1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 01:21
Sur la Piste du Didi... Le Pouvoir du Grand Sekhem

Les différents messages du Bistrot sur Sekhmet et le Didi ont permis de comprendre clairement que la divinité lionne représente l'activité primitive et sauvage de la déesse Tefnout avant qu'elle ne s'exprime par la présence maternelle et bienveillante de la Mater dans le temple rosicrucien.

Pour les Habitués qui ont une culture de kabbalistes, il est utile de rappeler que Shou et Tefnout sont représentés dans la kabbale hébraïque dogmatique respectivement par les "sephiroth" Hochmah (חכמה) et Binah (בינה), que l'on traduit en français par la "sagesse et l'intelligence", c'est à dire celle qui sait (Shou/Hochmah) et celle par qui l'on sait (Tefnout/Binah).

L'une représente en quelque sorte la tasse et l'autre le contenu, c'est naturellement ce que les rosicruciens lewissiens expriment par les deux aspects du Noùs que sont l'Esprit (le contenant) et la Force Vitale (le contenu).

Naturellement pour un chercheur rosicrucien il s'agit de canaliser chacune de ces deux énergies sous sa forme la plus pure avant toute dégradation.

Pour ce qui est de "l'esprit" c'est précisément la démarche de Tefnout qui va de Sekhmet (la déesse lionne) à Hathor (la bienveillante et nourrissante déesse vache) en passant par le stade de Bastet (la déesse chatte).

De nombreux égyptologues voient dans ce fameux "Didi" que Toth ("Djéouti" en égyptien) conseille de mélanger à la bière pour "apaiser Sekhmet", une curieuse drogue...

Il est important semble t-il de comprendre le contexte égyptien qui veut que ce soit la même personne, pour faire simple, nous dirions, "la ménagère", qui fabriquait le pain et la bière à partir de l'orge.

Or les égyptologues ont pu constater que le bon grain de cette orge contenait des traces de "mauvais grain", l'ivraie, qui avait été légèrement torréfiée pour supprimer certains effets pervers.

Cette ivraie était nommée la "zizanie" chez les anciens...

Comme il est tentant d'imaginer pour un profane que c'est cette drogue qui est active dans le "didi", il convient donc d'interroger la tradition rosicrucienne à ce sujet..

Naturellement, vu que les monographies de Spencer Lewis sont appelées à circuler tôt ou tard dans le monde profane, il est important de comprendre que ce sujet ésotérique est forcément abordé d'une manière voilée...

Ainsi, même avec une explication claire, celui qui ne ressent pas demeurera toujours ignorant du message transmis aux initiés.

Le chercheur rosicrucien s'interroge naturellement en toute sincérité sur l'utilité éventuelle d'une drogue et la maîtrise de son utilisation pour transcender le pouvoir de Sekhmet et l'amener à s'exprimer pour lui même sous la forme de la vache Hathor...

Mais pour celui qui a compris qu'une drogue n'est un moyen artificiel d'agir sur son cerveau afin d'accéder au monde astral et non pas à la Conscience Cosmique, un factor luminis (un serviteur de la Lumière) ne manquera pas de transmettre le passage suivant des enseignements lewissiens:

""Répétons que le cosmique est quand tout le reste semble exister. Darnell, un grand mystique du moyen âge, a dit à propos du Cosmique : « J'inclus dans le Cosmique tout ce qu'est Dieu, et tout ce qu'il a rendu manifeste. Je n'inclus dans ce monde que ce que le cosmique en moi appréhende comme une réalité, car je n'accepte plus que mes sens physiques conduisent mon cerveau à percevoir comme réalité ce qui n'est qu'illusion ».
Nous sommes immédiatement confrontés à un autre problème. Comment pouvons-nous nous
harmoniser avec le Cosmique en ayant la certitude que nous ne devenons pas simplement subjectifs et en contact avec l'impression, au lieu de l'être avec la cause ?... En nous séparant, en nous isolant de l'ensemble du monde matériel ou monde psychique et subjectif, et en demeurant complètement dans l'essence ou « Esprit du Cosmique »..
Doran, le seul mystique de souche purement irlandaise qui ait jamais atteint les plus hauts sommets du mysticisme au moyen âge, avait l'habitude de dire « Je deme
ure dans la Paix et la Vie, tandis que, par la force des choses, je vis en Irlande et dans l'illusion ». II voulait dire qu'il était à même de vivre consciemment en harmonie avec le Cosmique, alors que, physiquement, il vivait dans un monde d'illusions.""

La clef du message consiste à découvrir qui est ce "Darnell" que naturellement personne ne connait!

Wikipédia vient à notre secours:

"The name (Darnell) is traditional Anglo-Saxon and refers to a group of people in medieval ages who grew a plant called Darnel, which had intoxicatory properties..."


