Le lecteur du 20e siècle est tenté de croire que Copponay subissait des attaques et qu'il devait faire face à une réputation de charlatan.
Or c'est seulement au 19e siècle que ce genre d'attaque est suvenu. Au 18e siècle il bénéficiait du titre envié de Protomedico du Duc de Savoie (avant que celui-ci, image ci-dessus, ne devienne Roi de Sardaigne), c'est à dire, son premier médecin, ce qui lui permettait de promouvoir son remède tonifiant couteux, l'huile d'or et son remède, meilleur marché, le fébrifuge incorruptible.
La recette de ce fébrifuge (une substance qui fait baisser la fièvre) était secrète et vendue avec un monopole familial ce qui suscitait l'envie et la colère des médecins et des apothicaires diplomés.
Dans la recherche des traitements rosicruciens, se limiter à combattre le simple symptôme de la fièvre n’est pas satisfaisant : il s’agit de guérir la source psychique originelle du problème. C’est l’analogie bien connue selon laquelle arrêter la sirène des pompiers ne suffit pas à éteindre l’incendie.
Mais il convient de laisser leurs chances aux chercheurs et tenter d'analyser la manière dont procédait Copponay avec sa chimie philosophique...
Commence alors la recherche d'un ouvrage, aussi rare qu'à peu près inconnu, selon la formule de l'alchimiste Eugène Canseliet...
Marie-Joseph de Copponay de Grimaldy, fille de Denis, reprend le laboratoire après 1717. Elle vend le fébrifuge et les brochures savoyardes des années 1730 la présentent comme ayant travaillé plus de trente ans avec son père et possédant la parfaite et sûre composition.
En 1745, paraissent à Paris, les Œuvres posthumes de M. de Grimaldy, par E. Jourdan de Pellerin et en 1746, des lettres patentes de la Maison du roi autorisent Étienne Jourdan à fabriquer et vendre les remèdes du feu Grimaldy de Copponay, ce qui met en évidence un enchaînement successoral et commercial.
Si une dizaine de Buveurs du Bistrot se sentent concernés, nous pourrions envisager d'éditer l'ouvrage (240 pages) et le diffuser vraisemblablement pour une vingtaine d'Euros. En attendant voici le lien vers Gallica et la recette du fébrifuge page 98.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63000x
🇬🇧 English: Healing the original psychic source of the problem…
🇩🇪 German: Die ursprüngliche psychische Ursache des Problems heilen …
🇪🇸 Spanish: Sanar la fuente psíquica original del problema…
🇮🇹 Italian: Guarire la fonte psichica originaria del problema…
🇵🇹 Portuguese: Curar a fonte psíquica original do problema…
🇬🇷 Greek: Να θεραπεύσει την αρχική ψυχική πηγή του προβλήματος…
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