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L'homme est toujours d'une double nature, mais il n'a une double conscience que lorsque tout est normal dans son corps physique.

 

Quand sa conscience cérébrale­, sa conscience physique sommeille ou ne peut fonctionner par suite d'un accident, d'une blessure, par l'emploi de drogues ou pour tout autre raison, il n'a plus, à ce moment, qu'une seul conscience, une conscience divine et psychique. 

 

Ce qui nous arrive après la mort, telle est la question qui nous intéresse.

 

Certains s'exclameront "oh, voilà, un sujet bien gai!" et je répondrai "en effet, il est plutôt gai".

 

Plus nous comprendrons ce qu'est ce que l'on appelle la mort, plus nous serons au courant de ce qui nous arrivera au moment suprême où la transition a lieu. 

 

Pendant les vingt-cinq années où j'ai eu des entretiens avec des personnes dans le chagrin à la suite d'une transition qui venait d'avoir lieu dans leur entourage, ou qui, souffrantes, craignaient que leur transition ne soit proches j'ai découvert, que leur grand souci, leur grande anxiété, leur dépression môme, étaient dus à la peur quelles avaient de la transition ou de ce que l'on appelle la mort...

 

Pour l'homme moyen, c'est l'un des deux grands événements de la vie.

 

Il est évident, en effet, que nous connaissons peu de. choses sur ce qui a lieu avant la naissance.

 

De tous les processus pathologiques connus de la nature, c'est elle qui, des points de vue chimique, physiologique, magnétique, pathologique et scientifique, est la plus mystérieuse.

 

Nous avons pénétré dans le domaine mystérieux de ce qui se passe après notre départ du plan terrestre, mais la science n'a pu nous donner que peu de renseignements sur ce qui a lieu avant la vie sur cette sphère. 

 

D'un autre côté, l'homme moyen essaie rarement de comprendre les mystères de ce que nous appelons la transition.

 

Il est, à ce sujet, induit en erreur et mal informé.

 

Dans toutes les églises chrétiennes, on répète sans cesse qu'il n'y a pas de mort.

 

Cette affirmation paraît être le point de départ d'un message d'espérance que ces églises et ces religions veulent inculquer dans l'esprit de leurs fidèles.

 

Cette belle pensée qu'il n'y a pas de mort paraît être le rayon d'espérance qui permet aux hommes sur cette terre d'accepter les événements tels qu'ils se présentent, de lutter contre tous les obstacles et pour tout ce qui en vaut la peine. 
 

Mais alors que ce précepte est écrit en lettres d'or, et introduit dans les rites, on chante dans ces mêmes églises, des cantiques qui parlent de mort, de la peur qu'on en éprouve et de la nécessité de s'y préparer.

 

Il existe aussi un service funèbre dans lequel on dépeint la mort comme le sort le plus épouvantable qui soit, 
 

Pour le mystique, dire que la mort est affreuse ou qu'il n'y a pas de mort constitue une erreur, et il n'en parle jamais de cette manière.

 

Certaines parties de l'homme ne meurent pas et il n'y a rien de terrible ou de mystérieux en cela.

 

Nous parlons de l'immortalité de l'âme dans les rites et les doctrines, on nous dit qu'il n'y a qu'elle qui soit éternelle, après ce que certains appellent la mort, c'est-à-dire après la transition.

 

Cependant, je voudrais maintenant, en quelques mots, et peut-être plus tard, dans un exposé plus important, rendre évident, pour vous, le fait que le corps physique de l'homme ne meurt pas, n'est pas anéanti, pas plus que ne le sont son esprit et son âme qui sont immortels.

 

L'homme est composé physiquement de la poussière de la terre. Par la nourriture qu'il absorbe, l'eau qu'il boit et l'air qu'il respire, son côté physique est réellement fait des éléments chimiques de la terre.

 

Au moment de la transition, ces éléments retournent à la terre et les éléments physiques de l'homme restent vivants, que le corps soit incinéré et ses cendres mises en terre ou que le corps lui-même soit enterré, car il a été démontré par maintes expériences que les lois fondamentales de cohésion et d'adhésion ne cessent pas.

 

Il se fait une action rétroactive ainsi qu'une action chimique. Tout ce qui se produisait dans ce corps physique lorsqu'il était vivant se poursuit.

 

Il peut s'agir là d'une action inverse. Ces éléments retournent à la terre et reprennent leur nature première contribuant à former une nouvelle vie, une nouvelle végétation sur la terre.

 

Ils commencent un nouveau cycle, ce qui nous amène à la pensée admirable que les éléments physiques de notre corps peuvent contribuer à l'éclosion d'une belle végétation ou à une autre forme de vie que la nature déploie des plus simples éléments pour former un monde vivant.

 

La partie physique de l'homme ne meurt pas, mais à côté de ce point qui n'est que fortuit dans mon exposé, je désire vous entretenir de ce qui arrive au moment de la transition et après celle-ci.

 

En tout premier lieu, je ne désire plus, maintenant, employer, le mot mort. Je préfère me servir du qualificatif transition.

 

J'espère que le jour viendra où ni nos journaux ni nos revues, n'emploieront le mot mort.

 

Il arrive, en effet, que nous lisions, dans un journal, un article religieux intitulé: "Il n'y a pas de mort", mais s'il se trouve que nous consultons ensuite les annonces de décès, nous apprendrons, cependant que la "mort" a emporté telle ou telle personne. Pour avoir de la suite dans les idées, ce mot devrait donc être éliminé.

