Le 21 juin 1921, deux de nos membres avaient prévu de célébrer leur mariage dans le Temple où je devais officier, un frère pasteur, membre de l’ordre, devait nouer le lien pour le rendre légal selon la loi.
La soirée arriva. Cent cinquante personnes étaient conviées à la cérémonie et à la réception, qui se tenait dans notre bibliothèque.
La mariée, nerveuse, s'était retirée momentanément dans une pièce voisine et demanda à ce que je la rejoigne pour un traitement.
Les salles de notre Loge se trouvaient dans un bâtiment public, et la femme de ménage nettoyait le sol du couloir à grand renfort d'eau savonneuse. Surprise, je me mis à glisser sur le plancher trempé; après quelques efforts pour contrôler ma chute, je tombai, le visage en avant et les deux bras tendus.
Je criai, bien sûr, et il fallut trois personnes pour me relever. Je leur demandai de me conduire au Temple, de m’y laisser quelques minutes et de ne parler à personne de l'incident.
Après dix minutes, je sortis et demandai à un membre de m'aider à immobiliser mon bras droit qui était fracturé, avec une écharpe.
La cérémonie se déroula devant l’autel. Quand je m’avançai vers la Shekinah pour la première partie du rituel, une des officiantes tint mon livre. Cependant, personne ne s'aperçut de mon état. La mariée avait souhaité que je me tienne à ses côtés pour recevoir les invités, ce que fis jusqu’au moment où un frère, se rendant compte que je devenais pâle, me prit par le bras et me fit asseoir.
Je réalisai bientôt qu'il devenait urgent qu'un médecin me voie. La scribe me raccompagna et appela mon médecin, qui m'ordonna de me rendre à l’hôpital pour une radiographie, sans réaliser qu’il faisait déjà nuit.
Nous nous y rendîmes, cependant, et l’interne attacha mon bras plus solidement et me donna rendez-vous pour le lendemain matin à neuf heures.
De retour chez moi, le message suivant me fut donné.
Expérience sévère, mais le nuage a une doublure d’argent et le mauvais karma du passé est et sera utilisé par les Maîtres pour former un réservoir de force plus grand.
Même un Maître ne peut retenir absolument le karma dû par une personne ayant choisi ce chemin, mais il peut être utilisé de diverses manières pour faire avancer les plans de progression future.
Il n’existe pas de mots tels que souffrance et punition, et il n’existe pas d’idée telle que l’échec. Soyez assurée que vous êtes bien prise en charge. Et, bien que l’année soit une année d’épreuve, comme vous en aviez été avertie auparavant, si vous y faites face courageusement, toutes les épreuves seront des opportunités d’avancement.
La force derrière vous et à travers vous est un pouvoir invisible pour vous mais très réel, et il sera accentué et développé davantage par l’expérience, pour vous et tous les enfants, vos élèves. La vie, votre enseignante et examinatrice, n’est pas cruelle. Ces tests ne sont que les conséquences d’actes passés. Nous avons lutté pour atténuer l’impact du coup qui était prévu comme imminent, et nous y sommes parvenus.
Cela aurait pu être bien pire.
Le pouvoir qui vous entoure ne peut échouer. Vous voyez maintenant la raison de la demande qui vous a été faite dans le Temple cet après-midi. (Ils avaient demandé s’ils pouvaient pénétrer mon aura.) Sans l’aide de l’aura du Maître, vous n’auriez pas pu, seule, endurer la cérémonie, et vous seriez tombée inconsciente.
Votre foi ne doit pas faiblir ni votre confiance vaciller. Nous vous protégerons et vous guiderons et vous aiderons à traverser votre épreuve. Soyez bien assurée de tout cela.
Dormez ce soir.
VOTRE MAÎTRE
À l’hôpital le lendemain matin, nous attendîmes toute la matinée avant la prise en charge. Je demandai à l’infirmière pourquoi mon cas n’était pas traité et après quelques minutes, une seconde infirmière vint et m’emmena pour la radiographie.
L’interne m'informa que je ne pourrais plus jamais utiliser ce bras, car l'épaule était endommagée ainsi que la main.
