Le précédent message Quand les Dieux Égyptiens se font chasser n'a sans doute pas recueilli l'intérêt qu'il méritait et il est peut être utile de revenir pour préciser davantage ce qui peut apparaître comme une révélation inédite du Bistrot de la Rose+Croix.
Normalement, les dieux n’évoluent pas, c'est même grâce à ce concept de non-évolution que nous pourrions les valider comme divinités.
En revanche, les pensées primaires, les superstitions et les projections erronées des fidèles agissent directement sur l'égrégore des fidèles des divinités et alourdissent irrémédiablement le ka de la divinité.
N'est-ce pas la seule explication cohérente à l’encrassement observable d'une énergie supposée divine?
Face à cette réalité, l’Égypte ancienne avait trouvé une solution radicale et ingénieuse : le rituel qu'ils nommaient frapper les vantaux (un vantal est un battant de porte).
Au cours de la XVIIIe dynastie; dans le temple de Soleb, sous Amenhotep III, le pharaon, seul habilité à ce geste, passait d’une porte à l’autre en frappant les vantaux à coups de massue.
À chaque ouverture, une divinité était invitée à sortir par sa porte. Ce rituel unique, que l’égyptologie classique considère comme isolé et quasiment sans équivalent clair, trouve pourtant tout son sens dans cette perspective : il s’agissait de libérer temporairement les dieux des charges accumulées par les croyances limitées et les attentes des humains.
Le processus de sortie du temple suffisait à les régénérer, à les purifier, pour qu’elles entament un nouveau cycle allégé et restauré dans leur essence originelle.
Le concept est puissant. Il montre que même les divinités peuvent être momentanément extraites de leur gangue de projections humaines pour retrouver leur pureté première.
Ce même mécanisme explique les résurgences rosicruciennes décrites par Harvey Spencer Lewis : après des périodes d’activité intense d'une durée symbolique de 108 ans, viennent des phases de sommeil apparent, suivies, après 108 ans environ, d’une nouvelle émergence.
Chaque cycle repart purifié, débarrassé des déviances et des scories accumulées par les hommes.
Nos religions modernes gagneraient énormément à s’inspirer de cette sagesse égyptienne.
Combien d’entre elles ont perdu, au fil des siècles, leur pureté initiale à cause d’une accumulation de dogmes, de superstitions, de pouvoirs temporels et de certitudes aveugles, sans jamais oser une véritable remise en question ?
Sortir les divinités (ou les enseignements) de leur cadre habituel, les laisser respirer hors des interprétations humaines, les purifier d’un fardeau devenu trop lourd : voilà une pratique qui ferait du bien à bien des traditions aujourd’hui figées dans leurs propres certitudes.
L’Égypte nous le rappelle : la régénération passe parfois par une sortie temporaire. Et le retour n’en est que plus lumineux.
La photo ci-dessus représente les deux Colosses de Memnon, des représentations géantes d'Amenhotep III à l'entrée de son temple aujourd'hui détruit.
Autrefois le vent souflant au travers des statues faisait hurler les colosses...
🇬🇧 Anglais : An analogy with the 108-year Rosicrucian resurgences.
🇩🇪 Allemand : Eine Analogie zu den 108-jährigen rosikreuzerischen Wiedererscheinungen.
🇪🇸 Espagnol : Una analogía con las resurgencias rosacruces de 108 años.
🇮🇹 Italien : Un’analogia con le resurgenze rosacrociane di 108 anni.
🇵🇹 Portugais : Uma analogia com as ressurgências rosacruzes de 108 anos.
🇬🇷 Grec : Μια αναλογία με τις ροδοσταυρικές αναβιώσεις των 108 ετών.
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