 

La plupart des gens appartiennent à une église ou à une organisation dont le principe fondamental est que ce qui, en l'homme est réel, est éternel; le mot de mort devrait, par conséquent, être supprimé et c'est ce que, pour ma part, je ferai pendant tout le reste de mon exposé. 
 

Après tout, que se passe-t-il au moment de la transition?

 

Il s'agit simplement d'un changement.

 

Dans un autre exposé, j'ai déjà parlé de ce qu'on pouvait remarquer dans le corps inconscient d'une personne vivante.

 

J'ai dit que si vous observez un être évanoui ou rendu inconscient par des médicaments ou par un anesthésiant, vous vous trouverez en face d'un corps normal, ayant toutes les activités normales au maintien de la vie, ce qui lui manque n'étant qu'une forme de conscience la conscience cérébrale, physique.

 

J'ai dit aussi que la, conscience divine ou mentale, la conscience spirituelle du véritable moi intérieur, reste intacte, qu'elle n'est ni affectée, ni transformée par le changement physique qui a eu lieu.

 

Tout ce que cette manifestation physique a produit, qu'elle ait été occasionnée par une blessure, un accident, un anesthésiant, une drogue ou même par une indisposition passagère, tel qu'un évanouissement dû à la faiblesse, est d'empêcher les yeux de voir (même s'ils sont ouverts) les oreilles d'entendre, le nez de percevoir les odeurs, la langue de goûter et les doigts de sentir.

  
Ces cinq facultés se trouvant dans l'impossibilité de remplir leurs fonctions, la conscience du cerveau est fermée, pour un temps, comme un livre.

 

Cependant, intérieurement, la conscience divine, la conscience de Dieu, demeure en état d'activité, permettant au coeur de continuer son rythme normal, aux poumons de respirer et aux autres organes du corps de fonctionner selon leur rythme habituel.

 

En fait, cette conscience est à ce point en éveil que si la personne qui a perdu connaissance est transportée d'une pièce chauffée à une autre froide, la température du corps se modifie automatiquement pour faire face aux nouvelles conditions et une semblable adaptation aurait lieu pour des conditions différentes.

 

Si un mouvement rapide était donné aux bras de la personne ou à l'aide d'un appareil, le coeur battrait plus vite pour se mettre au rythme de l'exercice. Il y a une connaissance, un contrôle de l'esprit, une conscience qui veille et protège le corps inconscient de l'homme, lorsque sa conscience physique est en sommeil. 

 

J'ai fait remarquer que ce que l'on appelle état inconscient, chez une personne, n'est que temporaire.  La situation est identique au moment de la transition, mais elle est permanente.

 

La transition, aux points de vue physique et pathologique, n'est rien de plus et rien de moins que la séparation des deux formes de conscience.

 

Dans la transition, la conscience divine se retire du corps au lieu d'y demeurer, ce qui empêche la conscience du cerveau, la conscience physique, de poursuivre ses activités.  

 

Ainsi, au moment de la transition, l'âme de l'homme, sa conscience subjective, divine et immortelle se retire. Il est possible que la maladie en soit la cause, de sorte qu'au moment de la transition, nous nous trouvons en face d'une condition anormale, d'un corps endommagé mais dans bien des cas les médecins et, éventuellement, les enquêteurs ne constatent aucune lésion, aucune maladie, et concluent que, seul, un arrêt du coeur, a provoqué la grande séparation.

 

Si nous examinons ce corps, après que ce changement ait eu lieu, nous le trouvons parfaitement normal, s'il n'a pas, bien entendu, été endommagé par la maladie ou par un accident.

 

Il est intact y il possède le sang et les éléments nécessaires à la vie, mais la vie n'y est plus. Il n'y a plus d'action. Le sang ne circule plus parce qu'il n'y a plus de combustion dans le corps, il n'y'a plus en lui de chaleur et la température baisse.

 

Le sang se refroidit et, ne circulant plus, se coagule, le corps physique devient peu à peu inerte parce que l'intelligence qui dirigeait l'organisme n'est plus là.

 
Ceci nous amène au merveilleux verset de la Genèse où il est dit que l'homme fut formé de la poussière de la terre. Dieu rassembla tous les éléments de la terre nécessaires à la création du corps physique, puis, le corps constitué, il y fut insufflé le souffle de vie et ainsi l'homme devint une âme vivante.

 

Dans ce bref exposé vous voyez la dualité de l'homme. Vous réalisez que le corps physique peut être parfaitement constitué, mais que, en dépit de sa perfection, il n'est qu'un corps d'argile jusqu'au moment où le souffle de vie y pénètre et en fait, une âme vivante.

 

On pourrait pour quelques dollars, dit-on, acheter dans une pharmacie tous les produits chimiques nécessaires à la composition du corps de l'homme, mais ceci n'a trait qu'au corps physique.

 

Nous ne pouvons avec ces produits créer la partie réelle de l'homme. Si bien conservé que soit un corps humain après sa transition, même si les cils se trouvent encore sur les paupières, vous ne pouvez, par aucun procédé chimique lui rendre la vie.

 

Pour cela, il faut plus que l'électricité que certains savants pensaient essentielle et plus que l'oxygène.

 

Considérez les cas où la transition est proche et où la conscience matérielle a déjà disparu, c'est-à-dire où une personne est dans ce que l'on appelle le coma.

