28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 18:58

http://paxprofundis.org/livros/numeros2/lewis.jpg

Une semaine s'écoula avant que je m'aventure à rencontrer le professeur X. A plusieurs reprises, j'utilisais les mots "Rosae Crucis", en présence de différents français et françaises avec des résultats variés. Je trouvais que dans la plupart des cas, ces mots agissaient comme un charme, provoquant des regards d'émerveillement, de surprise, de respect et de stupéfaction, mais jamais de mot ou de signe en retour. Il y avait une exception.

A l'hôtel, un beau matin, j'ai trouvé une jeune fille, âgée peut-être de seize ans, frottant les parquets du hall d'entrée. Conformément à ma méthode habituelle d'investigation, je me plaçai de manière à voir son visage et, très doucement, je murmurai "Ros-a-e-Crucis".

Elle se redressa dans la hâte sur ses pieds, se tint droite et me fit face sereinement avec toutefois une expression se stupéfaction que j'ai vu depuis sur le visage des Vierges Vestales.

Elle ne dit pas un mot, elle attendait de moi un signe ou un mot. Comme je ne connaissais rien d'autre à faire, lentement, elle se remit à son travail et ne m'accorda pas plus d'attention.

Pourtant j'étais sûr d'une chose. Le propriétaire de l'hôtel, un client de l'hôtel (un français fortuné), le visiteur d'un couvent à Paris, deux chauffeurs de taxis, un conducteur de tramway, deux agents de police, un marchand de fruits, un vendeur de journaux, une femme de ménage, et un certain nombre d'autres personnes de toutes classes et de toutes conditions connaissaient le mot de Rose-Croix qu'il craignaient ou honoraient.

La Rosae-Crucis n'était pas MORTE à Paris!

(à suivre)

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Version américaine: 

A week passed before I ventured to see Professor "X". I had mentioned the words Rosae Crucis in the presence of different French men and woman with varying results. I found that the words acted like a charm in most cases - bringing a look of wonderment, surprise, respect and awe to many faces - but never a word or act of recognition. There was one exception. In the hotel I found a young woman - possibly 16 years of age - scrubbing the floors of the lobby early one morning. Pursuing my usual method of testing and searching, I stood where I could watch her face, and said slowly, "Ros-a-e- Crucis". She hastily rose to her feet, stood erect and faced me with that serene, but awe-inspired expression that I have since then seen upon the faces of several Vestal Virgins. She said not a word but waited for either a sign or word from me. I knew of nothing else to do and she slowly dropped down to her work and paid no more attention to me.

But of one thing I was sure. The hotel proprietor, a wealthy guest (a Frenchman), a visitor from a convent in Paris, two taxicab drivers, one tram-way conductor, two gendarms, one fruit-seller, one newsboy, one scrub-girl and a number of others of all classes and ranks knew of Rosae Crucis and either feared or honoured the words.

Rosae Crucis was not DEAD in Paris!

 * * * * * * * * * *

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Commentaires:----

Au premier degré ce texte semble bizarre... On imagine pas Lewis comme un déséquilibré s'amuser à prononcer ci et là le mot de "Ros-a-e Crucis" pour guetter les réactions des uns et des autres. Si l'on considère la traversée de l'Atlantique comme la traversée d'un miroir, la démarche intérieure se poursuit par un éveil de la conscience, représentée traditionnellement par la "colombe", la vierge vestale des temples rosicruciens, la gardienne de la flamme.

Lewis suggère t-il que le mot de "ros-a-e crucis" peut être utilisé comme une sorte de mantra? On ne peut s'empécher de trouver de curieuses jonctions dans cette phrase: "She hastly rose to her feet, stood erect and faced me with that serene, but awe-inspired expression that I have since then seen upon the faces of several Vestal Virgins." Par exemple le verbe "rose" n'est pas innocent. To rise, I rose, risen, s'élever, monter... c'est intéressant! La "face" fait songer à "Horus". Se dresser sur ses pieds, fait songer à la croix... Il existe dans les initiations r+c une formulation prononcée par la colombe qui semble sous-jacente: "devant toi se tient la Rose+Croix...".   

Mais c'est seulement le premier stade de contact avec la Rose+Croix... Consciemment ou non, chacun construit son rituel!

Donc, il manquerait la suite pour conserver le contact avec la colombe... "Paris" apparaîtrait comme une sorte de "chambre mystique" dans laquelle des personnalités symboliques, à identifier, se manifestent...

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 14:31

miroir-de-yata.pngLe Voyage d'un Pélerin vers l'Est est destiné à transmettre un message allégorique dans lequel chaque élément possède un sens bien particulier qu'il convient de décoder.

