20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 08:54

papyrus-plante.jpg 

Voici la tige de papyrus "Ouadji", elle ne pousse que dans le Nil: elle a besoin d'avoir les pieds dans l'eau pour exprimer sa flamboyance... Détail intéressant: lorsqu'on lui plante la tête dans l'eau, un nouveau papyrus pousse. 

 

Ouadj exprime aussi la couleur verte, celle du cœur.
 

Pour les rosicruciens, "Ouadji" est l'attribut du "magus", le Mage, au service de la Lumière, c'est celui qui atteint le développement psychique du 9e degré du temple, qui est traditionnellement le dernier degré. D'où la formulation rosicrucienne lorsqu'un rosicrucien qui a longtemps étudié est interrogé sur son niveau d'étude, il répond avec un petit sourire: "je suis au delà du 9e"...

 

Nous voyons naturellement la correspondance entre le papyrus et la symbolique baguette magique: le pouvoir psychique des mages, qui est stylisé par le hiéroglyphe....

 

ouadji-1-gly-bistrot-copie-1.jpg


Parmi ses possibilités pratiques, il y a la capacité à réaliser ce qui passe aux yeux profanes pour un pouvoir puissant comme créer des amulettes de protection "ouadj".

 

Mais sa maîtrise va beaucoup plus loin dans la capacité à canaliser l'énergie universelle par des soins, par la transmission d'initiations et les techniques correspondantes. 

 

Nous remarquerons au passage avec intérêt qu'il existe une deuxième manière de représenter "ouadji".

ouadji-2-gly-bistrot.jpg
 

Cette représentation permet d'une manière évidente de faire la jonction avec des symboles dont on retrouvera l'héritage égyptien dans diverses traditions comme le caducée, ou la verge fleurie: le bâton qui se transforme en serpent et témoigne du pouvoir énergétique, la maîtrise du "verbe" permettant la santé, la régénérescence et la maîtrise sexuelle..

 medou-gly-bistrot.jpg

 

Le bâton ("mdw") est un peu l'inverse de la tige de papyrus, c'est "medou" qui exprime à la fois la parole (le verbe) et le bâton qui permet le pouvoir de la forme la plus primitive de la maîtrise de l'énergie: "la possibilité de s'appuyer même dans l'obscurité". Un proverbe égyptien précise d'ailleurs avec humour: "un homme peut être nu pouvu qu'il ait son bâton..."

 

Naturellement le "medou" est aussi le pouvoir du hérault, son "bâton de parole". Le hérault étant "ouim", "celui qui répète". Et de même qu'un bâton (medou) laisse passer la sève, la parole transmet l'Intention.

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commentaires

fm 29/04/2014 23:20


Bonsoir Anna,


Oui, je ne dirais pas que les enseignements néophytes contiennent la quintessence de l'enseignement. Ce sont simplement les 3 marches incontournables de la shekinah. Le travail du temple permet
ensuite de travailer pour son éternité et j'espère contribuer à le mettre davantage en évidence au fil des messages. Mais vous avez très bien compris comme la majorité s'égare et contribue à
donner une pietre idée du rosicrucianisme... Merci à vous d'être là, et félicitations car c'est éévidemment à vous que s'adresse plus particulièrement le bistrot, même si tout est utile et peut
contribuer à amorcer les cercles extérieurs.


Bien Fraternellement!

Anna Foster 29/04/2014 19:00


Bonjour fm,


 


Votre réponse à mon interrogation est tout à fait conforme à mon attente; merci beaucoup ! J'ignore si je vais dans votre sens, mais il me semble que la très grande majorité des rosicruciens de
cette lignée (et certainement celle de l'AMORC du moment) perçoit cette progression par degrés comme une élévation de fait. Ce qui, d'après moi, révèle au contraire une incompréhension manifeste
du processus; plus on est "léger", plus on vole haut... D'autre part, si comme vous le pensez les degrés néophytes contiennent la quintessence de l'enseignement, fort peu de rosicruciens s'en
rendent compte au moment de leur passage en ces degrés; cela ne se révélant que bien plus tard au fil d'un travail manifeste ou Ciel et Terre s'unissent... au moins jusqu'à un certain point.