En français: le nom (Darnell) est traditionnellement anglo-saxon et se réfère à un groupe de personnes de l'époque médiévale qui cultivaient une plante appelée "darnel" qui avait des propriétés d'intoxication...

Et oui, pour les anglo-saxons, "darnel" c'est l'ivraie!

Spencer Lewis nous introduit ce nom de Darnell (éponyme d'un drogué médiéval repenti parmi tant d'autres...) pour nous éclairer: une drogue agit sur nos sens physique et nous illusionne...


Le modeste sceptre ci-dessus est un instrument curieux de magicien qui reproduit une palette de scribe...

Il est permis de penser qu'il évoque la maîtrise du "didi" qui permet le passage du rouge au vert...

Ce "sekhem" appelé parfois "kherep" ou "aba" est exposé à Londres au Musée Petrie.

Nous nous souvenons que le scribe est lié au Dieu Toth...

Or ce sceptre est systématiquement présent lorsqu'un scribe écrit le nom de la déesse Sekhmet ou lorsqu'il écrit les noms ou les verbes comme "sekhem" qui indiquent la force, le pouvoir, la puissance, la notion de fortifier et qui sont construits à partir du nom de la Déesse (image ci-dessous)...

Parfois c'est même Osiris qui était traité de "Our sekhem" (Grand Sekhem) pour faire honneur à son pouvoir!



Et que le grand Sekhem soit avec chacun de nous!

Sur la Piste du Didi... Le Pouvoir du Grand Sekhem

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 14:49
Sur la Piste du Didi... Une Beuverie à Per-Bastet

Dans le Temple rosicrucien la Mater est la forme la plus avancée de Tefnout: la bienveillante vache Hathor.

Lorsque la lionne Sekhmet libère la miraculeuse eau rouge de l'inondation, Hathor exprime la félicité retrouvée.

Le rayonnement mystique d'Hathor s'exprime par son aura de la couleur complémentaire du rouge de Sekhmet: un splendide vert turquoise caractéristique du rayonnement de son cœur.

Mais les étapes ne doivent pas être brûlées et il est fondamental de comprendre ce qui se passe auparavant hors du temple...

Si Sekhmet se cache symboliquement hors d'Egypte, en Nubie, au Nord de la Première Cataracte, il convient après avoir calmé Sekhmet avec la bière imprégnée de "didi" de savoir accueillir Bastet la déesse chatte.

Celle-ci se fête en Basse-Egypte, à Per-Bastet, la "maison de Bastet", dans le Delta.

Cette ville est connue sous son nom grec de Bubastis et aujourd'hui sous celui de Tall Basta : (تل بسطة) la "colline de Bastet" où l'on allait autrefois caresser les chats au début de l'inondation...

On ne caressait pas les chats avant. Un proverbe égyptien insistait lourdement:

"On ne caresse la chatte qu'une fois la lionne calmée..."

C'était une période de fête, le haut niveau du Nil ne rendait la ville accessible qu'en bateau.

Dans les felouques, on jouait de la musique et on chantait bruyamment.

Tout le long du trajet on buvait et on insultait par jeu les personnes sur la rive mais on ne se battait pas: la lionne était calmée...

Une fois arrivé à Per-Bastet, on dansait et on se saoulait encore.

L'historien Hérodote précisait qu'on consommait davantage de vin à cette époque que durant le reste de l'année.
---

Et la statue de Bastet est en vente ici...
http://www.histophile.com/statuette-bastet-tere0022.html

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:55
Sur la Piste du Didi... Le Bouclé d'Héliopolis

Dans le passage qui suit, extrait du fameux livre égyptien de la Vache du Ciel, il nous est révélé l'existence d'un curieux personnage capable de s'occuper du "didi"...

"Ra dit encore :

- "Que l'on appelle pour moi des messagers rapides et pleins de hâte, et qu'ils se dépêchent autant que l'ombre vers le corps."

"Ces messagers furent aussitôt amenés et la Majesté du dieu dit :

"Qu'ils courent jusqu'à Éléphantine et qu'ils me rapportent de grandes quantités de didi.

"On lui rapporta ce didi.

"La Majesté du grand dieu fit alors qu'un bouclé qui est dans Héliopolis brassât ce didi.

"Des servantes écrasaient l'orge comme pour faire de la bière et l'on plaça le didi sur le mélange qui prit l'apparence du sang des hommes .

"On fit sept mille cruches de cette bière, et la Majesté de Râ, roi de Haute et de Basse Egypte alla avec les dieux pour voir cette bière..."