 

A ce moment, on lui met un ballon d'oxygène, ce qui augmente l'oxygène dans son corps, mais cette opération a pour seul résultat de fortifier le coeur affaibli pendant un ou deux jours et la transition ne peut être évitée.

 

L'homme n'a trouvé aucun substitut à la substance divine une fois que celle-ci a commencé à se retirer ou qu'elle est déjà partie. 
 

Les écoles matérialistes mettent l'accent sur le côté physique de l'homme, sur cette partie qui est en grande partie composée d'eau, comme le prouve l'incinération, car, lorsque la chaleur a desséché le corps physique, il ne pèse plus que quelques livres, il ne reste que ce qui, chimiquement, peut être, acheté et, qui à tout point de vue, n'est rien de plus que ces éléments que vous pouvez ramasser dans votre jardin.

 

Voilà ce que les écoles matérialistes désignent comme "l'homme".

 

Elles étudient minutieusement chacune des petites cellules pour découvrir, à leur grand émoi, que, l'ongle du doigt est de même composition que la cellule fibreuse d'une plante de jardin.

 

L'émotion de ces écoles, devant une telle découverte, est immense.

 

Un enfant confiant n'agit pas de cette manière. Il dit simplement à ses parents: "Si nous devons manger pour vivre et si manger maintient la vie en nous, alors mon corps doit être formé d'un peu de farine, d'un peu de lait, en un mot, de la nourriture que j'absorbe donc, si je vais dans un champ d'avoine, j'y trouverai certaines des choses qui me maintiennent en vie".

 

Et ceci serait vrai. Un petit enfant n'est pas impressionné par cette découverte, mais les savants le sont. Leur point de vue est loin d'être large. 
 

Telle est la manière d'observer le côté matériel de l'homme et de ne rien voir.

 

D'un autre côté, nous avons les écoles de mystiques, de métaphysiciens et de philosophes, qui affirment que ce côté ne constitue pas le vrai côté de l'homme.

 

L'intelligence intérieure de l'homme, celle que la Bible appelle âme vivante, tel est le moi réel.

 

Nous dotons dans cette affirmation que l'être humain devient une âme vivante dans un corps vivant.

 

Au moment de la transition, nous voyons donc les deux dualités se séparer, devenir deux entités distinctes, le corps physique et l'âme. 
 

Dans toutes les méthodes de sépulture suivies au cours des siècles, tous les rites et les écrits sacrés disent que l'homme redeviendra poussière.

 

Ils entendent par là que la partie physique de l'homme doit retourner à sa source.

 

Il n'y a rien d'effrayant ou de mystérieux dans le fait que le corps physique de l'homme doit revenir à la source d'où il est venu.

 

Nous ne devons avoir aucune difficulté à comprendre, d'une manière rationnelle, la sagesse de ce principe aussi bien que la loi fondamentale selon laquelle le côté invisible de l'homme retourne à sa source première.

 

Ainsi, au moment de la transition, les parties physiques et spirituelles se séparent, chacune allant à sa source, elles s'éloignent l'une de l'autre, de minute en minute, d'heure en heure, jusqu'à ce que tout l'univers se trouve entre elles. 

 

Nous sommes surtout intéressés à-ce qui a lieu après cette séparation.

 

A une époque, relativement plus récente, certaines écoles ont tenté d'expliquer ce qui arrive après la transition.

 

Nous avons au premier rang l'Ecole Spirite qui prétend donner les enseignements les plus approfondis à ce sujet.

 

Sa théorie expose que l'âme étant immortelle, monte vers un monde céleste, divin et spirituel, où elle continue à vivre avec sa conscience et sa personnalité et qu'elle n'est pas seulement consciente d'elle-même, mais aussi de la présence de ceux qui l'entourent, consciente de l'identité de ceux qui sont encore ici-bas et non seulement capable de communiquer et de parler avec ceux qui se trouvent sur le même plan mais aussi avec ceux qui demeurent sur le plan terrestres.

 

Cette école va encore plus loin et affirme que les désincarnés ou corps spirituels peuvent revenir pour un moment sur la terre, à la requête de ceux qui s'y trouvent.

 

Voilà ce que prétend cette école.

 

D'autres institutions acceptent, comme principe fondamental, que l'âme ou esprit de l'homme s'élève à un royaume spirituel, mais qu'elle y attend, à l'état inconscient le Jugement Dernier, le moment où la vie lui sera rendue et où les corps physiques quitteront leur tombe et, ce jour-là, les bons et les mauvais seront jugés. 
 

Certaines écoles prétendent encore qu'arès l'ascension de l'âme au royaume céleste, elle demeure inconsciente ou à demi-consciente et qu'elle ne revient jamais plus sur la terre.

  
En Orient, il existe d'autres écoles, suivies par des millions de disciples qui déclarent qu'aprés la montée de l'esprit au Ciel, il reste en suspens et à l'état conscient jusqu'au moment ou, absorbé par la conscience de Dieu, il perd complètement, son identité et devient à nouveau une partie de Dieu. 

 

Il y a donc différentes théories dont vous noterez le caractère hautement spéculatif, car une chose est certaine: le professeur ou le prédicateur qui expose cette philosophie n'a jamais été dans le lieu dont il parle et sa connaissance n'est pas de première main.

 

De telles doctrines sont purement théoriques. Elles sont généralement basées sur les Ecritures Saintes ou les Ouvrages Sacrés. Certaines viennent de la Bible Chrétienne, certaines des écrits de Bouddha et de Confucius, d'autres de Zoroastre, et certaines remontent à des époques encore plus lointaines. Les mêmes citations bibliques sont souvent employées par des écoles opposées dont l'interprétation seule diffère. 

