis Bacon. D'autre figures clés sont mises en lumière comme Daniel Mögling, Christophe Besold, Tobias Hess, Johann Arndt, Tobias Adami ou Samuel Hafenreffer.
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Les traditions rosicruciennes et maçonniques attribuent à Arnaud une réputation légendaire. Il est parfois nommé Arnaud de France parce qu'il lui est attribué l'introduction du rosicrucianisme en France au 9e siècle. Il faut préciser que les informations historiques officielles, disponibles sur ce personnage, sont des plus limitées. Cela n'empêche pas le lecteur d'accompagner, dans un périple akashique, Arnaud d'abord au Moyen-Orient puis dans la transmission d'un courant spirituel dans la Maison de Charlemagne et plus généralement en région toulousaine.
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C'est l'Histoire d'un architecte niçois, par ailleurs thérapeute et parfaitement bilingue, et dont Lewis reconnut la grande maîtrise au point de le nommer précisément Grand Maître des USA. Quand ce livre est paru, on ne trouvait que 2 lignes à son sujet dans les ouvrages spécialisés. Le livre est le produit d'une enquête passionnante qui s'appuie sur des informations enfouies dans diverses archives rosicruciennes et révèle le fameux "secret des laitues" pour reconnaitre les rares monographies qui sont l'œuvre de Clément Lebrun.
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Il est généralement connu que quelques siècles avant notre ère, les chercheurs grecs allaient en Égypte pour accéder à la Connaissance. L'ouvrage révèle l'épreuve discrète à laquelle ils étaient soumis à Saou (Saïs). Certains retournaient ensuite dans leur pays, tandis que d'autres poursuivaient leur quête autour du fameux bassin comme un certain Champollion. Ce petit ouvrage unique, fruit de dizaines d'années de travail, fournit les éléments pour que de nos jours encore les chercheurs sincères de la Rose+Croix remontent de Saou à Iounou (Héliopolis).
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Le titre "Une monographie du Premier Degré Néophyte" déploie une triple intention. D’abord, il ancre la monographie dans l’étude traditionnelle d’un unique symbole hiéroglyphique, écartant toute partition. Puis, il invite à une exploration respectueuse, l’emploi de "Une monographie" laissant le sujet ouvert à d’autres perspectives. Enfin, il encourage chaque étudiant à composer sa propre monographie, offrant un espace libre à sa compréhension et à sa pratique personnelle du Degré. Après Mando, fascicule préparatoire aux études rosicruciennes, cette monographie propose une approche originale qui éclaire d’un jour nouveau les enseignements traditionnels en introduisant Desheret, la couronne rouge, symbole de la Basse-Égypte. Ce symbole, plus aisément appréhendé dans un premier temps à travers le « Point dans le Carré » utilisé par Harvey Spencer Lewis dans la résurgence américaine du début du 20e siècle, représente par le carré le monde matériel et les quatre éléments (terre, eau, air, feu), et par le point l’Être intérieur ou la conscience cosmique. Le texte met l’accent sur un travail introspectif, que l’alchimie médiévale sentait par le concept de l’Œuvre au Noir, visant à purifier le carré des influences superflues pour révéler l’Être intérieur. Ce processus exige humilité intellectuelle et discernement. La monographie éclaire la dualité des consciences – objective, liée au carré, et subjective, liée au point – et la nécessité de leur harmonisation, guidée par des exercices et des études telles que la Loi du Terrain.
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Une Monographie du 2e Degré Néophyte s’inscrit dans la tradition rosicrucienne, après "Mando" et "Une Monographie du Premier Degré Néophyte" L’ouvrage s’appuie sur le symbole égyptien de la couronne Hedjet et sa forme simplifiée par le point dans le cercle pour faciliter l'étude qui passe de l’effervescence mentale du premier degré à la contemplation sereine du deuxième. L'objectif concret du degré est de parvenir à un état de développement et de détachement des égrégores qui permet l'accès à la "Chambre de Communion Cosmique". Pour cela, des concepts clés sont explorés tels que l’Âme-Personnalité que les égyptiens nommaient "Ba", et l’individualité qu'ils nommaient "Ka", et la dissolution de l’ego à travers un pratique que l'alchimie médiévale désignait comme le "solve". Le processus du 2DN met en avant l’importance de l’écoute intérieure, de la méditation dans un sanctum personnel, et de la recherche d'harmonisation avec la Conscience Cosmique, en proposant des exercices pratiques comme la respiration consciente, la vocalisation de sons sacrés et le renforcement de l’aura, en vue d'une plus grande maîtrise de la Force Vitale. Des références à la déesse Maât, symbole de vérité de pureté et d’harmonie, aboutissent à revisiter l'approche profane de la Confession de Maât, pour une compréhension plus profonde. Le livre aborde également des notions comme le Nirvana, vu comme un état de Paix Profonde, et des cycles de vie en lien avec la réincarnation.
