18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 10:50
Ce qui est en Haut...

Qu'on ne demande surtout pas la source de cette curieuse figuration que le Bistrot publie aujourd'hui!

Naturellement, il s'agit de Djeouty (le dieu Toth) reconnaissable à son bec d'Ibis.

Il porte ici, entre autres attributs, le Nekhekh (le flagellum) qui permet de "faire peur aux mouches", le Heka (le pouvoir magique qui permet d'agir autant sur le plan physique que dans le monde invisible) et enfin un symbole assez typique que les Habitués connaissent bien puisqu'il évoque discrètement la Rose+Croix...

Dans notre monde occidental, le dieu Toth correspond au Hermes des grecs, au Mercure des romains ou encore à l'enchanteur Merlin des Chevaliers de la Table Ronde!

Djeouty représente la Connaissance Cosmique. Il est "la langue d'Atoum".

Il est celui dont "la Voix s'élève dans les Temples".

N'est-ce pas une belle formule pour désigner la Connaissance Akhashique: ce qu'il nous est possible de capter de "ce qui est en haut".

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 01:21
Sur la Piste du Didi... Le Pouvoir du Grand Sekhem

Les différents messages du Bistrot sur Sekhmet et le Didi ont permis de comprendre clairement que la divinité lionne représente l'activité primitive et sauvage de la déesse Tefnout avant qu'elle ne s'exprime par la présence maternelle et bienveillante de la Mater dans le temple rosicrucien.

Pour les Habitués qui ont une culture de kabbalistes, il est utile de rappeler que Shou et Tefnout sont représentés dans la kabbale hébraïque dogmatique respectivement par les "sephiroth" Hochmah (חכמה) et Binah (בינה), que l'on traduit en français par la "sagesse et l'intelligence", c'est à dire celle qui sait (Shou/Hochmah) et celle par qui l'on sait (Tefnout/Binah).

L'une représente en quelque sorte la tasse et l'autre le contenu, c'est naturellement ce que les rosicruciens lewissiens expriment par les deux aspects du Noùs que sont l'Esprit (le contenant) et la Force Vitale (le contenu).

Naturellement pour un chercheur rosicrucien il s'agit de canaliser chacune de ces deux énergies sous sa forme la plus pure avant toute dégradation.

Pour ce qui est de "l'esprit" c'est précisément la démarche de Tefnout qui va de Sekhmet (la déesse lionne) à Hathor (la bienveillante et nourrissante déesse vache) en passant par le stade de Bastet (la déesse chatte).

De nombreux égyptologues voient dans ce fameux "Didi" que Toth ("Djéouti" en égyptien) conseille de mélanger à la bière pour "apaiser Sekhmet", une curieuse drogue...

Il est important semble t-il de comprendre le contexte égyptien qui veut que ce soit la même personne, pour faire simple, nous dirions, "la ménagère", qui fabriquait le pain et la bière à partir de l'orge.

Or les égyptologues ont pu constater que le bon grain de cette orge contenait des traces de "mauvais grain", l'ivraie, qui avait été légèrement torréfiée pour supprimer certains effets pervers.

Cette ivraie était nommée la "zizanie" chez les anciens...

Comme il est tentant d'imaginer pour un profane que c'est cette drogue qui est active dans le "didi", il convient donc d'interroger la tradition rosicrucienne à ce sujet..

Naturellement, vu que les monographies de Spencer Lewis sont appelées à circuler tôt ou tard dans le monde profane, il est important de comprendre que ce sujet ésotérique est forcément abordé d'une manière voilée...

Ainsi, même avec une explication claire, celui qui ne ressent pas demeurera toujours ignorant du message transmis aux initiés.

Le chercheur rosicrucien s'interroge naturellement en toute sincérité sur l'utilité éventuelle d'une drogue et la maîtrise de son utilisation pour transcender le pouvoir de Sekhmet et l'amener à s'exprimer pour lui même sous la forme de la vache Hathor...

Mais pour celui qui a compris qu'une drogue n'est un moyen artificiel d'agir sur son cerveau afin d'accéder au monde astral et non pas à la Conscience Cosmique, un factor luminis (un serviteur de la Lumière) ne manquera pas de transmettre le passage suivant des enseignements lewissiens:

