Chez Denis Copponay de Grimaldy, l’huile d’or n’était pas universelle parce qu’elle aurait soigné beaucoup de désordres...
Selon lui, les différents désordres n'exprimaient, en réalité, qu'une seule maladie dont il convenait de traiter le principe actif.
Or, ce principe actif n'était pas atteint par les plantes, les saignées, et les remèdes galéniques (ceux de Galien, le médecin de l'antiquité à qui est attribuée la pharmacologie).
Pour Copponay, la cause unique était due à un venin interne et son remède était aussi unique.
Ce remède pouvait être tiré de n'importe quel sujet pourvu d'en extraire la quintescence.
Medicina ex quovis subjecto extracta sufficit
(La médecine [quintessentielle] extraite de n'importe quelle source suffit.)
Dans ce schéma, il revendiquait la tradition paracelsienne: l’or n’est pas seulement un métal, c’est le corps le plus pur, le plus fixe, le plus proche du principe vital.
Rendu potable (comme vu précédemment), il pénétrait le corps, chassait le venin et rétablissait d’un coup l’équilibre perdu.
Ainsi, l’huile qui contient la quintescence de l'or était le meilleur des sujets. Elle était universelle, non parce qu'on accumulerait des exemples positifs de traitements, mais comme la forme la plus concentrée possible du remède unique...
(à suivre...)
L'image représente la manière moderne de séparer l'eau régale de la liqueur d'or. A l'époque, on se contentait d'un entonnoir que l'on obturait avec le doigt.
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