 

Une question se pose: que représente l'Océan Atlantique qui est traversé comme une porte vers un autre monde pour découvrir la vérité et rencontrer les Frères de la Rose+Croix? 

 

Cette porte vers un autre monde s'ouvre par Lewis Caroll pour qu'Alice pénètre au Pays des Merveilles. Le symbole du miroir exprime toujours la vérité en réfléchissant dans Blanche Neige le "reflet de la marâtre". Il devient chez Cervantes, là où les rosicruciens soupçonnent la plume de Francis Bacon, le Chevalier aux Miroirs, l'adversaire inversé de Don Quichotte. On retrouve le "Miroir de Yata" (photo ci-dessus) des shinto japonais, le bouclier de bronze qui retourne toutes les attaques.

 

Pour les rosicruciens, le miroir du sanctum ou du télestérion, noir, doré ou argenté, ne fait que réfléchir le visage du méditant jusqu'à ce que la vision psychique s'ouvre et permette de voir au delà..

 

Alors l'Atlantique est-il le miroir de Lewis?

 

sondage

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:26


http://www.postcardman.net/100588s.jpg 

Voici la traduction d'un passage d'une lettre envoyée de France par Harvey Spencer Lewis à son épouse, Mollie Goldsmith qu'il a épousée en 1903, qui sera en 1904 la mère le Ralph Lewis et qui décédera en 1913.

 

Ce document écrit lui aussi d'une manière voilée permet d'examiner sous un autre angle le dernier extrait du "Voyage d'un Pelerin vers l'Est". 

 

" (...)  Tu te souviens de ma première expérience au sujet de la R&C il y a environ un an. Tu te souviens de mes nombreuses descriptions au sujet de cette étrange apparition humaine à la peau basanée qui en était à essayer me rencontrer. Tu avais toujours ri et disait qu'il était une divagation de mon esprit. Eh bien, je l'ai rencontré dans la vie sur le bateau et il m'a donné un document qui m'a permis de rencontrer des gens, les officiels que je voulais rencontrer.(...)" 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 16:25

http://paxprofundis.org/livros/numeros2/lewis.jpg

Je me revois un jour où j'avais quitté le salon pour le pont supérieur et je l'avais trouvé face au soleil, les yeux fixés dans le lointain de la mer.

Son port était altier et il semblait irradier de sa haute stature un pouvoir dominant. Je m'arrêtais pour mieux l'examiner. Il était, de toute évidence, intensément intéressé par quelque chose. Mais par quoi ? Par le soleil levant ? Et tandis que je l'observais sans être vu, en le fixant comme une statue de bronze, un ressenti de stupéfaction m'envahit. Je ne pouvais m'empêcher de penser que j'avais affaire à un mystique de l'Orient. 

Cependant, ses plaisanteries joviales, et sa façon caractérisée d'éviter tout sujet d'ordre occulte ou mystique ne suggéraient en aucune façon qu'il put être autre chose qu'un hindou. En tous cas, mes efforts répétés pour amener les conversations sur la philosophie mystique, et surtout sur la sagesse de l'Inde, ne pouvaient que lui révéler les valeurs personnelles,  morales et religieuses, ainsi que les pratiques auxquelles j'étais attaché.

Nous arrivâmes à Cherbourg sur la côte française le dimanche matin 1er août. Le baie était habillée en tenue de gala en raison de la présence du yacht personnel du Tsar escorté d'un grand nombre de vaisseaux de guerre russes. Le Tsar rendait une visite officielle au président français.

Un voyage de six heures nous conduisit, mon compagnon et moi, à Paris. Nous nous séparâmes à la porte de mon hôtel, pleinement convaincus que nous ne nous reverrions jamais plus.

Avant d'atteindre Paris, toutefois, j'avais demandé à un bon nombre de mes rencontres du pont de signer une image du navire et mon compagnon étranger m'avait suggéré qu'en outre, je pouvais avoir son nom et son adresse sur une carte séparée. Lui ayant précisé que c'était plus que bienvenu, il avait alors extrait d'un bloc-note un lourd feuillet carré de papier étranger et écrit quelques mots que je supposais être son adresse.

D'un geste automatique, j'avais rangé le feuillet dans mon portefeuille et non pas avec mes papiers divers. Je n'ai jamais cherché à étudier le sens ou la signification de ce comportement. Lorsqu'il parlait ou donnait des instructions, on ne pouvait faire que peu de chose, sinon de penser automatiquement, comme dans une rêve...