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Qui n'apprécierait pas de participer à un dîner dynamisé par Harvey Spencer Lewis et inspiré par un invisible maître cosmique, le Maître Ramater ? Après le dessert, à la 11e heure, la conversation s'orienterait irrésistiblement sur les rosicruciens. Et Lewis exprime les idées sensibilisant au rosicrucianisme son auditoire étonnamment varié. Et avec le recul, chacun s'aperçoit que les mots employés peut devenir le début d'une piste conduisant à un éveil mystique.
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C'est Lewis qui racontait, dans le document Cromaat D (le mot Khrou-Maat signifiant en égyptien une "pagaie de vérité") un étrange périple cevenol en marge de son "initiation toulousaine". Il précisait que cette histoire qui débute à Montpellier est un mélange de faits, de fictions et de traditions. Lorsqu'il est évoqué Albane et Berthe, les lecteurs rosicruciens sont tentés de penser aux deux polarités du Noüs que Lewis désignait parfois par les lettres A et B.
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Une jeune amie rosicrucienne insistait pour que le bistrotier se livre d'une manière instructive sans se cacher derrière le voile de l'impersonnalité... Le résultat n'est pas une autobiographie, mais un simple partage d'expériences, tant dans le monde physique que dans le monde invisible. Mais l'impersonnalité demeure... Le tout est présenté de manière à écarter ceux à qui l'on ne souhaite pas s'adresser. Les autres apprécieront peut-être le partage discret en 4 parties: SAVOIR, VOULOIR, OSER, SE TAIRE.
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Ecrit au départ pour accompagner le challenge d'un stage d'un week-end de familiarisation au rosicrucianisme, ce fascicule développe une méthode simple. 1/ proposer des règles de comportement pour faire monter le niveau vibratoire, 2/ familiariser avec la tradition héliopolitaine qui a inspiré la Rose+Croix. 3/ décrire le cheminement précis des degrés rosicruciens traditionnels. 4/ fournir une piste inédite pour progresser.
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Ce livre explore l'intégration du rosicrucianisme du XVIIe siècle dans la Franc-Maçonnerie, en particulier à travers le grade de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté. Basé sur des manuscrits du XIXe siècle issus du fonds Gaborria de la Médiathèque d'Alençon, l'ouvrage dévoile des rituels initiatiques inédits, dépourvus d'influences néo-chrétiennes, et met en lumière leur symbolisme alchimique, comme le Dragon Roux, lié à l'eau régale et à la quête de la Pierre Philosophale. Il retrace également l'histoire peu connue d'Armand Gaborria, figure maçonnique clé, et son rôle dans la diffusion des rites de Misraïm et Écossais.
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Conformément à la volonté de Profundis (Harvey Spencer Lewis), le Bistrot a mis, en circulation gratuite, le pdf de la traduction française du texte de 1918 de Symbolisme Mystique dans les Confraternités Ancestrales. L'édition papier comporte en parallèle la version américaine initiale et la version française. Le lecteur peut ainsi vérifier certains points de celle-ci. Mais il s'ajoute le descriptif de toute la quête autour du document qui permettra au lecteur de se familiariser avec l'approche ésotérique du sujet qui fait songer à la fameuse recherche du livre de Toth... - Pourquoi le document a t-il disparu pour réapparaitre sous une forme encyclopédique commercialisée 26 ans plus tard?
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L'ouvrage révèle des secrets généralement oubliés de ce degré si incompris. Partant de la Double Couronne égyptienne qui est davantage que la somme des deux autres, il suivra cet enseignement chez les gnostiques, puis chez les templiers et même en Inde. Des clés lui seront fournies, comme celles du fameux « maord-maorc », qui a heurté tant de rosicruciens. Il expérimentera l'enseignement par de passionnantes expériences paranormales ou alchimiques. Et ce n’est que le début : la rencontre du Gardien du Seuil est au programme, et l’étudiant comprendra pourquoi la majorité refoule ce sujet. Parmi les révélations, un mystérieux document déposé par Harvey Spencer Lewis dans une librairie new-yorkaise livrera un mystérieux secret inattendu. Une Monographie du 3e Degré des Néophytes Rosicruciens restera le livre de chevet qui incite à reprendre les Études...

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Les Habitués du Bistrot apprécient généralement d'en retrouver des traces dans l'Antique Egypte héliopolitaine, mais pas seulement...