5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 20:09

kannon-compassion.jpgLe mot compassion vient du latin "cum patior" qui signifie littéralement: "pâtir avec".

  

Cela donne à la compassion un sens assez aliénant de partage de la souffrance des autres.

  

L'important demeure la capacité de ressentir l'autre mais c'est naturellement une erreur de rabaisser son propre taux vibratoire en se plaçant au niveau de la souffrance d'autrui alors que nous n'avons qu'à capter les problématiques de cette souffrance sans tomber dans les culpabilisations injustifiées de la pitié.

  

L'idée de "pâtir" véhicule donc une erreur comportementale commune au français et au latin.

 

En grec l'équivalent du latin "cumpatior" est "sympathéia"...

 

Nous reconnaissons évidemment ce qui a donné en français "sympathie" et le mot "pathos" qui exprime la souffrance, la maladie et qui a produit pitié et apitoyer.

 

Donc, fondamentalement, ces mots sont identiques et très liés, mais transmettent une notion subtile généralement incomprise qui, selon les civilisations, peut dévier positivement en sympathie ou négativement en commisération!

 

Cette faculté des êtres avancés à ressentir la souffrance chez les autres est naturellement sous-estimée, voire niée ou incomprise par ceux qui n'ont pas développé cette capacité et qui constituent la majorité.

 

En conséquence, le sens profond de la compassion peut être ressenti mais il est incommunicable... et toute tentative pour l'exprimer serait condamnée à être déviée...

 

En Inde, la compassion s'exprime par le mot "karuna" et la tradition précise que sous peine de s'illusionner, le "karuna" est indissociable du "prajina", la sagesse.

 

Mais le concept japonais de la "sagesse-compassion" est encore plus raffiné. Celle-ci prend le nom de "Jihi".

 

Ce terme de "Jihi" exprime une penchant de sympathie: la compassion, bien sûr, mais aussi l'altruisme, la charité, la clémence, le pardon, la miséricorde, la mansuétude...

 

Mais l'utilisation du mot "Jihi" tient compte du fait que tous les concepts peuvent être déviés, aussi le "Jihi" est-il devenu "Jihi no kokoro", la "sagesse-compassion, du cœur".

 

Naturellement, il s'agit d'une redondance puisque la véritable "sagesse-compassion" ne peut venir que du cœur...

 

Mais cette redondance est une idée intelligente destinée à transmettre à chacun la possibilité et le pouvoir de revenir au concept le plus pur.

---

La gravure représente Kannon la divinité japonaise de la compassion.

 