(à suivre)

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Version américaine:

I recall coming from the saloon deck one day to an upper deck and discovering him standing in the sunlight gazing far out to sea. His figure was straight, his form drawn up to its full majestic height and his bearing one of dominant power. I stood and studied him. His attitude was one of intense interest - in what? The rising sun? And as I watched him, unsuspectingly, fixed like a bronze statue, a sense of awe, of respect, came over me and I could not help feeling that I was looking at a mystic of the Orient.

But his jovial pleasentries and positive avoidance of any subject pertaining to the occult, gave me no reason to believe otherwise than that he was an East Indian. But my attempts to draw him out along occult, and especially East Indian philosophical lines, gave him a very intimate acquaintance with my own philosophical ideals and beliefs. Naturally they reflected, when they did not actually express, my personal moral and religious tenets and practices.

We arrived at Cherbourg on the coast of France on Sunday morning August 1st and found the bay in gala dress because of the presence of the Czar's personal yacht escorted by a number of Russian warships. The Czar was paying an official visit to the President of France.

A six hour trip brought my companion and myself into Paris and at the entrance of my hotel we parted, fully believing that we would not meet again.

Before we reached Paris, however, I had requested a number of deck acquaintances to subscribe their names to a picture of the steamer. My foreign companion suggested that, in addition to this I might desire his name and address on a separate card. Agreeing that it would be more than welcome, he tore a square sheet of heavy, foreign paper from a note book and wrote what seemed to be his address and a few other words under his name. This I automatically placed in my wallet and not among my miscellaneous papers. I never thought to study its intent or meaning. One could do little but think automatically - dreamily - when he spoke or directed.

 * * * * * * * * * *

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Commentaires:

Est-il possible de commenter cette narration pleine de finesse et d'humour de Spencer Lewis qui, respectueusement, ne critique jamais qui que ce soit et laisse toujours le lecteur ressentir les éventuelles subtilités du récit?

Voir aussi: l'Atlantique est il le miroir de Lewis?


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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 20:03

http://paxprofundis.org/livros/numeros2/lewis.jpgA longueur de journée, les mots défilaient au travers de ma pensée: "Si vous venez à Paris…". Les mots, apparaissaient devant mes yeux dans l'obscurité et semblaient m'aveugler par des lettres rouges feu sur chaque morceau de papier que je tenais entre mes mains durant mes périodes d'introspection.

Moins d'une semaine plus tard, une lettre d'affaires m'offrait l'opportunité inattendue de visiter plusieurs villes de France. Et je pouvais visiter Paris, ma pensée libérée de tout souci et mes désirs, en passe d'être assouvis. Assurément, c’était là la démonstration d’un principe rosicrucien.
 J'écrivis à nouveau à Paris, mais cette fois pour annoncer au professeur mon arrivée à bord du paquebot "America" qui devait partir de New York quinze jours plus tard, c'est-à-dire le 24 juillet.
Les préparatifs habituels achevés et ma lettre de l'éditeur placée en sûreté dans mon portefeuille, mes cartes, guides touristiques et notes dans un sac de voyage, j'ai commencé mon voyage vers le portail de l'Est de la sagesse.
Le vingt-quatre était un samedi.
Tôt, le dimanche matin, je fis la connaissance d'un jeune homme au teint basané, que je crus être indien. Il avait semblé, le samedi après-midi, saisir toutes les occasions de se placer près de moi sur le pont et ailleurs sur le navire. Dès notre premier contact, je sentis que la solitude, le grand égaliseur de la mer lui rongeait le cœur comme cela se produisait sur le mien.
Je trouvais en lui une plaisante compagnie. Il allait d'abord en France, puis à Jérusalem, avait-il dit, pour une mission confidentielle au service d'une riche héritière américaine, célèbre pour ses œuvres charitables.
Il y avait quelque chose cependant concernant sa personnalité, son être intérieur qui produisait une très profonde et bizarre impression sur moi. 

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 Version américaine: 

Day by day the word rang through my mind: "If you came to Paris." The words appeared before my eyes in the dark and seemed to dazzle in letters of red across every sheet of paper I held in my hand at times of introspection.

And then, within a week, came a letter through a business proposition, which offered a most unexpected opportunity to visit several cities in France. And - I could visit Paris, my mind free and easy, and my desires to be gratified. Surely this was a demonstration of a Rosaecrucian principle.

I wrote once again to Paris, this time announcing to the professor, my coming on the steamer "America", leaving New York on July 24th, fifteen days hence.

The usual preperations being made, my letter from the editor safely placed in my wallet, my maps, guide-books and notes in a grip, I started my journey to the Eastern portal of wisdom.

