24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 11:05

saint martin fond bistrot 

Les secrets ésotériques se défendent tous seuls: le chercheur n'accède à la connaissance que dans la mesure où il est prêt... sinon, il passe simplement à côté d'en enseignement qui n'existe pas pour lui.

 

L'art consiste donc à s'adresser à la fois à plusieurs niveaux de compréhension: les "degrés". 

  

Il y a, par exemple, le degré de celui qui commence à ressentir et le degré de celui qui peut tirer profit d'un enseignement plus conséquent.

 

Ecoutons Louis-Claude de Saint Martin raconter tout cela à sa manière et avec sa sensibilité:

 

""Autrefois je n'aimais pas me promener dans les promenades publiques tant je craignais que tout le monde ne me regarde. 

 

A présent, je crois au contraire que personne ne me regarde, c'est ce qui fait que je m'y promène plus hardiment. 

 

J’ai changé également de manière d'être dans la communication de mes idées; autrefois je craignais d'en dire toujours trop; à présent je sens que l'on peut dire tout. 

 

Il est vrai que je songe cependant encore quelquefois aux mesures de la prudence, et à l'observation des degrés pour ceux qui écoutent. Mais je suis sur cela beaucoup moins difficile que par le passé, et je sens qu'il faut donner aux hommes pour les nourrir, et pour leur faire naître le goût.""

 

 

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commentaires

F

Merci Soror d'avoir résisté à la fatigue pour ce beau partage!


Bien fraternellement
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S

Bonsoir mon frère,


Pour ce qui est de ne pas "avoir résisté", c'était le fait de ne pas avoir résisté à la nécessité de me coucher tôt (compte tenu de la journée que j'avais eue) plutôt que de passer encore un peu
de temps sur un forum. Tout simplement. Mais, bon, voilà, quand on parle de St Martin, une petite réserve d'énergie supplémentaire et insoupçonnée s'ouvre toujours en moi.  ;-)


Pour en revenir à St Martin justement, j'ai un ressenti pas franchement différent mais un peu plus nuancé que le votre. Tout comme vous, j'ai le sentiment que St Martin était "Maat" dès le départ
en ce que sa relation privilégiée avec Dieu était naturelle et évidente pour lui. St Martin a vraisemblablement passé plus de temps à comprendre les hommes (et notamment à comprendre que les
hommes n'étaient pas forcément "calibrés" comme lui sur le plan spirituel) qu'à approcher la Divinité elle-même avec laquelle il était d'ores et déjà en état de communion complète. Du coup, toute
son oeuvre n'est qu'un hymne ininterrompu à la gloire de Dieu, un témoignage constant de son propre état de grâce. Ce qui change, en revanche, dans ses écrits, c'est sa perception et son approche
de la spiritualité de ses contemporains. Au début, il est surpris voire choqué par leur manque de foi ou de discernement. Ensuite il les exhorte à prendre leur destinée en mains pour mieux
s'orienter vers la lumière. Puis l'évolution spirituelle de l'humanité étant ce qu'elle est (et allant à l'allure qui est la sienne), il est devenu plus patient, puis plus compatissant et
finalement plus humble et plus priant. En d'autres termes (et consciemment ou pas) St Martin a fait la démonstration magistrale de ce que l'Homme est Dieu et de ce que Dieu est fait Homme,
puisque pour les approcher l'un ou l'autre, c'est exactement la même démarche spirituelle qui prévaut. Et cette démonstration-là, c'est le coeur de son oeuvre, sa rose mystique à lui, et elle est
splendide.


Par ailleurs, là où St Martin est également remarquable, c'est dans l'utilisation fréquente du "je" dans ses écrits (ce qui peut paraître paradoxal eu égard à ce qui est préconisé pour la
maitrise de l'ego et qui a fait l'objet des développements précédents) mais ce "je"-là a un tout autre sens. En réalité, pour enseigner, il n'a pas pointé d'un doigt accusateur les défaillances
spirituelles de ses frères, il ne s'est pas mis non plus dans la position d'un spectateur indifférent, non, il a en quelque sorte endossé la condition humaine dans son imperfection, dans ses
faiblesses et dans ses faux-pas. Et c'est cette humilité, cette bienveillance qui au final instruit en filigrane les disciples, avec finesse, respect et douceur.


Voilà. Bon, après peut-être ai-je par trop idéalisé St Martin ? Je ne saurais dire (et à vrai dire, peu importe). Le plus important, c'est ce qu'il m'a permis (et qu'il me permet encore) de
découvrir en moi, en l'autre, en la nature et en Dieu.


Et ma foi, je crois bien que c'est à çà qu'on reconnaît un maître. 


Bien fraternellement.
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F

Bonsoir Smaragdus,


Merci de ne pas avoir résisté! (A quoi au fait?!)


Pour une fois mon ressenti est différent!


Je ne pense pas qu'il s'agisse, dans cet écrit, du jeune Saint Martin qui "entreprend la carrière", mais du maître plus avancé qui s'est déjà, par exemple, nettement distancé de Martinez.


Saint Martin était, si je puis dire, "Maat" très jeune, j'imagine donc que la difficulté n'est plus un problème d'égo, mais une forme de timidité à surmonter (mettons de courage, Ok): la
difficulté à assumer publiquement et toujours simplement et humblement une réalisation dont il est devenu conscient qu'elle est peu fréquente.


Ce n'est bien sûr que mon opinion!


Bien fraternellement 
Répondre
S

Bonsoir mon frère,


Bon, je ne résiste pas... En vérité, St Martin, je peux le lire des heures entières, je ne m'en lasse jamais et je découvre toujours quelque chose de nouveau.


Il y a, entre autres choses, deux enseignements majeurs dans cette citation de St Martin :


Le premier a trait à l'humilité. Tant que le Moi, l'ego cherche à se distinguer et à briller, il redoute le regard des autres, la critique, le fait de ne pas être à la hauteur etc... c'est le
règne du "Paraître". Du jour où le "Moi" est dompté pour laisser place au "Soi", toute crainte disparait, un silence vivifiant s'installe et la paix illumine le coeur. C'est l'avènement de
"l'Etre".


Le deuxième enseignement (découlant du premier, du reste) a trait au courage. Les humbles sont courageux. Cela peut paraître paradoxal de prime abord mais pourtant il en est bien ainsi car le
courage n'est pas une force demandant une concentration psychique ou un effort mental particulier; non, le courage est justement la force qui provient d'un coeur apaisé, d'un coeur qui "est". Dès
lors, le coeur peut parler librement car même si une "tête" peut l'entendre, seul un autre "coeur" le comprendra.


D'ailleurs, St Martin avait un autre mot qui décrit très bien cela : "quand on entreprend la carrière (comprenons, une démarche mystique), l'important n'est pas de se casser la tête mais de se
casser le coeur". Autrement dit, de casser la carapace egotique qui endurcit notre coeur et l'empêche de battre convenablement. Car un coeur qui bat, c'est un être qui nait à la vie spirituelle.


;-)


Bien fraternellement
Répondre
V

bonjour à tous et à fm, 


c'est très amusant justement cet apm je pensais aux étapes par lesquelles je suis passée pour en arriver là où j'en suis, et ma réflexion suit ce qui est dans les paroles de St Martin et de ce
commentaire. 


amusant, voire très amusant. 


très cordialement
Répondre
R

Bravo voila une réflection très interressante pour nous tous; le secret se défends tout seul


Roland
Répondre

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