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commentaires

F
Cher Francis,

Pour ton premier point, je ne suis pas d'accord avec toi sur le fait qu'il serait impossible de théoriser de façon valable sur la sagesse (voie extérieure) et qu'il ne serait possible de la connaître que dans le vécu individuel (voie intérieure). A minima, un discours logiquement argumenté nous permet de connaître quelques unes de ses caractéristiques (évidemment pas toutes, ni même peut-être son essence), mais cela nous permet surtout, je pense, de savoir ce qu'elle n'est pas (réfuter). En cela, c'est un repère précieux qui nous permet de prendre conscience, si nous le souhaitons, de tous les moments où nous avons " franchi la ligne ", cad quand nous sommes clairement du mauvais côté ; ceci peut donc être un système d'alerte utile pour notre recherche intérieure... qui, comme tu le pointes est d'abord une expérience vécue, débouchant sur le Mystère (ce qui ne s'explique pas rationnellement), ce qui est le fondement du mysticisme. Le problème n'est pas pour moi de " théoriser " ou non, mais de " bien théoriser "... et c'est très difficile. Le seul moyen est de constamment tester sa théorie et de faire des expériences régulières (l'ouverture du cœur y est évidemment fondamentale). C'est d'ailleurs le grand classique : la théorie se pratique et la pratique se contemple/théorise ; elles ne sont jamais séparées, sous peine de risquer de développer des fantasmes et illusions sous l'influence de notre Ego ou bien des circonstances. Puisque le " jihi no kokoro " est un terme bouddhiste, il n'est donc pas inutile de citer le Bouddha à ce sujet : " ne me croyez jamais sur parole, vérifiez toujours par vous-mêmes mon propre enseignement ". On ne sait que trop bien que ce que les personnes prétendant avoir ramené des archives akashiques ou documents GT n'est souvent rien d'autre qu'une rêverie ou une projection de conscience... de leur Ego. Ce qui, heureusement, n'empêche guère les personnes ayant déjà fait une bonne partie de leur lessive intérieure de pouvoir en extraire qqc de valable, selon les capacités de chacun à les formuler et donc à les transmettre par écrit. Une partie de la sagesse et de la compassion peut sûrement se transmettre par écrit ; le reste est à cultiver intérieurement en prenant de bonnes habitudes mentales et émotionnelles afin que " toute obscurité s'éloigne de toi ".
Quant à ton deuxième point, la compréhension profane n'est pas fausse, mais comme elle est reste devant le temple (surface, apparence), sans jamais vraiment y rentrer (profondeur, essence), elle est ce qu'elle est : limitée... mais pas nécessairement complètement fausse (la surface existe réellement), même si c'est tentant de dire que cela est très fréquent. Il est difficile de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. S'il est plus facile de comprendre la compassion comme un sentiment humain " noble ", elle mène à la Sagesse. Quant à la Sagesse, elle induit la Compassion (ouverture du cœur), la fameuse Karuṇā bouddhiste (悲) dont nous ne cessons de parler. C'est aussi le principe du bouddhisme tantrique vajrayāna, dont l'un des sûtras fut d'ailleurs à l'origine de la pratique et de la méthode diffusée par Usui sensei. Une pratique des plus intéressantes quand elle est animée par la Compassion sincère (ce qui ne veut pas dire guérir l'autre, le lépreux, ou lui faire la charité, le pauvre, cf. Jôshin kokyû hô) et finalement par l'Amour inconditionnel (mais qui n'est déjà plus complètement humain et donc à sa portée) ; ceci est pour moi le Daihishin, comme on peut le trouver dans le " senju sengen daihishin gyô " qui est une invocation de la puissance (dhāraṇī) de Kannon (Guānyīn, Avalokiteśvara) : " Gloire à celui qui a la gorge bleue ! Puissé-je atteindre son cœur ! ".
Avec tous mes vœux de Paix Profonde,


Frater N.
Répondre
F
Cher Francis,

- Tout le monde a débuté un jour, mais ce n'est pas, il est vrai, une raison pour s'arrêter en chemin.
- De soi ou du Ciel, telle est effectivement toute la différence... et ensuite la suite.
- Le pèlerinage vers l'Est, mène invariablement au Soleil Levant, au soleil d'or, comme la légende : la légende d'or.
- Ainsi passe le témoin.
Avec tous mes vœux de Paix Profonde,

Frater N.
L
Bonjour Frater N

Merci pour ton message.
- Je n'ai jamais affirmé que le "Jôshin kokyû hô" était une méditation guidée, c'aurait été une confusion. J'ai juste profité de l'occasion offerte pour m'élever contre le côté pernicieux des méditations guidées!
- L'utilisation du "Jôshin kokyû hô" par l'Usui Ryoho Gakkaï, me semble révélateur. Certes il est possible d'imaginer qu'on ne sait rien des degrés élevés de la Gakkaï réputés secrets et réservés à des japonais, mais l'utilisation de cette technique dans les premiers degrés confirme aisément l'idée que ce n'est pas tout à fait du Reiki au sens de "ki cosmique" qui est transmis.
- Parmi les versions officielles, "le satori sur le mont Kurama" n'est que la plus connue. Mais ce n'est pas la seule, par exemple une lignée évoque le mont Kuri, tandis que chacune des lignées était censée ne pas changer un mot de la transmission orale qu'elle avait la charge de véhiculer!
- Même si elle frappe d'une manière particulière les oreilles d'un rosicrucien (de la même manière que le voyage vers l'Est de Lewis), ne perdons pas de vue que la "légende dorée" en question est également un enseignement ésotérique qui utilise les oreilles et la bouche du grand nombre pour véhiculer avec génie ce qui n'est réservé qu'au petit nombre.
- L'insistance sur les circonstances de la mort d'Usui est-elle destinée à suggérer autre chose que la fin de la mission qui lui était dévolue? J'ai plutôt le souvenir de la formule précise de la "Légende Dorée": "j'ai fait la moitié du travail", adressée par Mikao Usui à celui qu'il avait reconnu comme lui ayant été envoyé pour assurer, disons, une perpétuation particulière.