The twenty-fourth was on a Saturday. Early on Sunday morning I made the acquaintance of a dark complexioned young man, whom I believed to be an East Indian. He seemed to place himself in my company at every opportunity - above and below deck - on Saturday afternoon, and I felt that lonesomeness, the one great equaliser at sea, was gnawing at his heart as it was at mine.

I found him pleasant company. He was going to France, and then to Jerusalem, he said, on a mission of secrecy for one of the prominent American heiresses well known for her charitable work.

There was something, however, about his personality - his inner self - which made a very deep and weird impression upon me.

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 Commentaires: 
 
 Il est intéressant de voir l'effet particulier de la Rose+Croix chez Spencer Lewis dans ces lettres rouges...
 

 On apprécie l'opportunité qui se présente. C'est en l'occurrence l'occasion d'accompagner son père dans une recherche généalogique Rockefeller-Roquefeuil.
 
 
 Il y a une anomalie volontaire de Spencer Lewis dans le nom du bateau qui est en fait "Amerika" et non "America"... Merci à JNW pour cette remarquable découverte.
 
 
 Il y a un 3ème personnage à identifier. Un "jeune homme". Est-ce jeune au sens habituel ou ce qu'on appelle parfois "une jeune âme". Le terme "East-Indian", pour un américain signifie un "indien des Indes". Le terme "dark-complexioned" est ambigü. Superficiellement on peut se contenter de penser à un indien... Mais c'est peut être plus subtil... il est possible que ce soit un être avec une aura chargée...
 
 
 Le pouvoir "equaliser at sea" est intéressant, on reconnait une application du symbole de l'eau: la force de cohésion, de communication, l'amour... 
 
 
 Il est important de situer le compteur journalier du voyage... Le départ du bateau est donc le samedi 24 juillet 1909. 
 

 La dernière phrase, si elle n'exprime évidemment pas de jugement sur le "jeune homme", suscite toutefois une interrogation...
 
 
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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 08:59

http://paxprofundis.org/livros/numeros2/lewis.jpg

J'avais passé plusieurs années à étudier l'aspect exotérique du Rosicrucianisme, et un désir croissant, véritablement obsessionnel, de rejoindre la Fraternité et de participer à son entreprise pour l'amélioration et l'unité de l'homme, m'animait. Une irrésistible impulsion m'avait ainsi conduit à écrire à l'éditeur inconnu du journal Parisien.

Sa réponse était décourageante et encourageante. Je ne sais pas ce que j'aurais pu espérer de plus. Ma question avait reçu une réponse rapide, et j'étais particulièrement reconnaissant d'apprendre que la grande fraternité n'était pas si "éteinte", que le proclamaient tant d'ouvrages de référence.

Mais le fait que je puisse me rendre à Paris pour apprendre "quelque chose de ce cercle" constituait un différé dans la réalisation de mes espoirs et de mes désirs.

J'avais déjà la détermination, et les visions que je recevais jour et nuit conservaient vivantes mon ambition et ma foi. C'est au début du mois de juillet que je recevais ma lettre de Paris, et j'estimais possible de me rendre l'année suivante à Paris. Que signifiait une attente d'une année ? N'avais-je pas attendu deux, trois, quatre et même cinq ans pour apprendre que l'Ordre existait encore. Je rangeais donc soigneusement la lettre reçue parmi les papiers importants qui constituaient mes espoirs du futur. (à suivre)

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 Version américaine:
 
  After many years' study of the exoteric work of Rosaecrucianism and an increasing, obsessional desire to join with the Brotherhood, unselfish in its great undertakings for the betterment and unity of man, I wrote - after a deep inner impression to do so - to the unknown editor of the Parisian paper.
 
 The answer was discouraging and encouraging. Just what else I could have expected I did not know. It was gratifying to see that my request met with recognition and a prompt reply. I was delighted to learn that the great Brotherhood was not "extinct" as so many reference books proclaimed. 
 
 But that I must go to Paris to learn "something of the circle" simply meant a postponement of a realization of my hopes and desires.
 
 Determination I had, and the visions I dreamed by day and by night kept alive my ambition and my faith. It was early in July that I received my letter from Paris; possibly by the following year I might find it convenient to go to Paris. What was a year of waiting? Had I not waited two, three, four, five years in the hope of even learning that the Order still existed? And so I folded the letter carefully and put it among the precious papers that constituted my hopes of the future.
 
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  Commentaires:
 "L'éditeur d'un journal Parisien". Pourquoi cette majuscule à Parisien? 
 C'est simplement normal en anglais... On relève alors la redondance phonétique: "Parisian paper"... "Pa..." qui pourrait laisser croire certains à une certaine identité de "l'Inconnu"! Ne nous emballons pas! Au sujet du sens de "éditeur de journal Parisien", voir la note précédente. Il s'agit donc du profil "d'un parisien, qui écrit pour le grand public" alors que Lewis cherche à remonter à la source plus authentique et plus ésotérique de la Rosae+Crucis.
 