 

Comme chercheur et comme étudiant vous devez user de votre propre jugement lorsque vous vous trouvez en face de théories et de méthodes différentes ou opposées.

 

Très peu sont d'accord sur le même point.

 

Vous verrez que toutes ces lignes de pensée et tous ces idéaux sont spéculatifs et que votre opinion vaut celle d'autrui.

 

Certains faits sont, cependant, connus sur ce qui se passe après la transition ou au moment où elle a lieu.

 

Ils ont été rapportés par ceux qui se sont trouvés au bord de la transition, mais ne l'ont pas franchie et qui, une fois revenus à l'état conscient ont pu nous parler de leur expérience.

 

Ces personnes nous donnent les renseignements les plus sûrs que nous puissions avoir.

 

Il faut noter que les récits de ceux qui se sont trouvés à la frontière de la transition, disons ceux qui ont avancé sur le Grand Sentier qui mène au Grand Portail et qui sont revenus sans le franchir concordent, quel que soit le lieu où ils vivent et la partie du monde où ils se trouvent, alors que les affirmations de ceux qui n'ont pas connu une telle expérience sont spéculatives et contradictoires.

 

Oui, une masse de renseignements nous est apportée par ceux qui disent avoir été dans le monde spirituel et qui transmettent des messages par l'entremise de médiums, de l'écriture automatique, de photographie d'esprit, de causeries élevées etc, mais il est intéressant de noter que les récits rapportés par des milliers et des milliers de livres écrits sous une telle influence, sur ce qui se passe dans le monde spirituel, ne concordent pas.

 

Parfois, ils sont vraiment amusants. Je ne rappelle avoir lu, il n'y a pas très longtemps, un ouvrage de ce genre dans lequel "l'esprit" disait qu'il continuait 'à construire des maisons.

 

Sur terre, il avait été maçon, de sorte qu'il ne pouvait penser à aucun autre métier.  

 

D'autres font des récits de toutes sortes. Les uns prétendent qu'au Ciel on passe son temps à ne rien faire, qu'il n'y a aucun effort, aucun travail à fournir.

 

D'autres nous racontent qu'ils se connaissent et se parlent.

 

Certains affirment que des mariages ont lieu et qu'il naît des enfants.

 

Ils disent quelquefois qu'il y a, dans l'au-delà, de grands édifices.

 

Je pourrais continuer cette énumération et vous rapporter bien d'autres récits de ce genre. Tous sont contradictoires il n'y a pas, entre eux, le moindre point commun.

 

Mais les exposés de ceux qui se sont trouvés au Seuil de la transition sont tous semblables. 

 

Le premier cas que nous citerons est celui d'un électricien qu'on ne s'attendait pas à voir vivre plus de vingt-huit heures. Ayant reçu un choc électrique de haut voltage, il avait été conduit, inconscient, à l'hôpital où l'on crut qu'il était passé en transition.

 

On le couvrit d'un drap la porte fut fermée et le médecin pria les pompes funèbres de transporter son corps à la morgue, il était considéré comme absolument sans vie.  

 

Brusquement son corps commença à se réchauffer, donnant des signes de vie, ce qui épouvanta les gardes-malades. 
 

Un autre exemple est celui d'une femme que l'on crut pendant vingt-quatre heures, passée en transition.

 

Elle était très pieuse, mais d'une façon rigoriste, membre de l'Eglise Méthodiste, elle n'acceptait d'autres points de vue que ceux enseignés par son église; son rapport fut, cependant, identique à celui de l'étricien.

  
Il y a ensuite, le cas de la petite fille de l'hôpital de Montréal. Elle parla de son expérience d'une manière enfantine.

 

On ne lui avait jamais parlé du Ciel ou de la transition. Son rapport fut, malgré tout, identique aux autres, même. à celui d'un philosophe. Et quel récit font-ils tous ?
 

Tout d'abord que leur corps devient plus léger. Voilà leur première grande impression.

 

Bien avant d'éprouver le désir d'informer le médecin ou la garde-malade qu'il se passe quelque chose de singulier, ils commencent à se sentir plus légers.

 

Au début, ils croient que ce fait est dû à leur imagination;, puis ils éprouvent bientôt une sensation de chaleur et leur légèreté leur semble telle qu'ils pourraient sauter du lit sans que rien ne puisse les en empêcher.

 

La chambre qui n'était qu'à quelques mètres commence à leur paraître bien loin.

 

Ce n'est pas que leur vue s'amoindrissait, car ils reconnaissaient. encore certaines personnes et les témoins rapportent que jusqu'au dernier moment, ils étaient reconnus.

 

Il ne s'agit donc pas, d'un amoindrissement de la vue, mais d'une question de quatrième dimension.

 

Ils commençaient à se sentir dans un monde d'une dimension qui leur était jusque là inconnue. Ils existaient à présent dans la quatrième dimension. 

 

Aucun d'entre eux, à l'exception du philosophe, ne connaissait la quatrième dimension.  

 

Puis les voix de ceux qui conversaient près d'eux commençaient â s'éloigner au point qu'elles paraissaient venir de l'autre extrémité de la pièce.

 

C'était là un moment suprême pour eux, en raison de la disparition des impressions physiques. Finalement, ils ne voyaient plus qu'eux-mêmes.

 

Ils voyaient leur corps physique étendu sur le lit, non avec leurs propres yeux, mais avec un autre sens de vision.