Amitiés fraternelles
Francis
F
Cher Francis,

Nous sommes riches de nos différences, sinon nous n'échangeons pas (et donc nous ne progressons pas) mais nous imposons (et donc nous stagnons). L'accord parfait ne sera sans doute pas pour cette vie-ci.

Brièvement sur le " deuxième point " (et potentiellement le troisième) :
- L'Amour inconditionnel n'est pas le " manteau humaniste et la stature plus haute dans la foule " de l'Ego qui dit " je vous aime tous " (mais je m'aime surtout moi quand même, faut pas déconner : charité bien ordonnée, etc.).
- L'une des façons d'utiliser la formule est effectivement de se relier à un égrégore.
- Usui sensei a appris en Chine et ailleurs, est revenu, a eu (selon l'histoire officielle) un satori sur le mont Kurama et ce n'est qu'à partir de ce moment-là qu'il a été capable de canaliser le reiki... avant de mourir d'une attaque cérébrale en pleine séance quatre ans plus tard.
- Quant à Jôshin kokyû hô, technique fondamentale enseignée par la Gakkai, il ne s'agit point d'une technique de méditation guidée.

Avec tous mes vœux de Paix Profonde,

Frater N.
L
Cher Frater N
A l'évidence nous ne sommes pas d'accord sur tout!

Certes ce qui est ramené du Cosmique reste à valider de notre mieux (culturellement, intelligemment, pratiquement...).
De même, ce que l'on ramène ne nous décerne pas une autorité imposable aux autres et nous devons respecter leurs expériences. "Le maître ne fait pas ses expériences avec le vivant..."
Pour le reste cela ne semble concerner qu'une personne sur 20 millions et c'est normal qu'a priori ceux qui en parlent ne savent pas de quoi ils parlent! (Autant de chances que l'interlocuteur soit crédible que de trouver 5 numéros au loto).

Sur le "deuxième point" mes désaccords sont précis et je vous les mentionne brièvement pour mémoire:
- "L'amour inconditionnel" est une approche new-âge à respecter..., mais qu'un rosicrucien qui a cherché à comprendre le sens du "triangle sacré" ne peut que zapper!
- J'adore la finesse de la formulation: " Gloire à celui qui a la gorge bleue ! Puissé-je atteindre son cœur ! ". Un grand merci très sincère! J'en ferais bien un sujet au Bistrot à l'occasion. Mais il n'empêche que l'incantation du "senju sengen daishin gyô" fait naturellement appel à un égrégore...
- Vous affirmez que "l'un des sûtras (du tantra de la foudre) fut à l'origine de la pratique et de la méthode diffusée par Usui Sensei".
Mais heureusement que la transmission orale est là pour préciser que "lorsqu'il est revenu au Japon il était certainement un des plus grands spécialistes au monde du sujet, mais qu'il n'était toujours pas capable de faire passer l'énergie entre ses mains..."
- Quant au "Jôshin kokyû hô", il concerne le reiki-vitrine puisqu'il fait appel davantage à du magnétisme qu'au "ki de rei". Evidemment le pire consiste à utiliser ce type de "méditation dirigée" en pensant que cette manipulation fait du bien...
Sic transit gloria mundi!
Merci de votre tolérance!
Amitié fraternelle
Francis
F
Et voici (en japonais dans le texte) le mot " jihi " auquel Francis faisait référence : 慈悲, qui se traduit usuellement par compassion, mais également par bienveillance et par... charité (un mot qui fait couler beaucoup d'encre, comme par exemple ici : http://www.crc-rose-croix.org/index.php/forum15/7-fond-hsl/391-rose-croix-amour-ou-charite?limitstart=0) ! Ce mot japonais se compose de deux caractères :
1) 慈 (ジ, いつく.しむ) : la clémence, la compassion et également... l'affection, prendre en pitié, faire grâce !
2) 悲 (ヒ, かな.しい) : pleurer, être triste
C'est triste, mais du coup, le second caractère constituant le mot lui donne une connotation étymologique quelque peu miséricordieuse ! Et les deux caractères indiquent une forme très claire d'affect et non d'intellect, des émotions très humaines, qui, si elles sont épurées peuvent effectivement mener... plus haut. Une connotation des plus sympathiques, à condition de n'être ni empathique, ni antipathique. Alors peut-être la sagesse pourra éclore d'un telle terreau (connexion Cosmique), mais étymologiquement parlant, tout comme en Japonais moderne, la notion de Sagesse n'est pas ce qui est indiqué par le mot " jihi " : un cœur compatissant (jihi no kokoro) n'est pas nécessairement sage. Kannon est d'ailleurs connu(e) littéralement comme celui/celle qui observe/contemple le son/bruit, cad les pleurs, lamentations et suppliques des hommes, d'où sa qualification de Bodhisattva de la compassion.
Avec tous vœux de Paix Profonde,

Frater N.
Répondre
L
Merci de cette intervention érudite, pertinente et parfaitement respectable.