 La grande fraternité n'était pas si "éteinte", signifie naturellement que la Rosae+Crucis est seulement "en sommeil" avec une activité discrète contrairement aux périodes dites "d'éveil" avec une activité publique. Lewis développera plus tard dans les "enseignements", les cycles de 108 ans d'éveil et 108 ans de sommeil.
 
 Une attente d'une année indique que Lewis se place alors en 1908, puisque le voyage en France aura lieu en 1909. L'insistance avec laquelle il insiste sur un deux trois quatre cinq... fait revenir à 1903. Pourquoi? 
  
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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 13:11

http://paxprofundis.org/livros/numeros2/lewis.jpg

Le "Voyage d'un Pèlerin vers l'Est" est un document particulièrement intéressant écrit par Harvey Spencer Lewis. C'est un ouvrage qui contient un enseignement voilé qu'il convient de lire au delà des mots. N'est-il pas intéressant de le publier ici sous la forme d'un feuilleton permettant des commentaires et des discussions intéressantes? 3 versions de ce texte, sont en circulation, l'une est américaine et les deux autres sont des traductions françaises l'une fut réalisée vraisemblablement par Jeanne Guesdon de l'AMORC des débuts  et l'autre par Jean-Noël Witz du Cénacle de la Rose+Croix. Notre version est une traduction totalement nouvelle qu'il sera toujours possible de rectifier par vos commentaires!

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"Et j'ai voyagé vers le Portail de l'Est..."

"Si vous venez à Paris et si vous trouvez convenable de rendre visite à Monsieur X, professeur de langues, du ***** B'l'v'd St Germain, il devrait être en mesure de vous dire quelque chose au sujet du cercle que vous cherchez. Il serait alors opportun de lui remettre ce mot. Une lettre de vous, lui annonçant votre venue (en précisant la date et le navire que vous emprunteriez) serait certainement appropriée."

Telle est la lettre que je reçus de l'éditeur d'un journal Parisien, à qui j'avais écrit pour demander : "M'est-il possible de connaître une guidance sûre vers la Rosae-Crucis ?".

Je ne dois pas omettre de mentionner que j'avais placé sous ma signature un signe particulier qu'une série de rêves m'avait révélé, mais dont j'ignorais totalement la signification.

Lorsque, dans notre cœur, nous aspirons ardemment à quelque grand privilège, lorsque chaque jour, presque chaque instant, nous ne pensons qu'à une résolution importante, il est bien rare que nos rêves, pendant cette période,  ne comportent pas de signes, de symboles et même de messages importants, dont l'origine et la raison sont difficilement perceptibles.

(à suivre)

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Version américaine:

"If you come to Paris and found it convenient to call at the studio of Monsieur "X", the professor of Languages at ***** B'l'v.'d St. Germain, he might be able to tell you something of the circle of which you inquire. It might be advisable to hand him this note. Certainly a letter to him announcing your coming (by date and name of boat) would be courteous."

Such was, in substance, the letter I received from the editor of a Parisian paper of whom I had asked the simple question: "How can I learn of the method to pursue which will secure guidance to the Rosae Crucis ?"

True, I had placed beneath my name a peculiar mark which had been impressed upon my mind in a series of dreams, although I did not know or appreciate its significance.

When the heart truly yearns for a great privilege or blessing, when the mind is daily, hourly, reverting to one great determination, one is very apt to find the hours of dreams fraught with signs and symbols, or perchance, significant messages whose sources and purpose are generally veiled.

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Commentaires:

Il est intéressant de constater que "professeur de langues, du ***** B'l'v.'d St Germain" permet deux interprétations de "B'l'v'd". L'une fait référence à un professeur de langue demeurant Boulevard Saint Germain, tandis que l'autre suggère quelqu'un qui enseignerait le "language" du bien aimé (beloved) Grand Maître Saint Germain.

Il est permis de penser que Harvey Spencer Lewis a laissé le texte exprimer les deux idées, de la même manière que René Descartes disait "je suis né dans un jardin de la France", exprimant à la fois que sa mère avait accouché dans un champ et en Touraine ("le Jardin de la France").

De la même manière, "l'éditeur d'un journal Parisien" peut exprimer le secrétaire général d'une organisation qui effectue une certaine propagande écrite... 

Enfin, quel est ce mystérieux "signe particulier révélé par des rêves"?

 

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