 

Ils disent qu'il leur semblait se trouver au-dessus de leur corps, une sorte de brume semblait s'étendre.

 

L'un d'eux l'a décrite comme une aura, un autre comme le fil d'argent mentionné dans les écrits religieux, un autre encore le compara, au cordon ombilical, mais ne le trouve pas aussi consistant.

 

Ce qui est certain, c'est qu'ils voyaient quelque chose entre eux et la terre et qu'ils sentaient que la séparation avait lieu graduellement.

 

J'ai lu une centaine de lettres au cours des vingt dernières années dans lesquelles ceux qui avaient connu cette expérience affirment qu'ils ne désiraient pas alors retourner à leur corps physique pour arrêter la séparation.

 

Ils éprouvaient, cependant, un sentiment de tristesse pour ceux qui pleuraient et ils percevaient ce chagrin.

 

Ils avaient l'impression qu'il leur fallait revenir pour soulager cette douleur, mais le sentiment de légèreté, la paix profonde, la musique tellement intangibles qu'ils pouvaient à peine l'entendre étaient des sensations agréables.

 

Etre libérés de toutes douleurs était un tel soulagement qu'ils étaient animés du désir de continuer la séparation.

 

Considérez le cas de l'homme qui a été amputé d'une jambe, qui regarde son corps au-dessous de lui et le voit mutilé alors qu'il se trouve maintenant, il se sent intact et ne souffre pas.

 

Il est absolument libéré de toute douleur, c'est pourquoi il ne désire pas retourner à son corps physique. Il paraît y avoir deux forces, l'une essayant de le retenir dans son corps physique et l'autre s'efforçant de l'en dégager, et il ondule entre ces deux tendances.

 
Finalement les auteurs de ces récits ont été attirés, à nouveau, dans leur corps physique.  

Ils se sont alors sentis engourdis, claustrés, anéantis, puis, tout de suite après, les forces physiques commencèrent à leur revenir.

 

Une sensation de chaleur les envahit, remplaçant l'impression de fraîcheur, ils se sentirent devenir plus lourds comme s'ils avaient un poids sur la poitrine.

 

Leur respiration devint plus pénible. Ils avaient du mal à ouvrir leurs paupières qui frémissaient, et, cependant ils y parvinrent peu à peu, ce qui fut pour le médecin, le premier indice de leur retour à la vie.

 

Il vit une lutte. En certains cas, il se passa un, deux et même trois jours avant qu'ils ne puissent recouvrer la parole.

 

Ils savaient tout ce qui se passait autour d'eux, mais le corps était lourd et engourdi. Ils savaient que quelque chose devait être fait pour soulager les pleurs et la souffrance de leur entourage. 

 

Tel est le tableau que ces personnes ont brossé de l'état intermédiaire qu'elles ont connu. Non seulement leurs déclarations concordent, mais leur récit est très compréhensible.

 

Voici une très belle histoire qui montre combien la vie est une chose merveilleuse, mais combien la transition peut être belle et sans douleur. 

 

Mon temps étant limité, je ne puis aller plus loin et vous décrire ce qui se passe après cette phase de la transition, mais je souhaiterais que lorsque vous avez un moment, vous méditiez sur la légereté du corps, l'éloignement dans l'espace et la beauté de la brume qui entourait ces personnes, leur possibilité de se voir elles-mêmes prouvant ainsi la dualité de la conscience montrant que la Conscience Divine peut être indépendante du corps physique.

 

Un jour, vous comprendrez davantage ceci.

 

Je pense qu'il serait bon, dans l'avenir, de traiter dans un autre exposé la question "Pourquoi certains sont-ils, enchaînés à la Terre?" et d'expliquer pourquoi certains ne peuvent s'en détacher et doivent rester ici, près de leur, corps physique.

 

En attendant, je pense que ces quelques mots vous permettront de vous faire une idée, une image de ce qu'est la transition.

 

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La traduction ci-dessus était diffusée par l'Amorc dans les années 60. Voici un texte original (rosicrucian digest fevrier 1932).


IN the discourse preceding this one, on miracles of the mind, we touched upon the duality of man's existence. We explained the fact that man was at all times dual in nature, but not dual in consciousness except when he was in a perfectly normal, living state in his normal, physical body. We pointed out that the moment the brain consciousness or the physical consciousness of the physical body was inhibited or made dormant or suspended by accident, injury, drugs or any other cause, man was then of one consciousness, a Divine, psychic consciousness.
  
Now we have the question as to what occurs after death. Some might say when reading this, "My, what a cheerful subject," and I say, "Yes, it is rather cheerful." And, after all, the more we understand about so-called death, the more we know about what occurs at the great moment transition takes place.
  
In twenty-five years of talking with individuals who have been in sorrow and grief over some transition that has just occurred, or who are sick and anticipate that transition may be close at hand, I have found that their great anxiety, their great worry, their great depression concerning transition or so-called death is due to their fear of it. To the average individual, it is one of the two great mysterious events in life. It is a fact that we know more about death or transition or what occurs thereafter than we know about what occurs before birth. There is more of the greatest chemical, physiological, magnetic, pathological, scientific mystery connected with birth than there is with any other pathological process known to nature. We have delved into the mysteries of what happens after we leave this plane, but science has been able to tell little about what occurs before life comes to this plane.
  