Il me semble important de revenir sur deux points.

Je dirais que la sagesse n'est pas un sujet qu'il est possible d'aborder a priori sous peine de théoriser. D'où l'importance pratique de vivre réellement le processus "sagesse/compassion du cœur". Pour un chercheur, la première sagesse est égotique, c'est une forme de bienveillance intellectuelle très importante pour s'imposer à ce que le "commandant" (ajna chakra) n'impose pas ses théories et ses idées toutes faites sur sa sagesse!
Mais pour que la véritable sagesse s'exprime, elle doit découler du processus "sagesse/compassion" que nous avons évoqué. En effet c'est l'entrainement du centre cardiaque à vivre la gratitude en permanence qui déclenche d'abord la maîtrise de ce que les rosicruciens nomment la "projection de conscience" (grâce à une compassion authentique et vécue) et ensuite, plus tardivement, avec la circulation de l'énergie cosmique (la Force Vitale), vient l'ouverture à la sagesse Cosmique en passant pas l'accès aux mémoires akashiques (les voiles des "prophètes voilés" du rosicrucianisme lewissien).

Le deuxième point concerne l'approche que j'avais proposée pour ne pas s'inféoder à une compréhension profane du Jihi. Comme vois l'avez compris je suis attaché au vécu du processus sagesse/compassion que l'on trouve dans le karuna/prajina et je me suis convaincu que le "Jihi no kokoro" devait fondamentalement observer le même mécanisme.
Il peut vous intéresser de connaître la réponse que j'ai obtenue: "il a été transmis à une certaine époque d'une manière Cosmique ou dans une forme de bouddhisme ésotérique japonais 3 formes initiatiques de compassion (sho-hi, shu-hi et daï-hi)... Ma question suivante a donc concerné le "sho-hi", la "petite compassion" et la réponse validante fut "oui, il est possible, non pas de transmettre une initiation à la compassion (ce serait grotesque) mais il est possible de canaliser une "l'initiation cosmique" sous la forme du "Sho-hi-ho" (méthode de la petite compassion), le Maître U insistant tout particulièrement sur le "ho" (que l'on traduit superficiellement par "méthode" mais qui signifie en réalité "l'unique manière légitime de transmettre la loi en question"...

Merci de votre patience compréhensive!
Bien fraternellement
F
Cher Francis,

L'idée que tu évoques, via une source sanskrite (et que l'on retrouve dans de nombreuses traditions de par le globe) au travers de la प्रज्ञा (prajñā : sagesse) - करुणा (karuṇā : compassion) est pour moi celle, cruciale, de la sagesse qui vient du cœur (ce qui est étymologiquement le sens du mot " philosophe " : celui qui aime/affectionne la sagesse... pas la glose) et je te suis bien volontiers dans la canalisation du प्राण (prāṇa : le souffle vital).
Toutefois, même si la direction que tu proposes n'est guère dénuée d'intérêt, jihi (じひ/慈悲) est phonétiquement et clairement distinct pour un japonophone d'un éventuel jichi (じち/慈智), mot qui n'existe d'ailleurs pas du tout sous cette forme en japonais, mais qui existe éventuellement sous celle-ci : 実 (じち : vérité, réalité, honnêteté... quoique sa prononciation usuelle soit nettement じつ plutôt que じち)... ou encore sous celle-ci 自知 (じち : connaissance de soi, se connaître soi-même ; on remarquera que le deuxième kanji de ce mot, une flèche et une bouche ou " la parole qui fait mouche " = savoir/sagesse, correspond à la partie supérieure du mot " sagesse ", et dont la partie inférieure signifie " blanc " ; ainsi la sagesse est un savoir blanc, lumineux).
Si l'assonance que tu proposes entre 慈悲 et 慈智 est possible théoriquement, je doute qu'un natif de la langue l'utilise, même poétiquement. La poésie peut stimuler l'intuition et c'est par exemple le principe du haiku : laisser surgir à notre esprit tout un monde par seulement quelques mots... puisque notre mental projettera ce qui manque de contexte ou de détails pour compléter le tableau. Mais ce n'est alors point une " finesse ésotérique " car, contrairement à la langue des oiseaux où un message à double sens est intentionnellement caché... là, il n'y a pas de message rationnel. Ce qui n'empêche heureusement pas l'intuition de fonctionner justement parfaitement, dans ce contexte. De ce fait, vouloir faire coller l'intuition de la compassion-sagesse sur la seule expression 慈悲, en la remplaçant " ésotériquement " par un hypothétique 慈智 ne me semble pas être autre chose que de vouloir forcer le concept dans une case qui ne procède pas de la même géométrie. Cela dit, c'est quand même nettement plus gai de remplacer 悲 (tristesse) par 智 (savoir), fut-ce un néologisme.
Avec tous mes vœux de Paix Profonde,


