Dans la mouvance napoléonienne, Claude Louis Berthollet (1748 - 1822) nous intéresse particulièrement pour ses recherches sur la chimie du natron qui fut un vecteur important de la civilisation égyptienne.
C'est même l'étude du natron (principalement carbonate et bicarbonate de sodium) qui lui suggéra une approche des liaisons atomiques différente de celles prônées par Dalton.
Pour les Rosicruciens, la personnalité de Berthollet est plaisante car c'était un expérimentateur ouvert d'esprit mais qui se montrait toujours très prudent face aux théories et aux affirmations définitives de ses confrères.
Il se contentait à leur sujet de parler "d'hypothèses ingénieuses"...
Chacun imagine avec amusement ce qu'il dirait de nos jours des hypothèses de certains physiciens quantiques qui pensent récupérer globalement le cosmique et la spiritualité...
Berthollet constata que dans les lacs de natron, desquels les égyptiens ont toujours exporté la soude, un équilibre chimique se produisait dans des échanges divers pour parvenir à un équilibre et montrant ainsi que les opérations chimiques ne se réalisent jamais entièrement et aboutissent à des "situations de partages" tenant compte de conditions diverses de température, de pression, ou de concentration.
Remarquons enfin un hommage tardif des contemporains à Berthollet car la chimie a finalement reconnu qu'il avait eu raison de contester les alignements moléculaires théoriques de certains cristaux: dans les laboratoires, leurs combinaisons atomiques atypiques sont familièrement nommées des berthollides...

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