 


Amicalement


 


Anna

fm 28/04/2014 17:30


Bonjour Anna,


C'est pas sot du tout, c'est une vraie question. La réponse faite à Geb a déjà 3 ans et peut-être n'aurais-je pas répondu de la même manière de nos jours.
Reprenons: le temple comporte effectivement 12 degrés, mais il y a une grosse différence entre recevoir les monographies et acquérir le reel niveau. (Il est bon de dire que 95% de ceux qui se
prétendent rosicruciens n'ont pas le réel niveau du premier degré néophyte...). Concrètement Spencer Lewis déclarait quelque part qu'en gros, ou "symboliquement", on ne peut pas parler sur terre
des 3 derniers degrés du temple. C'est la raison pour laquelle les étudiants rosicruciens qui étudient ces monographies déclarent avec un peu d'autodérision: "je suis au delà du 9e..." Donc
fondamentalement, vu le nombre de personnes que cela concerne vraiment on peut dire qu'il y a 9 degrés (pour exprimer un cycle d'études) ou 12 pour exprimer une octave qui se manifeste au niveau
de la Conscience Cosmique.
Pour ce qui est des monographies proprement dites, Spencer Lewis n'a pas complètement écrit le 12e, puisqu'il est mort avant. C'est donc Ralph qui a complété "au mieux". Je parle des monographies
de l'amorc ancien (avant 1990). Mais assez curieusement, en fait c'est Ralph qui a débuté son activité de Grand-Secrétaire en 1924 et qui a géré les monographies. En effet les "lectures" de
Spencer Lewis publiées avant 1924 sont très différentes et je dirais "plus illuminantes" (je ne suis pas le seul à l'affirmer, Gary Stewart, par exemple, l'avait constaté également)  comme
si la "fermeture de la tombe" avait eu lieu non pas en 1939 (mort de Spencer Lewis) mais en 1924! Tout cela mérite naturellement réflexions et méditations.


Mais je ne sais si j'ai réellement répondu à votre question.


Bien fraternellement

Anna Foster 28/04/2014 16:55


Bonjour


Parcourant certains anciens articles de votre blog, je suis tombée sur celui-ci et lisant votre commentaire en réponse à Geb, ou vous donnez votre asentiment sur les trois derniers degrés
d'enseignement, cela m'interpelle pas mal. Car je me dis alors que si l'enseignement fut modifié, cela veut dire que H.S. Lewis n'est pas l'auteur et donc l'initiateur des trois derniers ? Si tel
est le cas, sont-ils le produit de son fils Ralph ? Pardon si mon interrogation semble sotte...


Cordialement


 


Anna

fm 21/08/2011 10:39



Bonjour Geb!


Effectivement c'est une bonne question...


Il faut comprendre qu'il y a un décalage à tolérer entre le moment ou le rosicrucien dispose des éléments et le moment où il les met en action. Il faut donc maintenir le lien, encourager à
poursuivre le travail, éviter que l'étudiant n'oblitère sa recherche en allant "voir ailleurs", inciter à pratiquer les expériences et donc développer certains sujets ou certaines approches qui
n'étaient qu'esquissées.


Et si l'enseignement  des 9 degrés et des degrés néophytes se trouve modifié, naturellement les 9 degres ne peuvent accomplir leur oeuvre, il est allors tentant de prétendre que les degrés
suivants sont indissociables et il convient d'affirmer que notre temple intérieur n'a plus 9 chambres ou 9 chapelles mais un peu plus. et éventuellement de les rallonger ou d'en rajouter!


Mais ce n'est que mon avis. Bien fraternellement 



Geb 21/08/2011 01:17



Si le dernier degré du temple est le neuvième, à quoi servent les degré illuminati? le dixième, onzième et douzième?



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