17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 09:49
Quand le Ravin devient une Gueule de Crocodile...

Dans quelques représentations du Tarot, le personnage de la 22e lame se trouve devant un ravin.

C'est le cas du Tarot de Rider-Waite (image de gauche) avec le personnage qui donne la sensation d'être guidé par l'orgueil.

Dans le Tarot de Saint-Germain (image de droite) que le Bistrot avait évoqué, les codes semblent curieusement identiques.

Le ravin prend l'allure d'une gueule de crocodile et notre Pont du Roi Saint Louis est devenu un obélisque effondré.

Dans la tradition égyptienne de la fraternité d'Héliopolis dans laquelle le Bistrot de la Rose+Croix met régulièrement en évidence la source rosicrucienne, la divinité crocodile Sebek entre en action lors du périple de la lointaine (Hathor/Tefnout) après les stades Sekhmet et Bastet, lorsque le dieu crocodile est annonciateur de l'inondation.

La jonction avec le pont Saint Louis devient un peu plus parlante: l'inondation bénéficie à ceux que le crocodile ne dévore pas...

Sous divers angles, l'inondation exprime, par exemple, l'illumination, ou encore le passage à un plan supérieur, ou la traversée réussie du pont, ou encore la transition lewissienne évoquée comme le passage symbolique entre le 11e et le 12e degré.

Pour la "foule bigarrée" qui n'est pas encore prête à passer l'épreuve, le crocodile exprime une lente digestion qui peut parfois durer plusieurs vies à moins que le chercheur ne ressente enfin l'incontournable travail à accomplir sur lui-même et se montre enfin digne de la véritable initiation que son être intérieur lui a mis discrètement au programme sur terre pour cette incarnation ou une suivante...

(à suivre...)

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:55
Sur la Piste du Didi... Le Bouclé d'Héliopolis

Dans le passage qui suit, extrait du fameux livre égyptien de la Vache du Ciel, il nous est révélé l'existence d'un curieux personnage capable de s'occuper du "didi"...

"Ra dit encore :

- "Que l'on appelle pour moi des messagers rapides et pleins de hâte, et qu'ils se dépêchent autant que l'ombre vers le corps."

"Ces messagers furent aussitôt amenés et la Majesté du dieu dit :

"Qu'ils courent jusqu'à Éléphantine et qu'ils me rapportent de grandes quantités de didi.

"On lui rapporta ce didi.

"La Majesté du grand dieu fit alors qu'un bouclé qui est dans Héliopolis brassât ce didi.

"Des servantes écrasaient l'orge comme pour faire de la bière et l'on plaça le didi sur le mélange qui prit l'apparence du sang des hommes .

"On fit sept mille cruches de cette bière, et la Majesté de Râ, roi de Haute et de Basse Egypte alla avec les dieux pour voir cette bière..."


Ce message apporte peut-être davantage de questions qu'il ne fournit de réponses:

- Qui se cache derrière ce "bouclé qui est dans Héliopolis"?...

Une explication possible: à partir d'un certain âge les égyptiens se rasaient les cheveux par hygiène (pour éviter de porter des lentes) et ils portaient donc une perruque pour sortir et se protéger du soleil.

Voir, par exemple ci-dessus, la représentation de RamsesII enfant avec des tresses.

Dans la pensée égyptienne, le bouclé serait donc un enfant...

A Héliopolis, à une certaine époque, un enfant officiait-il dans le temple?

Doit-on traduire par "le bouclé" ou par "un bouclé"?

L'idée d'utiliser un enfant pour brasser le didi permettrait d'éviter que la lionne ne sente l'odeur de l'homme.

Mais d'une manière plus ésotérique, dans tous les cas, cela suggérerait la nécessité d'une certaine pureté pour ce travail...

- Enfin, quel est le sens subtil véhiculé par le nombre 7000?

(à suivre...)

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:02
Les Femmes du Temple

"Qui sont les femmes du temple ?" est une question que se posent certain(e)s habitué(e)s après les deux derniers messages du Bistrot: "Quel sexe donner à Shekinah?" et "La Rose+Croix dans le Temple".

En effet, comment bien différencier la "Mater" et la "Grande Prêtresse"?