Ce message apporte peut-être davantage de questions qu'il ne fournit de réponses:

- Qui se cache derrière ce "bouclé qui est dans Héliopolis"?...

Une explication possible: à partir d'un certain âge les égyptiens se rasaient les cheveux par hygiène (pour éviter de porter des lentes) et ils portaient donc une perruque pour sortir et se protéger du soleil.

Voir, par exemple ci-dessus, la représentation de RamsesII enfant avec des tresses.

Dans la pensée égyptienne, le bouclé serait donc un enfant...

A Héliopolis, à une certaine époque, un enfant officiait-il dans le temple?

Doit-on traduire par "le bouclé" ou par "un bouclé"?

L'idée d'utiliser un enfant pour brasser le didi permettrait d'éviter que la lionne ne sente l'odeur de l'homme.

Mais d'une manière plus ésotérique, dans tous les cas, cela suggérerait la nécessité d'une certaine pureté pour ce travail...

- Enfin, quel est le sens subtil véhiculé par le nombre 7000?

(à suivre...)

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:31
Sur la Piste du Didi... Sekhmet

Le dernier messages du Bistrot introduisait le fascinant sujet du "Didi" et, en relation, des développements seront indispensables sur Éléphantine, sur l'ocre-rouge, sur la Mater des temples rosicruciens qui exprime la divinité Tefnout, laquelle connait un périple évolutif dont une des expressions est Sekhmet...

Sekhmet, la déesse égyptienne lionne, possède diverses appellations comme "la puissante", "celle devant qui le mal tremble" ou "la colère de Râ".

C'est aussi "la maîtresse des maladies" qui nous fait songer que les prêtres de Sekhmet étaient d'excellents vétérinaires et des médecins capables d'identifier les maladies sans interroger leurs patients.

Et nous trouvons aussi une curieuse appellation de Sekhmet: "celle qui était avant que les dieux ne fussent".

Comment interpréter cela?

Dans le cheminement que connaissent les Habitués du Bistrot, la prise de conscience des divinités héliopolitaines dans le temple lewissien pourrait correspondre à "les dieux sont".

En effet, notre temple intérieur et ses divinités ont-ils vraiment une existence avant que la recherche de l'Être intérieur, ne conduise à une sorte d'appréhension intérieure d'une Intention encore non manifestée?

La sauvagerie de Sekhmet correspondrait à la "période d'avant", avant peut-être le monde de Seth, à une époque durant laquelle Râ (la Lumière) ne se préoccupait que très peu des humains qui étaient encore des animaux.

(à suivre...)

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 10:17
Le Didi de la Mater

Voici un sujet qui ne manque pas de faire réfléchir et méditer les Chercheurs de la Lumière...

Le "didi" est une poudre rouge qui concerne pour les initiés rosicruciens l'Ouest du Temple et la station de la Mater où l'on trouve traditionnellement la paix, l'amour et la compréhension d'une mère...

Mais, pour ce qui est du didi, remettons nous dans le contexte de la transmission héliopolitaine de la Connaissance.

Les hommes issus des larmes de Râ se sont rebellés contre lui et Tefnout qui porte l'œil est envoyée en mission.

Tefnout prend la forme de Sekhmet, la lionne dévorante, et pour arranger les choses elle s'offre un bain de sang: elle veut tous les tuer!

Elle éprouve tellement de plaisir à cela qu'elle ne répond même plus aux injonctions de Râ et une ruse de Toth (Djeouti en égyptien, celui qui détient les astuces pour transmettre la "Connaissance") est absolument nécessaire pour faire passer à Sekhmet le goût du sang.

L'idée consiste à faire apprécier, à Sekhmet, à la place du sang, une bière colorée en rouge qui devrait la saouler et la rendre raisonnable...

Et le rouge utilisé pour colorer la bière est ce fameux "didi"...

C'est une poudre que l'on va se procurer à Abou, le pays de l'éléphant.

L'éléphant est un symbole puissant d'énergie terrestre et Abou est le nom du nome d'Éléphantine.

Éléphantine est le premier nome de Haute Egypte à la frontière de la Nubie et il constitue allégoriquement, pour les égyptiens, la source du Nil...

Il y a un signe intéressant pour les Habitués du Bistrot au sujet du didi, en effet, les égyptologues et pas seulement eux ne sont pas tous d'accord entre eux...

Peut-être, les égyptiens eux-mêmes s'interrogeaient-ils au sujet du "didi".

Le "didi" est rouge, de la couleur du flamant rouge "desheret", lequel au passage vit dans le delta, mais pas à Éléphantine.

Mais quel est le constituant de cette poudre?

Certains parlent d'ocre rouge, d'autres d'une plante médicinale...

Mais il pourrait s'agir de toute autre chose...

(à suivre...)

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