Pour ajouter à mes malheurs, j’avais organisé durant l’été le remplacement de ma vieille cuisinière en fonte noire par l’une de ces jolies cuisinières blanches que l’on trouve désormais partout. Cette décision me causa bien des soucis, car la nouvelle ne se révéla pas aussi performante que je l’avais espéré, et aujourd'hui, je donnerais beaucoup pour retrouver ma petite cuisinière noire à sa place dans la cuisine.
J'en avais fait don au Morgan Memorial, je m’y rendis dans l’espoir de la retrouver, mais elle avait déjà été vendue. Les appareils ménagers d’aujourd’hui ne valent pas ceux d’autrefois, époque où l’on privilégiait avant tout la solidité et la fiabilité plutôt que l’apparence.
En novembre, mon neveu et sa femme me firent la surprise de venir un mois plus tôt que prévu, ce dont je leur fus vraiment reconnaissante, car je n’allais pas très bien durant la dernière partie de 1951.
Ils retournèrent chez eux, et je me retrouvai de nouveau seule.
Pendant leur séjour, ils nettoyèrent la maison de fond en comble. Arthur, qui est habile bricoleur, répara tous mes appareils électriques qui laissaient à désirer, ainsi qu’une multitude de petites choses qui finissent toujours par se détériorer dans une grande maison comme la mienne.
Il est dommage qu’ils ne puissent pas rester près de moi en permanence, mais ils ont leur petite maison à St. Albans, dans le Vermont, et je ne leur demanderais ni ne les inciterais à la quitter, ainsi que tous leurs amis, pour venir dans une grande ville où la vie est si différente.
Ils fêteront leurs noces d’or en septembre 1952.
En décembre 1951, je subis une grande perte. L’avocat qui s’était occupé de toutes nos affaires pendant les trente dernières années passa dans l’Au-delà après dix-huit mois de maladie. Il m’avait aidée à fonder l'Athena Astrological Society. Il m'avait assisté également dans la résolution de bien d’autres problèmes qui s’étaient présentés au cours de ces trente années.
Je lui avais écrit un an plus tôt pour l'informer que je détruisais tous les papiers, documents et lettres qui me semblaient sans importance et n’intéressant plus personne d’autre que moi. Il m’avait répondu que je faisais bien, mais qu’il avait une suggestion à me faire, que je cite ici:
Vous êtes un personnage historique, vos archives sur vos activités sociales et communautaires, votre philosophie, vos écrits, commentaires et opinions devraient être conservés pour les générations futures. Si vous ne trouvez personne de plus qualifié que moi en qui vous ayez confiance, veuillez prendre les dispositions nécessaires pour que je puisse m’en occuper, à condition bien sûr que je vous survive. Elles devraient être publiées si les fonds le permettent, ou au moins conservées sous forme manuscrite, comme le sont aujourd’hui de nombreux documents importants, soit à la Bibliothèque publique, soit à la Bibliothèque du Congrès, soit à la Smithsonian Institution. On ne détruit pas des joyaux parce que leur propriétaire ou leur auteur a passé dans l’Au-delà.
Il était très attaché à Stanley et à moi. Lorsque je fus si malade un an plus tôt, et qu’il était lui-même très souffrant d’une sclérose du foie, quelqu’un téléphona à sa famille pour l'informer que j’étais descendue pour la première fois le jour de Thanksgiving.
Sa femme dit:
Il faut que j’aille tout de suite le dire à F. J. Cette femme est une déesse pour cet homme.
C’était un grand lecteur et il avait, comme moi, exploré tous les mouvements religieux et spirituels, passés et présents. Il rejoignit ma Loge et, à partir de ce moment, ne m’appela plus jamais autrement que Maître ou par mon nom spirituel, Patronia, qui signifie protégée et protectrice. Personne ne pourra le remplacer dans ma vie.
Il parlait douze langues, était lituanien de naissance. A seize ans, s’était enfui de Russie en se battant. Son oncle, évêque, voulait faire de lui un prêtre, mais il refusa, s’enfuit et connut bien des épreuves avant d’arriver dans ce pays.
Il travailla pour payer ses études à la faculté de droit de Boston. Il fit beaucoup pour ses compatriotes et pour bien d’autres. Il manquera à un large cercle d’amis, et je suis certaine que personne ne regrettera plus que moi ses sages conseils dans toutes les affaires de la vie. Je me sens bien seule au monde maintenant, car je n’ai plus personne à qui me confier pour tout ce qui touche à ma vie privée.
Mais comme je l’ai si souvent dit, les Maîtres qui veillent sur mon évolution ne m’abandonneront pas maintenant, alors que j’ai plus que jamais besoin d’eux.
Je suis propriétaire de la maison que j’occupe actuellement, grâce à lui qui détenait la seconde hypothèque et qui, par sa grande bonté, avait rendu cet achat possible, même si j’ai dû me battre âprement pour en honorer les paiements.