Je répondis que cette main et ce bras m'étaient indispensables et je ne pouvais croire qu’ils ne pourraient plus jamais fonctionner. Je devais être vue par le chirurgien, et nous attendîmes jusqu’à deux heures.
Il arriva enfin, mais il était très préoccupé par une convention dont il devait présider le dîner ce soir-là. Il m'ordonna de rentrer chez moi et de revenir le lendemain à une heure.
Je me rendis au rendez-vous à une heure, mais le chirurgien était absent. Après plus d'une heure, l’interne vint, me mit au lit, suspendit mon bras avec une poulie pour le maintenir immobile, et je restai là, allongée sur le dos dix-sept jours durant.
La fracture ne pouvait être réduite, mais devait se ressouder d’elle-même. La douleur était plus intense que tout ce que j’avais jamais enduré jusque là. Je ne pouvais me tourner ni d’un côté ni de l’autre. Je n'avais pas été minutieusement examinée, et après que je me fus levée, ils découvrirent que ma hanche était luxée, ce qui avait causé des douleurs supplémentaires.
Pendant toute la durée de mon séjour à l'hôpital, je bénéficiai du meilleur traitement. Les membres de la Loge et tous mes amis remplissaient ma chambre de fleurs, de confiseries, de fruits, etc..
Après quatre jours, le message suivant me parvint.
Les Seigneurs du Karma commandent, et l’Âme, l’Être véritable, obéit. Aujourd'hui, il vous a été donné l’opportunité de payer une dette karmique contractée à l’époque où, en tant que roi en Égypte, vous possédiez et utilisiez des esclaves placés sous l’autorité de vos, contremaîtres, qui les opprimaient.
La dette était due, et la facture a été présentée aujourd'hui. L’Âme, nous le voyons avec joie, la Personnalité aussi, n'ont pas reculé devant la dette, mais la paient. C’est bien, car celle-ci est maintenant effacée de votre chemin comme un obstacle à votre progrès.
Avant d’entrer dans cette incarnation, votre Âme a choisi son chemin. Elle le suit avec force, et tout va bien.
La dette n’a pas été présentée pour aider votre groupe, mais parce que vous la deviez, et les Seigneurs du Karma ont rendu possible son paiement.
Mais les Maîtres utilisent chaque canal et fil disponible, et ceci en est un. À travers votre douleur, bravement supportée, il est en votre pouvoir d’aider les autres, et les Maîtres peuvent utiliser ce pouvoir pour vivifier d’autres pouvoirs en vous-même et chez les autres.
De plus, comme votre corps doit bien servir pour sa période allouée, il doit se reposer.
Il avait besoin de repos depuis un certain temps. Vous manipulez un instrument hautement spécialisé, pas une machine, et il doit être utilisé comme tel. Vous n’utiliseriez pas un violon magnifique pour frotter des vêtements, n’est-ce pas, Enfant ? Pratiquement, c’est ce que vous avez fait.
Faites votre travail, mais laissez une femme moins avancée, ayant besoin d’une source de revenus, faire les menus travaux de la maison. D'autres tâches se présenteront à vous. Soyez calme, paisible et patiente en toutes choses, une force positive est là, avec vous maintenant, où que vous soyez.
Sachez que si le travail s’interrompt momentanément dans une direction, il se prolonge dans une autre.
Attendez-vous à une grande expansion. Elle se déploiera à travers d’autres incarnations, car vous avez encore des leçons à apprendre, des facultés et qualités à développer, Vous retrouverez vos élèves encore et encore, comme vous les avez croisés par le passé et vous continuerez d’attirer à vous ceux qui doivent suivre votre enseignement..
Nous préparons la vision intérieure. Veillez donc et priez. Supportez le monde encore un peu.
Patronia, le monde a besoin de vous, et il en est de même pour ceux qui vous ont envoyée. Dans un avenir assez proche, vous serez un avec nous, jusque-là, gardez un cœur pur.
Appelez à l’aide quand vous en avez besoin.
Adieu et nos bénédictions,
Votre Maître
J’avais souscrit une assurance accident avant de me rendre en Californie en 1920, de ce fait, lorsque mon accident survint, ils en furent informés. De ce fait, lorsque leur médecin constata que je n’avais pas complètement perdu l’usage de mon bras, ils m'allouèrent une certaine somme pendant plusieurs semaines qui finit par atteindre deux cents dollars.