The average person attempts very little to understand the mysteries of so-called transition and is greatly misled and misinformed. We hear, for instance, in all of the Christian churches and in most other churches a constant repetition of the statement that there is no death. It would seem to be a slogan of the Christian Church and it would seem to be the key-note to a hopeful message that these churches and religions want to establish in the minds of the populace and individuals. It would seem to be the one silver or golden note that makes man or woman here on earth accept the situations as they come, battle on against all obstacles and fight for all that is worth while,--this one grand and glorious statement that 'there is no death.'
  
And yet while this very same slogan may be written in gold letters and presented with a band of ribbon in the church and may be recited in the rituals, there are songs that are sung in the same churches that speak of death and the fear of it, and your preparation for it. There is a funeral ritual that paints a picture of death as the most horrifying condition. There is everything around us and about us in these churches to remind us of the terribleness of death, and yet we are told there is no death.
  
To the mystic, neither of these statements that death is terrible or there is no death is true nor does he speak of these things in such a manner. There is no death to some things and some parts of man, but there is nothing terrible, nothing mysterious about it. We speak of the immortality of the soul or hear it spoken of in rituals and doctrines as though that were the only part of man that continued to exist after so-called death--after transition; and yet I would like to make plain to you in a few words at this time, and perhaps in more words at some other time in another discourse, the fact that the body, the physical part of man is no more subject to death, annihilation, than is the immortal soul and spirit of man.
  
All that man is composed of, physically, is of the dust of the earth, from the food he eats, the water he drinks, the air he breathes, and the physical part of man is truly the chemical elements of the earth. At transition these elements return to earth and whether the body is cremated and the ashes deposited in the soil, or whether the body, itself, is deposited in the soil, the physical elements of the physical part of man continue to live, for every test and every demonstration shows that the fundamental laws of cohesion and adhesion do exist. There is a retroactive action going on. There is a chemical action going on. There is every kind of action going on in that physical body that there was ever going on in it when alive. It may be a reverse action. These elements return to earth and they become once again the simplest elements from which they came and they help to form new life--new vegetation on the earth plane. They begin again a new cycle and we can easily and truthfully and beautifully think of the physical elements of our body as contributing to some of the beautiful vegetation, the flowers and other forms of life that nature evolves from the simplest elements in filling the earth with life.
  
There is no death to the physical part of man's body; but aside from this point, which is only incidental in my talk tonight, I want to speak of what occurs at the moment of transition and thereafter. First of all, from this moment on, let me say that I do not want to use the word 'death.' I prefer to use the word 'transition'; and hope the day will come when our newspapers and magazines will stop using the word, "death." We pick up the Sunday paper and read an editorial, perhaps a religious editorial; it may have the very subject of "There is no death," and then we turn to the news columns and find a list of persons who died or that death has taken this one or that one. To be consistent, this word should be eliminated.
  
The majority of the people belong to a church or organization that holds to the principle that the real part of man is immortal; therefore, the word 'death' should be eliminated, and I will eliminate it now during the rest of my discourse.
  
After all, what does occur at transition? It is merely a change. I spoke in my last address of what you could observe in the unconscious body that is still living. I said if you had ever looked upon a person who was in a faint or unconscious from drugs or anesthetic, you would find there is a normal body with all of the normal activities to maintain life and that all that was missing was a form of brain consciousness. I said that the Divine or mental consciousness, the mind consciousness of the real inner self was intact, uninjured, unchanged by the outer change that had taken place. All the outer change had done, whether by injury, accident or anesthetic, drugs, or temporary indisposition by faint from weakness, was to close the eyes against seeing, (although the eyelids may be open) shut the ears against hearing, the nose against smelling, the tongue against tasting, and fingers against feeling.
  
With these five faculties shut off from making any impressions and conveying any intelligence and being able to send forth any intelligence, the brain consciousness of the individual was closed like a book, temporarily. Inwardly, however, the Divine consciousness, that is, the consciousness of God, was maintaining its state of activity. It was keeping the heart beating to the proper rhythm; it was keeping the lungs breathing; it was keeping the various other organs of the body functioning with their rhythm; in fact, so keen is that consciousness that if that unconscious body was taken from a warm room into a cold room, the temperature of the body would automatically change to meet the conditions in the new room, and any other disturbance would be met. If the arms were violently exercised by some apparatus or by someone doing it, the heart would beat faster to make up for the exercise. There is a knowledge and mind control and consciousness guarding and protecting that unconscious body despite the fact that the outer consciousness sleeps.
  
Now, I pointed out that this so-called unconscious state of the person was only temporary. At transition we have the same situation, but it remains permanent. Transition is nothing more or less, physically and pathologically, than the separation of the two forms of consciousness. But in the case of transition, the Divine consciousness withdraws itself from the body instead of remaining and this leaves the brain consciousness incapable of any further activity. And so we have the soul of man, the mind consciousness, the Divine, immortal consciousness in man, withdrawing at the time of transition. True, disease may have been responsible and we find transition an abnormal condition, an injured body, but we have found in many cases, and the physicians and coroners find everyday, the bodies of those where transition has occurred without the slightest injury, with no sign of disease, where the heart just stopped and the great separation has taken place. Now after we look at this physical body that is left after this change, we find it is a perfectly normal creation; that is, if disease or accident has not injured it. We find it has all of its parts; it has the necessary blood; it has all of the elements necessary for a living body, but there is no life. There is no action. We find the blood standing still and because there is no combustion taking place in the system, no heat is being manufactured, and the temperature of the blood is lowered. The blood becomes cold and by standing still it coagulates; the physical body simply becomes inactive by degrees, moment by moment because the great controlling intelligence has left.
  