Mais me frayer mon propre chemin dans ce monde matériel était mon Karma et faisait partie du vœu que j’avais prononcé en prenant incarnation.
Cet avocat aimait beaucoup sa maison et sa famille, sa charmante épouse, de quinze ans sa cadette, et ses deux filles. Ils avaient perdu un fils jumeau en 1928, ce qui avait bien failli lui briser le cœur. Un de ses amis me dit un jour dit que ma philosophie de la vie, qu’il commençait à assimiler, l’avait vraiment aidé à surmonter ce drame.
Il est parti pour un repos bien mérité, et nous ne devons pas laisser notre égoïsme troubler sa paix. L’Horoscope qui m’est parvenu pour mon quatre-vingt-neuvième anniversaire m’a apporté beaucoup de paix intérieure. Trente ans s’étaient écoulés depuis le premier qui m’avait été envoyé par les Maîtres, et ce dernier prouve que tout ce que j’ai fait, chaque mouvement auquel j’ai participé, avait pour but de me permettre de perfectionner les différentes vertus pour lesquelles mon âme avait pris incarnation, jusqu’à devoir encore gagner mon pain à la sueur de mon front et démontrer ce que j’étais prête à faire en cas de besoin, car il n’y a pas de travail subalterne dans le Jardin de Dieu.
Nous sommes ici pour servir à n’importe quel poste que nous sommes en mesure d’assumer. Tenir une maison d’hôtes, m’efforcer de rendre les gens à l’aise et heureux,
me faire de nouveaux amis, ce qui est indispensable à mon âge avancé, s’est révélé d’une grande aide pour beaucoup de ceux qui ont trouvé le chemin de ma porte.
Beaucoup d'étudiants venus de la Lahey Clinic ont besoin d’encouragement, que je suis en mesure de leur donner pour avoir traversé moi-même la même expérience. Les jeunes gens qui viennent de la Boston University sont souvent encouragés par les sages conseils que je suis en mesure de leur donner ayant dû moi-même, en mon temps, lutter âprement pour poursuivre mes études.
Dans tout ce que j’ai entrepris d’important, j’ai toujours bénéficié de l’aide des nombreux amis que j'ai toujours eus à mes côtés. Hommes et femmes m’ont soutenue pour mener à bien des projets longuement mûris.
J’ai commis bien des erreurs, mais elles procédaient toutes de la tête et non du cœur. Tout au long de ma vie, j’ai souffert d’avoir surestimé les gens et trop fait confiance à leur intégrité. J’ai connu la bonne fortune comme les revers, souvent dus à des forces indépendantes de ma volonté, mais tous ont porté des fruits spirituels. La difficulté a été de surmonter, puis de diriger, et finalement de transcender la formidable attraction des positions planétaires sur mon chemin.
Je pourrais sans doute stupéfier le monde avec les Vérités qui m’ont été données, mais tel n’est pas mon but. Je fais ce que mon avocat souhaitait que je fasse. Le jour où les Maîtres jugeront que le monde est prêt, ils sauront où trouver les manuscrits: ils leur appartiennent.
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- début des Confidences de Marie-Louise
Anglais
I could no doubt astonish the world with the Truths that have been given to me, but that is not my purpose. The day the Masters judge that the world is ready, they will know where to find the manuscripts: they belong to them.
Allemand
Ich könnte die Welt zweifellos mit den Wahrheiten verblüffen, die mir gegeben wurden, doch das ist nicht mein Ziel. An dem Tag, an dem die Meister urteilen, dass die Welt bereit ist, werden sie wissen, wo sie die Manuskripte finden: Sie gehören ihnen.
Espagnol
Sin duda podría asombrar al mundo con las Verdades que me han sido dadas, pero ese no es mi propósito. El día en que los Maestros juzguen que el mundo está preparado, sabrán dónde encontrar los manuscritos: les pertenecen.
Italien
Potrei senza dubbio stupire il mondo con le Verità che mi sono state donate, ma questo non è il mio scopo. Il giorno in cui i Maestri giudicheranno che il mondo è pronto, sapranno dove trovare i manoscritti: essi appartengono a loro.
Portugais
Eu poderia sem dúvida maravilhar o mundo com as Verdades que me foram concedidas, mas esse não é o meu objetivo. No dia em que os Mestres julgarem que o mundo está pronto, saberão onde encontrar os manuscritos: eles lhes pertencem.
Grec
Θα μπορούσα αναμφίβολα να καταπλήξω τον κόσμο με τις Αλήθειες που μου δόθηκαν, όμως αυτός δεν είναι ο σκοπός μου. Την ημέρα που οι Δάσκαλοι θα κρίνουν ότι ο κόσμος είναι έτοιμος, θα γνωρίζουν πού να βρουν τα χειρόγραφα: τους ανήκουν.
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