En revanche, je ressens encore les effets de la fracture et je ne peux positionner mon bras à l’arrière de mon cou avec aisance.
Dans leur dernier message, les Maîtres m’avaient indiqué que je soldais une dette karmique.
Un avocat de notre Loge estima que les propriétaires de l’immeuble où nous tenions nos réunions étaient en tort, ayant permis à une femme de ménage d’effectuer son travail dans les couloirs à une heure tardive, en dehors des horaires légaux.
Il conçut donc l’idée d’intenter un procès contre les propriétaires y voyant une opportunité de gagner quelques dollars. Il engagea une action en justice pour un montant de 5 000 dollars.
Il mourut avant que l’affaire ne soit jugée. Il s'agissait d'une dette karmique, comme les Maîtres me l’avaient indiqué, ils avaient prévenus que nous perdrions l’affaire, et qu'il ne fallait pas insister.
À cette époque, mon mari fréquentait le Square and Compass Club, une organisation maçonnique établie au 448 Beacon Street, à Boston. Le trésorier, qui était avocat, le convainquit de lui confier le dossier, y voyant, lui aussi, une opportunité de tirer un profit financier.
Deux ans et demi après l’accident, l’affaire fut jugée. Je compris alors qu’il était vain de poursuivre en justice des hommes employés par de puissantes compagnies d’assurance. J’étais profondément choquée de devoir répondre aux questions indiscrètes que les avocats, de par leur métier, se sentent obligés de poser, et de voir mes réponses évaluées par un jury composé d’hommes qui, pour la plupart, peinaient à écrire correctement leur propre nom.
L’avocat représentant la compagnie d’assurance convoqua la femme de ménage et l’employé chargé de l’ascenseur comme témoins, présentant l’affaire comme si elle visait directement ces derniers. Il s’efforça de convaincre le jury que leur emploi était menacé, imputant la faute à cette femme d’apparence aisée, etc..
Par la suite, le concierge de l’immeuble me demanda pourquoi je ne l’avais pas appelé à témoigner, alors que, en réalité, je n’étais aucunement impliquée dans la gestion de cette affaire.
Le concierge affirma que la femme de ménage n’avait pas le droit de se trouver en ce lieu à une heure si tardive et que, selon lui, seule sa curiosité de vouloir observer les festivités expliquait sa présence.
Comme les Maîtres m’avaient prévenue qu’aucune compensation ne pouvait être obtenue dans le cadre d’une dette karmique, l’affaire fut perdue.
On me factura alors trois cents dollars, une somme qui, je présume, fut partagée entre l’avocat du Square and Compass Club et celui désigné pour assurer ma défense.
Une scission avait eu lieu au sein de la Loge à l’automne 1922, et, lorsque l’affaire fut enfin jugée, l'équipe qui la composait était sensiblement différente. Néanmoins, ses membres se montrèrent très bienveillants à mon égard et prirent l’initiative de couvrir les trois cents dollars de frais, s’engageant à contribuer selon leurs ressources financières respectives.
Ils soutinrent que l’accident s’était produit alors que j’accomplissais des devoirs pour la Loge, et qu’ils étaient obligés, en vertu de leur appartenance et de mon dévouement gratuit, de me soutenir dans cette expérience sans perte financière.
En quittant la salle d’audience, je me souviens avoir entendu l’avocat qui me représentait demander à un confrère:
Comment avez-vous trouvé mon plaidoyer ?
Comme s’il jouait un rôle dans une pièce de théâtre! J’ai moi-même parfois l’impression que toute ma vie a été une pièce de théâtre dont je suis l’actrice principale, car elle a été si variée, si pleine d’expériences, à la fois tragiques et pathétiques, et hors du commun.
Anglais : You were oppressing your slaves.
Allemand : Ihr habt eure Sklaven unterdrückt.
Espagnol : Oprimíais a vuestros esclavos.
Italien : Opprimevate i vostri schiavi.
Portugais : Oprimíeis os vossos escravos.
Grec : Καταπιέζατε τους δούλους σας.
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