18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 12:12

En égyptien Dorishta signifie, "celle qui repousse le secret".

 

dorishta-gly-bistrot.jpg

Nous lisons "D" la main, "R" la bouche, soit "DR" avec le déterminatif des verbes musclés... "DR" (que nous prononçons abusivement "dori" par commodité), signifie donc refuser energiquement, repousser, réprimer, soumettre ou... refouler.

 

Nous lisons ensuite "SH" un bassin irrigué, "T" le pain, "TA" le four, "A" le vautour percnoptère. "SHTA" est le "secret", le "mystère", le "rituel ésotérique" et le déterminatif est le rouleau ficelé indiquant ue idée abstraite. Notons que le four ("TA") qui n'est pas absolument indispensable ajoute la nuance de chaleur intérieure d'un aTHAnor.

 

Suit enfin le déterminatif de la femme. 

 

Quelle est donc ce  mystérieux secret intérieur ?

 

Dorishta était donc une jeune fille dont la mère n'était plus. Son père vivait avec une nouvelle compagne, mère d'une autre fille plus âgée que Dorishta mais qui n'avait pas la même noblesse intérieure.

 

Dorishta préfèrait s'occuper du feu et en maintenir la flamme plutôt que de sortir comme le faisait sa sœur.

 

Un jour alors que Dorishta se rinçait de ses premières régles dans le canal qui irrigue le potager, en rougissant elle-même comme l'eau du canal, le Dieu Horus sous la forme d'un faucon s'empara d'une de ses sandales...

 

Le faucon s'envola jusqu'au palais du pharaon. Celui-ci était un jeune homme qui n'avait pas encore choisi d'épouse. Alors qu'il rendait la justice dans un jardin du palais, le faucon fit tomber la sandale sur sa robe blanche... L'élégance de la sandale révélait la finesse et le charme d'un petit pied.

 

Le jeune pharaon tout ému du cadeau du dieu Horus dépécha ses serviteurs pour retrouver la jeune fille, les mettant en garde: "ramenez la moi avec la plus grande douceur, je ne veux pas de sang sur la sandale" et en concluant par "Tour-nou-oudj"...

 

tournwwdj-gly-bistrot.jpg

 

Nous lisons "T" le pain, "OUR" l'hirondelle, "R" la bouche qui se lit donc "Tour" suivi comme déterminatif d'un personnage levant les deux mains en signe d'adoration. L'ensemble exprime le verbe "éprouver du respect".

 

Nous lisons ensuite "N" l'ondulation, "NOU" l'herminette, puis "NOU" le petit pot et "OU" le poussin de caille. L'ensemble se lit "Nou", c'est un pronom démonstratif (en français: ce, cette, ces). Il est propre au pluriel il signifie donc "ces choses là", ou "le mot au pluriel qui va suivre". Mais ce n'est pas tout: il apporte en plus une nuance qualitative "parce que ce sont les meilleurs"...

 

Nous voyons ensuite "OUDJ",  une pelote de fil en parfait état et le son est rappelé par le poussin de caille "OU" et le serpent dressé "DJ". L'ensemble se lit donc "OUDJ" (un ordre) et le déterminatif est un rouleau de papyrus ficelé (indicateur d'abstraction) et il porte la marque du pluriel.

 

Nous lisons bien "Tour-nou-oudj" qui signifie littéralement: "éprouvez du respect pour ces ordres-ci qui sont les meilleurs", c'est à dire:

 

- "Respectez cet ordre!" 

 
Les serviteurs visitèrent toutes les maisons du pays sans trouver de jeune fille dont le pied correspondait à la sandale. Il finirent par arriver à la maison de Dorishta. Sa soeur les accueillit et voyant la sandale reconnut celle que Dorishta avait perdue, elle alla chercher la deuxième sandale, laissant entendre par là que les deux sandales lui appartenaient.

 

Elle les mit à ses pieds en forçant de toutes ses forces sur les lanières car elle n'avait pas le pied aussi fin que Dorishta et elle partit avec les serviteurs du pharaon. Dorishta savait ce qui se passait mais elle resusait encore d'être elle même et laissa partir sa sœur...

 

Pendant ce temps là, les serviteurs et la sœur de Dorishta avaient pris à pied la longue route qui conduisait au palais. Mais la sandale n'était pas adaptée... Les pieds qui étaient serrés trop forts commençaient à saigner... L'un des serviteurs s'en aperçut et cria "Tour-nou-oudj!".

 

L'ordre était: "je ne veux pas de sang sur la sandale"...  La troupe s'arrêta. Les deux sandales furent récupérées et la sœur retourna les pieds nus jusqu'à la maison de Dorishta accompagnée par les serviteurs du pharaon...

 

Tout rentra rapidement dans l'ordre et les serviteurs trouvèrent Dorishta qui voyagea sans peine, sandales au pieds, jusqu'au palais du pharaon tout heureux. Naturellement le jeune pharaon était charmant et Dorishta accepta évidemment d'être son épouse...

 

Elle devint ainsi pleinement Dorishta, non pas celle qui refoule la profondeur secrète, mais tout au contraire, celle qui est capable d'en repousser les limites...

 

Naturellement cette magnifique légende était condamnée à être incomprise et profanée...

  

Ainsi, les jeunes égyptiennes prirent l'habitude de balancer leurs sandales au dessus des murs des jardins des pharaons en s'imaginant un avenir glorieux...

 

Le nom de "Dorishta" devint "Dorisha" hors d'Egypte, les grecs transformèrent le nom en "Rhodopis", "celle qui est rose"... (Rhodos = la rose). Et par extension une "rhodope" devint une jeune fille à séduire, puis, toujours par extension, une prostituée aux joues roses...

 

Les frères Grimm revisitèrent la formule en "Tour Nou Touk, Tour Nou Touk, pas de sang dans la pantouk" et Dorishta devint Cendrillon, "celle qui vit dans la cendre"...

 

La suite est connue: les contes de Perrault, puis le film de Walt Disney qui inspira encore récemment les familles royales...

 

cendrillon.jpg

 

Ça ne s'invente pas!

 

Naturellement, nous relevons le sens moral de l'histoire, l'idée que la grandeur de la petite Dorishta est parvenue a surmonter les nombreuses difficultés qui se présentaient.

 

N'est-ce pas le sens de la Loi Cosmique qui s'accomplit et que Spencer Lewis exprimait discrètement par cette fameuse formule latine: "Magna est veritas et provalebit" (la grandeur est vérité et prévaut...)?

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commentaires

fm 18/08/2011 11:45



Nice to meet you Mr President!



Obama 18/08/2011 11:39



My cash is
also a secret abyss



fm 18/08/2011 10:15



Riche, n'est-ce pas? On devine la pureté de la "colombe" gardienne de la flamme, la sincèrité vécue qui libère du mensonge, les métaphores sexuelles qui permettent aux grands de s'intéresser à
une histoire que l'on peut raconter aux tous petits,  on ressent l'humour de la civilisation egyptienne et sa sérénité rémanente... Et puis il y a la dimension mystique: le pharaon
représente l'être profond, comme l'empereur chez les japonais, il y a donc une noce chymique sous-jacente.  


Bien fraternellement



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