Frater N.
L
Bravo, ça fait plaisir de voir un chercheur! Ok pour l'analyse, effectivement le mot jihi s'exprime 慈悲 avec le deuxième janji apportant cette nuance de tristesse qui est naturellement profane...
Mais un petit jeu est possible avec les kanjis... Quand un japonais prononce, c'est en fait quelque chose comme "ti-chi".
Cela peut suggérer une petite finesse ésotérique parfaitement inaudible qui pourrait s'exprimer par 慈智.
Et qui exprimerait la "sagesse-compassion". 智 étant la vertu confucéenne de la sagesse.
Le fond de ma pensée est que le jihi ésotérique des japonais correspond à ce qui est nommé en Inde le "karuna-prajina".
(karuna = compassion et praJIna = sagesse) dont il est dit que "l'un ne va jamais sans l'autre" et on pourrait ajouter qu'à force de canaliser le "prana" on finit par faire passer le "praJIna" ...
Bien fraternellement
A

Merci, cher fm, de ta confiance.


Cette œuvre de Spinoza est réputée illisible, j'ai donc cherché à donner des éléments susceptibles de faciliter la lecture de l'original latin.


Si mon interprétation de la Chaconne de Johann Sebastian Bach que tu as très aimablement proposée sur ton
site et que je jouais à 17 ans, en 1973, représente quatre décennies de ma vie resserrées en 12 minutes et 46 secondes de guitare
classique, mon étude autour d'Ethicareprésente sept années et demi de travail, de juillet 1993 à décembre 2000.


J'ai totalement corrigé l'original latin, car il y avait trop d'erreurs en tous genres dans les autres éditions en sorte que ma version latine est la seule qui soit
absolument fiable d'A jusqu'à Z, j'ai dû la relire plus d'une centaine de fois à l'époque.


Si une forme latine paraît difficile au lecteur, mon dictionnaire total donnera des
précisions et le plus souvent la traduction du fragment en question.


Vale et vis sit tecum
AegidiusREX
Répondre
F

 Salut Gilles!


Merci pour tes interventions appréciées et ton humour sous-jacent.


Merci de rappeler ton travail incontournable sur Spinoza. J'ai à cœur de m'y atteler...


Oui, le mot "affect" constitue une approche du sujet, il y a aussi le mot "agapè"(αγάπη) qui exprime d'une autre manière le processus ésotérique, mais comme l'article cherche à le mettre en
évidence, les mots ne constituent que des solutions provisoires et profanable d'une difficulté récurrente...


Bien à toi 
Répondre
A

Cher fm,


des progrès significatifs sont à noter, le lectorat apprécie.


L'adverbe “aussi” implique un rappel du pronom-sujet avec inversion, aussi devrions-nous lire “aussi le «Jihi» est-il devenu...”


Remarque connexe : le français dispose maintenant du mot “affect” qui a, semble-t-il, été ajouté au dictionnaire vers le milieu de XXe
siècle. Je vous renvoie à mon étude autour de l'Éthique de Spinoza, entre autres à ce sujet.


http://gilles.louise.perso.sfr.fr/pdf/Vers_l_Ethique_de_Spinoza_-_Gilles_Louise.pdf


Cette nouveauté de vocabulaire a quasiment imposé une autre traduction française de l'ensemble de ce texte latin.


Vale et vis sit tecum
AegidiusREX
Répondre

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