Comme à l'accoutumée, c'est l'Egypte héliopolitaine qui va nous transmettre ses réponses en différenciant Tefnout associée à la Mater sous les différentes formes de "la Lointaine" (Hathor (la vache), de Sekhmet (la lionne), de Bastet (la chatte), et de Sebek (le crocodile) tandis que Isis est associée à la grande Prêtresse.

Pour en savoir davantage sur Tefnout, revoir par exemple les messages du Bistrot sur "La lointaine" et en particulier ce petit passage extrait des Secrets de l'Oudjat:

"Grâce à son œil, Ra a conçu l'homme. Son œil a pleuré et les larmes "Remit" sont devenues des hommes "Remti"...
Mais les hommes se sont éloignés de lui, ils se sont "asséchés", ils sont devenus des étrangers et se sont installés dans le désert...
Mais pour les ramener à plus de fraternité, Ra leur a envoyé sa fille Tefnout, l'humidité... Sa fille est son œil, son œil droit... Mais Tefnout, sous la forme de Sekhmet la lionne exprimera la polarité solaire, elle restera à s'occuper de ses lionceaux et à massacrer les hommes rebelles... Elle finira par aimer le goût du sang et la mort... Même Shou son mari ne parvindra pas à la ramener. Il lui faudra bénéficier des ruses de Toth pour que Sekhmet consomme une bière colorée à l'ocre rouge qui lui passera dans l'ivresse le goût du sang... Elle se fera alors plus docile sous la forme de Bastet la chatte, puis sous la forme de Sebek, elle sera le crocodile annonciateur du début de l'inondation qui succède à la sécheresse. Le Nil rouge de Sekhmet est libéré. Ce sera alors le "retour de la lointaine", la bienveillante vache Hathor, dont le nom signifie le "Domaine d'Horus", "la mère des mères qui vivifie le double pays". Ainsi l'œil de Ra aura vécu son expérience terres
tre..."

Pour comprendre Isis, la tâche est plus délicate car le nom d'Isis cache en réalité 3 approches différentes...

A Isis, la déesse héliopolitaine initiale s'est trouvée associée Hathor (qui est une représentation de Tefnout!) pour dégénérer d'abord en Isis-Hathor. Mais il y eut ensuite une nouvelle déesse Isis à l'époque de Manethon (3e siècle avant JC) qui devint la divinité grecque d'exportation. Ainsi, Isis conquit le bassin méditerranéen ce qui fut à l'origine des fameuses "vierges noires" récupérées ensuite par le christianisme pour les identifier à Marie.

Encore une fois les recherches dans les "Trésors de la Cave" feront ressortir de nombreux messages sur l'Isis héliopolitaine.

La représentation d'en haut figure Isis à gauche (avec sur la tête le symbole du trône) et Hathor à droite portant les cornes et le disque solaire à droite. Il s'agit naturellement d'une composition du Bistrot car jamais les égyptiens n'oseraient représenter deux divinités face à face!

Et pour être complet, à ces deux femmes, la Mater et la Grande Prêtresse, il convient d'ajouter la sœur d'Isis, la belle Nephtys qui est la Gardienne Intérieure du temple.

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 09:28

miroir-mon-beau-miroir.jpgCe message propose de faire "notre" une vieille clef héliopolitaine...

 

Mettons nous d'abord en harmonie avec "Atoum glissant sur son traineau hors du Nouou"...

 

Le Nouou est un état indifférencié, que nous pourrions appeler "la conscience cosmique"...

 

Atoum s'en extrait.

 

Les traditions judéo-chrétiennes feront plus tard d'Atoum, l'Adam primordial, le premier homme.

 

Atoum s'extrait donc du Nouou, change son nom et il devient Râ (dont le son se prononce entre Râ et Rê)...

 

Comme nous le savons, Rê est symbolisé par le soleil.

 

Mais Rê n'est pas conscient de lui même, il doit pour cela faire l'expérience de la matière. 

 

Rê doit se réfléchir et par de basses vibrations, Rê fléchit! 

 

La tradition rosicrucienne raconte:

 

"Dans la conscience de l'homme se reflétèrent les gloires de l'univers; l'Être prit, au fond de lui-même, une forme sensible et l'esprit lui assigna ses dimensions.

 

Alors, la lumière se mit à briller, car pour la première fois, elle réfléchissait sa propre nature."

 

Essayons donc de nous connecter à cette réflexion de Rê...

 

Nous pourrions le faire comme un artiste, cherchant à traduire la Lumière dans son œuvre...