""Répétons que le cosmique est quand tout le reste semble exister. Darnell, un grand mystique du moyen âge, a dit à propos du Cosmique : « J'inclus dans le Cosmique tout ce qu'est Dieu, et tout ce qu'il a rendu manifeste. Je n'inclus dans ce monde que ce que le cosmique en moi appréhende comme une réalité, car je n'accepte plus que mes sens physiques conduisent mon cerveau à percevoir comme réalité ce qui n'est qu'illusion ».
Nous sommes immédiatement confrontés à un autre problème. Comment pouvons-nous nous
harmoniser avec le Cosmique en ayant la certitude que nous ne devenons pas simplement subjectifs et en contact avec l'impression, au lieu de l'être avec la cause ?... En nous séparant, en nous isolant de l'ensemble du monde matériel ou monde psychique et subjectif, et en demeurant complètement dans l'essence ou « Esprit du Cosmique »..
Doran, le seul mystique de souche purement irlandaise qui ait jamais atteint les plus hauts sommets du mysticisme au moyen âge, avait l'habitude de dire « Je deme
ure dans la Paix et la Vie, tandis que, par la force des choses, je vis en Irlande et dans l'illusion ». II voulait dire qu'il était à même de vivre consciemment en harmonie avec le Cosmique, alors que, physiquement, il vivait dans un monde d'illusions.""

La clef du message consiste à découvrir qui est ce "Darnell" que naturellement personne ne connait!

Wikipédia vient à notre secours:

"The name (Darnell) is traditional Anglo-Saxon and refers to a group of people in medieval ages who grew a plant called Darnel, which had intoxicatory properties..."


En français: le nom (Darnell) est traditionnellement anglo-saxon et se réfère à un groupe de personnes de l'époque médiévale qui cultivaient une plante appelée "darnel" qui avait des propriétés d'intoxication...

Et oui, pour les anglo-saxons, "darnel" c'est l'ivraie!

Spencer Lewis nous introduit ce nom de Darnell (éponyme d'un drogué médiéval repenti parmi tant d'autres...) pour nous éclairer: une drogue agit sur nos sens physique et nous illusionne...


Le modeste sceptre ci-dessus est un instrument curieux de magicien qui reproduit une palette de scribe...

Il est permis de penser qu'il évoque la maîtrise du "didi" qui permet le passage du rouge au vert...

Ce "sekhem" appelé parfois "kherep" ou "aba" est exposé à Londres au Musée Petrie.

Nous nous souvenons que le scribe est lié au Dieu Toth...

Or ce sceptre est systématiquement présent lorsqu'un scribe écrit le nom de la déesse Sekhmet ou lorsqu'il écrit les noms ou les verbes comme "sekhem" qui indiquent la force, le pouvoir, la puissance, la notion de fortifier et qui sont construits à partir du nom de la Déesse (image ci-dessous)...

Parfois c'est même Osiris qui était traité de "Our sekhem" (Grand Sekhem) pour faire honneur à son pouvoir!



Et que le grand Sekhem soit avec chacun de nous!

Sur la Piste du Didi... Le Pouvoir du Grand Sekhem

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 10:17
Le Didi de la Mater

Voici un sujet qui ne manque pas de faire réfléchir et méditer les Chercheurs de la Lumière...

Le "didi" est une poudre rouge qui concerne pour les initiés rosicruciens l'Ouest du Temple et la station de la Mater où l'on trouve traditionnellement la paix, l'amour et la compréhension d'une mère...

Mais, pour ce qui est du didi, remettons nous dans le contexte de la transmission héliopolitaine de la Connaissance.

Les hommes issus des larmes de Râ se sont rebellés contre lui et Tefnout qui porte l'œil est envoyée en mission.

Tefnout prend la forme de Sekhmet, la lionne dévorante, et pour arranger les choses elle s'offre un bain de sang: elle veut tous les tuer!

Elle éprouve tellement de plaisir à cela qu'elle ne répond même plus aux injonctions de Râ et une ruse de Toth (Djeouti en égyptien, celui qui détient les astuces pour transmettre la "Connaissance") est absolument nécessaire pour faire passer à Sekhmet le goût du sang.

L'idée consiste à faire apprécier, à Sekhmet, à la place du sang, une bière colorée en rouge qui devrait la saouler et la rendre raisonnable...

Et le rouge utilisé pour colorer la bière est ce fameux "didi"...

C'est une poudre que l'on va se procurer à Abou, le pays de l'éléphant.

L'éléphant est un symbole puissant d'énergie terrestre et Abou est le nom du nome d'Éléphantine.

Éléphantine est le premier nome de Haute Egypte à la frontière de la Nubie et il constitue allégoriquement, pour les égyptiens, la source du Nil...

Il y a un signe intéressant pour les Habitués du Bistrot au sujet du didi, en effet, les égyptologues et pas seulement eux ne sont pas tous d'accord entre eux...

Peut-être, les égyptiens eux-mêmes s'interrogeaient-ils au sujet du "didi".

Le "didi" est rouge, de la couleur du flamant rouge "desheret", lequel au passage vit dans le delta, mais pas à Éléphantine.

Mais quel est le constituant de cette poudre?

Certains parlent d'ocre rouge, d'autres d'une plante médicinale...

Mais il pourrait s'agir de toute autre chose...

(à suivre...)

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