This brings us to the point of the very wonderful and beautiful statement in Genesis where it is said that man was formed from out of the dust of the earth; brought together from all of the elements of the physical earth, those things needed to make the physical body. The body was formed and there was breathed into it the breath of life, and man became a living soul. You see in that brief statement the duality of man,--how the physical part may be formed perfectly, but no matter how perfectly the body may be formed and how well proportioned, it is only a body of clay until the breath of life, soul, enters and makes it a living soul.
  
They say that for 66c, you can find in a pharmacy shop all the chemical elements that compose man's body; but that only makes the physical body. We cannot make the real part of man out of the chemical elements. You could not take a physical body after transition no matter how well preserved, even though the eyelashes were still on the eyelids, and turn it into a living body by any chemical process. It takes more than electricity as some scientists have tried to figure out, and it takes more than oxygen. Look at those cases where transition is close at hand and the person's outer consciousness has already closed its pages. When a person is in a so-called state of coma, he is brought oxygen; he has oxygen added to his system, but the most it has ever done is to encourage or strengthen the weakened heart a little for one or two days more, but transition has always been inevitable. Man has found no substitute for that Divine substance when once it begins to leave or once it has gone. But of this dual man, the materialistic schools put all the emphasis on the physical part of man, that part which is so largely water. For instance, after cremation and extreme heat when all moisture is drawn out you have only a few pounds--that which can chemically be bought for 66c--and which from every point of view, is nothing more than a gathering-up of the elements you may have in the garden of your homes. That, the materialistic schools point out, is the great man. And it studies minutely every one of these little cells, and gets excited over the fact that they have found that one of the little cells of the nail in the finger is similar to the fibrous cell of a plant in the garden. It gets excited over the fact that plant life has many of the elements that are in our bodies. And yet the child doesn't get excited over such a discovery. He simply says, "Mama, Papa, if we must eat to live and eating keeps us alive, then my body must be formed by some of the meal and mush and milk and things of that kind that I eat; and if I go out in the oat field, I will find some of the things that keep me alive." And it would be true. A little child doesn't get excited over that discovery, but science does. The view-point instead of being broad is narrow.
  
That is the way to look at the material part of man and see nothing. But the other side is reached by these schools of mystics, metaphysicians, and philosophers who say that is notthe real part of man. The inner intelligence of man, that, which, according to the Bible, is called the living soul is the real you. We note in that statement that man becomes a living soul in a living body. So at transition we find the two dualities being separated, broken down into two distinct entities--the physical body and the soul.
  
Note through all the years of time, with all the ancient methods of burial and all the ancient methods of caring for those at transition, all sacred rituals and writings say that to dust man doth return. They expect the return of the physical part of man to its original source. There is nothing horrifying or mysterious about it--that the physical body of man should go back to the source from which it came. We should have no difficulty in seeing, rationally, the wisdom, of that principle, as well as the great fundamental law that the invisible part of man returns to its original source. So at transition we find the physical part and the spiritual part separated, each going to its original source from whence it came, separating from each other moment by moment, hour by hour, until the whole universe is between them.
  
Now we are particularly interested in what occurs after this separation has taken place. We have, in recent years, comparatively speaking, a number of schools to explain the possibility and probability of what occurs after transition. We have foremost among the schools one which attempts to claim the greatest teachings--the Spiritualistic School. This system claims that the soul or spirit of man, being immortal, ascends into a heavenly or Divine and spiritual world where it continues to live with its consciousness and personality and that it is not only conscious of itself, but conscious of the attendance of others around it. Conscious of the identity of those still remaining here, and not only capable of communicating and talking to those around it, but can talk and communicate with those who are still on this earth plane. They go further and state that these disembodied or spiritual bodies are capable of returning here momentarily, temporarily, or upon call and request of those on the earth plane. These are the claims set forth by that school. There are other schools claiming the same fundamental proposition that the soul or spirit of man ascends to a spiritual kingdom. That it waits in an unconscious state for an ultimate Judgment day when these souls will be enlivened with others and physical bodies will be called from the graves.
  
In this new day and new kingdom, the good and the evil doers will be judged. There are other schools that claim that after the soul ascends to a heavenly or spiritual world, it dwells in an unconscious or semi-conscious state and that it never returns again to the earth. There are other schools of thought in the Orient, with millions of followers that hold that after the spirit ascends to Heaven, it remains in a suspended, conscious state until some other time when it is absorbed into the consciousness of God, and loses its identity entirely by becoming a part of God again.
  
So we have these different thoughts, and you will note that most of these systems are highly speculative. It is one thing sure that the average teacher or preacher who is expounding any one of these systems or philosophies has never been there and is not talking from first hand knowledge. It is highly speculative. A great many of these systems are based on the statements in Holy or sacred writings. Some from the Christian Bible; some from the writings of Buddha, and Confucius, some from Zoroaster, and some from writings going further back than any of these. Even opposing schools will use the same Biblical quotations to prove their contentions, by giving a different translation or interpretation to the same statement.
  
You, as a seeker, you as a student, must form your own conclusions when you come face to face with opposing, contending, and the differing statements of all of these systems. Very few agree on any one point. You find with any of these systems of thought their ideas are based on speculation, and your opinion and your conclusion is just as good as anyone else's. There are, however, some things known that occur after transition or at the moment of transition by those who have been on the borderline and yet did not cross over it and who have come back to tell us of their experiences. Those people have the most reliable information we can have. It is to be noted that the statements of those who have been temporarily on the borderline of transition, who have been walking, let us say, the Great Path to the Great Gate, and then came back and did not pass through--the statements of these persons from various parts of the world agree, whereas statements from those who have never had such experiences are speculative and do not agree.
  