 

L'art ne permet-il pas de réfléchir Râ?

 

Toujours est-il que le son "Rê", une fois réfléchi, devient "Her"!

 

Her est la face, le miroir, la réflexion, le dieu Horus...

 

En égyptien, le miroir s'écrit ainsi:

 

miroir-gly-bistrot.jpg 

Nous lisons "Ma" (la faux) "Ir" (l'oeil), "A" (le vautour percnoptère) et "Ou" (le poussin de caille) soit "Maïraou" (c'est assez proche du français "miroir") et comme déterminatifs, nous avons le visage (symbole horien de la face) et le symbole du métal fondu (qui sert à faire les miroirs...)

 

Maïraou ! Maïraou ! Notre belle conscience horienne qui devrait réfléchir les Gloires de L'Univers...

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 21:58

soleil-rayonnant-sshp-gly-bistrot.jpg

 

Quelle belle formule, que celle-ci, trouvée dans le tombeau d'un égyptien à qui nous décernerions volontiers un diplôme d'illuminati!

 

Le hiéroglyphe ci-dessus est naturellement un soleil rayonnant, l'éclat de la lumière...

 

Akhenaton chantait dans son hymne au disque Aton : "quand tu te lève à l'Est tu remplis le pays de ta beauté".

 

Le soleil rend beau...

 

Ce hieroglyphe servira à déterminer le soleil dans ses états d'activité: "répandre la lumière", "briller", "éclairer", "se lever" (aube), "surgir à l'horizon", "rayonner", "saigner" (quand il rayonne, le soleil saigne...), "faire sécher", "pleurer dans l'humanité" (les hommes sont des larmes de Râ), "s'exprimer parmi les initiés d'Héliopolis"...  

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 14:33

benou.jpg 

Le Benou exprime la résurrection d'Osiris sous la forme d'Horus.

 

Il est logique de choisir un oiseau migrateur pour exprimer un retour cyclique.

 

Les égyptiens retenaient le héron cendré aujourd'hui disparu "ardea bennuides", littéralement le "héron benou".

 

Mais d'autres oiseaux, peuvent exprimer autrement le même symbole: la bergeronnette, le phénix, le verdier...

 

Le Benou, ci-dessus porte la coiffe osirienne (couronne blanche Atef avec 2 plumes d'autruche).

 benou-gly-bistrot.jpg
  

Nous lisons facilement la jambe "B", les ondulations du "N" et le pot de "Nou". le "Benou" étant confirmé par le déterminatif du héron cendré.

 

Outre la phonétique des hiéroglyphes, nous apprécions le sens assez parlant de jambe indiquant l'idée de venir et des vibrations du petit pot de "Nou" qui accompagnent la résurrection, la résurgence. 

 

Les rosicruciens reconnaîtront l'analogie avec l'ouverture du tombeau de Rosenkreutz

 

Parfois le voyage solaire du Benou se retrouve représenté par une barque. 

 

A Héliopolis, c'est le retour du Benou qui était attendu astralement sur l'arbre sacré Ished, traditionnellement gardé par les Miou-au, représentés par un Grand Chat sethien et quelques divinités qui veillaient à absorber les miasmes ténébreux qui pouvaient être tentés de polluer l'héritage traditionnel...

 

Sur le plan terrestre, c'est le pyramidion en or au sommet de la pierre sacrée d'Héliopolis, le "ben-ben" qui accueillait le Benou.

 

benben-gly-bistrot.jpg 

Nous lisons bien "B","N","B","N" avec pour déterminatif le pyramidion.

 

La résurrection osirienne se retrouvera chez les chrétiens avec le miracle de la résurrection de Lazare qui revient à la vie (El Azar étant une prononciation issue de Ousir= Osiris).

 

C'est ce qui fait identifier dans ce processus divin, "Lazare, Osiris ou... Rosenkreutz"...

 

Mais il est tentant d'identifier Rosenkreutz à la personne bien incarnée qui ouvre une résurgence comme l'ont fait Francis Bacon au 17ème siècle, voire Pythagore ou Jean Baptiste quelques siècles plus tôt...

  

Et le mythe se retrouve en occident avec le Phénix médiéval qui renait cycliquement de ses cendres. 

 

phenix-copie-2.jpg

 

Mais il est amusant de constater que pour l'égyptien moyen, insensible aux cycles de la tradition, l'arrivée cyclique du benou et la pierre sacrée d'Héliopolis avaient une connotation sexuelle...

 

Ainsi, les verbes engendrer, bander, dégorger, gicler (y compris dans le sens de refouler) se disaient "bnn" et s'écrivaient ainsi avec un déterminatif assez parlant.

 

bnn-engendrer-gly-bistrot.jpg   

Nous devinons une origine du mot "pénis" dans le français contemporain, mais pour les égyptiens le terme "bnn" servait à évoquer des boulettes, des perles, ou des dattes...

 

Dans la transmission égyptienne dans le monde grec, l'Omphallos de Delphes (la pierre glandeuse ci-dessous) se rattache naturellement à la pierre sacrée d'Héliopolis.

 

omphalos delphes

 

Selon la tradition, Zeus aurait lâché deux aigles des points extrêmes oriental et occidental du monde et au point central où les deux aigles se seraient rencontrés, Zeus aurait laissé tomber l'omphalos marquant naturellement le "nombril du monde". L'omphalos serait donc une météorite...

 

En grec, le ben-ben est devenu ὀϐελίσκος (obeliskos), c'est à dire une brochette pour le barbecue... 

 

Dans tout le bassin méditerranéen, nous retrouvons des "bétyles", des pierres sacrées "tombées du ciel" suggérant, à une certaine époque, la proximité d'inités ou d'êtres avancés, parfois une pythie, un temple initiatique, une école de Mystère, bref une "maison dieu", "Beth-el" en hébreu.

 

L'omphalos de Delphes devait être surmonté de deux aigles d'or qui se sont envolés depuis... Mais on voit clairement sur la pierre un filet gravé.

 

Il exprime une croyance qui emprisonne en agissant sous la forme d'un egregore qui tient à distance la Connaissance...

 

Les grecs devaient l'interpréter comme le destin, mais c'est naturellement un filet illusoire dont les rosicruciens s'amusent à défaire les mailles... 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 13:57

 

benou.jpg 

L'image du Benou, "celui qui, tel le soleil, s'élève en brillant" ("wbn"en égyptien) correspond bien à l'idée que l'on se fait du célèbre "Elie Artiste" dont les auteurs parlent comme d'un "ange de la Rose+Croix".

 

Paul Sédir:

"A notre avis, Elias Artista est une adaptation de l'Elie biblique, qui doit revenir à la fin des temps, avec Hénoch, pour remplir leur rôle de témoins dans le binaire universel. Il serait prématuré de dire qui fut Elias Artista, ou qui il sera. Tout ce qu'il est utile de savoir, c'est que ce nom désigne une forme de l'Esprit d'intelligence ."

 

Stanislas Gaïta:
"
Infaillible, immortel, inaccessible, par surcroit, aux imperfections comme aux souillures et au ridicule des hommes de chair qui s'offrent à le manifester. Esprit de lumière et de progrès, il s'incarne dans les êtres de bonne volonté qui l'évoquent. Ceux-ci viennent-ils à trébucher sur la voie, déjà l'artiste Elie n'est plus en eux."

 

Comme à l'accoutumée, nous rattacherons facilement Elie, Hélias, Hélios à la source traditionelle héliopolitaine, mais il reste à décoder "l'artiste"...

 

Comme Spencer Lewis a préféré s'adapter à son époque, il n'a pas jugé important de mentionner le nom d'Elie Artiste dans sa transmission rosicrucienne, laissant deviner à ses héritiers qu'il s'agit d'un dénomination bien plus récente que la transmission égyptienne qu'il révèle clairement et pour la première fois comme la source la plus ancienne de la Rose+Croix que nous pouvons connaître.

 

C'est donc dans la tradition maçonnique que l'on pourrait trouver un maillon  indicateur  d'un  héritage  héliopolitain dans cet "artiste"...

 

Et effectivement le mot artiste apparait comme une déformation d'une mystèrieuse référence, celle "d'Athirsata",  appelé parfois simplement "Le Trés Sage" ou encore "Très Sage Athirsata" avec quelques vagues références bibliques à Nehemie ou à Zorobabel, sans que le mot Arthisata ne suggère la moindre racine hébraïque.

 

Mettons que notre "artiste" soit un de ces très grands sages initiés d'Héliopolis. Et prendrait alors le nom égyptien de "r-syt-saa", litéralement: "grand très sage". La concordance est plaisante...

 

 

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