Yes, we have a mass of information from those who have claimed to go to the spirit world and are giving messages through mediums and automatic writing and spirit photography and inspirational talks, etc; but from the thousands and thousands of books written under such influence, it is interesting to note that the reports of what is going on in the spirit world do not agree. Sometimes they are quite amusing. I remember reading one not long ago, reported through a medium, who said he was still laying bricks in building houses. He had been a bricklayer here on this earth plane and therefore could think of no other important trade. Others make reports on all sorts of things. There are statements from those stating that in Heaven one passes the time leisurely away and there is no work and no effort. Others tell us that they know each other and speak to each other. Some say they have marriages and that even children are born. Sometimes they say there are big buildings up there. I could go on and repeat the many, many statements, the contradictory statements; they all disagree. But from those that have been on the borderline, the reports are alike.
  
In one case an electrician was not expected to live for more than twenty-eight hours. He had been shocked by high voltage. He was taken to the hospital in an unconscious state, believing to have passed through transition; he was covered over with a sheet; the door was closed; the doctor notified the undertaker to take his body to the morgue, and in every way he was considered to be lifeless. Suddenly they began to feel a little warmth, showing indication of life, and startling the nurses.
  
And there is the statement of a woman, believed to have passed through transition for twenty-four hours, deeply religious in an orthodox sense, in a Methodist sense, if you please, and having no tolerance for any other view-point than that which was prescribed by her church. Her report after she came back was like that of the electrician.
  
Then take the philosopher, and take the little girl in the Montreal Hospital, just able to talk and describe in a childish way what she experienced. She never heard of such an experience before, had no idea of what Heaven was like, yet her report was identical with all the others. And what do they report?
  
There is first a great lightening of the body. That seems to be the first outstanding thing that impresses them. Long before they are willing to let the nurse or doctor know something peculiar is going on, they begin to sense they are not lying as heavily. At first they think it is imagination; then they begin to sense a warmth and the lightness begins to feel as though they could spring from the bed and nothing could keep them from it. The room that was only a few feet away, begins to look as though it were many, many feet away. It is not that their eyesight becomes blurred as they still recognize certain persons, and witnesses show that to the last moment they were able to recognize their presence. It is not a blurred eyesight, but a matter of Fourth Dimension. They are beginning to sense themselves in a world that has another dimension that they have never sensed before. They begin to feel that they are existing in the Fourth Dimension.
  
None of them except the philosopher knows anything about the Fourth Dimension. Then the voices of those that were talking together, began to get further away until it sounded as though they were off at the end of the hall. This was a great moment with them because of the closing-out of physical impressions. Eventually they could see nothing but themselves. They see themselves lying on the bed. They see their physical bodies, not from their own eyes, but from another sense of vision. They say they seem to be six or seven feet away and above themselves, looking down on their own physical bodies, and between them and the physical body, there seems to extend a haze. One described it as an aura, another like the silver thread spoken of in a religious writing. Another described it as being similar to the umbilical cord, only not so solid. The fact is that they see something between themselves and the physical body, and they feel the separation gradually taking place. I have seen about a hundred letters in the last twenty years from those who felt they did not desire to go back to the physical body to stop the separation, except that there is this one feeling, and that of sorrow for those who are weeping, and they sense that sorrow. They feel they must go back to relieve the sorrow, but as for themselves, the lightness, the sense of great space and the sense of music so intangible that they can hardly hear it but is a pleasant sound to the ear, the freedom from all pain, is a relief and is an impelling urge to let the separation continue. Bear in mind the man with a leg cut off, who looked down upon himself and saw the mutilated body, but the part rising above had all of its parts, and no pain. There was absolute freedom from all suffering and that is why there is no desire to go back into the physical body again. There seems to be a dual power--one trying to hold them to the physical body and one drawing them away, and so they waver in that state.
  
Finally, in the case of those who made the reports, they are drawn back into the physical body. They feel themselves cramped, shut in and crushed, and immediately the physical actions and powers begin to come back, they begin to feel warm instead of the cooling sensation, they begin to feel heavy and weighted down as though there was a load on their chest. It is hard for them to breathe. The eyelids are hard to open and yet they gradually do, and that is the first sign to the doctor that they are coming back; they begin to see the eyelids quiver. They see a struggle. Sometimes it is one, two, or three days before they are able to speak. They know all that is going on about them, but the body is so heavy and cramped. They know something must be done to relieve the suffering and weeping of the beloved ones.
  
That is their picture of the borderline condition and they not only all agree, but give us the most understandable report. Here is a great story, a great picture. What a wonderful thing life is and yet how painless and how beautiful transition can be.
  
Because my time is limited, I cannot go on and tell you what occurs after what their statements indicate, but I would have you think over in the meantime, whenever you have a few moments, these things again. The lightness of the body, the expanding space, and the beauty of the haze surrounding them. The ability of seeing themselves, showing the dual consciousness, showing that the Divine consciousness can be independent of the physical body. Sometime you will understand more about it. I think in the future it will be well to have a discourse on the subject of "Why are Some Earthbound?" and explain why some persons feel that they cannot get away, and must stay here in the physical body. So with these few words to think about, I believe you will be able to build up an idea of what transition is like.

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